Hommage Pierre Alberti (Nostalgie), One FM
Dans ce numéro de décembre des Ondes Vocast, LE podcast qui parle de RADIO, une page spéciale dédiée à Nostalgie et à son fondateur Pierre Alberti, disparu récemment. Entrepreneur énergique, à la forte personnalité mais aussi au grand coeur, il a créé Nostalgie en 1984 à Lyon, avant d’en faire un grand réseau national. Nous recevrons Frédéric Coste, son ancien associé, la chanteuse Caroline Verdi qui a décolé en Russie grâce à Nostalgie Moscou, puis Max Lafontaine qui a rejoint Pierre Alberti sur Radio Émotion à Nice. Avant cela, nous ferons le tour de l'actu radio dans le Zoom actu, et nous ferons un petit zapping sur le morning de One FM à Genève, qui début décembre, a saturé les auditeurs de Suisse romande de multi-diffusions de la fameuse chanson de Noël de Maria Carey.
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]
Contact
Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
X : @DesOndesVocast [https://x.com/DesOndesVocast]
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Speaker 5: Des ondes vocastes, c'est le podcast qui parle de radio.
Salut à tous, c'est Olivier Audou. Dans ce numéro de décembre,
une page spéciale dédiée à Nostalgie et à son fondateur,
Pierre Alberti, disparu il y a quelques jours. Entrepreneur énergique
à la forte personnalité, mais aussi au grand cœur, il
a créé Nostalgie en 1984 à Lyon avant d'en faire un
grand réseau national. Nous recevrons Frédéric Coste, son ancien associé,
la chanteuse Caroline Verdi qui a décollé en Russie grâce
à Nostalgie, puis Max Lafontaine qui a rejoint Pierre Alberti
sur Radio Émotion à Nice.
Speaker 4: Des ondes vocaces.
Speaker 5: Et avant de retrouver le Zoom Actu, un mot sur
les Radio Days Europe, dont des ondes vocastes et partenaires presse.
Cet événement, pour les pros de la radio, se tient
tous les ans en mars dans une grande ville d'Europe.
Cette année, ce sera à Riga, en Lettonie. Ça se
tient du 22 au 24 mars et vous aurez sur scène pendant 3
jours les plus grands acteurs pros de la radio et
de l'audio. Les conférences sont en anglais et jusqu'au 8 décembre,
vous bénéficiez d'un tarif réduit. Et avec notre code partenaire
DOV26RIG et jusqu'à la veille de l'événement, vous bénéficierez aussi
de 50 euros supplémentaires de réduction. DOV26RIG Des invocats? Petit clin
d'œil de saison pour commencer cet épisode. On va à
Genève où 1FM a joué le 1er décembre en ouverture
de son morning Maria Carey pour célébrer Noël. La co-animatrice
en a demandé une deuxième dose, puis les auditeurs ont
pris le relais.
Speaker 6: On peut aller encore plus loin dans le délire, Marie-Carré.
S'il vous plaît, oui. Tout à l'heure, on en a
écouté un. C'était le but de base de cette journée.
On en écoute un à 7h. Ça lance un peu
la semaine, le mois de décembre, etc. Hélène a dit, moi,
je pourrais écouter ça en boucle. Eh bien, on va
Speaker 3: voir.
Speaker 6: On va vous demander à vous, les auditeurs, parce que
vous savez que nous, on peut aller loin dans le délire,
quitte à casser la programmation de la matinée. Fabienne, bonjour.
Speaker 8: Mais oui, OneFM, une troisième fois. On ne vit jamais
de son poids. Belle journée. Ciao
Speaker 6: ciao. Vicky, tu prends
Speaker 8: Rien. C'est
Speaker 6: de la folie. C'est de la folie, Nati.
Speaker 8: Mais one, one, one, one, one. C'est bon, là. Une fois,
deux fois. C'est vraiment pas assez. On veut du mariage.
C'est en
Speaker 6: plus qu'il y a d'autres comme message. Mais là, je
dis non, non, non, non. Attention sur qui va t'en tomber. Bonjour.
Speaker 9: On continue. On continue?
