ITW JM Canitrot (MBS) et JF Duplaix (Mediatic Conseils)
Dans ce numéro, nous recevons deux invités exceptionnels.
Tout d’abord, Jean-Michel Canitrot, le fameux attaché de presse bien connu dans l’univers de la radio, interviewé par Rémy Berthelon. Il accompagne de nombreux artistes, mais il a bien sûr commencé sa carrière à la radio, notamment sur Skyrock. Et il revient aujourd’hui sur les ondes de MBS avec un programme spécial consacré à la musique californienne, MBS West Coast. MBS est la station francilienne en FM du groupe HPI, au format Classic Gold, et qui poursuit également son développement en France sur le DAB+.
Notre deuxième invité nous emmènera du côté de la Lettonie. Olivier Oddou interviewera Jean-François Duplaix, le nouveau patron de Médiatic Conseils, l’illustre société de consulting pour les commerciaux radio fondée par Michel Colin. Il revient avec nous sur les Radiodays Europe, dont Des Ondes Vocast est partenaire presse. Nous ferons un point sur les interventions marquantes de ces Radiodays Europe, sur la vision de Jean-François du futur de la radio, mais aussi sur les enjeux commerciaux du média. Entre innovation et retour aux fondamentaux, il expliquera pourquoi les programmes et la publicité doivent plus que jamais répondre aux attentes des auditeurs comme des annonceurs.
Animation / réalisation : Olivier Oddou
Intervenants : Rémy Bertholon, Jean-Michel Canitrot (attaché de presse musical et animateur sur MBS), Jean-François Duplaix (Directeur de Médiatic Conseils)
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]
Contact
Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
X : @DesOndesVocast [https://x.com/DesOndesVocast]
Tout d’abord, Jean-Michel Canitrot, le fameux attaché de presse bien connu dans l’univers de la radio, interviewé par Rémy Berthelon. Il accompagne de nombreux artistes, mais il a bien sûr commencé sa carrière à la radio, notamment sur Skyrock. Et il revient aujourd’hui sur les ondes de MBS avec un programme spécial consacré à la musique californienne, MBS West Coast. MBS est la station francilienne en FM du groupe HPI, au format Classic Gold, et qui poursuit également son développement en France sur le DAB+.
Notre deuxième invité nous emmènera du côté de la Lettonie. Olivier Oddou interviewera Jean-François Duplaix, le nouveau patron de Médiatic Conseils, l’illustre société de consulting pour les commerciaux radio fondée par Michel Colin. Il revient avec nous sur les Radiodays Europe, dont Des Ondes Vocast est partenaire presse. Nous ferons un point sur les interventions marquantes de ces Radiodays Europe, sur la vision de Jean-François du futur de la radio, mais aussi sur les enjeux commerciaux du média. Entre innovation et retour aux fondamentaux, il expliquera pourquoi les programmes et la publicité doivent plus que jamais répondre aux attentes des auditeurs comme des annonceurs.
Animation / réalisation : Olivier Oddou
Intervenants : Rémy Bertholon, Jean-Michel Canitrot (attaché de presse musical et animateur sur MBS), Jean-François Duplaix (Directeur de Médiatic Conseils)
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]
Contact
Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
X : @DesOndesVocast [https://x.com/DesOndesVocast]
Read the transcript
Speaker 2: Des
Speaker 3: ondes vocastes,
Speaker 2: l'univers de la radio
Speaker 3: en
Speaker 2: podcast.
Speaker 4: Des ondes vocastes, c'est le podcast qui parle de radio.
Salut à tous, c'est Olivier Audou. Dans ce numéro, nous
allons recevoir deux invités exceptionnels. Tout d'abord, Jean-Michel Canitro, le
fameux attaché de presse que vous connaissez tous dans l'univers
de la radio. Il accompagne de nombreux artistes, mais il
a bien sûr commencé sa carrière à la radio. notamment
sur Skyrock. Et il revient aujourd'hui sur les ondes de
MBS avec un programme spécial consacré à la musique californienne. MBS,
la station francilienne du groupe HPI au format Classic Gold
et qui poursuit également son développement en France sur le
DAB +. Et c'est Rémi Bertollon qui recevra Jean-Michel Canitro
dans un instant. Notre deuxième invité nous emmènera du côté
de la Lettonie. Je recevrai Jean-François Duplex, le nouveau patron
de Mediatik Conseil, l'illustre société de consulting pour les commerciaux
radio fondée par Michel Collin. Il revient avec nous sur
les Radio Days Europe, dont des ondes vocastes et partenaires presse.
Nous ferons un point ensemble sur les interventions marquantes de
ces Radio Days Europe. sur les enjeux commerciaux du média.
Entre innovation et retour aux fondamentaux, il expliquera pourquoi les
programmes et la publicité doivent plus que jamais répondre aux
attentes des auditeurs comme des
Speaker 5: annonceurs.
Speaker 4: Mais avant de commencer, place tout de suite au Zoom Actu.
On le savait depuis quelques temps, les radios du groupe
SIPA Ouest France étaient en vente, une information bien connue
dans le milieu de la radio. Et selon plusieurs sources,
ce serait le groupe 1981 qui aurait remporté la mise avec
la reprise d'It West et d'Océane. On devrait en savoir
un peu plus dans les prochaines semaines. Dans le reste
de l'actualité, les premières rumeurs de la rentrée commencent à circuler.
