Des Ondes Vocast
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Interview Stéphanie Loire & Baisse du FSER

34:25

Des Ondes Vocast, c'est le podcast qui parle de radio.

- Dans cet épisode de Novembre, Olivier Oddou va faire tout d'abord le tour de l'actu radio avec notamment les salons radio à venir.

- On parlera aussi de la baisse de 44% du FSER dans le projet de loi de finance du gouvernement, et pour cela Rémy Bertholon recevra Hugues de Vesins, Président de la radio CFM, qui nous rappellera les enjeux de ce financement essentiel pour les radios associatives et le lien qu’elles créent dans leurs territoires

- Dans la deuxième partie interview de ce podcast, Rémy recevra Stéphanie Loire. Passée par la matinale de NRJ aux côtés de Manu Lévy et par celle de Chérie FM, avec des petits arrêts chez RTL et Europe 1, l'animatrice touche à tout a aussi visité les cases télé et podcast. Depuis 2 ans, elle a rejoint ses terres d'origines lyonnaises et a repris le drive de Radio Scoop, où elle y interviewe aussi des stars.

Animation / réalisation : Olivier Oddou

Intervenants : Rémy Bertholon

Invités : Hugues de Vesins (Président de CFM) & Stéphanie Loire (Animatrice Journaliste sur Radio Scoop)

Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]

Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]

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Speaker 3: Des Speaker 4: ondes vocastes, c'est le podcast qui parle de radio. Salut à tous, c'est Olivier Audou. Et dans cet épisode de novembre, on va faire tout d'abord le tour de l'actu radio avec notamment les salons radio à venir. On parlera aussi de la baisse de 44% du FSER et pour cela, Rémi Berthollon recevra Hugues Deveuzin, président de la radio CFM. Il nous rappellera les enjeux de ce financement essentiel pour les radios associatives et le lien qu'elles créent dans leur territoire. Dans la deuxième partie interview de ce podcast, Rémi recevra Stéphanie Loire, passée par la matinale de NRJ aux côtés de Manu Lévy et par celle de Chérie FM. Avec des petits arrêts aussi chez RTL et Europe 1, l'animatrice Touchatou a aussi visité les cases télé et podcast. Depuis deux ans, elle a rejoint ses terres d'origine lyonnaise et a repris le drive de Radioscoop où elle interview aussi les stars. Et on commence tout de suite avec le Zoom Actu. Tout d'abord, on a remarqué cet article du Parisien parlant de la grille de RTL, sa nouvelle grille, et soulignant la prouesse d'avoir amené de nouvelles signatures à l'antenne, sans pour autant augmenter son coût de grille, avec l'objectif de retrouver de nouvelles parts de marché. Et justement, côté audience, les résultats de la première vague de la saison Médiamétrie arrivera le 13 novembre à Speaker 2: Luton Speaker 4: Un bulletin très attendu vu les changements de grilles opérés par de nombreuses stations et la tentative générale de conjurer la baisse de l'audience du média radio. L'actu radio, c'est aussi les salons radio qui font leur retour. Tout d'abord le Paris Radio Show, les 3 et 4 février 2026 à la Belle-Villoise, un rendez-vous incontournable pour les pros de la radio en France. Puis les Radio Days Europe du 22 au 24 mars 2026 à Riga en Lettonie et dont des ondes vocastes et partenaires. Mais le gros gros titre de l'actu radio, c'est bien sûr la baisse de 44% du FSER, le fonds de soutien à l'expression radiophonique, dans le projet de loi de finances, et ce dans un contexte de paysages politiques fragmentés et d'inflation de la dette nationale. Si un amendement a récemment annulé cette baisse, il reste de nombreuses étapes au Parlement avant le budget final. Des ans de vocaste! Et pour en parler, j'accueille tout de suite Rémi Bertollon. Rémi, tu produis et animes le programme Rémi & Jam pour les morning et drive des radios locales. Et tu reçois maintenant Hugues Devezin pour parler du FSER. Speaker 5: Et oui, Olivier, dans CFM dans le Sud-Ouest avec plein d'autres radios, évidemment. Hugues Devezin est avec nous pour en discuter. Hugues, bonjour. Oui, bonjour. Vous connaissez très bien les dossiers et c'est pour cela qu'on voulait vous avoir avec nous. C'est la deuxième fois en un an qu'on essaye de réduire fortement le fonds de soutien. Quel est le moral dans les équipes des radios associatives? J'imagine que c'est compliqué. Le Speaker 6: moral, il est énervé, quelque peu dégoûté par les dispositifs récurrents de destruction du fonds de soutien à l'expression radiophonique, surtout quand on sait que