Speaker 6: Ah oui
Speaker 9: C'est pas
Speaker 6: possible. Je suis dans un cauchemar. C'est votre faute. Non.
Speaker 5: Donc ça, c'était le troisième. Et après une dizaine de
diffusions et un appel au boss de la radio pour
valider l'entorse gravissime à la programmation, ils ont décidé d'embarquer
toutes les autres radios de Suisse romande.
Speaker 6: Écoutons Radio Lac
Speaker 3: Ah oui!
Speaker 6: Ils
Speaker 3: l'ont fait! Bravo Radio Lac! Alors
Speaker 6: nous allons mobiliser les autres radios romandes. J'appelle... Ron FM.
On va nous prendre pour des fous encore. Bonjour. La
personne que vous avez appelée n'est pas joignable. Dommage. J'ai
un autre numéro, pardon. Mike de Radio Fribourg. Va-t-il jouer
le jeu? Allô? Mike! Bonjour Mike, c'est WLFM, tu es
en direct sur WLFM, on appelle Radio Fribourg ce matin. Coucou!
Ça c'est une surprise, bonjour tout le monde! On avait
une petite demande Mike, et on est en train de
mobiliser toutes les radios romandes, là vu que c'est le
1er décembre, diffusion d'un maria carré simultané sur toutes les
radios régionales romandes, nous y compris, il y a Radiolag
qui joue le jeu en face. Ah bah écoute, ça
doit être faisable, bon je vais me faire engueuler par
mes programmateurs. Mais nous aussi tu sais, ça fait depuis
7h ce matin qu'on diffuse que du maria carré. Alors,
vous êtes partant pour la jouer avant 9h? Comme ça,
on la joue en même temps? Oui, écoute, je suis
quand même très réactif. Tu me connais depuis le temps.
Et là, dans 20 secondes, il y a Mariah Carey qui
va partir. Oh yes! Alors là, ça va partir normalement.
Merci d'avoir joué le jeu. Ce n'était pas du tout prévu.
Amitié à tous les auditeurs de One SM et à
toute l'équipe. A bientôt. Bonne journée. RTN, ça ne répond pas. Rhone,
ça ne répond pas. RTN, on est là. RTN, allô? Oui,
Speaker 9: bonjour. Moi
Speaker 6: je m'ai bloqué dans une faille spatio-temporelle de Noël. On
n'a mis que du mari à carré sur WellFM. On
ne veut pas vous imposer ça, évidemment. Vous avez encore
des auditeurs. C'est la bonne question. Cela dit, oui, il
y a les auditeurs. Et en plus, je sais qu'il
y a les auditeurs de Radio-Chablais qui adoreraient avoir un
mari à carré en même temps que nous. Juste après
les infos de 9h de mettre un mari à carré, nous,
on va vérifier en direct si c'est le cas et
le défi sera validé. C'est faisable. C'est faisable. Voilà. Alors, TN,
des bisous.
Speaker 5: A la fin du morning, pas moins de 14 diffusions du
même titre de Maria Carey sur l'antenne de 1FM, un
bon buzz et des auditeurs qui ont saturé le standard.
De la radio vivante comme on aime. Et on retrouve
tout de suite le Zoom Actu. Le mois dernier, Air
National de Médiamétrie a délivré un bulletin de notes morose
pour l'ensemble du média radio. Seul Nova continue son ascension
fulgurante Tandis que la première radio de France, France Inter,
elle marque un peu le pas comme l'ensemble du marché.
Depuis est sortie l'étude Ear Insight, mesurant les habitudes d'écoute
via un panel d'auditeurs sur 28 jours au lieu d'un seul
pour Ear National. Et là, le classement se retrouve une
fois de plus un peu chamboulé avec RTL qui peut
prétendre être la première radio de France devant Inter, tandis
que Nostalgie est la première des musicales devant NRJ. Dans l'actu,
le Paris Radio Show revient les 3 et 4 février 2026 à la Belle-Villoise.
Des OnvoCast sera présent sur place et on y enregistrera
notre numéro de mars avec des invités. Dans l'actu, toujours
cette rumeur lue sur le compte de Clément Garin d'une
supposée vente de Energy Group à un groupe allemand. Rumeur
aussitôt formellement démentie par Energy Group, groupe coté en bourse.