Selon le journaliste Clément Garin, l'arrêt probable du drive de
Cyril Hanouna sur Funradio serait acté et le retour probable
de la Team Funradio avec Clément Lanoue aux commandes. Autre
rumeur selon Clément Garin, l'arrêt possible du drive de Camille
Comballe sur NRJ et peut-être son arrivée sur France Inter
à la place de Nagui. A voir si la radio
à la Panthère en attendant cherchera un talk pour le
remplacer ou au contraire faire revenir une plage plus musicale. Enfin,
dans l'actualité également, l'alliance de la radio qui monte au
créneau concernant la redistribution des fréquences de Radio France. Radio
France mène actuellement un important chantier de redéploiement de ces fréquences,
avec notamment la remise en appel des fréquences du Move,
ça vient d'être publié sur le site de l'Arcom, mais
aussi une redistribution en interne à Radio France de certaines fréquences,
de France Musique. Et c'est précisément sur ce point que
les radios privées sont en colère. Pourquoi renforcer la diffusion
de France Info et d'ici sans consultation alors que ces
dernières diffusent de la publicité et qu'elles sont davantage en
frontale au niveau des programmes avec les radios privées et
notamment les généralistes qui ont souvent des trous de couverture.
L'alliance de la radio demande aujourd'hui une remise à plat
du dossier menée en concertation avec les acteurs privés afin
de garantir une équité dans le cadre de ce redéploiement.
Et tout de suite, place à notre première interview. Rémi
Bertollon vient d'arriver. Rémi, tu produis le programme en duo
Rémi et Jam pour les radios locales. Et tu reçois
donc maintenant Jean-Michel Canitro
Speaker 6: Exactement Olivier, dans un instant avec nous. Jean-Michel, avant cela,
je voulais quand même vous faire écouter la playlist de
ce que vous retrouvez les dimanches soirs sur MBS.
Speaker 7: Votre voyage en Californie commence maintenant. MBS West Coast. Tous
les dimanches soirs. Avec Jean-Michel Canitro. Jean-Michel Canitro. Seulement sur MBS.
MBS
Speaker 8: Bonjour à tous et bienvenue sur MBS. Vous êtes prêts
pour un voyage de 3 heures direction la Californie? Alors, c'est
parti pour MBS West Coast numéro 13. MBS West Coast.
Speaker 6: Cette radio MBS du groupe HPI est disponible en fréquence
FM à Pontoise, également DAB +, à Paris, à Cannes,
à Nice, et sur Radio Player France, tout comme RadioMBS
fr
Le son californien, c'est le concept de cette émission. MBS
West Coast, diffusée les dimanches soirs entre 18h et 21h.
Speaker 9: Ça
Speaker 6: sera aussi l'occasion de parler des émissions musicales thématiques du week-end.
Et bien sûr, Jean-Michel reviendra sur sa période de Skyrock
avec une émission culte. Vous voyez, c'est pour vous faire
vivre un peu l'ambiance de cette émission MBS West Coast.
Jean-Michel Canitro avec nous dans Des Andes Vaucastes. Salut Jean-Michel!
Bonjour Rémi, bonjour Olivier, ravi d'être avec vous. C'est un
plaisir partagé de parler de musique avec toi, de radio
également et de cette nouvelle émission que tu as lancée
en milieu de saison. Ça a démarré au mois de
février de cette année, les dimanche soirs, MBS West Coast,
le son californien. Comment ça s'est passé la connexion avec
le groupe HPI et MBS, la radio, pour démarrer comme
ça en milieu de saison?
Speaker 10: Oui, c'est tout récent. Effectivement, la connexion s'est faite d'une
façon assez sympathique, assez marrante. On peut le dire grâce
au Paris Radio Show, non pas celui de 2026, mais celui de 2025.
où une rencontre avec les dirigeants du groupe HPI m'a
permis de sentir une motivation de leur côté puisque le
patron Christophe Delamotte, que je salue au passage, et Alexandre
Amelal me disent« dis donc Jean-Michel, ça te dirait de
refaire de la radio?» Eh ben
Speaker 6: j'ai dit ben bon coup les gars, on y va!
Et comme quoi c'est bien de se voir en vrai,
en chair et en os, là c'était au Paris Radio
Show et c'est très bien. Ils te connaissaient eux de
par ton parcours radio?
Speaker 10: Pour ceux qui nous écoutent et qui ne le savent pas,
dans mes années précédentes, j'ai eu le bonheur de faire
de la radio, toujours en étant attaché de presse. et
de travailler sur des stations de radio à leurs grandes heures,
au démarrage de celles-ci, notamment RFM. À l'époque, c'était RFM
la radio couleur, depuis Vélizy, donc c'était l'époque héroïque, on
peut dire presque... radio libre et puis ensuite j'ai travaillé
sur Skyrock avant que ce ne soit une radio qui
passe que du rap donc c'était une station où moi
j'officiais tous les dimanches soirs pour une émission qui est
pour certains encore un peu culte qui s'appelait Skyrock Connection,
tous les dimanche soir, ont passé en revue toutes les
nouvelles tendances et nouvelles sorties musicales américaines. Et c'est peut-être
ça aussi qu'ont voulu retrouver les dirigeants de HPI en
proposant la case du dimanche soir sur MBS.
Speaker 6: Donc là, la période Skyrock, c'est Arthur à l'antenne, c'est Malher,
Super Nana, Laurent Petit Guillaume. Donc ça, c'est pour la
référence à Skyrock. Est-ce que c'est un reboot, justement, de
ce programme que tu proposes désormais pour 2026?
Speaker 10: Presque. En fait, ce que j'ai fait, c'est un mix
de tout ce qui m'a influencé pendant ces années radio,
autant à RFM qu'à Skyrock. J'ai fait un mélange, mais
je n'ai pas voulu faire un copier-coller de ce que
j'ai pu vivre en 1982 ou 83, ou un petit peu plus tard, en 1992.
un copier-coller la même chose en 2026. Non, j'ai voulu faire
quelque chose qui soit aussi adapté à ce que les
gens ont envie d'entendre maintenant et ne pas être uniquement
dans la nostalgie, si je peux me permettre l'expression
Speaker 6: Ça veut dire que dans ton émission, c'est que des
groupes californiens de la côte ouest américaine ou c'est plus
ouvert que
Speaker 10: ça? Je me discipline à rester dans le format, alors
c'est pas du tout restrictif, mais si on a une
promesse produit en radio, tu le sais, il faut respecter
ça et il faut la garder. Si les gens viennent
pour écouter de la musique californienne, de la musique West Coast,
il faut qu'ils entendent pratiquement que ça. Mais ça ne
veut pas dire que je n'aime que la musique West Coast,
que la musique californienne. Je suis fan des Beatles, je
suis fan aussi d'ACDC. Mais bon, ce sont des artistes
que je ne diffuserai pas dans cette émission, parce qu'ils
sont aux antipodes du son californien. Donc voilà, pour ceux
qui nous écoutent et qui se disent, mais de quoi parlent-ils?
