ITW Tristan Jurgensen et Mourad Moqaddem (Fun Radio, RTL2)
Dernier épisode de notre série d'interviews de dirigeants radio enregistrées au Paris Radio Show en février dernier. Olivier Oddou et Rémy Bertholon reçoivent dans ce numéro Tristan Jurgensen, Directeur Général de Fun Radio et RTL2, et Mourad Moqaddem, Directeur d’Antenne de Fun Radio. Nous revenons avec eux sur l’actualité des radios musciales du groupe M6, et notamment un bilan à mi-saison des audiences des deux stations et de l’arrivée de Cyril Hanouna sur Fun Radio. Aussi, nous reviendrons en détail sur les émissions spéciales qui enrichissent la grille des programmes des deux stations, et tout l’événementiel autour des deux marques RTL2 et Fun Radio, notamment le Fun Radio Ibiza Experience.
Animation / réalisation : Olivier Oddou, Rémy Bertholon
Invités : Tristan Jurgensen, Directeur Général de Fun Radio et RTL2 (Groupe M6) - Mourad Moqaddem, Directeur d’Antenne de Fun Radio
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]
Contact
Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
X : @DesOndesVocast [https://x.com/DesOndesVocast]
Animation / réalisation : Olivier Oddou, Rémy Bertholon
Invités : Tristan Jurgensen, Directeur Général de Fun Radio et RTL2 (Groupe M6) - Mourad Moqaddem, Directeur d’Antenne de Fun Radio
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
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Speaker 4: Des ondes vocastes, c'est le podcast qui parle de radio.
Salut à tous, c'est Olivier Audou. Je suis, comme à
chaque épisode avec Rémi Bertollon, Et on retrouve dans ce
dernier épisode spécial une interview enregistrée au Paris Radio Show
en février dernier. Cette fois-ci, nous accueillons Tristan Jurgensen, directeur
général de Fun Radio et RTL2, et Mourad Mokadem, responsable
des programmes de Fun Radio. Nous revenons avec eux sur
l'actualité des radios musicales du groupe M6 et notamment un
premier bilan de l'arrivée de Cyril Hanoula sur Fun, mais
pas que. Aussi, tout l'événementiel autour des deux marques RTL2
et Fun Radio. C'est
Speaker 2: parti!
Speaker 4: Paris Radio Show. Audio, musique, podcast.
Speaker 5: Et voilà, on est toujours en direct du Paris Radio
Show pour des ondes vocastes et on accueille nos derniers
invités de la journée. On a Tristan Jurgensen, directeur général
de RTL2 et Fun Radio. Et on a Mourad Mokadem,
directeur des programmes de Fun Radio. Bonsoir. Bonsoir. Merci beaucoup
d'avoir accepté notre invitation. On voulait faire un petit bilan
des radios musicales du groupe M6. Et comment se portent
les radios?
Speaker 8: Elle se porte bien, on n'est même pas à la
moitié de la saison, donc il va falloir qu'on attende
les prochains sondages. confirmer les tendances de la rentrée, mais
on est très content de notre rentrée qui s'est déroulée
à la fois dans une forme de continuité sur le
positionnement de nos deux marques musicales, RTL2 et Fun Radio,
qui ont la particularité dans un marché qui a beaucoup bougé,
qui a beaucoup changé ces dernières années, d'être restée constante
sur leur ADN musical. Le son pop-rock pour RTL2 et
la dance pour Fun. Donc on dit aujourd'hui la dance music,
à un moment on disait electro, les mots changent, mais
c'est vraiment le même segment musical. qu'on défend depuis 30 ans
avec chacune des deux stations. Et à côté de ça,
une offre de divertissement qui s'est beaucoup élargie et qui
aujourd'hui occupe la moitié du temps d'antenne sur Fun Radio,
et une offre autour de l'expertise musicale et la découverte
de nouveaux artistes sur RTL2. Donc les deux stations ont
à la fois un positionnement très clair depuis 30 ans et
en même temps innovent par les rendez-vous incarnés qu'elles proposent
sur leurs antennes et qui occupent aujourd'hui la moitié du
temps d'antenne pour chacune d'entre elles.