Aussi dans l'actu, le départ de la déléguée générale de
l'Alliance de la radio, Cécile Durand-Girard, le poste pour la
remplacer est ouvert. Jean-Jacques Bourdin tente de revenir en podcast
et sur Youtube suite à son départ de Sud Radio,
un projet en financement participatif mais au montant récolté pour
l'instant assez timide. Bonne chance à lui néanmoins.
Speaker 4: Des ondes vocaces.
Speaker 5: Et la grande nouvelle de ce mois-ci a été la
disparition de Pierre Alberti, le fondateur de Nostalgie. Nostalgie Belgique
lui a fait un très bel hommage. Nostalgie, le portrait
du jour.
Speaker 10: Avec un brin de nostalgie, je nourris mon ancien picot
de vinyle.
Speaker 11: C'était un visionnaire, un pionnier, Pierre Alberti, le fondateur de Nostalgie,
de Radio Nostalgie, est décédé à l'âge de 84 ans. Oui
Speaker 7: un homme de radio, un homme de cœur, ce fils
de bûcheron né dans l'arrière-pays niçois a su faire prospérer
une entreprise de démolition avant de se passionner pour la radio.
Installé ensuite à Roquebrune-Cap-Martin, cet autodidacte, au grand cœur, on
le disait, a bâti une carrière hors normes. Un homme
à la joie de vivre, communicatif, qui a construit, pierre
après pierre, un petit empire de la radio. C'est en 1980
qu'il décide de se lancer.
Speaker 10: J'ai dit je vais faire une radio. Et on a
fait une première radio dans un grenier de Lyon. Nous
avons commencé à aimer. fait un appel un peu à
la radio. Peut-être qu'il y a quelques-uns qui nous écoutent.
Le standard sature immédiatement. Quel
Speaker 11: bonheur! Quel bonheur! Et cette première radio, Pierre Alberti la
garde pendant deux ans.
Speaker 7: Oui, c'était plus une radio pour les jeunes et lui,
il avait envie d'écouter la musique qu'il aime. Direction donc
la Croix-Rousse sur les hauteurs de Lyon, au cinquième étage
d'un immeuble, dans un grenier à nouveau. Il monte un
petit émetteur avec une petite antenne en fer et là,
Pierre partage une idée avec son pote Frédéric Coste.
Speaker 10: Et là, j'ai dit à Frédéric Coste, on va enregistrer 10
heures de musique. Que de la musique que moi, j'aime écouter,
que je me suis élevé avec. Et Frédéric Coste, il
me dit, mais comment on va l'appeler? J'ai dit, on
va l'appeler Radio Nostalgie. C'est ma nostalgie à moi.
Speaker 7: Et quelques mois plus tard, le succès est au rendez-vous.
Tout Lyon n'écoutait plus que cette radio
Speaker 10: Nostalgie. Énorme succès. Alors à partir de là, j'ai dit, écoute,
alors on va franchiser quelques radios. Et nous avons franchisé
une cinquantaine de radios en France avec le label Nostalgie.
Speaker 7: Grâce à ses intuitions et son amour pour la musique,
Pierre Alberti a su marquer plusieurs générations d'auditeurs.
Speaker 11: Entrepreneur engagé, Pierre Alberti, il a défendu pendant plus de 30
ans une vision ambitieuse de la radio locale libre.
Speaker 7: Oui, c'est vrai, une radio qu'il voulait vivante et profondément
ancrée dans son territoire. Son credo, un style chaleureux et
populaire fondé sur la proximité et l'émotion. Il a profondément
marqué en tout cas le paysage radiophonique par sa vision,
son esprit pionnier, on le disait, sans oublier... Son rire inimitable.
Pierre Alberti, c'était la nostalgie bien vécue qui contribue au
bonheur de vivre. Et ça, il l'avait bien compris.
Speaker 5: Un extrait de ce très beau portrait signé Anne-Laurence Dehon
de Nostalgie Belgique. Bravo à
Speaker 2: eux.
