Des Ondes Vocast
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ITW JM Canitrot (MBS) et JF Duplaix (Mediatic Conseils)

48:06

Dans ce numéro, nous recevons deux invités exceptionnels.

Tout d’abord, Jean-Michel Canitrot, le fameux attaché de presse bien connu dans l’univers de la radio, interviewé par Rémy Berthelon. Il accompagne de nombreux artistes, mais il a bien sûr commencé sa carrière à la radio, notamment sur Skyrock. Et il revient aujourd’hui sur les ondes de MBS avec un programme spécial consacré à la musique californienne, MBS West Coast. MBS est la station francilienne en FM du groupe HPI, au format Classic Gold, et qui poursuit également son développement en France sur le DAB+.

Notre deuxième invité nous emmènera du côté de la Lettonie. Olivier Oddou interviewera Jean-François Duplaix, le nouveau patron de Médiatic Conseils, l’illustre société de consulting pour les commerciaux radio fondée par Michel Colin. Il revient avec nous sur les Radiodays Europe, dont Des Ondes Vocast est partenaire presse. Nous ferons un point sur les interventions marquantes de ces Radiodays Europe, sur la vision de Jean-François du futur de la radio, mais aussi sur les enjeux commerciaux du média. Entre innovation et retour aux fondamentaux, il expliquera pourquoi les programmes et la publicité doivent plus que jamais répondre aux attentes des auditeurs comme des annonceurs.

Animation / réalisation : Olivier Oddou

Intervenants : Rémy Bertholon, Jean-Michel Canitrot (attaché de presse musical et animateur sur MBS), Jean-François Duplaix (Directeur de Médiatic Conseils)

Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]

Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]

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Speaker 2: Des Speaker 3: ondes vocastes, Speaker 2: l'univers de la radio Speaker 3: en Speaker 2: podcast. Speaker 4: Des ondes vocastes, c'est le podcast qui parle de radio. Salut à tous, c'est Olivier Audou. Dans ce numéro, nous allons recevoir deux invités exceptionnels. Tout d'abord, Jean-Michel Canitro, le fameux attaché de presse que vous connaissez tous dans l'univers de la radio. Il accompagne de nombreux artistes, mais il a bien sûr commencé sa carrière à la radio. notamment sur Skyrock. Et il revient aujourd'hui sur les ondes de MBS avec un programme spécial consacré à la musique californienne. MBS, la station francilienne du groupe HPI au format Classic Gold et qui poursuit également son développement en France sur le DAB +. Et c'est Rémi Bertollon qui recevra Jean-Michel Canitro dans un instant. Notre deuxième invité nous emmènera du côté de la Lettonie. Je recevrai Jean-François Duplex, le nouveau patron de Mediatik Conseil, l'illustre société de consulting pour les commerciaux radio fondée par Michel Collin. Il revient avec nous sur les Radio Days Europe, dont des ondes vocastes et partenaires presse. Nous ferons un point ensemble sur les interventions marquantes de ces Radio Days Europe. sur les enjeux commerciaux du média. Entre innovation et retour aux fondamentaux, il expliquera pourquoi les programmes et la publicité doivent plus que jamais répondre aux attentes des auditeurs comme des Speaker 5: annonceurs. Speaker 4: Mais avant de commencer, place tout de suite au Zoom Actu. On le savait depuis quelques temps, les radios du groupe SIPA Ouest France étaient en vente, une information bien connue dans le milieu de la radio. Et selon plusieurs sources, ce serait le groupe 1981 qui aurait remporté la mise avec la reprise d'It West et d'Océane. On devrait en savoir un peu plus dans les prochaines semaines. Dans le reste de l'actualité, les premières rumeurs de la rentrée commencent à circuler. Selon le journaliste Clément Garin, l'arrêt probable du drive de Cyril Hanouna sur Funradio serait acté et le retour probable de la Team Funradio avec Clément Lanoue aux commandes. Autre rumeur selon Clément Garin, l'arrêt possible du drive de Camille Comballe sur NRJ et peut-être son arrivée sur France Inter à la place de Nagui. A voir si la radio à la Panthère en attendant cherchera un talk pour le remplacer ou au contraire faire revenir une plage plus musicale. Enfin, dans l'actualité également, l'alliance de la radio qui monte au créneau concernant la redistribution des fréquences de Radio France. Radio France mène actuellement un important chantier de redéploiement de ces fréquences, avec notamment la remise en appel des fréquences du Move, ça vient d'être publié sur le site de l'Arcom, mais aussi une redistribution en interne à Radio France de certaines fréquences, de France Musique. Et c'est précisément sur ce point que les radios privées sont en colère. Pourquoi renforcer la diffusion de France Info et d'ici sans consultation alors que ces dernières diffusent de la publicité et qu'elles sont davantage en frontale au niveau des programmes avec les radios privées et notamment les généralistes qui ont souvent des trous de couverture. L'alliance de la radio demande aujourd'hui une remise à plat du dossier menée en concertation avec les acteurs privés afin de garantir une équité dans le cadre de ce redéploiement. Et tout de suite, place à notre première interview. Rémi Bertollon vient d'arriver. Rémi, tu produis le programme en duo Rémi et Jam pour les radios locales. Et tu reçois donc maintenant Jean-Michel