nos radios évoluent depuis, en ce qui concerne CFM Radio, depuis 44 ans et que nous remplissons la totalité de nos missions. On est très énervés et très fatigués pour aller au café. Speaker 5: Alors quand c'est rentré dans l'ordre l'année dernière, on était en contact avec beaucoup de radios associatives qui nous disaient« on va voir l'année prochaine ce que ça va donner». On ne pensait pas, j'ai l'impression qu'on ne pensait pas que ça aille encore plus loin dans la proposition finalement? Speaker 6: Les radios associatives, peut-être, moi, j'étais persuadé du contraire. Et nous étions quelques-uns à être persuadés du contraire. Et il est vrai que les radios associatives sont tellement, malheureusement, la tête dans le guidon à faire de la radio sur le terrain, avec leurs bénévoles, avec leurs salariés, à répondre à des problématiques extrêmement précises sur leurs émetteurs, sur la constitution de leurs programmes. et ont assez peu de moyens, ce qui fait qu'elles sont toujours en tension. Donc la préoccupation de ces radios, en remettant à leurs représentants et puis à la confiance qu'elles peuvent avoir en l'État et en le ministère de la Culture, elles espéraient que l'affaire était, j'allais dire, entendue et qu'elles avaient un peu de répit, en tout cas au moins jusqu'aux présidentielles. Visiblement, ce n'était pas le cas. Je pensais personnellement qu'il fallait maintenir une certaine pression, voire une certaine attention sur cette problématique, parce que je n'imaginais pas que Bercy, ayant tenté une première fois le coup, ne retente pas une deuxième fois. On connaît un petit peu les arcanes du pouvoir en la matière, et malheureusement, c'est ce qui s'est passé. Et donc... À titre personnel, je ne suis malheureusement pas surpris, mais je sais que l'ensemble du secteur est extrêmement surpris et choqué par ce qui est en train de se passer Speaker 5: Les gouvernements changent régulièrement, mais la ministre de la Culture et de la Communication, c'est toujours la même, Rachida Dati, elle semblait découvrir un petit peu le dossier l'année dernière. Là, elle est au fait de l'actualité. Vous avez eu des retours du ministère de la Culture? Le Speaker 6: retour du ministère de la Culture, c'est qu'il aimerait faire le maximum pour que les radios associatives perdurent. Je n'ai pas senti de la part de mes camarades qui ont pu être reçus par le cabinet du ministère de la Culture le même type d'engagement que l'an dernier à soutenir un réabondement du fonds de soutien à l'expression endophinique de la part du ministère de la Culture. En tout cas, le sujet est resté assez vague. Je suis un petit peu en difficulté de vous dire ce qu'il en est, parce qu'à ce jour, aucun des représentants des organisations représentatives des radios associatives n'est en mesure de nous dire clairement si, oui ou non, le gouvernement va soutenir un amendement d'un groupe parlementaire permettant de laisser le fonds de soutien à l'exploration radiophonique au niveau actuel et de ne pas l'amputer de 51% de ses financements. Et ça, c'est un vrai problème, puisque même si le Parlement a les mains par le biais des amendements tels que l'a dit l'actuel Premier ministre, M. Lecornu, la réalité, c'est que si le gouvernement n'accepte pas un amendement de dépense, de cette nature-là, c'est comme s'ils n'existaient pas. Donc, à ce jour, je ne suis pas en mesure de vous dire si le ministère de la Culture va soutenir activement l'un de ces amendements. Nous l'espérons, nous le souhaitons. On a la faiblesse de le penser, mais nous n'avons pas eu de réponse totalement affirmative en la matière Speaker 5: Si le budget est retoqué, est-ce que c'est bon pour vous ou ça complexifie encore les choses? Speaker 6: Bien malin qui peut dire ce que ça permet de faire. Apparemment, si le budget est retoqué, il y aura donc une motion de censure. S'il y a une motion de censure, il y aurait dissolution, il y aurait donc une loi spéciale et théoriquement le report, mois après mois, de la loi de finances de l'an passé, c'est-à-dire de 2025 en 2026. En théorie, cela veut dire que le fonds de soutien, en tout cas dans les premiers mois de l'année 2026, ne baisserait pas. Je dis que c'est la théorie parce que j'attends de voir si, oui ou non, les crédits seront bien affectés au travers d'une loi spéciale. Nous, on ne l'a jamais vécu. C'est quelque chose d'assez exceptionnel. Est-ce que le gouvernement maintiendra uniquement les sièges votés? Est-ce qu'il maintiendra