Speaker 5: Et pour cet hommage à Nostalgie, dans cet épisode... Rémi
Bertollon nous a rejoint. Je le rappelle Rémi, tu as
une longue carrière d'animateur sur de nombreuses radios en France
et tu animes actuellement un programme en duo pour les
radios locales Rémi et Jam. Et on commence donc ensemble
cette partie hommage avec ce duo. Deux noms qui comptent
parmi les pionniers de la FM en France. Ils ont
démarré ensemble à Lyon au début des années 80. Et ils
vont bâtir l'un des premiers grands réseaux en France. Deux associés,
deux visions, une même passion. Pierre Alberti et Frédéric Coste.
Et justement, Frédéric Coste est avec nous, Rémi. Oui
Speaker 12: je vous invite vraiment à rester jusqu'au bout de cet échange.
Vous allez voir que de la radio, on peut planer
sans difficulté. En tout cas, effectivement, nous sommes avec Frédéric
Coste avec nous. Bonjour.
Speaker 13: Bonjour. Bonjour Rémi, bonjour. C'est gentil
Speaker 12: ça fait plaisir de vous accueillir, de rendre hommage à
Pierre Alberti. Puis on rend hommage aussi à votre travail,
puisque vous avez créé cette radio ensemble, Nostalgie. Et puis
on rend hommage aussi à cette radio qui a marqué
et qui marque encore les auditeurs. Dites-moi, comment ça s'est
fait la première rencontre avec Pierre Alberti? Comment ça s'est produit?
À
Speaker 13: l'époque, je suis d'origine montonaise. j'étais disjoqué dans une discothèque
et je vivais j'avais une compagne qui était animatrice radio
sur les premiers radios pirates qui émettaient depuis l'Italie depuis
l'autre côté de la frontière et puis il se trouve
que le frère de Pierre Alberti, Lino était de temps
en temps client dans cette boîte et puis le jour
où Pierre a monté une radio il a parlé de
ça à son frère et son frère lui a dit
hop là, il faut que je te présente un garçon
et une fille c'est exactement les gens qu'il te faut voilà,
ça a démarré comme ça
Speaker 12: D'accord, donc vous étiez carrément dans cet état d'esprit passionné
de musique et de radio, alors que Pierre, lui, voulait
en savoir un peu plus. Ça l'intriguait, mais il n'était
pas au fait du sujet.
Speaker 13: Alors, à propos de l'intrigue, juste pour l'anecdote, il m'a dit, bon,
par contre, c'était une radio, je suis passé devant Europe 1
l'autre jour, sur quatre étages de bureaux et de machins,
j'ai dit, mais tu es fou, quoi. Donc, on l'a amené,
avec mon amie Nadine, elle s'appelle, on l'a amené en
Italie visiter une radio, les fameuses radios pirates, elles s'appelaient
Radio Continental, si j'ai bonne mémoire. Et je lui avais dit,
tu sais, Pierre, d'abord, il ne faut pas dire Et
quand on est reparti de cette radio, il m'a dit,
t'as raison, ça va dans une camionnette. Et deux mois après,
on était à Lyon et on a démarré le 13 juillet 1981
Radio Contact.
Speaker 12: Qu'est-ce qui a plu à Pierre? Le côté business, il
s'est dit, tiens, il y a peut-être quelque chose à faire?
Ou il était comme vous, finalement, il s'est retrouvé sur
cette même passion?
Speaker 13: Je crois qu'au départ, c'est une passion pour lui. Il
n'avait pas vu ça vraiment comme un business passionnant. à
la taille dans laquelle on l'a développé. Au départ, c'était
une passion qui coûtait un peu d'argent parce qu'on était
autorisés à émettre, mais on était interdit de tout. Pas
de publicité, pas de machin, rien. Des puissances complètement ridicules.
Bien sûr, au-delà de laquelle, on y allait largement. On
nous autorisait à 100 watts, mais on avait 10 000 watts. Bref. Et ça,
c'est l'aventure.
Speaker 12: Et comment ça se fait que vous vous êtes retrouvé
du coup à Lyon, puisque vous vous êtes rencontré à
Menton et puis après vous vous êtes déplacé?