Canitro Speaker 6: Exactement Olivier, dans un instant avec nous. Jean-Michel, avant cela, je voulais quand même vous faire écouter la playlist de ce que vous retrouvez les dimanches soirs sur MBS. Speaker 7: Votre voyage en Californie commence maintenant. MBS West Coast. Tous les dimanches soirs. Avec Jean-Michel Canitro. Jean-Michel Canitro. Seulement sur MBS. MBS Speaker 8: Bonjour à tous et bienvenue sur MBS. Vous êtes prêts pour un voyage de 3 heures direction la Californie? Alors, c'est parti pour MBS West Coast numéro 13. MBS West Coast. Speaker 6: Cette radio MBS du groupe HPI est disponible en fréquence FM à Pontoise, également DAB +, à Paris, à Cannes, à Nice, et sur Radio Player France, tout comme RadioMBS fr Le son californien, c'est le concept de cette émission. MBS West Coast, diffusée les dimanches soirs entre 18h et 21h. Speaker 9: Ça Speaker 6: sera aussi l'occasion de parler des émissions musicales thématiques du week-end. Et bien sûr, Jean-Michel reviendra sur sa période de Skyrock avec une émission culte. Vous voyez, c'est pour vous faire vivre un peu l'ambiance de cette émission MBS West Coast. Jean-Michel Canitro avec nous dans Des Andes Vaucastes. Salut Jean-Michel! Bonjour Rémi, bonjour Olivier, ravi d'être avec vous. C'est un plaisir partagé de parler de musique avec toi, de radio également et de cette nouvelle émission que tu as lancée en milieu de saison. Ça a démarré au mois de février de cette année, les dimanche soirs, MBS West Coast, le son californien. Comment ça s'est passé la connexion avec le groupe HPI et MBS, la radio, pour démarrer comme ça en milieu de saison? Speaker 10: Oui, c'est tout récent. Effectivement, la connexion s'est faite d'une façon assez sympathique, assez marrante. On peut le dire grâce au Paris Radio Show, non pas celui de 2026, mais celui de 2025. où une rencontre avec les dirigeants du groupe HPI m'a permis de sentir une motivation de leur côté puisque le patron Christophe Delamotte, que je salue au passage, et Alexandre Amelal me disent« dis donc Jean-Michel, ça te dirait de refaire de la radio?» Eh ben Speaker 6: j'ai dit ben bon coup les gars, on y va! Et comme quoi c'est bien de se voir en vrai, en chair et en os, là c'était au Paris Radio Show et c'est très bien. Ils te connaissaient eux de par ton parcours radio? Speaker 10: Pour ceux qui nous écoutent et qui ne le savent pas, dans mes années précédentes, j'ai eu le bonheur de faire de la radio, toujours en étant attaché de presse. et de travailler sur des stations de radio à leurs grandes heures, au démarrage de celles-ci, notamment RFM. À l'époque, c'était RFM la radio couleur, depuis Vélizy, donc c'était l'époque héroïque, on peut dire presque... radio libre et puis ensuite j'ai travaillé sur Skyrock avant que ce ne soit une radio qui passe que du rap donc c'était une station où moi j'officiais tous les dimanches soirs pour une émission qui est pour certains encore un peu culte qui s'appelait Skyrock Connection, tous les dimanche soir, ont passé en revue toutes les nouvelles tendances et nouvelles sorties musicales américaines. Et c'est peut-être ça aussi qu'ont voulu retrouver les dirigeants de HPI en proposant la case du dimanche soir sur MBS. Speaker 6: Donc là, la période Skyrock, c'est Arthur à l'antenne, c'est Malher, Super Nana, Laurent Petit Guillaume. Donc ça, c'est pour la référence à Skyrock. Est-ce que c'est un reboot, justement, de ce programme que tu proposes désormais pour 2026? Speaker 10: Presque. En fait, ce que j'ai fait, c'est un mix de tout ce qui m'a influencé pendant ces années radio, autant à RFM qu'à Skyrock. J'ai fait un mélange, mais je n'ai pas voulu faire un copier-coller de ce que j'ai pu vivre en 1982 ou 83, ou un petit peu plus tard, en 1992. un copier-coller la même chose en 2026. Non, j'ai voulu faire quelque chose qui soit aussi adapté à ce que les gens ont envie d'entendre maintenant et ne pas être uniquement dans la nostalgie, si je peux me permettre l'expression Speaker 6: Ça veut dire que dans ton émission, c'est que des groupes californiens de la côte ouest américaine ou c'est plus ouvert que Speaker 10: ça? Je me discipline à rester dans le format, alors c'est pas du tout restrictif, mais si on a une promesse produit en radio, tu le sais, il faut respecter ça et il faut la garder. Si les gens viennent pour écouter de la musique californienne, de la musique West Coast, il faut qu'ils entendent pratiquement que ça. Mais ça ne veut pas dire que je n'aime que la musique West Coast, que la musique californienne. Je suis fan des Beatles, je suis fan aussi d'ACDC. Mais bon, ce sont des artistes que je ne diffuserai pas dans cette émission, parce qu'ils sont aux antipodes du son californien. Donc voilà, pour ceux qui nous écoutent et qui se disent, mais de quoi parlent-ils? On parle d'artistes majeurs de ce segment West Coast californien, qui sont des artistes emblématiques comme les Eagles, les Doobie Brothers, Steely Dan, Fleetwood Mac et d'autres, tu vois. Donc, c'est un petit peu ça notre carte de visite pour cette émission MBS West Coast Speaker 6: Alors, je me suis amusé à regarder un peu les commentaires sur les réseaux des auditeurs qui sont vraiment contents et qui réagissent par rapport à ta playlist et ta programmation. Est-ce que tu as vraiment carte blanche pour créer trois