On parle d'artistes majeurs de ce segment West Coast californien,
qui sont des artistes emblématiques comme les Eagles, les Doobie Brothers,
Steely Dan, Fleetwood Mac et d'autres, tu vois. Donc, c'est
un petit peu ça notre carte de visite pour cette
émission MBS West Coast
Speaker 6: Alors, je me suis amusé à regarder un peu les
commentaires sur les réseaux des auditeurs qui sont vraiment contents
et qui réagissent par rapport à ta playlist et ta programmation.
Est-ce que tu as vraiment carte blanche pour créer trois
heures de programme sur MBS?
Speaker 10: J'ai carte blanche. Alors ça, c'est quand même... incroyablement extraordinaire
et inédit et c'est pour ça d'ailleurs que pendant des
années j'ai dû attendre de pouvoir revenir sur les ondes
parce que pour moi c'était une exigence d'avoir carte blanche
mais pour autant je respecte le format de MBS qui
est une radio classique gold et je fais en sorte
aussi dans ma programmation de ne pas trop spécialisé, trop hermétique.
Je ne veux pas exclure qui que ce soit. Ce
n'est pas une émission pour les Happy Few, ce n'est
pas une émission pour les branchées musiques californiennes. Je ratisse
assez large. Je peux passer, par exemple, encore une fois,
Steely Dan, les Doobie Brothers, mais je peux passer un
titre de Michael Jackson parce qu'il y avait des musiciens
de Toto qui jouaient dans le titre. Je peux passer
à Orphan and Fire, je peux passer à Lionel Richie,
qui ne sont pas forcément des artistes californiens, mais dont
le son est assez proche, finalement, de l'esprit West Coast.
Est-ce qu'il existe en
Speaker 6: France une communauté autour de la musique californienne?
Speaker 10: Et il y a, si tu veux, ce sentiment que
nous sentons avec la communauté qui a un retour aux
sources de cette musique, un besoin... pour les gens qui
aiment la musique, mais aussi les auditeurs, de retrouver ce son,
parce que quelque part, il a disparu complètement de la radio,
alors qu'on peut le dire, ce son a façonné la
FM du début des années 80 et des années 90. Et quelque part,
c'est aussi, je l'espère pour ça, que MBS West Coast
est un succès parce qu'on permet aux gens de retrouver
ses fondamentaux.
Speaker 6: Oui, et puis c'est une musique vivante qui reste dans l'actualité.
Speaker 10: Ce qui est vraiment extraordinaire, un jeune artiste de 30 ans
qui est mondialement connu qui s'appelle Charlie Puth, tu connais, j'imagine,
qui vient de sortir un album sur lequel il a
simplement invité Michael McDonald. le chanteur des Doobie Brothers et
Kenny Loggins, il les a invités en special guest sur
un titre. Et ce titre, on n'arrête pas de le
diffuser dans MBS West Coast. Et ça, ça veut dire
aussi qu'il y a quelque chose dans l'air qui fait
que le son est en train de revenir très fort
aux États-Unis, mais on l'espère aussi en France. Et d'ailleurs,
il y a toute une multitude de groupes sur les
réseaux sociaux de ce qu'on appelle le yacht rock. Yacht
comme les bateaux, tu vois? C'est un petit peu tendance
de dire... On aime le yacht rock en ce moment
parce que c'est quelque part, c'est la nouvelle West Coast
music aux
Speaker 6: Etats-Unis. En tout cas, ça fait plaisir à entendre la
passion de la musique et de la radio avec toi, Jean-Michel.
Si on prenait un petit peu de recul, et c'est
aussi pour ça qu'on voulait t'avoir avec ton émission. Là,
c'est une émission du week-end. On a parfois l'impression que
la radio le week-end, elle est un peu délaissée par
certaines stations. Et ça fait du bien d'avoir une émission
thématique entre 18h et et 21h sur MBS. Tu n'as
pas l'impression, toi aussi, qu'il y a certaines radios qui
mettent un peu de côté le week-end?
Speaker 10: Oui, c'est possible. Le choix de l'horaire de MBS West
Coast a été très certainement le fruit d'une concertation entre
la direction de la radio et moi, parce qu'on voulait
une émission qui permette de passer un bon moment en
fin de semaine pour chasser le blues du dimanche soir
ou pour faire passer un petit peu mieux les bouchons
des retours de week-end et c'est vraiment l'écoute idéale pour
MBS West Coast en voiture quand on entre de week-end
mais au-delà de ça si tu veux je pense que
ce qu'ils ont voulu c'est d'avoir un rendez-vous comme on
dit incarné parce que quand on écoute MBS West Coast
voilà il y a beaucoup de musique Mais quelque part,
je me sens un petit peu privilégié, et je les remercie,
de me permettre de m'exprimer un petit peu plus que
mes camarades animateurs de MBS.
Speaker 6: Alors, on va s'amuser avec quelques petites questions autour de
ta passion de la musique. Si tu ne pouvais emporter,
par exemple, qu'un seul disque, qu'un seul, je ne sais pas,
sur une île déserte, par exemple, où tu veux, tu
prendrais lequel?
Speaker 10: Sans aucun doute, Hotel California des Eagles.
Speaker 6: Et pour quelle
Speaker 10: raison, Jean-Michel? Parce que c'est un album, c'est l'album référence
pour les fans de musique américaine, de musique californienne. Mais
c'est parce que c'est un album sur lequel il y
a une palette de chansons qui sont toutes extraordinaires, que
ce soit évidemment Hotel California, la chanson générique de l'album,
mais aussi des titres comme New Kid in Town ou
Life in the Fast Lane. Voilà, c'est... C'est les Eagles
au sommet de leur art. C'est un album qui est
juste intemporel, extraordinaire.