aussi les subventions des différents fonds? Écoutez, moi, je ne suis pas un spécialiste des finances publiques et encore moins de droits constitutionnels. Donc, j'ai la faiblesse de le croire, mais je n'en sais strictement rien. Voilà. Speaker 5: Alors, au-delà de la mission que vous menez sur le terrain, il y a un argument qui est étonnamment balayé du revers de main, puisque le FSER, c'est pour repalier au manque de recettes publicitaires, le volume qui est limité. En l'occurrence, là, il n'y a pas du tout d'argument à dire« on peut augmenter ce volume-là en compensation». Speaker 6: Le FSR, il a été créé en 1984, non pas pour pallier, mais pour permettre aux radios commerciales de faire de la publicité sur le bien herdien, car je vous le rappelle, à l'époque, c'était interdit, de façon à permettre aux citoyens de pouvoir se saisir du bien public, un petit peu comme vous, quand vous marchez dans la rue, les renforts. Les rues sont un bien public, les plages aussi. Pour permettre aux citoyens de continuer à pouvoir se saisir de ce bien, en l'occurrence au travers d'associations, on a dit aux radios commerciales« Ok, vous vous accaparez bien pour faire de l'argent, mais vous, les régies commerciales, vous payez une redevance, qu'on appelle« taxe du fonds de soutien», de façon à alimenter un fonds, qui est celui du fonds de soutien à l'expression allophonique. Pendant des années, c'est-à-dire jusqu'en 2019, Le fonds de soutien relevait en quelque sorte, je ne trouve pas les termes exacts parce que si je vous fais tout l'historique, on va y passer des heures, relevait, en tout cas bénéficiait du prélèvement d'une redevance qui rapportait 41 millions d'euros. Cette redevance, alors que le fonds de soutien coûtait 35,5 millions d'euros. En 2019, elle a été supprimée. Lors de l'opération, l'argent du fonds de soutien est pris directement dans le budget de l'État. Voilà la réalité. Et pourquoi est-ce que nous, radio associative non commerciale, Nous bénéficions de ce fonds de soutien parce que le fait est qu'on s'interdit de faire plus de 20% de publicité à l'antenne. Par conséquent, on utilise ces fonds pour répondre à nos missions de communication sociale de proximité, ce qui correspond à la loi modifiée en 2000. et qui correspond réellement à nos missions, que nous, à mon sens, nous remplissons, en tout cas, pas que à mon sens, eu égard au rapport de 2006 de la Cour des comptes et de la Commission du Sénat, mais également plus récemment, en 2021, un rapport rendu, je crois, par, entre autres députés, il y avait Mme Magne, donc Assemblée nationale, rapport sur le fonctionnement du fonds de soutien, il est clair que nos missions sont remplies, d'après et le Sénat et l'Assemblée nationale. Voilà, peut-être de façon un peu confuse réexpliquer les choses, mais nous n'avons pas un fonds de soutien parce que nous faisons moins de pubs que les autres, nous avons un fonds de soutien parce que nous remplissons des missions, que ces missions nous les remplissons justement en ne recourant pas au marché publicitaire, ce qui permet aussi à des citoyens comme vous, comme moi, comme d'autres, bénévoles, d'utiliser le bien public pour faire de la radio et pour s'exprimer. J'ajoute que nous faisons de la radio dans des lieux où elle ne peut être faite ni par le service public, ni par les radios commerciales. C'est un point aussi qui est assez difficile à comprendre lorsque l'on est dans des grands centres urbains comme Toulouse, comme Paris, ce que je comprends largement. Mais CFM Radio, sa particularité, c'est 17 émetteurs sur le Tarn, l'Aveyron, le Lot, le Tarn-et-Garonne. Mais où sont nos radios? Elles sont à Keillus, à Corde, à Lacône, c'est-à-dire des villes qui font entre 800 et 2500 habitants. Comment faites-vous une radio digne de ce nom dans des villes et des villages de la ruralité? en ne recourant qu'au marché publicitaire. Il n'existe pas un marché publicitaire dans ces zones-là. Et pourtant, ces gens ont aussi le droit de se saisir du bien public, tel est le bien herdien, pour s'exprimer, créer du lien social, etc. Et c'est ce que nous faisons. Donc, sans fonds publics, Eh bien, ces territoires deviennent invisibles au niveau erdien et dans la radio. C'est aussi bête que ça. Ce qui ne veut pas dire que le service public ne joue pas son rôle, il le joue à son niveau. Ça ne veut pas dire que les radios commerciales, c'est le diable, ce n'est pas le cas, mais à chacun son rôle. Et le nôtre, c'est aussi d'être sur des