Speaker 5: Oui, alors effectivement, pour commencer avec RTL2, on a un
format qui est assez stable depuis pas mal d'années, un
ADN qui est vraiment très bien marqué auprès de l'auditoire.
Mais il y a effectivement aussi des pastilles et des
sessions un peu spéciales qui sont mises sur l'antenne aussi
pour créer de l'événementiel.
Speaker 8: L'événementiel, c'est essentiel aujourd'hui pour les radios. C'est aussi comme
ça qu'on arrive à défendre les formats musicaux qu'on incarne
et puis de recevoir des artistes, c'est important. Notamment pour RTL2,
c'est la radio où les artistes se sentent bien, où
ils sont chez eux. Donc ça, ça a toujours fait
partie de notre promesse et on doit ça à nos auditeurs.
On estime que ça fait aussi partie de notre différence.
Et pour Fun Radio, l'incarnation, c'est le divertissement et le divertissement,
ça s'accompagne très bien d'une stratégie événementielle qui nous permet
d'aller à la rencontre de nos auditeurs, de proposer des
délocalisations mais aussi de nos émissions phares qu'on amène sur
le terrain en région comme on l'a fait plusieurs fois
encore il y a quelques jours avec Bruno qui a
été toute une semaine avec des auditeurs en direct d'Avoria
mais en parallèle de ça on fait également des événements
musicaux des plateaux musicaux donc c'est des concerts très privés
pour RTL2 des pop rock live pour RTL2 et pour
Fun Radio des grands événements qui sont à la fois
des Fun Radio Live mais aussi Notre point d'orgue, qui
aura lieu dans quelques semaines, on va fêter les 10 ans
de Fun Radio Ibiza Experience, dont le line-up de cette
10e édition est en train d'être révélé à la minute
même où on se parle, puisque c'est en ce moment,
sur les antennes de Fun, qu'on révèle les derniers artistes
du line-up
Speaker 7: La marque de fabrique d'RTL2, c'est aussi de prendre des
artistes accomplis et de les mettre au micro pour qu'ils
fassent leurs propres émissions. C'est le cas avec Benjamin Biolay,
c'était le cas avec Gaëtan Roussel. Ça donne des émissions
toujours intéressantes?
Speaker 8: Oui, oui, et c'est le cas encore cette saison avec
Matt Bastard, qui a rejoint également pour Bastard Song la famille.
Donc effectivement, on a toujours eu des artistes qui, je
le disais, qui sont chez eux à RTL2 et où
on laisse carte blanche. Nicolas Sirkis d'Indochine a été pendant
un mois aux commandes de son émission et depuis quelques semaines.
On renouvelle l'expérience avec Benjamin Biolay qui, en plus de
Matt Bastard cette saison, vient rejoindre RTL2 pour avoir sa
propre émission où il vient nous parler, lui, de sa
collection de vinyles. En fait, le principe, c'est de laisser
carte blanche aux artistes pour venir parler de ce qu'ils
aiment et de leurs influences musicales, de tout ce qui
a fait qu'aujourd'hui, ce sont des artistes reconnus. Donc, on
trouve ça intéressant de le proposer à nos auditeurs, de
leur faire partager ces moments un peu d'intimité musicale avec
ces grands artistes.
Speaker 5: Une des autres particularités de RTL2, c'est son morning qui
est filmé, le double expresso. Qu'est-ce que ça apporte pour
une émission de radio? Est-ce que ça apporte de l'attrait
pour la marque et de la notoriété de la marque
et potentiellement plus d'auditeurs? Ou est-ce qu'au contraire, ça peut
faire aussi du cannibalisme sur le programme radio où c'est
vraiment deux usages différents?