heures de programme sur MBS? Speaker 10: J'ai carte blanche. Alors ça, c'est quand même... incroyablement extraordinaire et inédit et c'est pour ça d'ailleurs que pendant des années j'ai dû attendre de pouvoir revenir sur les ondes parce que pour moi c'était une exigence d'avoir carte blanche mais pour autant je respecte le format de MBS qui est une radio classique gold et je fais en sorte aussi dans ma programmation de ne pas trop spécialisé, trop hermétique. Je ne veux pas exclure qui que ce soit. Ce n'est pas une émission pour les Happy Few, ce n'est pas une émission pour les branchées musiques californiennes. Je ratisse assez large. Je peux passer, par exemple, encore une fois, Steely Dan, les Doobie Brothers, mais je peux passer un titre de Michael Jackson parce qu'il y avait des musiciens de Toto qui jouaient dans le titre. Je peux passer à Orphan and Fire, je peux passer à Lionel Richie, qui ne sont pas forcément des artistes californiens, mais dont le son est assez proche, finalement, de l'esprit West Coast. Est-ce qu'il existe en Speaker 6: France une communauté autour de la musique californienne? Speaker 10: Et il y a, si tu veux, ce sentiment que nous sentons avec la communauté qui a un retour aux sources de cette musique, un besoin... pour les gens qui aiment la musique, mais aussi les auditeurs, de retrouver ce son, parce que quelque part, il a disparu complètement de la radio, alors qu'on peut le dire, ce son a façonné la FM du début des années 80 et des années 90. Et quelque part, c'est aussi, je l'espère pour ça, que MBS West Coast est un succès parce qu'on permet aux gens de retrouver ses fondamentaux. Speaker 6: Oui, et puis c'est une musique vivante qui reste dans l'actualité. Speaker 10: Ce qui est vraiment extraordinaire, un jeune artiste de 30 ans qui est mondialement connu qui s'appelle Charlie Puth, tu connais, j'imagine, qui vient de sortir un album sur lequel il a simplement invité Michael McDonald. le chanteur des Doobie Brothers et Kenny Loggins, il les a invités en special guest sur un titre. Et ce titre, on n'arrête pas de le diffuser dans MBS West Coast. Et ça, ça veut dire aussi qu'il y a quelque chose dans l'air qui fait que le son est en train de revenir très fort aux États-Unis, mais on l'espère aussi en France. Et d'ailleurs, il y a toute une multitude de groupes sur les réseaux sociaux de ce qu'on appelle le yacht rock. Yacht comme les bateaux, tu vois? C'est un petit peu tendance de dire... On aime le yacht rock en ce moment parce que c'est quelque part, c'est la nouvelle West Coast music aux Speaker 6: Etats-Unis. En tout cas, ça fait plaisir à entendre la passion de la musique et de la radio avec toi, Jean-Michel. Si on prenait un petit peu de recul, et c'est aussi pour ça qu'on voulait t'avoir avec ton émission. Là, c'est une émission du week-end. On a parfois l'impression que la radio le week-end, elle est un peu délaissée par certaines stations. Et ça fait du bien d'avoir une émission thématique entre 18h et et 21h sur MBS. Tu n'as pas l'impression, toi aussi, qu'il y a certaines radios qui mettent un peu de côté le week-end? Speaker 10: Oui, c'est possible. Le choix de l'horaire de MBS West Coast a été très certainement le fruit d'une concertation entre la direction de la radio et moi, parce qu'on voulait une émission qui permette de passer un bon moment en fin de semaine pour chasser le blues du dimanche soir ou pour faire passer un petit peu mieux les bouchons des retours de week-end et c'est vraiment l'écoute idéale pour MBS West Coast en voiture quand on entre de week-end mais au-delà de ça si tu veux je pense que ce qu'ils ont voulu c'est d'avoir un rendez-vous comme on dit incarné parce que quand on écoute MBS West Coast voilà il y a beaucoup de musique Mais quelque part, je me sens un petit peu privilégié, et je les remercie, de me permettre de m'exprimer un petit peu plus que mes camarades animateurs de MBS. Speaker 6: Alors, on va s'amuser avec quelques petites questions autour de ta passion de la musique. Si tu ne pouvais emporter, par exemple, qu'un seul disque, qu'un seul, je ne sais pas, sur une île déserte, par exemple, où tu veux, tu prendrais lequel? Speaker 10: Sans aucun doute, Hotel California des Eagles. Speaker 6: Et pour quelle Speaker 10: raison, Jean-Michel? Parce que c'est un album, c'est l'album référence pour les fans de musique américaine, de musique californienne. Mais c'est parce que c'est un album sur lequel il y a une palette de chansons qui sont toutes extraordinaires, que ce soit évidemment Hotel California, la chanson générique de l'album, mais aussi des titres comme New Kid in Town ou Life in the Fast Lane. Voilà, c'est... C'est les Eagles au sommet de leur art. C'est un album qui est juste intemporel, extraordinaire. Speaker 6: Est-ce qu'en préparant ces émissions depuis le lancement de ton hebdo, est-ce que tu as redécouvert un groupe ou des artistes justement en préparant tout ça? Speaker 10: Oui, j'ai redécouvert deux groupes, par exemple. Un groupe qui peut-être pour certains est un peu... Pour les érudits, les initiés, c'est un groupe qui s'appelle Ambrosia. Speaker 3: You ain't been in love too long Speaker 9: qui est vraiment Speaker 10: un groupe incroyable qui est l'archétype de ce que peut être le son californien avec des harmonies vocales superbes