territoires qui sont, on va dire, plus éloignés De certains centres d'intérêt, et en tout cas en ruralité, je pourrais vous donner plein d'exemples, si nous n'étions pas subventionnés, comme d'autres activités en ruralité, nous ne pourrions pas exister. Or, il se trouve que la ruralité existe en France. Speaker 5: Merci pour cette précision, Hugues, effectivement, à chacun son rôle. L'année dernière, on avait senti un engouement auprès des élus de terrain, les députés, les maires également. Est-ce que pour cette année, pour ce nouveau dossier, là aussi, vous sentez une réaction ou c'est plus timide? Speaker 6: Alors, on a une réaction extrêmement rapide de 80% des élus. Je parle, en tout cas en ce qui concerne CFM Radio et les quatre départements dont je viens de vous parler, y compris des messages de sympathie, au-delà même de leur volonté de déposer des amendements. Volonté de déposer des amendements qui, clairement, ont été suivis, c'est ce que j'étais en train de lire sur Internet, en fait, puisque vous pouvez regarder les amendements déposés à l'Assemblée nationale. très grande lassitude. C'est-à-dire, lassitude dont je vous ai parlé pour les rédactives, elle touche aussi les élus. Et, je ne vous donnerai pas de nom, mais j'ai deux députés qui m'ont écrit noir sur blanc, on y va, mais ça va être difficile cette année. Ça va être difficile parce que c'est la deuxième fois, et l'année prochaine, à tous les coups, ce sera la troisième. Ça va être difficile compte tenu du contexte, ça va être difficile également compte tenu du contexte politique, pas que le contexte budgétaire. Donc, je pense que les élus se demandent, dans cette espèce de tapis de bombe de la loi de finances actuelle et de ce qu'est l'Assemblée nationale actuellement, je sens certains élus un peu perdus sur quelle est la meilleure des choses à faire pour que ça fonctionne vraiment. Alors, ils déposent des amendements, mais en même temps, ils ont arrêté de nous dire« on a peur que cette année, ça ne passe pas». Or, ils sont mobilisés et ils déposent réellement les amendements puisqu'ils le disent, vérifient en ligne qu'ils l'ont bien fait et qu'ils les soutiennent. Donc, oui, on a... nos élus qui sont derrière nous clairement parce que de toute façon il faut aussi voir que par exemple en Pernégrin il y avait une partielle législative donc on les voit ils passent au micro ils sont devant nos caméras puisque nous on fait de la radio et on la filme également donc ils sont là mais eux sont aussi là que nous et peut-être que vous d'ailleurs et que tous les citoyens en France Speaker 5: Merci Hugues pour cet éclairage et évidemment on va suivre de très près l'évolution de ce dossier. Hugues Devesin, merci et puis bon courage. Merci à vous, au revoir Speaker 4: Effectivement Speaker 5: Olivier, on a le plaisir d'être avec Stéphanie Loire pour ce podcast. Elle est juste à mes côtés. Bonjour Stéphanie. Salut Rémi. On va préciser, on est à Lyon, mais pas à Radio Scoop. On va dire qu'à Vol d'Oiseau, on n'est vraiment pas loin des studios. À Vol d'Oiseau Speaker 7: on est à côté des studios et sans Vol d'Oiseau, on est en plein milieu de ma cuisine. Speaker 5: C'est un peu ça. On va voir un petit peu tout ton parcours qui est passionnant, ta personnalité, etc. Ton actualité, c'est Radio Scoop, deuxième saison qui a redémarré. Tu te plais bien, visiblement. C'est quelque chose qui te plaît d'être ici à Lyon? Speaker 7: Oui, je suis ravie d'être ici dans cette ville de Lyon parce que c'est une ville qui est quand même très agréable. Je suis plus proche de mes racines aussi familiales et ça, ça fait du bien. Et puis, je me sens bien dans cette émission sur Radioscope avec cette équipe tous les soirs entre 18h et 20h. On se marre bien et je pense que les auditeurs sont avec nous le soir de plus en plus. Ça fait plaisir. Speaker 5: Comment tu décrirais ce drive, cette émission de fin d'après-midi? Elle s'adresse à qui? Parce que cette émission est diffusée sur tout le réseau Radioscope, grande ville et pas du coup. Est-ce que c'est une émission un peu plus urbaine? Pas du tout? Speaker 7: C'est une émission qui s'adresse aux actifs et aux moins actifs, d'ailleurs, ceux qui sortent du travail ou ceux qui nous écoutent à la maison. Et c'est une émission qui, je pense, quand on l'écoute pendant deux heures, permet de changer les idées et d'apprendre un petit peu l'essentiel sur... ce qui se passe dans les sorties musicales, tout l'univers des artistes radioscopes. Et