Speaker 8: Alors, c'est forcément incrémental et complémentaire puisque la radio est
mesurée en déclaratif. Donc, même si vous écoutez, vous consommez
le double expresso en image le matin sur W9 entre
7h et 9h, cette audience, vous allez la déclarer et
elle va donc venir s'ajouter à l'audience radio. Donc, concrètement, aujourd'hui,
c'est 60 000 téléspectateurs qui viennent s'ajouter à nos 1 million, 1 million et
demi d'auditeurs. Ça dépend des sondages. Et donc, ça représente
un usage de 4 à 5% de plus. Mais on est
très content d'avoir cette Cette audience incrémentale qui vient s'ajouter
aussi à toute l'audience digitale, 20 à 25% de la consommation
d'RTL2 se fait en digital et donc l'ensemble de tout
cet écosystème est vertueux et vient s'agréger pour donner les
audiences que vous connaissez qui sont publiées 4 fois par an.
Donc ça intègre aussi d'une certaine manière la télé mais
on est très content d'avoir notre existence sur W9 avec
des audiences quotidiennes. Contrairement à la radio, moi, tous les matins,
sur mon bureau, j'ai les chiffres d'audience du Double Expresso
sur la partie télévision de 7h à 9h. Ça veut
Speaker 5: dire que vous êtes responsable des audiences télé en tant
que directeur
Speaker 8: des radios? De W9 entre 7h et 9h, on se
sent un peu co-responsable de ces audiences. Oui, il y
a
Speaker 5: bien sûr la chaîne. Il faut être bon, il faut
être percutant.
Speaker 8: Oui, au-delà des audiences, je trouve que Greg Acher, Justine
Salmon et en ce moment Erika, puisque... Justine est en
congé maternité, c'est Éric Hamoulet. Ces trois incarnants sont des
figures pour W9. C'est aussi une forme d'incarnation de la chaîne.
Donc c'est gagnant pour tout le monde finalement. Les grandes
voix d'RTL2, on peut mettre un visage grâce à W9
sur ces voix beaucoup plus facilement puisqu'elles sont accessibles tous
les jours par la télévision. Mais pour W9, c'est bien
aussi d'avoir des gens qui incarnent cette chaîne. Et c'est
le cas tous les jours avec une audience en plus
qui est croissante puisque systématiquement depuis maintenant, c'est la quatrième
saison qu'on le propose entre 7h et 9h, les audiences
ont été constamment en progression saison après saison. Donc on
n'a jamais eu autant d'audience aujourd'hui. On fait pratiquement 5 points
de part de marché sur les 25-49 ans et les
femmes responsables des achats qui sont les cibles de prédilection
en télé.
Speaker 7: Et ce n'est pas le cas pour la matinale de
Fun Radio? C'est une question de droit, d'image par rapport
à Bruno qui est sur un autre groupe audiovisuel?
Speaker 8: Il faut que le programme soit très musical. Ça fait
partie des engagements de W9 le matin. Et chez Bruno,
il n'y a pas assez de musique pour proposer cette
matinale comme une vraie session musicale. Le Double Expresso est
une des matinales des radios adultes les plus musicales du marché.
Elle y tient, c'est une de ses caractéristiques. Et ça
lui permet de remplir aussi, pour W9, de remplir ses
obligations musculaires. vis-à-vis de l'Arcom sur le fait de diffuser
de la musique et de promouvoir de la musique le matin. Donc,
ce serait une approche différente. On adorerait trouver un canal
de diffusion en télé pour Bruno. Ça a été le
cas d'ailleurs, on ne s'en souvient pas toujours, mais pendant
Speaker 6: le confinement,
Speaker 8: exactement, pendant la grande crise en 2020, Bruno a été plusieurs
semaines durant, en simultané, sur W9 et sur Fun Radio. Donc, aujourd'hui,
c'est le Double Expresso. Demain, ça peut être Bruno, puis
ça peut être aussi une autre chaîne du groupe. Il
y en a plusieurs dans le groupe.
Speaker 5: D'accord. Stratégie un petit peu différente pour Fun Radio, on
voit que RTL2 reste très musical. Sur Fun Radio, aussi
bien sur Bruno, on a des programmes parlés un peu
plus longs. Et depuis la rentrée, on a aussi Cyril Hanouna, 15h-18h,
qui est un programme parlé qui est quand même assez long.
Est-ce que c'est dans... Fun Radio a un ADN historique
avec des libres antennes, etc. Est-ce que c'est quelque chose qui...