donc je vous invite vraiment à vous plonger dans la discographie du groupe Ambrosia et vous allez trouver de véritables merveilles plus Rock FM, comme on dit, que West Coast. C'est le groupe Survivor. Survivor, tout le monde connaît. The Eye of the Tiger. Ils ont plusieurs hits qui sont passés un peu inaperçus en France. Et il y en a un qui est ressorti, là, grâce à une pub télé pour la Citroën C3 Aircross. C'est le titre qui s'appelle« Is This Love?». Ce qui est intéressant, c'est de saluer le vrai travail de recherche des gens qui s'occupent des synchropubes et qui se disent« Ah, tiens, qu'est-ce qu'on va mettre derrière ce spot?» Je trouve que c'est vraiment un très très beau travail et ça m'a permis de redécouvrir Survivor et évidemment de rediffuser ce titre dans MBS West Coast. Speaker 6: Et puis pour terminer, tiens, tu sais que le podcast est écouté par les jeunes, des jeunes animateurs, des jeunes journalistes et aussi ceux qui travaillent dans la pub et la com, qui connaissent un peu moins le média radio et qui écoutent des ondes vocastes. Quel groupe ou artiste que eux ne connaissent pas de par leur génération, tu voudrais leur faire découvrir? Speaker 10: Je les invite tout simplement à écouter le nouvel album de Charlie Puth. Très bonne idée! Ah ouais, ouais. Non, non, mais vraiment, l'album de Charlie Puth, il est génial. Donc voilà, c'est un album que je vous recommande. Et si vous cherchez, l'album s'appelle« Whatever's Clever». Speaker 6: C'était vraiment sympa de parler avec toi de musique, de radio. Jean-Michel Canitro a retrouvé les dimanches entre 18h et 21h pour MBS West Coast sur la radio MBS. Merci Jean-Michel, à bientôt. Merci, merci Rémi, merci Olivier, à bientôt Speaker 4: Merci Jean-Michel et merci Rémi. Place maintenant à notre deuxième entretien avec un retour du côté de la Lettonie et des Radio Days Europe. Des ondes vocastes, Les Radio Days se déroulent tous les ans en mars dans une grande ville d'Europe. Cette année, c'était à Riga, en Lettonie. Comme chaque année, des ondes vocaces sont partenaires. Presse, Jean-François Duplex, toi aussi, tu y étais. Oui, Speaker 11: écoute, merci de m'inviter Speaker 4: Jean-François, c'est la première fois qu'on te reçoit. Tu es aux commandes de Médiatik Conseil, que tu as repris récemment de l'incontournable Michel Collin. On parlera de Médiatik Conseil tout à l'heure, mais avant ça, parle-nous de toi. Qui es-tu? Quel est ton parcours? Speaker 11: Mon parcours, c'est un parcours radio au service du développement business, manager des équipes une quinzaine d'années dans le groupe énergie sur tous les niveaux de marché, puis de l'événementiel, du digital. J'ai aussi accompagné des startups. Et puis, je mène des projets dans l'humanitaire au service de l'économie, du bien-être. Donc, moi, ce qui me séduit, en fait, chez Mediatix, c'est que ça permet de partager l'expérience de la relation humaine. Je suis un homme de terrain et des médias locaux. Donc, les 10 000 rendez-vous que j'ai pu faire en face à face sont utiles, je pense, aux pros de la pub locale aujourd'hui, qui est le seul niveau de marché où les gens peuvent encore se serrer la main pour décider. Donc, voilà, c'est ça qui me plaît. Speaker 4: Un digne successeur dans la lignée de Michel Collin, qui était aussi un homme de terrain et de publicité. Alors, on voulait parler des Radio Days, tu y étais, qu'est-ce que tu peux nous en dire? Speaker 11: Oui, c'est sûr que participer au Radio Day, c'est un sujet parce que c'est, à mon sens, l'événement phare au niveau mondial pour l'industrie de la radio. Donc, c'est forcément important d'y être. Et puis aussi, c'est l'occasion de voir les tendances, d'évaluer un petit peu ce qui se passe et de prendre les meilleures pratiques. Alors, pour nous, ça a été avec Michel, puisqu'on y était ensemble, un moment d'inspiration. Et puis aussi, l'occasion de vérifier que ce qu'on répète avec Mediatik Conseil depuis plus de dix ans, C'est finalement assez aligné avec la réalité et les points de vue dominants des speakers qui ont participé à cet événement. Alors oui, la radio, comme tous les médias, fait sa transformation, est en mutation, on va dire. Mais ce qu'il faut surtout reconnaître et retenir des Radio Day, c'est qu'on vit finalement une époque formidable. où l'univers audio est en expansion. Donc, cette époque-là, elle fragilise des modèles qui ne bougent pas, qui font preuve d'inertie. Donc, elle laisse place aussi à l'audace, à la créativité. Et c'est en sortant du cadre qu'on peut vraiment, je pense, projeter la radio dans l'avenir. Le risque principal, c'est de rester enfermé dans son cadre. Et ça, tous les speakers le disent encore une fois en 2026. Donc, place à l'action Speaker 4: D'accord. C'est intéressant parce qu'il y a quelques années encore au Radio Days, il y a deux ou trois ans, l'IA a un peu débarqué comme l'IA qui débarque un peu dans nos vies. Et là, en fait, ce que tu dis, c'est qu'on revient un petit peu à des fondamentaux. Speaker 11: Alors oui, à des fondamentaux qui n'excluent pas l'IA, parce que l'IA, en fait, la vague IA a été digérée finalement. On utilise l'IA aujourd'hui pour ce qu'elle peut apporter en assistance, on va dire. Ce n'est pas une fin en soi, c'est la grande leçon qu'on reçoit des Radio Days de 2026, c'est que, OK... C'est utile, mais