Speaker 6: Est-ce qu'en préparant ces émissions depuis le lancement de ton hebdo,
est-ce que tu as redécouvert un groupe ou des artistes
justement en préparant tout ça?
Speaker 10: Oui, j'ai redécouvert deux groupes, par exemple. Un groupe qui
peut-être pour certains est un peu... Pour les érudits, les initiés,
c'est un groupe qui s'appelle Ambrosia.
Speaker 3: You ain't been in love too long
Speaker 9: qui est vraiment
Speaker 10: un groupe incroyable qui est l'archétype de ce que peut
être le son californien avec des harmonies vocales superbes donc
je vous invite vraiment à vous plonger dans la discographie
du groupe Ambrosia et vous allez trouver de véritables merveilles
plus Rock FM, comme on dit, que West Coast. C'est
le groupe Survivor. Survivor, tout le monde connaît. The Eye
of the Tiger. Ils ont plusieurs hits qui sont passés
un peu inaperçus en France. Et il y en a
un qui est ressorti, là, grâce à une pub télé
pour la Citroën C3 Aircross. C'est le titre qui s'appelle«
Is This Love?». Ce qui est intéressant, c'est de saluer
le vrai travail de recherche des gens qui s'occupent des
synchropubes et qui se disent« Ah, tiens, qu'est-ce qu'on va
mettre derrière ce spot?» Je trouve que c'est vraiment un
très très beau travail et ça m'a permis de redécouvrir
Survivor et évidemment de rediffuser ce titre dans MBS West Coast.
Speaker 6: Et puis pour terminer, tiens, tu sais que le podcast
est écouté par les jeunes, des jeunes animateurs, des jeunes
journalistes et aussi ceux qui travaillent dans la pub et
la com, qui connaissent un peu moins le média radio
et qui écoutent des ondes vocastes. Quel groupe ou artiste
que eux ne connaissent pas de par leur génération, tu
voudrais leur faire découvrir?
Speaker 10: Je les invite tout simplement à écouter le nouvel album
de Charlie Puth. Très bonne idée! Ah ouais, ouais. Non, non,
mais vraiment, l'album de Charlie Puth, il est génial. Donc voilà,
c'est un album que je vous recommande. Et si vous cherchez,
l'album s'appelle« Whatever's Clever».
Speaker 6: C'était vraiment sympa de parler avec toi de musique, de radio.
Jean-Michel Canitro a retrouvé les dimanches entre 18h et 21h
pour MBS West Coast sur la radio MBS. Merci Jean-Michel,
à bientôt. Merci, merci Rémi, merci Olivier, à bientôt
Speaker 4: Merci Jean-Michel et merci Rémi. Place maintenant à notre deuxième
entretien avec un retour du côté de la Lettonie et
des Radio Days Europe. Des ondes vocastes, Les Radio Days
se déroulent tous les ans en mars dans une grande
ville d'Europe. Cette année, c'était à Riga, en Lettonie. Comme
chaque année, des ondes vocaces sont partenaires. Presse, Jean-François Duplex,
toi aussi, tu y étais. Oui,
Speaker 11: écoute, merci de m'inviter
Speaker 4: Jean-François, c'est la première fois qu'on te reçoit. Tu es
aux commandes de Médiatik Conseil, que tu as repris récemment
de l'incontournable Michel Collin. On parlera de Médiatik Conseil tout
à l'heure, mais avant ça, parle-nous de toi. Qui es-tu?
Quel est ton parcours?
Speaker 11: Mon parcours, c'est un parcours radio au service du développement business,
manager des équipes une quinzaine d'années dans le groupe énergie
sur tous les niveaux de marché, puis de l'événementiel, du digital.
J'ai aussi accompagné des startups. Et puis, je mène des
projets dans l'humanitaire au service de l'économie, du bien-être. Donc, moi,
ce qui me séduit, en fait, chez Mediatix, c'est que
ça permet de partager l'expérience de la relation humaine. Je
suis un homme de terrain et des médias locaux. Donc,
les 10 000 rendez-vous que j'ai pu faire en face à face
sont utiles, je pense, aux pros de la pub locale aujourd'hui,
qui est le seul niveau de marché où les gens
peuvent encore se serrer la main pour décider. Donc, voilà,
c'est ça qui me plaît.
Speaker 4: Un digne successeur dans la lignée de Michel Collin, qui
était aussi un homme de terrain et de publicité. Alors,
on voulait parler des Radio Days, tu y étais, qu'est-ce
que tu peux nous en dire?
Speaker 11: Oui, c'est sûr que participer au Radio Day, c'est un
sujet parce que c'est, à mon sens, l'événement phare au
niveau mondial pour l'industrie de la radio. Donc, c'est forcément
important d'y être. Et puis aussi, c'est l'occasion de voir
les tendances, d'évaluer un petit peu ce qui se passe
et de prendre les meilleures pratiques. Alors, pour nous, ça
a été avec Michel, puisqu'on y était ensemble, un moment d'inspiration.
Et puis aussi, l'occasion de vérifier que ce qu'on répète
avec Mediatik Conseil depuis plus de dix ans, C'est finalement
assez aligné avec la réalité et les points de vue
dominants des speakers qui ont participé à cet événement. Alors oui,
la radio, comme tous les médias, fait sa transformation, est
en mutation, on va dire. Mais ce qu'il faut surtout
reconnaître et retenir des Radio Day, c'est qu'on vit finalement
une époque formidable. où l'univers audio est en expansion. Donc,
cette époque-là, elle fragilise des modèles qui ne bougent pas,
qui font preuve d'inertie. Donc, elle laisse place aussi à l'audace,
à la créativité. Et c'est en sortant du cadre qu'on
peut vraiment, je pense, projeter la radio dans l'avenir. Le
risque principal, c'est de rester enfermé dans son cadre. Et ça,
tous les speakers le disent encore une fois en 2026. Donc,
place à l'action
Speaker 4: D'accord. C'est intéressant parce qu'il y a quelques années encore
au Radio Days, il y a deux ou trois ans,
l'IA a un peu débarqué comme l'IA qui débarque un
peu dans nos vies. Et là, en fait, ce que
tu dis, c'est qu'on revient un petit peu à des fondamentaux.