Quelle est l'analyse que vous faites après deux vagues de
médiamétrie de cette arrivée, notamment d'un programme très parlé, qu'on
pourrait peut-être comparer aux grosses têtes en termes de quantité d'intervention?
Quel bilan faites-vous? On a eu deux vagues. On a
eu une vague qui était bonne la première, la deuxième...
un peu moins bonne. Qu'est-ce que vous faites comme bilan?
Est-ce que ça met du temps d'installer un programme beaucoup
plus parlé? Est-ce que ça fait partie de la nouvelle
stratégie de Fun Radio?
Speaker 8: Alors en radio, je n'apprendrai rien à personne en disant qu'évidemment,
il faut prendre du temps et les choses mettent toujours
du temps à s'installer. Donc il ne faut pas juger
un nouveau rendez-vous sur une ou deux vagues. On a
été très contents de la première vague, un peu moins
de la seconde. Mais nous, on regarde les choses dans
leur ensemble. Ce sont les vagues les plus courtes de
la saison. Elles font seulement deux mois. Il y en
a maintenant six. On est rentrés dans les deux sondages
plus longs. les rythmes de janvier, mars et avril, juin. Donc,
c'est seulement à la fin de cette saison qu'on pourra
tirer un bilan. Là, il est bien trop tôt. En revanche,
sur les chiffres qu'on a, pour le coup, en temps réel,
je pense notamment à nos chiffres digitaux, nos chiffres sur
les réseaux sociaux. Là, c'est très significatif. Sur le digital, aujourd'hui,
on a, par exemple, plus d'un million de podcasts totalisés
par Cyril Hanouna depuis son arrivée sur Fun Radio. Donc,
en moins de cinq mois, on a déjà plus d'un
million de podcasts écoutés. C'est considérable, bien plus que On
avait réussi à faire jusqu'ici sur toutes ces tranches. Et
par ailleurs, en réseaux sociaux, on a également plus que
doublé le nombre d'interactions sur son émission. Donc, on est
très content de nos chiffres digitaux. Il va maintenant falloir
attendre la fin de la saison et les deux prochaines
vagues pour confirmer cette dynamique sur nos audiences. Alors, de
manière globale, ce qu'il faut ajouter à ça... C'est qu'on
a aujourd'hui 12 heures de programme incarné sur Fun Radio. Ça
commence par Bruno le matin, dès 6h du matin et
même dès 5h, puisqu'on a même un warm-up, un pré-morning
de 5h à 6h. Et ça va jusqu'à midi. Il
y a Bruno, puis la suite de 10h à midi.
Donc on a 6h, même 7 si je compte le 5h-6h
de programme incarné. On a ensuite, vous le disiez, de
15h à 18h, Cyril Hanouna. Puis de 18h à 21h,
la team Fun Radio. Donc au total, plus de 12h.
d'incarnation quotidienne sur Fun Radio, qui est donc vraiment une
radio qui aujourd'hui veut être incarnée, veut proposer autre chose
que strictement une expérience musicale. On estime que la musique,
ça ne suffit plus. Il faut, un, proposer des expériences musicales,
c'est toute la stratégie événementielle dont on parlait. Fun Radio
Ibiza Experience, Fun Radio Live, tout ce qu'on propose autour
de ces artistes et de cette musique. Tomorrowland qu'on couvre
également en direct, on est partenaire des plus grands festivals là-dessus.
Et à côté de ça, une vraie offre de divertissement,
de radio incarnée qui fait que quand on écoute Fun Radio,
on a une double promesse de la bonne musique et
de la musique qui fait que c'est de la musique happy,
de la musique qui fait qu'on se sent bien. Et
à côté de ça, une offre de divertissement qui permet
de sourire et de rire et de rester finalement à l'écoute.
Ce qui est le meilleur indicateur de ça, c'est la
durée d'écoute de la station qui n'a jamais été aussi
importante que depuis qu'on propose cette offre-là. La durée d'écoute
de la station a pris plusieurs minutes sur les derniers sondages,
précisément parce qu'on garde les auditeurs plus longtemps en proposant
un programme qui mixe de la musique et du divertissement.