ce n'est pas un gadget. On a trouvé des usages précis, fonctionnels, qui viennent augmenter les capacités humaines, que ce soit dans la programmation, que ce soit par exemple dans les airchecks, qui sont aujourd'hui gérés, testés, évalués avec des outils. Tim Torno, qui dirige Keep It Up, a fait une démo assez hallucinante sur, justement, la manière d'utiliser l'IA pour aider les animateurs et ceux qui font les programmes à toucher juste. Mais aussi, on peut préparer un rendez-vous commercial avec un outil IA. C'est ce qu'on développe, nous, avec Mediatik Conseil, avec Combot, qui est un agent qui va être lancé dans les prochaines semaines, qui va assister, on va dire, les commerciaux dans leur démarche. Mais c'est aussi... Des outils qu'on connaît, comme par exemple ce que développe Sam Zed à la Station F, Mediadata, qui est un outil de simulation et de prévision stratégique, ou bien Fanscore, qui est poussé par Bruno Wittek depuis des années. Ce sont des outils qui sont mûrs aujourd'hui, qui sont prêts à être mis sur le marché au niveau international. Et puis, on a vu aussi à Riga un dernier... Un dernier venu sur la partie pige commerciale, c'est Spotwise, des frères Levix qui étaient chez eux d'ailleurs à Riga, puisque ce sont des laitons, et qui viennent de lancer un outil qui est destiné... à l'ensemble des acteurs au niveau mondial de la radio. Donc oui, il y a de l'IA, oui, à des utilisations, à des usages bien précis, mais surtout, comme tu le dis, oui, c'est ça, c'est un retour à l'essentiel et retour à l'humain, redonner la place à l'humain pour fabriquer des programmes radio. Speaker 4: Et donc, en l'occurrence aussi, savoir aussi pour des programmateurs radio d'assumer ces différences? dans ces Speaker 11: programmes? Absolument, absolument. C'est ça aussi l'enseignement de Radio Days. Et je prends l'exemple de Jan-Henrik Schmelter qui a lancé le programme Radio Bob, qui est devenu la première radio musicale en Allemagne en quelques années, seulement en multipliant, tiens-toi bien, par 100 l'audience, avec une idée super simple. Nous, c'est du rock. Et quand on est rock'n'roll, et je peux te dire que Yann Henrik, il est assez rock'n'roll, il a pris le parti de s'en foutre un peu des autres. J'utilise le mot rock'n'roll. Et lui, en fait, il dit, on fait ce qu'on aime et si on le fait bien, on va plaire à ceux qui sont comme nous. Et quand il s'agit de rock'n'roll, ça marche, même ça cartonne. Et on retrouve par exemple au micro de Radio Bob les plus grands groupes de rock, les membres des plus grands groupes de rock qui viennent co-animer et donc faire le programme avec Radio Bob. Donc ils l'assument, ils assument leur différence. Ça veut dire qu'il faut arrêter peut-être aussi de copier les autres et de décider de... de mettre tout ce qu'on a à résoudre. Et ça, c'est Jörg Gretz qui le dit. C'est cet audiosologiste, c'est pas facile à dire, audiosologiste australo-britannique, il se caractérise comme ça, qui le dit. Il dit, en fait, la radio, pour l'animateur, pour les programmes, il faut vraiment mettre tout ce qu'on a pour résoudre avec passion et amour les problèmes vécus par son audience. Moi, ce que je transpose au niveau du business, c'est exactement la même chose. C'est-à-dire aujourd'hui, un pro de la pub locale, il doit résoudre aussi avec passion et amour les problèmes qui sont vécus par les acteurs économiques de son territoire. Alors, ces problèmes-là, ils sont nombreux. D'abord, les activités sont nombreuses. Ce n'est plus seulement la distribution, l'automobile ou l'ameublement. Il y a aussi des services qui émergent, comme le B2B, les services aux entreprises, qui sont aujourd'hui sous-représentés, mais qui prennent une part de plus en plus croissante chez les annonceurs locaux. Mais les autres problèmes qui sont à résoudre, c'est ce qu'on connaît, les problèmes de trésorerie, de conjoncture, Le coût de l'énergie, le pouvoir d'achat, les grèves, tout ça, ce sont des problématiques qui sont récurrentes sur le terrain. Et la radio, elle a un double rôle, c'est de faire la jonction entre une audience et un programme, mais c'est aussi de faire la jonction entre un univers de vie économique et de vie communautaire. Et à partir du moment où elle décide d'assumer sa place, sa fonction de liaison, Alors, elle peut utiliser ses super pouvoirs qu'elle peut exploiter parce qu'elle fait vraiment partie de la vie des gens. Et ça, tout le monde le dit, quels que soient les marchés et quels que soient les pays. C'est aussi l'enseignement des Radio Days Speaker 4: C'est très intéressant ce que tu dis parce qu'au final, la créativité qu'on doit mettre dans les programmes pour développer son audience doit se retrouver aussi au niveau commercial, dans la créativité de faire du commercial pour coller au marché et à son audience de proximité. Speaker 11: Oui, c'est ça en fait. On a souvent cantonné l'écran pub à un seul usage, c'est-à-dire remplir les caisses. Et ça, ça donne des fois à l'antenne des animateurs qui supplient les auditeurs. Restez avec nous, il y a la page de pub qui arrive. En gros, partez pas, il y a un mauvais moment à passer et puis on va se retrouver dans trois minutes. Alors que l'écran pub, en fait, il pourrait très bien être aussi promu au rang d'informations locales, de bons plans, d'être le théâtre de jeux, de