Speaker 11: Alors oui, à des fondamentaux qui n'excluent pas l'IA, parce
que l'IA, en fait, la vague IA a été digérée finalement.
On utilise l'IA aujourd'hui pour ce qu'elle peut apporter en assistance,
on va dire. Ce n'est pas une fin en soi,
c'est la grande leçon qu'on reçoit des Radio Days de 2026,
c'est que, OK... C'est utile, mais ce n'est pas un gadget.
On a trouvé des usages précis, fonctionnels, qui viennent augmenter
les capacités humaines, que ce soit dans la programmation, que
ce soit par exemple dans les airchecks, qui sont aujourd'hui gérés, testés,
évalués avec des outils. Tim Torno, qui dirige Keep It Up,
a fait une démo assez hallucinante sur, justement, la manière
d'utiliser l'IA pour aider les animateurs et ceux qui font
les programmes à toucher juste. Mais aussi, on peut préparer
un rendez-vous commercial avec un outil IA. C'est ce qu'on développe, nous,
avec Mediatik Conseil, avec Combot, qui est un agent qui
va être lancé dans les prochaines semaines, qui va assister,
on va dire, les commerciaux dans leur démarche. Mais c'est aussi...
Des outils qu'on connaît, comme par exemple ce que développe
Sam Zed à la Station F, Mediadata, qui est un
outil de simulation et de prévision stratégique, ou bien Fanscore,
qui est poussé par Bruno Wittek depuis des années. Ce
sont des outils qui sont mûrs aujourd'hui, qui sont prêts
à être mis sur le marché au niveau international. Et puis,
on a vu aussi à Riga un dernier... Un dernier
venu sur la partie pige commerciale, c'est Spotwise, des frères
Levix qui étaient chez eux d'ailleurs à Riga, puisque ce
sont des laitons, et qui viennent de lancer un outil
qui est destiné... à l'ensemble des acteurs au niveau mondial
de la radio. Donc oui, il y a de l'IA, oui,
à des utilisations, à des usages bien précis, mais surtout,
comme tu le dis, oui, c'est ça, c'est un retour
à l'essentiel et retour à l'humain, redonner la place à
l'humain pour fabriquer des programmes radio.
Speaker 4: Et donc, en l'occurrence aussi, savoir aussi pour des programmateurs
radio d'assumer ces différences? dans ces
Speaker 11: programmes? Absolument, absolument. C'est ça aussi l'enseignement de Radio Days.
Et je prends l'exemple de Jan-Henrik Schmelter qui a lancé
le programme Radio Bob, qui est devenu la première radio
musicale en Allemagne en quelques années, seulement en multipliant, tiens-toi bien,
par 100 l'audience, avec une idée super simple. Nous, c'est du rock.
Et quand on est rock'n'roll, et je peux te dire
que Yann Henrik, il est assez rock'n'roll, il a pris
le parti de s'en foutre un peu des autres. J'utilise
le mot rock'n'roll. Et lui, en fait, il dit, on
fait ce qu'on aime et si on le fait bien,
on va plaire à ceux qui sont comme nous. Et
quand il s'agit de rock'n'roll, ça marche, même ça cartonne.
Et on retrouve par exemple au micro de Radio Bob
les plus grands groupes de rock, les membres des plus
grands groupes de rock qui viennent co-animer et donc faire
le programme avec Radio Bob. Donc ils l'assument, ils assument
leur différence. Ça veut dire qu'il faut arrêter peut-être aussi
de copier les autres et de décider de... de mettre
tout ce qu'on a à résoudre. Et ça, c'est Jörg
Gretz qui le dit. C'est cet audiosologiste, c'est pas facile
à dire, audiosologiste australo-britannique, il se caractérise comme ça, qui
le dit. Il dit, en fait, la radio, pour l'animateur,
pour les programmes, il faut vraiment mettre tout ce qu'on
a pour résoudre avec passion et amour les problèmes vécus
par son audience. Moi, ce que je transpose au niveau
du business, c'est exactement la même chose. C'est-à-dire aujourd'hui, un
pro de la pub locale, il doit résoudre aussi avec
passion et amour les problèmes qui sont vécus par les
acteurs économiques de son territoire. Alors, ces problèmes-là, ils sont nombreux. D'abord,
les activités sont nombreuses. Ce n'est plus seulement la distribution,
l'automobile ou l'ameublement. Il y a aussi des services qui émergent,
comme le B2B, les services aux entreprises, qui sont aujourd'hui sous-représentés,
mais qui prennent une part de plus en plus croissante
chez les annonceurs locaux. Mais les autres problèmes qui sont
à résoudre, c'est ce qu'on connaît, les problèmes de trésorerie,
de conjoncture, Le coût de l'énergie, le pouvoir d'achat, les grèves,
tout ça, ce sont des problématiques qui sont récurrentes sur
le terrain. Et la radio, elle a un double rôle,
c'est de faire la jonction entre une audience et un programme,
mais c'est aussi de faire la jonction entre un univers
de vie économique et de vie communautaire. Et à partir
du moment où elle décide d'assumer sa place, sa fonction
de liaison, Alors, elle peut utiliser ses super pouvoirs qu'elle
peut exploiter parce qu'elle fait vraiment partie de la vie
des gens. Et ça, tout le monde le dit, quels
que soient les marchés et quels que soient les pays.