Donc
Speaker 5: commercialement parlant, c'est plus intéressant d'avoir un peu moins d'auditeurs
qui écoutent plus longtemps ou de plutôt faire monter l'audience
Speaker 8: cumulée? Aujourd'hui, c'est clé d'avoir une durée d'écoute importante puisque
l'audience cumulée, toutes les radios sont confrontées au même phénomène.
La pénétration du média a quand même baissé ces dix
dernières années. Donc si vous n'arrivez pas à garder les
gens un peu plus longtemps, mécaniquement, vous vous retrouvez avec
un quart d'heure moyen en baisse. Et le quart d'heure moyen,
c'est quand même ce qui fait bouillir la marmite. C'est
avec ça qu'on vend nos audiences. C'est ça qui permet
de faire tourner les radios. Donc, si on veut avoir
une part de marché qui s'accroît à ce qui est
le cas de Funradio et RTL2 depuis plusieurs années, puisqu'on
a plutôt gagné des parts de marché, c'est grâce à
cette durée d'écoute qui est clé.
Speaker 7: Une question peut-être pour Mourad. Justement, comment travaille le directeur
d'antenne dans une station comme ça? Ton travail, c'est plus
sur la musique ou tu interviens sur la sélection des
sujets ou tu conseilles... Parce que l'émission du matin est
très différente de celle de l'après-midi qui ne se fait
même pas dans les locaux de fun, je crois. Ça
complexifie le travail avec les équipes?
Speaker 6: Non, ça ne complexifie pas du tout. On travaille en
confiance avec nos producteurs que sont à la fois d'un
côté Bruno Guillon et Cyril Hanouna pour l'après-midi puisque... C'est
de lui qu'on parle. Alors, pour le coup, moi, je
suis très heureux de travailler avec eux parce que c'est
comme avoir Ronaldo et Messi sur la même antenne. Pour
le coup, c'est ça. On a pour le coup les
Avengers de l'antenne et de la radio. Donc, je suis
très heureux. Il n'y a pas de scission entre le
travail qu'on fait sur la musique et on le fait
toutes les semaines avec l'équipe musique, avec Tristan, etc. Et
travailler avec les talents. Et honnêtement, j'espère leur apporter beaucoup
à ces talents. Mais ils m'apportent aussi beaucoup parce que
c'est un échange et un dialogue qu'on... qu'on crée et
qu'on mène avec eux au quotidien. Et je suis assez
heureux de voir le résultat de l'antenne qu'on a sur
Fun Radio au quotidien. Franchement, les résultats, on se le
dit toujours, on est très heureux de se dire, parce
qu'on ne savait pas ce que serait l'antenne cette année
avec l'arrivée de Cyril Hanouna. La relation avec lui est superbe,
la relation avec Bruno est superbe, la relation avec Clément Lanoue,
avec Mika est vraiment superbe. Avec les DJs, c'est top.
Donc je suis vraiment heureux du résultat. Et je suis
à peu près sûr que ça va fonctionner.
Speaker 5: Ce qu'on a vu dans la presse à propos de
Cyril Hanouna, c'est que vous alliez faire un effort pour
augmenter la notoriété. On a vu sur le site internet
notamment qu'il y avait sa photo. Alors comment il n'y
avait pas sa photo sur le... Est-ce que vous mettez
effectivement ces initiatives en place?
Speaker 8: Augmenter la notoriété de Cyril Hanouna
Speaker 5: ce serait très ambitieux. Non, en tant qu'être présent sur
Fun Radio, c'est-à-dire que ça se sache.
Speaker 6: Ah, c'est important que ça se sache pour nous qu'il
soit à la radio. Pour le coup, il arrive dans
un groupe qui est le groupe M6 et ça marche
super bien à la télé. On est très heureux parce
que c'est un projet global, l'arrivée de Cyril Hanouna dans
le groupe M6. La notoriété de Cyril Hanouna, on ne
peut pas l'augmenter, mais le faire savoir qu'il est sur
l'antenne de Fun Radio, c'est notre combat au quotidien comme
toutes les radios. Et c'est important de faire venir les
gens parce qu'on est persuadés, nous, de faire le plus
grand show de l'après-midi pour l'instant sur la bande FM
DAB numérique. On va
Speaker 5: peut-être parler de la musique sur Fun Radio, Rémi?