puis, beaucoup, on parle de la vie quotidienne. Notre vie, c'est celle des auditeurs aussi. Qu'est-ce qu'on mange? C'est quoi les habitudes en automne? OK, on va changer d'heure, ça va être chiant, mais il y a quand même des petits plaisirs, on se met sous le plaid le soir. En fait, il y a une communauté de vie et d'échange sur tout ce qui fait le quotidien des gens. Voilà, on a une équipe comme les autres. Speaker 5: Alors du coup, tu as le lead sur l'émission. Tu l'as déjà eu dans ton parcours sur plein d'autres émissions radio ou télé. Mais on a l'impression quand même que c'est un exercice un petit peu différent de ce que tu as fait avant. Speaker 7: C'est un exercice différent. Chaque émission est différente. Pour chaque radio, il y a un état d'esprit, des auditeurs, des profils qui sont différents. Je me sens pas si éloignée de ce que j'ai fait sur Sherry FM, notamment. Sauf que, bien sûr, le rythme est différent. Le soir, on a un peu plus de temps de parole que sur une matinale. Et c'est agréable. Pour avoir fait longtemps des matinales, c'est bien, mais c'est un TGV. Là, on est un peu plus sur un TER, quoi. Et moi, j'aime bien prendre le TER parce qu'on a le temps de regarder le paysage. Donc, je suis bien dans cet exercice-là et d'avoir la casquette de chef d'orchestre, chef 2FE, j'y tiens, c'est agréable aussi. Ce que j'avais eu sur une saison sur Chéri FM, ça avait été un peu de courte durée. Speaker 5: Exactement. D'ailleurs, j'aimais bien t'écouter le matin. On y reviendra d'ailleurs. Comment ça s'est fait la collection avec Radio Scoop? Parce qu'on s'imagine plein de choses quand on est sur des émissions nationales à Paris. On se dit, tiens, je cherchais peut-être du boulot. Ou au contraire, elle voulait à tout prix revenir à Lyon. Je précise que tu es d'origine justement lyonnaise. Speaker 7: Oui, je suis née ici. En fait, la connexion s'est faite. J'ai commencé à travailler avec Radioscope depuis Paris à distance il y a trois ans. Je faisais des interviews d'artistes une fois par semaine. Et puis, on en a discuté avec Philippe Pérez et de mon envie de revenir ici. et de sa volonté de me faire exister sur son antenne. Et puis, on a trouvé un carrefour d'accord autour de ce rendez-vous-là. Et moi, j'espère qu'on va le pérenniser et faire grandir ce rendez-vous. Speaker 5: En sachant que tu es toujours ouvert à d'autres propositions, j'imagine, parce que... Tu as un peu la bougeotte quand on regarde ton parcours. Certains restent 5-10 ans sur une même radio, sur peut-être des tranches différentes. Mais toi, ça bouge beaucoup. C'est la vie ou c'est ton caractère? Speaker 7: Un peu les deux, probablement. Tu veux que je m'allonge sur le canapé? Non mais oui, alors déjà je pense qu'on fait des métiers où il y a quand même toute une part d'incertitude et de changement en fonction de qui est à la direction des programmes et de la volonté de garder ou non une équipe. C'est vrai que j'ai eu pas mal à bouger, je me suis pas trop retournée sur mon parcours jusqu'à il y a peu de temps et j'ai réalisé, là je me suis dit« ouais c'est vrai que j'ai quand même pas mal bougé». J'ai aussi besoin d'avoir des nouveaux projets. Mais aujourd'hui, j'arrive à trouver un équilibre en faisant d'autres choses à côté de la radio qui viennent nourrir cette envie-là. Donc, ça va Speaker 5: Donc, on remonte dans le passé et après, on arrêtera le côté divan. Quand tu es petite, quand tu es enfant, c'est vrai que tu enregistrais avec tes cassettes et tu t'enregistrais aussi toi-même? Volonté de faire de la radio ou de la télé ou des médias en général Speaker 7: Je crois que c'est quand même un petit virus qu'on est nombreux à avoir chopé enfant. On s'enregistrait avec des cassettes. Pour les plus jeunes qui nous écoutent, des cassettes, c'est des trucs carrés avec un fil à l'intérieur. Je m'enregistrais et vraiment, c'était la radio. Ce n'était pas la télé, c'était la radio que je voulais faire. J'ai grandi dans un petit village, d'ailleurs pas très loin de Lyon, qui s'appelle Sainte-Foy-l'Argentia. J'écoutais les libres antennes le soir et je me disais mais c'est génial cette bande de potes, ils me font marrer, on peut tout dire. Non seulement je veux être avec eux mais en plus je veux faire ça dans ma vie. Je crois qu'on peut parler d'une vocation, Speaker 5: vraiment. Est-ce que tu te souviens, parce que t'écoutais Radioscope, non, certainement, quand t'étais petite, tu te souviens de ce que t'avais, justement, à l'antenne? Speaker 