C'est aussi l'enseignement des Radio Days
Speaker 4: C'est très intéressant ce que tu dis parce qu'au final,
la créativité qu'on doit mettre dans les programmes pour développer
son audience doit se retrouver aussi au niveau commercial, dans
la créativité de faire du commercial pour coller au marché
et à son audience de proximité.
Speaker 11: Oui, c'est ça en fait. On a souvent cantonné l'écran
pub à un seul usage, c'est-à-dire remplir les caisses. Et ça,
ça donne des fois à l'antenne des animateurs qui supplient
les auditeurs. Restez avec nous, il y a la page
de pub qui arrive. En gros, partez pas, il y
a un mauvais moment à passer et puis on va
se retrouver dans trois minutes. Alors que l'écran pub, en fait,
il pourrait très bien être aussi promu au rang d'informations locales,
de bons plans, d'être le théâtre de jeux, de messages
créatifs qui renvoient, qui impliquent l'auditeur, l'occasion de créer un
lien spécial. Et là, en fait, il faut se rendre
compte que les écrans pub font partie du programme. Et donc, effectivement,
une mauvaise pub peut faire zapper, comme un mauvais son,
mal choisi, pourra le faire aussi. Prendre conscience que la pub,
et là, je paraphrase BDDP qui disait ça il y
a déjà plus de 20 ans, mais en fait, prendre conscience
que la pub n'a rien de mauvais tant qu'elle est bonne,
c'est aussi pousser... pousser les animateurs et les commerciaux à
travailler ensemble, à construire un programme qui plaise et qui
séduise les auditeurs et les acteurs économiques, y compris dans
l'écran
Speaker 4: de pub. Ça me rappelle cet exemple de Franck Peloux
sur Cassis FM, qui dans ses pré-rolles mentionnait le nom
de la radio en tout début du pré-roll, de façon
à ne pas faire attendre l'auditeur, mais vraiment pour lui
donner comme si c'était une première arrivée dans le programme,
plutôt que de dire« Ok, j'ai un pré-roll, je vais
devoir attendre 10 secondes, c'était intéressant. Alors, tu as parlé
d'un audience-ologist, comment ça s'appelle? Audience-ologist. On sait que les
consultants aiment bien se vendre en se créant des titres.
Il y a aussi James Creedland, le futurologiste, et qui
se moque de lui-même quand il utilise ce terme. Ça
fait 10 ou 20 ans que je le vois sur les Radio
Days et ailleurs. Qu'est-ce qu'il recommande, lui, pour donner à
la radio un second souffle? Ouais
Speaker 11: en fait, James Creedland, lui, il dit une chose qui
est assez simple et qui est tellement évidente, mais assez
difficile à percevoir en même temps. Il dit en fait
que la radio, je traduis ces mots, en fait, c'est«
the place where we belong», c'est l'endroit où on se
sent chez soi, en fait. Et il fait la comparaison
avec le café du matin qu'on a plaisir à partager
avec ses amis, avec ses routines. On peut aussi être
habitué à un endroit pour aller le prendre. Donc c'est
un petit peu ça ce qu'il décrit comme rapport à
la radio. C'est-à-dire que c'est un endroit où on prend
plaisir surtout le matin, dans la matinale. à revenir régulièrement
pour entendre les copains, pour faire partie d'une communauté, ce
qui n'est pas toujours perceptible, mais qui est vraiment propre
aux médias radios. C'est cette écoute collective, c'est le seul
média qu'on écoute, enfin avec le journal télévisé on va dire,
mais c'est... Ce qu'on ne retrouve pas avec le digital,
c'est cette instantanéité collective d'écoute. Quand on est sur un
podcast sur YouTube, par exemple, on est face à son
écran et c'est un programme qui n'est diffusé que pour
nous à l'instant. Quand on écoute un programme dans le flux...
On est quelques milliers, centaines de milliers, voire quelques millions
à l'écouter en même temps. Et ça, ça veut dire
que ça donne une dimension différente à la radio. Et ça,
il faut que ce soit présent dans le programme. C'est
ce que fait la libre antenne. Aujourd'hui, les animateurs deviennent
des podcasters, des influenceurs. c'était des influenceurs musicaux, des DJ
qui poussaient des disques et qui faisaient découvrir des nouveautés
à une communauté branchée sur la musique. Aujourd'hui, l'animateur, il est...
presque un influenceur local, social, communautaire de son territoire, surtout
en local, et être capable de prendre ce rôle-là, ça
nécessite d'avoir du talent. Et James dit que oui, c'est
un endroit où on a besoin de se retrouver chez soi,
mais c'est un endroit aussi où on a besoin de
trouver des voix qui disent quelque chose, des talents qui
sont capables de capter l'attention. Et ça, c'est un vrai défi.
Speaker 4: Alors concrètement sur le terrain, comment ça se transcrit pour
les vendeurs sur le terrain? Comment leur rôle a évolué
aussi depuis les années 80? Forcément le marché a beaucoup changé.
Comment concrètement ça se passe pour les vendeurs?
Speaker 11: En fait, c'est un petit peu la même chose finalement
pour les vendeurs, pour les pros de la pub radio.
Leur rôle aujourd'hui, c'est de faire le lien entre les
entreprises de leur territoire et leur audience. Et donc, ces
besoins de sens que l'on retrouve chez les auditeurs, de vérité,
de transparence, de profondeur dans la relation humaine, on le
retrouve aussi chez les décideurs. Et c'est assez normal finalement
parce que ce sont eux aussi des êtres humains qui
vivent leur époque. Dans les années 80, on pouvait considérer que
c'était la légèreté, l'insouciance ou même l'ivresse de la nouveauté
qui était dominante. La technologie était du côté de la radio. En 2026, l'insouciance,
la légèreté, elles ont plus ou moins quitté quand même
les nouvelles générations. Et puis la nouveauté, ce n'est plus
du côté de l'AFM, c'est le digital qui a pris
le relais. Donc la radio, elle doit changer son logiciel,
tout comme elle doit changer le logiciel de ses commerciaux.