Speaker 7: Oui, avec le Fun Radio Ibiza Experience, qui est un
concert à la fois événementiel, évidemment, qui travaille la notoriété.
Mais ce qui nous intéressait aussi, c'est de savoir si
c'est un événement aussi rentable, c'est-à-dire qu'en complément du travail
de la régie, est-ce que c'est aussi pour ça que
l'événement existe?
Speaker 8: Alors, pas du tout. Le but, ce n'est pas du
tout qu'il soit rentable. Il se trouve que pour permettre
que cet événement, on le disait, en fait, sa dixième édition,
donc pour permettre qu'il vive et qu'il se renouvelle chaque année,
on a besoin d'un équilibre économique et que donc on
vise cet équilibre économique. Donc, l'objectif, c'est d'être rentable. rentable
au point mort, d'être break-even, ce qui a toujours été
le cas jusqu'ici, parce que les gens nous ont fait
confiance et que très rapidement on a développé, grâce aussi
à nos amis de l'Ushuaïa et du Haïbiza, Romain et
Yann Pissnem, on a réussi à développer une vraie marque
référente sur le marché français. On n'a d'ailleurs jamais rempli
aussi vite. Les billets, tout était sold out au mois
de décembre. Là, on a rajouté quelques dizaines de places
aujourd'hui pour l'annonce
Speaker 7: On peut préciser que ce n'est pas qu'un showcase puisque
le spectateur paye en fait. Alors
Speaker 8: exactement, le spectateur paye. Donc, on a toujours voulu un
prix d'entrée très modeste puisque le... Les premiers billets sont
à 42 euros et ils ont été longtemps à 39 euros. Donc,
on est très loin des prix classiques de ce type
de spectacle. Il faut le rappeler, on est à l'Accor Arena.
On va avoir 18 000 personnes cette année. Et donc, sur 10 éditions,
au total, on aura rassemblé plus de 180 000 personnes. Et je
ne compte même pas les Fun Radio Livestream Experience qui étaient,
au moment du Covid, la réponse qu'on avait trouvée pour
continuer à perpétuer ce spectacle, à le proposer. au plus
grand nombre dans une accord arena qui était vide et
on a eu comme ça deux éditions que je ne
compte pas dans les 10 donc c'est 10 plus 2 deux éditions de
Fun Radio Livestream Experience avec notamment David Guetta qui a
mixé dans une accord arena vide pour nous donc on
a eu les plus grands DJ internationaux et français En français,
on a eu bien sûr David Guetta, Bob Sinclar, Martin Solveig, Kungs, Offenbach.
Ils sont tous passés à Fun Radio Ibiza Experience. Et
dans les internationaux, Martin Garrix, Dimitri Vegas, Ax Welling, Grosso,
Steve Angelo qu'on vient d'annoncer hier, Lost Frequencies qu'on annonce.
Ils sont tous venus au moins une fois à Fun
Radio Ibiza Experience. Je crois qu'il n'y a pas beaucoup
de DJ internationaux du top 10 qu'on n'ait pas eu à
Fun Radio Ibiza Experience. Donc oui, c'est une très belle marque.
Elle vit d'ailleurs pratiquement séparément de la marque radio maintenant
tellement elle est devenue référente et puissante. On a des
gens qui viennent à ce spectacle et qui ne consomment
pas Fun Radio tous les jours. On fait ce spectacle
néanmoins pour faire rayonner la marque et pour que ça
leur donne envie de venir retrouver ces artistes et cette
musique sur Fun Radio chaque jour.
Speaker 5: Donc l'objectif aussi de cet événement, j'imagine, c'est aussi la
notoriété de la marque auprès des auditeurs, la fidélisation de
l'auditeur et puis aussi cette implantation au sein de l'univers
DJ qui est quand même l'ADN de Fun Radio et
qui est très important d'avoir cette communauté de DJ autour
de Fun Radio, de cette radio.