7: Alors, c'est marrant parce que c'est assez flou, mais je me rappelle de Radioscope pour le côté clubbing. Je me rappelle que le samedi soir, ils étaient en boîte, il y avait le Titan aussi, et je me rappelle de ce côté très club de radio. Pour moi, c'était la radio de la fête, la radio des clubs, moi. Speaker 5: La radio, je crois qu'elle a commencé chez Energy. Tu as fait la School, une école qu'ils avaient lancée à l'époque. Et on t'a entendu pour la première fois dans l'équipe de Manu sur Energy. Speaker 7: Oui, alors la toute première fois que j'ai parlé au micro sur Energy, c'était justement dans le cadre de la Energy School. C'était un peu pour l'ambition de faire un peu la Starac de la radio, tu sais. Et on avait des maquettes à enregistrer toutes les semaines. Le meilleur élève de la semaine avait deux heures d'antenne le dimanche soir sur Energy, ce qui était énorme alors qu'on était des gamins et qu'on ne savait pas faire de la radio. On avait un gros navire comme celui d'Energy à piloter. Je trouve ça dingue aujourd'hui quand j'y pense. Donc ça, c'était vraiment la première fois que j'ai parlé à l'antenne d'Energy. Et après, oui, le premier contrat officiel en tant qu'animatrice, c'était en co-animatrice avec Manu Lévy sur la matinale. Speaker 5: C'est très impressionnant parce que c'est la matinale, c'est le morning. Speaker 7: Oui, c'est impressionnant parce que déjà, bosser avec Manu Lévy, qui était une de mes idoles de radio que j'écoutais à l'époque où il bossait avec Nagui sur Europe 2... Et puis oui, c'est un gros rendez-vous la matinale d'énergie, c'est une grosse mécanique. Donc j'étais à la fois très très contente et à la fois je prenais la mesure du défi. Mais j'ai appris beaucoup aux côtés de Manu Lévy, qui est quelqu'un d'extrêmement exigeant. Mais je ne cracherai pas dans la soupe parce que ce que j'ai appris avec lui, ça me sert quotidiennement, notamment aujourd'hui sur Radio Scoupe. Il Speaker 5: faut être exigeant comme ça pour faire rire Speaker 7: et divertir les gens le matin? Après, ça dépend. Moi, je pense qu'on peut être exigeant sans forcément être dur. Je pense que la frontière, elle est mince, mais elle existe. Après, je reste convaincu quand même qu'une bonne émission de radio, et surtout quand on fait de l'humour... Ça a l'air facile et ça doit avoir l'air facile. Ça veut dire que c'est réussi. Mais derrière, il y a du travail. On n'arrive pas les mains dans les poches et on n'est pas drôle comme ça. On n'est pas fluide dans une équipe en arrivant en se disant je vais faire de l'impro. Ça ne marche pas comme ça. Speaker 5: Donc là, c'est à peu près 2005. Et puis après, beaucoup, beaucoup de télé avant d'entendre à nouveau la radio. L'idée, ce n'est pas de parler forcément de ce que tu as fait à la télé. Mais est-ce que c'est quelque chose qui te fascine, la télévision? Est-ce que c'est au contraire? Un job qui est pas mal payé quand même. Comment ça se fait que tu aies vite été happé par la télévision Speaker 7: Quand j'ai démarré la radio à Paris, sur Énergie, en parallèle, j'ai rencontré chez Énergie Bertrand Amart, producteur de télé, qui m'a confié une émission jeunesse sur Canal J qu'il produisait. Et ça a été un peu un hasard, le pied dans la télé. Après, il y a eu plein d'autres choses. Et j'aime ça, faire la télé. Mais si je dois choisir, les yeux fermés, je vais vers la radio, déjà. Je trouve que c'est un média de l'imaginaire, de la liberté, ce qu'il n'y a pas du tout en télé, où il y a l'image qui vient casser, prendre du temps, se faire maquiller, coiffer des heures. Il y a toute une logistique qui est plus compliquée. Mais la télé, aujourd'hui, pour des projets, pourquoi pas? Maintenant, il y a le digital aussi qui fait de l'œil aujourd'hui, qui est quand même un peu plus excitant, je trouve, que la télé. Speaker 5: On parlera aussi de tes activités de podcast, etc. 2015, tu es sur Chéri FM. Tu as fait deux saisons, je crois, une saison en leader et après en duo avec Vincent Serruti. En fait, j'ai fait trois saisons. Speaker 7: J'en ai fait deux en duo avec Vincent Serruti et la troisième en leader avec Jean-Philippe Doux. Voilà. Et ça a été des très belles années, les années Chérie FM. Déjà, j'étais au sein de la maison Énergie. Et là-bas, c'était un peu ma maison. C'est là-bas où j'ai grandi. Donc, j'étais en terrain conquis. Et puis, c'est Gaël Sanker qui m'a fait confiance, qui est quelqu'un pour qui j'ai beaucoup de respect dans ce métier. Et