messages créatifs qui renvoient, qui impliquent l'auditeur, l'occasion de créer un lien spécial. Et là, en fait, il faut se rendre compte que les écrans pub font partie du programme. Et donc, effectivement, une mauvaise pub peut faire zapper, comme un mauvais son, mal choisi, pourra le faire aussi. Prendre conscience que la pub, et là, je paraphrase BDDP qui disait ça il y a déjà plus de 20 ans, mais en fait, prendre conscience que la pub n'a rien de mauvais tant qu'elle est bonne, c'est aussi pousser... pousser les animateurs et les commerciaux à travailler ensemble, à construire un programme qui plaise et qui séduise les auditeurs et les acteurs économiques, y compris dans l'écran Speaker 4: de pub. Ça me rappelle cet exemple de Franck Peloux sur Cassis FM, qui dans ses pré-rolles mentionnait le nom de la radio en tout début du pré-roll, de façon à ne pas faire attendre l'auditeur, mais vraiment pour lui donner comme si c'était une première arrivée dans le programme, plutôt que de dire« Ok, j'ai un pré-roll, je vais devoir attendre 10 secondes, c'était intéressant. Alors, tu as parlé d'un audience-ologist, comment ça s'appelle? Audience-ologist. On sait que les consultants aiment bien se vendre en se créant des titres. Il y a aussi James Creedland, le futurologiste, et qui se moque de lui-même quand il utilise ce terme. Ça fait 10 ou 20 ans que je le vois sur les Radio Days et ailleurs. Qu'est-ce qu'il recommande, lui, pour donner à la radio un second souffle? Ouais Speaker 11: en fait, James Creedland, lui, il dit une chose qui est assez simple et qui est tellement évidente, mais assez difficile à percevoir en même temps. Il dit en fait que la radio, je traduis ces mots, en fait, c'est« the place where we belong», c'est l'endroit où on se sent chez soi, en fait. Et il fait la comparaison avec le café du matin qu'on a plaisir à partager avec ses amis, avec ses routines. On peut aussi être habitué à un endroit pour aller le prendre. Donc c'est un petit peu ça ce qu'il décrit comme rapport à la radio. C'est-à-dire que c'est un endroit où on prend plaisir surtout le matin, dans la matinale. à revenir régulièrement pour entendre les copains, pour faire partie d'une communauté, ce qui n'est pas toujours perceptible, mais qui est vraiment propre aux médias radios. C'est cette écoute collective, c'est le seul média qu'on écoute, enfin avec le journal télévisé on va dire, mais c'est... Ce qu'on ne retrouve pas avec le digital, c'est cette instantanéité collective d'écoute. Quand on est sur un podcast sur YouTube, par exemple, on est face à son écran et c'est un programme qui n'est diffusé que pour nous à l'instant. Quand on écoute un programme dans le flux... On est quelques milliers, centaines de milliers, voire quelques millions à l'écouter en même temps. Et ça, ça veut dire que ça donne une dimension différente à la radio. Et ça, il faut que ce soit présent dans le programme. C'est ce que fait la libre antenne. Aujourd'hui, les animateurs deviennent des podcasters, des influenceurs. c'était des influenceurs musicaux, des DJ qui poussaient des disques et qui faisaient découvrir des nouveautés à une communauté branchée sur la musique. Aujourd'hui, l'animateur, il est... presque un influenceur local, social, communautaire de son territoire, surtout en local, et être capable de prendre ce rôle-là, ça nécessite d'avoir du talent. Et James dit que oui, c'est un endroit où on a besoin de se retrouver chez soi, mais c'est un endroit aussi où on a besoin de trouver des voix qui disent quelque chose, des talents qui sont capables de capter l'attention. Et ça, c'est un vrai défi. Speaker 4: Alors concrètement sur le terrain, comment ça se transcrit pour les vendeurs sur le terrain? Comment leur rôle a évolué aussi depuis les années 80? Forcément le marché a beaucoup changé. Comment concrètement ça se passe pour les vendeurs? Speaker 11: En fait, c'est un petit peu la même chose finalement pour les vendeurs, pour les pros de la pub radio. Leur rôle aujourd'hui, c'est de faire le lien entre les entreprises de leur territoire et leur audience. Et donc, ces besoins de sens que l'on retrouve chez les auditeurs, de vérité, de transparence, de profondeur dans la relation humaine, on le retrouve aussi chez les décideurs. Et c'est assez normal finalement parce que ce sont eux aussi des êtres humains qui vivent leur époque. Dans les années 80, on pouvait considérer que c'était la légèreté, l'insouciance ou même l'ivresse de la nouveauté qui était dominante. La technologie était du côté de la radio. En 2026, l'insouciance, la légèreté, elles ont plus ou moins quitté quand même les nouvelles générations. Et puis la nouveauté, ce n'est plus du côté de l'AFM, c'est le digital qui a pris le relais. Donc la radio, elle doit changer son logiciel, tout comme elle doit changer le logiciel de ses commerciaux. Et là, moi, je peux te donner deux exemples qui ont été marquants. Moi, j'étais content de rencontrer ces gens à Riga, en Radio Day. C'est le grec Nikos Kartelias, lui, il a monté Sock FM, une petite radio grecque. Il dit qu'il est temps de remplacer les vendeurs de temps, c'est vendre du spot au kilo en fait, par des designers de revenus. Et moi, j'aime bien cette image de designer de revenus, qui veut dire qu'en fait, la radio aurait besoin et mériterait des