Speaker 8: Alors on le fait pour ça et on est aussi
présent depuis des années avec nos partenaires, je parlais tout
à l'heure de Tomorrowland Winter et Summer qui sont quand
même deux grands rendez-vous annuels pour les grands DJ internationaux
qui font ce déplacement-là. On envoie des gens à l'Ultra
Music Festival, à Coachella, on est partenaire également, on a
été partenaire pendant des années de l'Electro Beach Music Festival.
On est partenaire de Linux Park qui est devenu Electric
Park maintenant sur l'île de Château chaque année qui est
le plus gros festival électro en Ile-de-France. En fait, on
est systématiquement associé au plus grand moment où les DJ
internationaux viennent en France. Il est difficile de rater Fun
Radio si on aime cette musique, qu'on aime ces DJ,
qu'on vient les voir se produire en France. On est
systématiquement présents et non seulement on est associés, mais ce
n'est pas un partenariat dormant. On délocalise notre antenne, on
met nos studios sur place, on fait vivre l'expérience sur
nos réseaux sociaux, en emmenant nos animateurs sur le terrain
pour faire vivre en live ce que sont ces festivals.
Speaker 5: Un petit mot sur les quotas. Est-ce qu'on vous a
souvent entendu parler des difficultés de programmer une radio comme
Funradio sur les quotas? Où est-ce que vous en êtes?
Est-ce que vous réussissez à programmer ce que vous voulez?
Ou vous vous sentez toujours pris dans un espèce de carcan,
dans une situation où c'est très difficile de faire de
la programmation de Funradio? Et quelles sont les initiatives que
vous prenez? Peut-être, je ne sais pas, c'est bien sûr au-dessus,
c'est au niveau de l'industrie, de l'alliance de la radio
pour pouvoir aménager ces quotas pour un format comme Funradio.
Speaker 8: Ce qu'il faut dire, je pense avant tout, c'est que Funradio,
comme l'ensemble des radios françaises, lutte là-dessus à armes inégales,
dans un marché qui est, en face de nous, très concurrentiel,
avec tous ces nouveaux acteurs digitaux et toutes ces plateformes désincarnées,
mais surtout dérégulées. C'est-à-dire qu'elles n'ont aucune contrainte de programmation.
Et nous luttons contre cette nouvelle concurrence qui, maintenant, pèse lourd, avec, nous,
des contraintes de programmation qui datent d'un autre temps. Des
contraintes de programmation qui ont été imaginées dans les années 90,
rendez-vous compte, il y a maintenant 30 ans, Certes, le régime
de quotas a été modifié à deux reprises dans les années 2000,
mais plutôt pour l'alourdir, avec notamment en 2016 des changements, je
ne veux pas être trop technique, mais des changements qui
empêchent par exemple les radios françaises de diffuser autant qu'elles
le souhaitent les artistes francophones qui proposent des tubes et
qui sont les plus gros tubes français. Il faut savoir
que par exemple, une radio en France ne peut pas
diffuser les titres français qui marchent le mieux, son top 10,
les 10 titres qu'elle diffuse le plus en francophone, ne doit
pas représenter plus de la moitié de sa programmation. Donc
en fait, de ces diffusions francophones, si vous diffusez trop
les tubes du moment, vous êtes sanctionné. C'est-à-dire que ça
n'est pas comptabilisé dans vos obligations de quotas francophones. Par ailleurs,
les régimes sont les mêmes depuis 20 ans. C'est-à-dire que les
régimes de quotas francophones ne sont pas assez souples aujourd'hui. Nous,
on appelle de nos voeux depuis longtemps un changement de
la réglementation et surtout un assouplissement pour que les radios
françaises puissent... enfin programmée un peu plus librement. Alors, pour
répondre à la question, oui, on y arrive. On fait
quand même, j'espère, avec Mourad, une bonne programmation. Mais elle
serait meilleure sans toutes ces contraintes. En revanche, les radios
sont prêtes à prendre des engagements. Je pense qu'on est
capable de s'autoréguler. On est aussi capable de prendre des engagements,
y compris vis-à-vis... de nos partenaires du disque ou vis-à-vis
de l'ARCOM qui quand même est le juge de paix là-dessus.