ouais, c'est des bons souvenirs, les années Chérie FM, avec l'équipe, avec Vincent Soulet, qui était le producteur. Voilà. Si jamais il nous écoute... Un petit coucou à Speaker 5: toute l'équipe de Chéri. Gaëlle qui écoute souvent le podcast et on le salue. Ça t'allait bien d'une matinale à morning comme ça? Pas forcément parce que c'est Chéri FM et féminin, mais tu as été l'une des premières lead-euses, comme tu dis, en voix féminine. En 2015, c'était encore un peu difficile Speaker 7: ça. Je trouve ça fou d'ailleurs. Et aujourd'hui, quand tu te retournes dessus, ça n'a pas beaucoup changé. Et honnêtement, sur Chéri, à l'époque, ils avaient l'impression de faire un choix audacieux de fou. Moi, je trouvais pas ça du tout audacieux. Bon, déjà, avec cette histoire de qui prend le lead, qui n'a pas le lead, quand c'est un duo, c'est un duo, et puis ça fonctionne comme ça. Mais je trouve que sur une radio, en plus, qui s'adresse principalement à des femmes, de confier les rênes d'une matinale à une femme... Il n'y a rien de dingue. Voilà, ça me semble assez logique. Ce serait bien que ça évolue aujourd'hui, la radio, et qu'elle se mette un peu au pas d'une époque qui a changé, où ce n'est plus trop des... Tu vois, c'est quand même les éternels binômes avec le mec qui lit dès la fille à côté. On en est quand même encore là sur les musicales. Speaker 5: Oui, c'est un peu ça, effectivement. Et après, tu as fait les radios généralistes. Est-ce que tu as l'impression de passer dans un univers complètement différent? Est-ce que ça t'a impressionné du fait que tu laisses les musicales pour RTL, Europe 1? Ou alors, tu avais un background assez costaud? Speaker 7: Je pense que c'était le moment. Je me sentais capable de le faire et j'étais ravie de le faire. Et puis, je découvrais une nouvelle manière de faire avec un temps de parole plus long, avec plus de choix éditoriaux. notamment sur Europe 1. J'ai adoré avoir l'émission musicale, construire ma programmation, choisir mes invités, avoir carte blanche là-dessus, avoir des temps d'interview, d'entretien hyper long. C'était un luxe. C'était super, ça. J'ai adoré cette expérience. Speaker 5: Ce côté interview, c'est intéressant parce que tu as une personnalité très sympa qui doit certainement mettre à l'aise les artistes. Tu as interviewé récemment Vanessa Paradis, tu fais plein d'interviews pour Radio Scoop. Notamment, comment tu bosses? Parce que comme Vanessa Paradis, par exemple, tu sais qu'elle va faire plein de radios. Est-ce que toi, tu te dis, il faut quand même que je me démarque un peu ou tu construis ton entretien au feeling? Speaker 7: Déjà, moi, je suis une bosseuse. J'aime bien préparer. J'ai beaucoup de questions que je n'utilise pas, mais que j'ai en tête. Ça me rassure. Chacun son manière de faire. J'aime bien connaître le parcours des artistes que je rencontre. Et après, comme ça, je suis à l'aise sur le moment. Et le moment, ça devient juste un moment partagé, en fait. Et c'est plutôt le naturel qui prend le pain. Je pense aussi que pour les artistes, c'est confortable de sentir qu'on a une personne en face qui s'est un peu penchée sur la question déjà, qui a vraiment écouté, qui s'est vraiment penchée dessus. Et puis qu'on essaie de rendre ce moment chaleureux, sympathique, de manière naturelle. Speaker 5: Quand on t'écoute sur Scoop en ce moment, quand on te regardait aussi dans tes chroniques, on voit que t'aimes le côté divertissement, etc. Mais à chaque fois, t'essayes à tout prix de nous placer une info, un truc qu'on n'a pas entendu ailleurs. C'est une volonté de ta part. J'essaye ou j'y arrive. Ouais, Speaker 7: moi, je trouve Speaker 5: que dans l'amusement, le divertissement, quoi. Speaker 7: Après, j'ai l'impression que c'est quand même très français de vouloir à tout prix catégoriser. C'est-à-dire soit on est dans le divertissement, soit on est dans la culture, soit on est dans l'info. Bon, moi, j'aime bien qu'on se marre. J'aime bien que ce soit léger. Mais pour autant, je trouve ça bien que quand on referme, on coupe la radio... On est gardé deux ou trois choses. Et qu'on ait appris deux ou trois petits trucs en route, je trouve ça pas mal, le côté ludique. Ça me tient à cœur Speaker 5: Donc des projets, j'imagine que comme tu as la bougeotte, tu penses à plein de choses. Peut-être des retours sur Paris, on ne sait pas. Là, tu bosses avec France 3, je crois que tu m'as dit Speaker 7: Là, je travaille avec France 3. Je travaille sur une série