Speaker 13: Parce que Pierre, même s'il est originaire de Menton, en fait,
habitait à Lyon. Il avait le siège de son entreprise
de démolition à Lyon. C'est comme ça qu'on est parti
à Lyon, parce qu'il habitait là-bas, tout simplement.
Speaker 12: Et ensuite, la création de Nostalgie, en tout cas de
ce format que vous avez imaginé ensemble, c'est ça? Vous
y avez cru?
Speaker 13: C'est lui qui a eu l'idée, en fait. C'est lui
qui a eu l'idée, parce qu'il me disait« Radio Contact,
c'est bien, mais c'est des radios du rock, etc. Pour lui,
c'était du tchac-boum-boum. Donc, il voulait une petite radio pour lui. Donc,
on avait mis ça sur un magnétophone, des vieilles chansons italiennes,
avec un petit émetteur. Comme ça, quand il rentrait de
ses voyages d'affaires, il pouvait se brancher dessus en arrivant
près de Lyon et écouter au soleil mignon, au volard
et tout ça.
Speaker 12: D'accord, vous lui avez fait sa playlist
Speaker 13: Sa playlist à lui. Et puis, le fait est qu'un jour...
Il y a un groupe de presse, Comareg, il ne
faut pas le citer, qui nous a fait une proposition
qu'on ne pouvait pas refuser pour acheter Radio Contact. Donc,
on l'a revendu et on s'est dit qu'on allait s'occuper
de nostalgie. Donc, on a enlevé le petit magnétophone et
on a fait une radio normale. Enfin, normale, nationale. Parce
qu'on s'est dit qu'une radio, c'est bien, deux, c'est mieux. Donc,
on a commencé à franchiser. Après, on a pris un
canal satellite, ce qui était interdit à l'époque, mais enfin,
on l'a quand
Speaker 12: même. Et pour la franchise, je me disais que ce
n'était pas facile d'aller voir les radios, leur dire on
va changer votre nom pour prendre Nostalgie. Il a fallu
convaincre au début ce système, ce concept? Vous
Speaker 13: savez, il se trouve qu'il y en a deux ou trois,
un en particulier à Grenoble, qui lui avait une radio
pirate à l'Italie. Il s'appelait Radio Ventimiglia Internationale. Et il
avait monté à Grenoble Radio des Vallées de l'Isère, RVI aussi.
Et lui, le jour où on est allé le voir,
il était évidemment convaincu que c'était la bonne solution. Donc,
à partir du moment où vous avez 3-4 radios franchisées,
le reste, ça vient tout seul
Speaker 12: Ah oui, d'accord, ça crée une dynamique?
Speaker 13: Ça crée une dynamique, absolument. Et c'est ce qui s'est passé.
Speaker 12: Vous dites que vous êtes passé après sur un système
de satellite. C'est-à-dire qu'au début, les franchisés devaient diffuser et
enchaîner eux-mêmes les titres? C'est ça? Il n'y avait pas
de signal?
Speaker 13: On leur donnait la playlist, les jingles. On leur donnait
les grilles de programmation. Et ils faisaient eux-mêmes, avec la
couleur locale. Par contre, le jour où on est passé
sur satellite... Le programme venait de Lyon, dans le premier temps,
et après de Paris. Est-ce
Speaker 12: qu'il n'y en a pas qui prenaient des distances et
que ça énervait un peu? Parce qu'on a toujours peur
que les franchisés s'amusent à bricoler un programme à côté
de ça
Speaker 13: C'est ça. Il y avait la marque qui était en
jeu et il y en avait certains qui faisaient n'importe quoi. Donc,
c'est vrai qu'au départ, on fonctionnait avec des franchises. Même
avec le satellite, c'était quand même des franchises. Mais ils
rajoutaient toujours des programmes locaux qui, parfois, étaient un peu comiques.
pour ne pas dire autre chose donc petit à petit
on a racheté tout le monde
Speaker 12: et puis
Speaker 13: on a gardé uniquement une vingtaine de filiales régionales pour
les plus grandes villes et le reste c'était tout en
programme national et dans les 20 villes il y avait un
petit peu de décrochage local mais fait sous notre contrôle
Tout dépendait de nous
Speaker 12: Quand vous avez développé ce réseau de deux franchises, est-ce
que vous êtes inspiré d'une autre entreprise ou d'une autre
radio en France ou ailleurs?