Mais on aimerait qu'on puisse effectivement faire évoluer des choses
qui datent d'il y a maintenant 25-30 ans et qui
sont très désuètes par rapport à la manière dont la
radio serait efficace aujourd'hui. Elle a besoin, la radio musicale,
pour survivre demain, de gagner en efficacité. Et ça, ça
nous permettrait de gagner en efficacité.
Speaker 5: Justement, peut-être, votre vision un petit peu du futur de
la radio musicale dans un univers qui est quand même
baissier sur l'ensemble du marché, y compris les leaders, vos concurrents, Energy, etc.
sont une vague difficile. Quelle est votre vision un petit
peu de ce que va devenir la radio musicale et
comment la faire briller à nouveau?
Speaker 8: Je dirais que le premier sujet de la radio et
de la radio musicale, mais de l'ensemble des radios, c'est
quand même les sujets de distribution sur lesquels je pense
qu'on n'a pas encore suffisamment travaillé tous ensemble. J'assistais tout
à l'heure à une conférence sur le DAB +, où
Charles-Emmanuel Bon disait, puisqu'il préside l'association... ensemble pour le DAP +,
qu'il fallait qu'on travaille collectivement, qu'il ne fallait pas prendre
des décisions de manière isolée. Je pense que c'est très vrai.
On a besoin de parler d'une seule et même voix
sur ces sujets-là et de défendre notre distribution qui est
quand même le premier sujet. En termes de contenu, je
pense que la radio s'est toujours adaptée à toutes les
époques et a toujours proposé quelque chose de puissant. On
le voit aujourd'hui avec le succès de nos formats, que
ce soit sur le divertissement pour Swan Radio ou sur
l'expertise musicale pour RTL2, ça résiste très bien quand on
a une valeur ajoutée. Pour une radio musicale, considérer que
la musique suffit n'est plus une réalité. La musique ne
suffit plus. Il faut proposer, j'ai envie de dire, de
la musique augmentée. Il faut proposer une expérience enrichie avec
de l'événementiel, en impliquant les artistes, en créant des moments
d'antenne uniques et également en sachant bien parler de ce
qu'on fait. C'est le cas pour RTL2 qui défend le
son pas propre qu'on le disait tout à l'heure. avec
les artistes et avec aussi des gens qui sont des
vrais experts de ça. Je pense à Francis Zégut, à
Éric Jeanjean, qui viennent tous les jours à Marjorie H,
qui viennent tous les jours parler de musique sur notre antenne.
Et de l'autre côté, pour Fun Radio, une offre de
divertissement qui, pour moi, garantit finalement que les contenus de
nos radios musicales sont forts et vont perdurer. Donc, ce
n'est pas tant un problème de contenu qu'un problème de
distribution et qu'un vrai sujet pour les années qui viennent de...
Comment nos radios vont être consommées? Est-ce que c'est davantage
en radionumérique? Au bout de combien de temps on peut
envisager l'extinction de la bande FM si un jour on l'éteint?
Quelle part pour l'IP? Aujourd'hui, c'est 20 à 25% de la
consommation de nos stations qui se fait en IP. C'est
ce type de sujet qu'il faut qu'on adresse et qu'on
adresse collectivement. C'est pour ça d'ailleurs qu'on a créé des
syndicats pour parler ensemble de tout ça. Il y a
le bureau de la radio, il y a le syndicat
des réseaux nationaux. On doit parler tous ensemble d'une seule
et même voix sur ces sujets-là.
Speaker 5: Parfait. Merci beaucoup, Tristan Jorgensen et
Speaker 8: Mourad Mokadem. Merci Olivier,
Speaker 5: merci à vous tous.
Speaker 4: Aidez-en de Vocast, c'est terminé pour cet épisode. C'était Olivier
Audou avec Rémi Bertollon. Merci à nos invités. N'hésitez pas
à nous laisser des messages sur notre nouveau répondeur audio.
Pour vos réactions et vos infos exclusives, allez sur vocast. fr
slash répondeur. vocast. fr slash répondeur. On se retrouve dans quelques
semaines avec un nouvel épisode qui couvrira notamment l'actu des
Radio Days Europe à Riga, en Lettonie. Salut!



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