designers pour générer des revenus. Ça veut dire en fait que pour donner le meilleur de lui-même, le média et l'audio digital ont besoin des meilleurs d'entre nous, donc des commerciaux peut-être un peu plus. version 2.0. Ça, on le retrouve aussi chez Jerry Tabiot. Tu connais peut-être ce consultant américain qui conseille la plupart des régies pubs dans tous les États des États-Unis. Et quand on discute avec Jerry, moi, je lui ai montré concrètement notre approche chez Mediatik qui consiste à donner aux conseillers commerciaux des informations vraiment précises sur les points de douleur, les pain points des SMBs, des patrons des TPE, des PME pour chaque secteur d'activité. Donc, armer finalement les commerciaux pour avoir un discours en phase avec les réalités économiques. Et Jerry me dit... En fait, c'est ce que j'ai vu de plus abouti pour pouvoir aider les pros de la pub radio à changer leur logiciel. C'est vraiment le mot qui revient, c'est changeons le logiciel à la fois de la radio et de ses commerciaux Speaker 4: Super retour d'un consultant américain sur Mediatik. On reparlera un peu tout à l'heure de ce que fait Mediatik. Alors ça, c'est pour le niveau local, vraiment ce rôle essentiel du commercial. Au niveau national, c'est un peu différent. C'est la programmatique qui est le modèle. Speaker 11: Oui, c'est vrai. Et le média, le radio, c'est le dernier à être entré dans cette réalité froide du programmatique, à s'être invité à la table de cette technologie qui est pilotée par des algorithmes, qui met en relation sous forme d'enchères des plateformes SSP, c'est l'offre, l'inventaire des radios, puis la demande des SP, des annonceurs. Là, on ne parle pas de design de revenu humain, on est sur un design purement technique, c'est fonctionnel, c'est financier, c'est rationnel. L'humain s'efface parce que la tech fait mieux, ça va plus vite, c'est plus optimisé. Et sur ce terrain, c'est John Polman et Alexander Ustemovski de la plateforme Air Reel qui poussent vraiment cette programmatique de manière assez importante, qui préviennent aussi l'échelle locale, les annonceurs et les éditeurs au niveau local et régional. de se dire, les gars, ça va venir maintenant chez vous sur votre niveau de marché, y compris sur ces petits niveaux. Préparez-vous, préparez vos inventaires. Il va falloir vous adapter parce que la radio, pour continuer d'être achetée par une génération d'acheteurs formés à cette automatisation des process, il faut la préparer. Il faut préparer la tech, il faut préparer ses formats, il faut préparer les contenus, les horloges pour être prêt à prendre les bonnes décisions. Speaker 4: Alors, on va essayer d'élargir un peu le débat. Faire de la radio en 2026, qu'est-ce Speaker 11: que c'est? C'est la question. Et si on se remettait à faire de la radio, tout simplement? C'est ça, l'enseignement aussi des Radio Days. Et ça, ça veut dire, de manière quasi unanime, se parler en vrai, mettre à l'antenne des talents, je l'ai dit tout à l'heure, des contenus qui peuvent durer au-delà de l'instant. Le problème de la radio, et on reproche souvent aux vendeurs de radio, c'est du vent, ça passe, alors que la technologie nous offre la possibilité aujourd'hui de recycler. de découper, de reformater les contenus en replay, sur des podcasts, sur des vodkas, donc de passer de l'éphémère à quelque chose qui a une durée de vie plus longue, un contenu finalement qu'on peut reprogrammer et dont on peut reprofiter dans le temps. Ça, c'est une notion intéressante qu'il faut pouvoir exploiter. Puis on peut aussi attendre de la radio, qu'elle nous rappelle des choses essentielles. Et là, je cite... patronne indienne d'un groupe radio qui s'appelle Radio Mewat. C'est Arshana Kapoor qui était au Radio Days et qui dit que la radio, c'est le média de la parole familière. Donc, émotions, langue, culture, ça c'est le point commun qu'il faut mettre en avant pour toucher son audience. Et puis, évidemment, faire de la radio en 2006, c'est tenir compte de la génération Z et Alpha qui arrivent, surtout l'Alpha qui va infliger à une radio de nouveaux modes d'écoute, parce que cette génération, les jeunes qui étaient là au Radio Days Europe l'ont clairement souligné, elles estiment que la radio ne leur parle plus, tout simplement parce qu'elles ne les écoutent pas. La façon de générer un programme de 6h du matin à 7h du soir en enchaînant les émissions de manière calibrée, avec des speaks plus ou moins forcés, ce sont des formes un peu datées, descendantes, impersonnelles, qui ne conviennent pas du tout aux nouvelles générations qui attendent autre chose. Tu vois, TikTok vient de lancer sa radio aux USA, par exemple. Ça veut bien dire que la radio a toute sa place. Si TikTok décide de lancer une radio, c'est qu'il y a un intérêt quand même à travailler le média. Mais encore faut-il qu'elle ait quelque chose à dire. Et pour ça, il faut laisser vraiment la parole à ceux qui ont quelque chose à dire. Le dire vraiment, le dire pour de vrai, en vrai, comme disent les Gen Z et les Gen Alpha, ça veut dire ne pas avoir peur de l'accident, de l'erreur, du direct. Exit peut-être les voice tracks, exit les choses trop préparées, trop impersonnelles pour faire preuve. faire place à la réalité du direct qui disparaît de plus en plus de l'univers de tous les médias finalement et la