Speaker 13: C'est Energi qui nous a donné l'idée de la franchise.
Speaker 12: Vous êtes parti là-dessus?
Speaker 13: Oui, ils ont commencé à franchiser et on s'est dit,
mais si ils le font, pourquoi pas Même si on
est de la province. Parce qu'on est quand même le
seul réseau national qui a réussi à se développer, qui
est parti de province.
Speaker 12: Alors justement, moi je me disais, quand on quitte Lyon
et qu'on s'installe dans un siège parisien, est-ce que pour vous,
à titre personnel, c'était déjà une réussite? Quelque chose d'impressionnant?
Ou c'était une suite logique?
Speaker 13: Une suite logique. Moi j'ai toujours été... Un vadrouilleur, j'ai
un grand-père qui voyageait beaucoup, vous savez, donc ça m'a
beaucoup inspiré. Et le fait d'aller voir ailleurs s'il fait beau,
ça a toujours été ma nature. Donc ça ne m'a
pas plus impressionné que ça, au contraire.
Speaker 12: En tant que vadrouilleur, vous avez ensuite poussé les frontières,
puisque je crois que vous étiez en charge de développer
Nostalgie au-delà, je crois qu'en Afrique, notamment sur le continent
africain
Speaker 13: Oui, en fait, la première station qu'on a ouverte à l'étranger,
c'est Moscou. à l'époque de l'URSS. C'était un challenge, un
tapin dans la mer avec un Russe, un jour, qui
est venu me voir, qui me dit« J'ai pas rendez-vous
avec vous, mais depuis qu'il y a Gorbatchev, puisqu'on peut
sortir comme on veut, on prend plus rendez-vous, on vient directement.» Non,
ça m'a fait rigoler. Et puis, on est restés deux
heures ensemble. Et puis, on s'est dit, je commente la
première radio commerciale à Moscou, à l'époque de l'URSS. Et effectivement,
on a ouvert le 1er avril, si j'ai bonne mémoire,
sans poisson, 1990. D'accord.
Speaker 12: Un petit peu plus tard, d'ailleurs, on aura Caroline Verdi
qui va nous raconter un peu son aventure en tant
que chanteuse
C'était une franchise, en fait?
Speaker 13: C'était une franchise à Moscou? Une franchise avec une participation.
C'était une société dans laquelle on était minoritaire, actionnaire avec
la société d'État.
Speaker 12: Et au-delà du succès, vous êtes parti après à travers l'Europe?
Speaker 13: Alors, on avait déjà développé, mais sous forme d'une concession
en raison de Belgique, mais le concessionnaire a fait faillite.
Donc avant qu'ils le revendent à Chiri FM, on a
tout racheté en propriété directe, associée avec un groupe de presse,
vers l'avenir, c'est un groupe belge. Et donc le premier
réseau hors France qu'on a eu vraiment, c'était en Belgique.
Après il y a eu la Suisse, et puis l'Afrique,
parce que c'est tombé comme ça, on va dire en
concours de circonstances, ça a commencé avec la Côte d'Ivoire,
Et puis, on a fait le Gabon, le Sénégal, le Togo.
Et puis, la dernière que j'avais faite, c'est à Buenos Aires. Moi,
je trouve que Buenos Aires, ça donne à peu près
la distance.
Speaker 12: Ça donne effectivement un beau réseau. Vous et Pierre Alberti,
vous n'avez jamais lorgné sur un autre média? Je pense
à la télévision, par exemple.
Speaker 13: Non, parce que je vais vous dire, on a eu
des petits soucis à une époque politico-judiciaire. Pierre était un peu...
Cela a un peu cassé, quoi. C'était un garçon très sensible.
Et on a eu l'opportunité de vendre Nostalgie. On l'a vendue. Voilà,
on l'a vendue, on l'a bien vendue. Et puis voilà,
on y passait à autre chose.
Speaker 12: Après un travail bien mérité, effectivement.
Speaker 13: Moi, je suis resté un petit peu avec les nouveaux actionnaires.