Et là, moi, je peux te donner deux exemples qui
ont été marquants. Moi, j'étais content de rencontrer ces gens
à Riga, en Radio Day. C'est le grec Nikos Kartelias, lui,
il a monté Sock FM, une petite radio grecque. Il
dit qu'il est temps de remplacer les vendeurs de temps,
c'est vendre du spot au kilo en fait, par des
designers de revenus. Et moi, j'aime bien cette image de
designer de revenus, qui veut dire qu'en fait, la radio
aurait besoin et mériterait des designers pour générer des revenus.
Ça veut dire en fait que pour donner le meilleur
de lui-même, le média et l'audio digital ont besoin des
meilleurs d'entre nous, donc des commerciaux peut-être un peu plus. version 2.0. Ça,
on le retrouve aussi chez Jerry Tabiot. Tu connais peut-être
ce consultant américain qui conseille la plupart des régies pubs
dans tous les États des États-Unis. Et quand on discute
avec Jerry, moi, je lui ai montré concrètement notre approche
chez Mediatik qui consiste à donner aux conseillers commerciaux des
informations vraiment précises sur les points de douleur, les pain
points des SMBs, des patrons des TPE, des PME pour
chaque secteur d'activité. Donc, armer finalement les commerciaux pour avoir
un discours en phase avec les réalités économiques. Et Jerry
me dit... En fait, c'est ce que j'ai vu de
plus abouti pour pouvoir aider les pros de la pub
radio à changer leur logiciel. C'est vraiment le mot qui revient,
c'est changeons le logiciel à la fois de la radio
et de ses commerciaux
Speaker 4: Super retour d'un consultant américain sur Mediatik. On reparlera un
peu tout à l'heure de ce que fait Mediatik. Alors ça,
c'est pour le niveau local, vraiment ce rôle essentiel du commercial.
Au niveau national, c'est un peu différent. C'est la programmatique
qui est le modèle.
Speaker 11: Oui, c'est vrai. Et le média, le radio, c'est le
dernier à être entré dans cette réalité froide du programmatique,
à s'être invité à la table de cette technologie qui
est pilotée par des algorithmes, qui met en relation sous
forme d'enchères des plateformes SSP, c'est l'offre, l'inventaire des radios,
puis la demande des SP, des annonceurs. Là, on ne
parle pas de design de revenu humain, on est sur
un design purement technique, c'est fonctionnel, c'est financier, c'est rationnel.
L'humain s'efface parce que la tech fait mieux, ça va
plus vite, c'est plus optimisé. Et sur ce terrain, c'est
John Polman et Alexander Ustemovski de la plateforme Air Reel
qui poussent vraiment cette programmatique de manière assez importante, qui
préviennent aussi l'échelle locale, les annonceurs et les éditeurs au
niveau local et régional. de se dire, les gars, ça
va venir maintenant chez vous sur votre niveau de marché,
y compris sur ces petits niveaux. Préparez-vous, préparez vos inventaires.
Il va falloir vous adapter parce que la radio, pour
continuer d'être achetée par une génération d'acheteurs formés à cette
automatisation des process, il faut la préparer. Il faut préparer
la tech, il faut préparer ses formats, il faut préparer
les contenus, les horloges pour être prêt à prendre les
bonnes décisions.
Speaker 4: Alors, on va essayer d'élargir un peu le débat. Faire
de la radio en 2026, qu'est-ce
Speaker 11: que c'est? C'est la question. Et si on se remettait
à faire de la radio, tout simplement? C'est ça, l'enseignement
aussi des Radio Days. Et ça, ça veut dire, de
manière quasi unanime, se parler en vrai, mettre à l'antenne
des talents, je l'ai dit tout à l'heure, des contenus
qui peuvent durer au-delà de l'instant. Le problème de la radio,
et on reproche souvent aux vendeurs de radio, c'est du vent,
ça passe, alors que la technologie nous offre la possibilité
aujourd'hui de recycler. de découper, de reformater les contenus en replay,
sur des podcasts, sur des vodkas, donc de passer de
l'éphémère à quelque chose qui a une durée de vie
plus longue, un contenu finalement qu'on peut reprogrammer et dont
on peut reprofiter dans le temps. Ça, c'est une notion
intéressante qu'il faut pouvoir exploiter. Puis on peut aussi attendre
de la radio, qu'elle nous rappelle des choses essentielles. Et là,
je cite... patronne indienne d'un groupe radio qui s'appelle Radio Mewat.
C'est Arshana Kapoor qui était au Radio Days et qui
dit que la radio, c'est le média de la parole familière. Donc, émotions, langue, culture,
ça c'est le point commun qu'il faut mettre en avant
pour toucher son audience. Et puis, évidemment, faire de la
radio en 2006, c'est tenir compte de la génération Z et
Alpha qui arrivent, surtout l'Alpha qui va infliger à une
radio de nouveaux modes d'écoute, parce que cette génération, les
jeunes qui étaient là au Radio Days Europe l'ont clairement souligné,
elles estiment que la radio ne leur parle plus, tout
simplement parce qu'elles ne les écoutent pas. La façon de
générer un programme de 6h du matin à 7h du
soir en enchaînant les émissions de manière calibrée, avec des
speaks plus ou moins forcés, ce sont des formes un
peu datées, descendantes, impersonnelles, qui ne conviennent pas du tout
aux nouvelles générations qui attendent autre chose. Tu vois, TikTok
vient de lancer sa radio aux USA, par exemple. Ça
veut bien dire que la radio a toute sa place.