documentaire pour la plateforme digitale qui sera aussi diffusée sur la chaîne de télé. en tant que journaliste, donc là on ne me verra pas, on va m'entendre, donc ça me plaît, autour de parcours de réussite de personnalité, et puis je pense qu'il y aura d'autres projets aussi avec France 3, et en parallèle, j'écris aussi en tant que journaliste pour un média qui s'appelle Simone Média, un média digital, j'écrivais jusqu'à présent pour une série télé qui s'appelle En Famille, qui est diffusée sur M6, mais malheureusement, elle s'arrête! Pour quelques temps, j'espère qu'elle va revenir. Et puis après, bah... Tu écrivais le scénario, tu contribuais au scénario, c'est ça? Les dialogues, le scénario, les dialogues avec toute une équipe d'auteurs assez talentueux qui travaillent notamment chez Cabo aussi sur scène de ménage et compagnie. Ça faisait 5 ans que j'écrivais pour cette série. Et puis voilà. Après, moi, j'aime bien faire plein de choses différentes, produire du podcast, écrire un peu pour la presse, bosser en tant que journaliste, faire de la radio. Je trouve que c'est enrichissant et ça permet de ne pas s'endormir. Peut-être que je m'endors facilement sinon. Donc au moins, là, je n'ai pas le temps. Tu Speaker 5: vois, j'avais marqué sur ma petite note, tu es entrepreneur, c'est entrepreneuse. Donc, il y a un truc un peu féministe dans ce que tu fais Speaker 7: Féministe, oui. Je pense que déjà, quand on est une femme, par essence, on est féministe parce qu'être féministe, c'est simplement... vouloir une égalité de droit. Donc oui, et après, oui, bien sûr, ce serait bizarre de ne pas vouloir avoir le même salaire à fonction égale ou revendiquer le fait qu'on a des capacités d'entrepreneuriat et plein d'autres encore qui sortent du cadre de ce dans quoi on nous cantonne parfois. Speaker 5: Tu produis avec ta boîte Studio Conversation. C'est quoi ce rôle déjà d'entrepreneuse et ton studio de podcast? Speaker 7: Pour Sopress aussi, ça dépend. On a fait sur le coming out. On en a fait sur la santé des femmes. Ce sont des sujets qui nous intéressent à chaque fois. L'économie du podcast, ce n'est pas évident de gagner sa vie avec. On ne va pas se mentir. On fait des projets qui nous intéressent et qu'on trouve utiles. Maintenant, ce n'est pas hyper enrichissant financièrement. Speaker 5: Est-ce que ça en baisse de régime, justement, ces dernières années? Speaker 7: C'est vrai qu'il y a eu un engouement au départ, et puis beaucoup autour des podcasts de marques. Beaucoup de marques voulaient leur podcast. Il y a eu de l'argent, un petit peu. Et puis bon, là, aujourd'hui, il y en a moins. Tout le monde s'est un peu lancé sur le créneau. C'est un peu le Far West, le podcast. Bon, il y a quand même des grands noms et des grands studios qui arrivent à... à bien gagner leur vie avec. Quand on a un petit studio de podcast, je pense que c'est plutôt de faire des podcasts qui nous intéressent et qui sont vertueux. On peut gagner un petit peu quelques enveloppes, mais on ne va pas faire vivre la famille dessus. Speaker 5: Une cinquantaine de salariés autour de toi pour le podcast. Tu as une position par rapport à l'audio, la vidéo? Tu fais des podcasts vidéo aussi? Speaker 7: Alors, super question. Non, pour l'heure, jusqu'à présent, non. Mais j'ai envie de m'y mettre. Je commence à penser, à réfléchir, à faire des contenus un peu transversaux. audio-vidéo. Je commence à m'équiper techniquement et je pense clairement que c'est l'avenir. Donc, ouais, il faut que je m'y mette. C'est l'objectif. Speaker 5: Bon, on va t'écouter sur Radioscope, évidemment, et puis te regarder sur France 3 et suivre tous tes projets. C'était super sympa de nous recevoir. Et la prochaine fois, on sera à Radioscope. Ce sera aussi au Cerise Sympa. Merci Stéphanie Speaker 7: Merci beaucoup Rémi. Et quand vous voulez, sur Radioscope. Speaker 3: Et Speaker 4: c'est la fin de cet épisode des ondes vocastes. Le podcast qui parle de radio, c'était Olivier Audou au micro. Merci à Rémi Bertollon pour la réalisation des interviews de cet épisode. Et merci à ses deux invités, Hugues Deveuzin et Stéphanie Loire. On revient le 1er décembre. Nous cherchons à agrandir l'équipe des ondes Vocast, donc si vous êtes pro ou passionné de radio et que vous souhaitez bénévolement comme nous rejoindre l'équipe pour faire du micro depuis chez vous, contactez-nous sur contact. vocast. fr ou sur nos réseaux sociaux. Salut!

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