radio a encore ça qu'elle peut utiliser. Voilà ce qu'on peut peut-être dire pour faire de la radio en 2026 et puis rajouter le fait qu'elle a besoin de faire du business donc voilà, il faut l'assumer aussi Speaker 4: Revenir au vrai, ça on comprend bien, donc gros challenge pour les programmateurs de revenir à à de l'authentique, du direct, etc. Il y a aussi peut-être un aspect que la radio n'est peut-être pas assez bien valorisée. C'est peut-être aussi une question qui est plus au niveau de comment l'industrie s'organise pour mieux se vendre. Mais il y a des belles initiatives pour que l'industrie radio avance soudée. Speaker 11: Clairement, la radio, c'est le média qui mérite d'être mieux valorisé. C'est le seul, d'ailleurs, à être perçu comme moins efficace qu'il ne l'est vraiment. Et là, toutes les études internationales le disent, que ce soit le bureau de la radio en France ou Radio Center en Angleterre ou bien l'Alliance mondiale de la radio. Toutes les études montrent qu'en fait, la radio rapporte entre 2 et 8 fois ce qu'elle coûte à un annonceur. Donc, OK, c'est la radio produit du ROI, ça on le sait. Par contre, ce qu'on mesure, et Nielsen l'a mesuré dans sa dernière étude Audio Today, en montrant que la radio, c'est le média le moins bien perçu, et surtout le seul, le seul, dont la perception est inférieure à son efficacité réelle. Ça veut dire que les annonceurs n'y croient pas. Alors que ceux qui l'utilisent pour son caractère héroïste en sont satisfaits. C'est le seul média qui produit ça. Donc, le constat, c'est qu'en fait, la radio doit sortir les rames un peu pour prendre sa place dans un monde de plus en plus digital. Donc, elle a besoin que les ambassadeurs qui défendent le média sortent les bras et jouent un rôle un peu plus collectif et prendre conscience, en fait, que le principal concurrent de la radio, ce n'est pas la radio voisine, ce n'est pas les autres radios, c'est plutôt la réputation digitale qui prend la place, une place importante. peut-être trop importante, plus importante que celle qu'elle mérite. Donc, moi, je défends le niveau de marché local où les annonceurs et les éditeurs continuent de se serrer la main, de se parler, de se voir pour décider. Et mieux les commerciaux locaux seront armés et formés, meilleur le média se portera et surtout, sa perception sera. Et ça, c'est un enjeu. Speaker 4: Très bien, tu m'amènes tout droit vers ma dernière question. Parle-nous un petit peu de ce que propose Mediatik Conseil depuis ta reprise. Quel type de service tu proposes pour les radios, principalement locales, et pour leurs équipes commerciales? Speaker 11: En fait, Mediatik Conseil, c'est un organisme de formation. On forme les équipes commerciales radio, audio-digitales, à l'échelle de la francophonie. C'est aussi une plateforme qui est dédiée justement pour ces pros de la pub radio. Et puis, un site qui a été monté avec des ressources d'une profondeur et d'une largeur vraiment impressionnante. Il faut rendre hommage à Michel Collin que tu signalais tout à l'heure sur son travail, son parcours international qui a enrichi vraiment cette approche. Nous, ce qu'on fait chez Mediatik, au-delà de cette plateforme et du blog radiopub. fr qu'on gère et de l'outil Combot qu'on est en train de développer, c'est tout simplement aider les équipes à passer... On va dire de la prise de conscience à l'action. Nous, on essaye au quotidien de traduire les tendances du marché en méthodes concrètes, applicables, pragmatiques, opérationnelles sur le terrain, comme par exemple comment on prépare un rendez-vous. Comment on détecte le besoin réel d'un annonceur aujourd'hui? Comment on peut défendre la valeur d'une campagne? Comment on peut optimiser toutes les ressources que la radio et l'audio digital nous donnent aujourd'hui pour construire une offre plus complète? Bref, comment transformer une relation locale, un programme local en génération de revenus pour continuer à voir les choses de manière positive et apporter du revenu à ce média qui le mérite. Donc nous, notre conviction, elle est finalement assez simple. La radio a a d'énormes atouts. Pour continuer à générer des revenus, il faut qu'elles se structurent, y compris dans les plus petites d'entre elles, les plus petites structures, les plus petites radios. Il faut mieux les défendre, mieux le prouver, mieux les vendre. C'est ça Speaker 4: Très bien. Jean-François Duplex, merci beaucoup pour ce retour sur les Radio Days et de nous avoir présenté médiatique conseil Speaker 11: Merci à toi, Olivier. Merci pour ton invitation et surtout pour le super job que tu fais avec le podcast. C'est toujours un plaisir de partager ces infos. Continue longue vie aussi à toi parce qu'on a besoin de ton talent. Merci beaucoup. À bientôt. À bientôt. Speaker 4: Salut. Speaker 3: Et Speaker 4: les ondes vocastes, c'est terminé pour ce mois-ci. C'était Olivier Audou avec vous au micro. Merci à Rémi Bertollon pour la préparation de cet épisode. Et merci bien sûr à nos deux invités, Jean-Michel Canitro de MBS et Jean-François Duplex de Médiatique Conseil. On se retrouve le mois prochain pour un nouveau numéro, juste avant l'été, avant de se retrouver ensuite pour notre numéro spécial consacré à Ir local, au cœur de l'été. A très vite, salut!

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