Si TikTok décide de lancer une radio, c'est qu'il y
a un intérêt quand même à travailler le média. Mais
encore faut-il qu'elle ait quelque chose à dire. Et pour ça,
il faut laisser vraiment la parole à ceux qui ont
quelque chose à dire. Le dire vraiment, le dire pour
de vrai, en vrai, comme disent les Gen Z et
les Gen Alpha, ça veut dire ne pas avoir peur
de l'accident, de l'erreur, du direct. Exit peut-être les voice tracks,
exit les choses trop préparées, trop impersonnelles pour faire preuve.
faire place à la réalité du direct qui disparaît de
plus en plus de l'univers de tous les médias finalement
et la radio a encore ça qu'elle peut utiliser. Voilà
ce qu'on peut peut-être dire pour faire de la radio
en 2026 et puis rajouter le fait qu'elle a besoin de
faire du business donc voilà, il faut l'assumer aussi
Speaker 4: Revenir au vrai, ça on comprend bien, donc gros challenge
pour les programmateurs de revenir à à de l'authentique, du direct, etc.
Il y a aussi peut-être un aspect que la radio
n'est peut-être pas assez bien valorisée. C'est peut-être aussi une
question qui est plus au niveau de comment l'industrie s'organise
pour mieux se vendre. Mais il y a des belles
initiatives pour que l'industrie radio avance soudée.
Speaker 11: Clairement, la radio, c'est le média qui mérite d'être mieux valorisé.
C'est le seul, d'ailleurs, à être perçu comme moins efficace
qu'il ne l'est vraiment. Et là, toutes les études internationales
le disent, que ce soit le bureau de la radio
en France ou Radio Center en Angleterre ou bien l'Alliance
mondiale de la radio. Toutes les études montrent qu'en fait,
la radio rapporte entre 2 et 8 fois ce qu'elle coûte à
un annonceur. Donc, OK, c'est la radio produit du ROI,
ça on le sait. Par contre, ce qu'on mesure, et
Nielsen l'a mesuré dans sa dernière étude Audio Today, en
montrant que la radio, c'est le média le moins bien perçu,
et surtout le seul, le seul, dont la perception est
inférieure à son efficacité réelle. Ça veut dire que les
annonceurs n'y croient pas. Alors que ceux qui l'utilisent pour
son caractère héroïste en sont satisfaits. C'est le seul média
qui produit ça. Donc, le constat, c'est qu'en fait, la
radio doit sortir les rames un peu pour prendre sa
place dans un monde de plus en plus digital. Donc,
elle a besoin que les ambassadeurs qui défendent le média
sortent les bras et jouent un rôle un peu plus
collectif et prendre conscience, en fait, que le principal concurrent
de la radio, ce n'est pas la radio voisine, ce
n'est pas les autres radios, c'est plutôt la réputation digitale
qui prend la place, une place importante. peut-être trop importante,
plus importante que celle qu'elle mérite. Donc, moi, je défends
le niveau de marché local où les annonceurs et les
éditeurs continuent de se serrer la main, de se parler,
de se voir pour décider. Et mieux les commerciaux locaux
seront armés et formés, meilleur le média se portera et surtout,
sa perception sera. Et ça, c'est un enjeu.
Speaker 4: Très bien, tu m'amènes tout droit vers ma dernière question.
Parle-nous un petit peu de ce que propose Mediatik Conseil
depuis ta reprise. Quel type de service tu proposes pour
les radios, principalement locales, et pour leurs équipes commerciales?
Speaker 11: En fait, Mediatik Conseil, c'est un organisme de formation. On
forme les équipes commerciales radio, audio-digitales, à l'échelle de la francophonie.
C'est aussi une plateforme qui est dédiée justement pour ces
pros de la pub radio. Et puis, un site qui
a été monté avec des ressources d'une profondeur et d'une
largeur vraiment impressionnante. Il faut rendre hommage à Michel Collin
que tu signalais tout à l'heure sur son travail, son
parcours international qui a enrichi vraiment cette approche. Nous, ce
qu'on fait chez Mediatik, au-delà de cette plateforme et du
blog radiopub. fr qu'on gère et de l'outil Combot qu'on est
en train de développer, c'est tout simplement aider les équipes
à passer... On va dire de la prise de conscience
à l'action. Nous, on essaye au quotidien de traduire les
tendances du marché en méthodes concrètes, applicables, pragmatiques, opérationnelles sur
le terrain, comme par exemple comment on prépare un rendez-vous.
Comment on détecte le besoin réel d'un annonceur aujourd'hui? Comment
on peut défendre la valeur d'une campagne? Comment on peut
optimiser toutes les ressources que la radio et l'audio digital
nous donnent aujourd'hui pour construire une offre plus complète? Bref,
comment transformer une relation locale, un programme local en génération
de revenus pour continuer à voir les choses de manière
positive et apporter du revenu à ce média qui le mérite.
Donc nous, notre conviction, elle est finalement assez simple. La
radio a a d'énormes atouts. Pour continuer à générer des revenus,
il faut qu'elles se structurent, y compris dans les plus
petites d'entre elles, les plus petites structures, les plus petites radios.
Il faut mieux les défendre, mieux le prouver, mieux les vendre.
C'est ça
Speaker 4: Très bien. Jean-François Duplex, merci beaucoup pour ce retour sur
les Radio Days et de nous avoir présenté médiatique conseil
Speaker 11: Merci à toi, Olivier. Merci pour ton invitation et surtout
pour le super job que tu fais avec le podcast.
C'est toujours un plaisir de partager ces infos. Continue longue
vie aussi à toi parce qu'on a besoin de ton talent.
Merci beaucoup. À bientôt. À bientôt.
Speaker 4: Salut.
Speaker 3: Et
Speaker 4: les ondes vocastes, c'est terminé pour ce mois-ci. C'était Olivier
Audou avec vous au micro. Merci à Rémi Bertollon pour
la préparation de cet épisode. Et merci bien sûr à
nos deux invités, Jean-Michel Canitro de MBS et Jean-François Duplex
de Médiatique Conseil. On se retrouve le mois prochain pour
un nouveau numéro, juste avant l'été, avant de se retrouver
ensuite pour notre numéro spécial consacré à Ir local, au
cœur de l'été. A très vite, salut!



Rss
Player.fm
Radio Public
Apple Podcasts
Castbox
Overcast
Pocket Casts
Google Podcasts
Spotify
TuneIn