Jusqu'à avant la vente au groupe Énergie. Et puis après,
je suis parti sur autre chose
Speaker 12: Juste avant de nous dire un petit peu dans quel
domaine vous avez rebondi ensuite, on peut dire que vous
avez coupé les ponts avec la radio. Est-ce que quand
on n'est pas signé comme ça et quand on a
ce vécu au sein d'un réseau qu'on a développé, on
peut vraiment couper les ponts? On y arrive à prendre
de la distance, notamment pour la radio?
Speaker 13: Ça, c'est pas en claquant dans les doigts, c'est sûr.
Mais vous savez, comment vous dire? L'époque où on a créé,
que ce soit Radio Contact ou Radio Nostalgie, c'est l'époque
où on a tout inventé. Parce qu'il n'y avait rien.
On a tout inventé, tout créé, y compris les systèmes
de diffusion automatique pour la publicité, relayés par satellite. On
a inventé un nouveau média. Et d'ailleurs, les radios françaises passaient,
en tout cas à l'époque, pour être les plus performantes
en Europe. Ce n'est pas par hasard. Je dirais qu'une
fois qu'on a fait ça, après, c'était de la gestion.
Alors que moi, j'ai connu la phase développement. C'était très, très,
très différent. Quand vous développez quelque chose, vous le voyez grandir.
Quand vous le gérez... Donc, c'est sûr que le cordon ombilical,
il n'a pas été facile à couper, mais c'est plus
facile que ce que j'imaginais. Sur un plan... affectif et sociatiste.
Ce n'est pas facile, évidemment. Surtout que ça a été
vendu par les actionnaires à qui on avait vendu. Ils
ont vendu à notre principal concurrent. Donc, ça fait un
peu mal au cœur, évidemment
C'est la vie, ça. C'est la vie des affaires. Il
y a l'artistique et il y a les affaires. C'est
pour ça qu'on appelle ça le showbiz.
Speaker 12: Et vous étiez vraiment réparti les tâches avec Pierre ou
pas du tout? Vous l'artistique, lui le business
Speaker 13: Non, lui c'était le patron, le président, qui tranchait quand
il fallait trancher. Et puis moi j'étais un peu l'homme
à tout faire. J'avais une équipe avec moi, mais Pierre
me faisait énormément confiance, il s'appuyait beaucoup sur moi. C'est
comme ça. Mais bon, c'était une passion. C'est vrai qu'on
avait une relation très... très proche, c'est un peu mon
père spirituel, Pierre.
Speaker 12: Et donc, une fois que la radio a été vendue,
vous avez rebondi sur une autre passion, l'aéronautique, c'est
Speaker 13: ça? C'est mon deuxième rêve d'enfant, oui, absolument. En fait, l'histoire,
elle est toute simple. On avait une astrologue à Nostalgie
dont le mari était musicien comme moi. On se retrouvait
le week-end à la maison pour faire des bœufs avec
d'autres copains qui étaient musiciens. Et puis, X années après,
un jour, en fait, son père, J'ai découvert que son père,
c'était le pilote d'essai des Mirage 3. Et son père avait
créé une entreprise avec d'autres associés, que dirigeait son fils,
qui vendait des pièces détachées d'avions, des avions de chasse,
des avions, des hélicoptères, etc. Et ce garçon, qui s'appelle Frédéric,
comme moi, voulait racheter la boîte, donc je lui ai
aidé à racheter la boîte. Et c'est comme ça que
je me suis retrouvé dans l'aéronautique militaire, Boîte qu'on a
revendue après un groupe qui appartient à Dassault, Airbus, etc.
On fait tout le gratin militaire et industriel. Et pour
la petite histoire, moi, à la fin, j'ai commencé ma
carrière dans la radio comme directeur de programme et j'ai
fini ma carrière comme directeur de programme. Effectivement, oui. Mission accomplie,
comme on dit, mais avec la partie rêve. En
Speaker 12: tout cas, c'est tout à fait passionnant de vous écouter
en tant que pionnier de la radio FM. Les radios
généralistes aussi, j'imagine que ça vous passionnait aussi
Speaker 13: J'ai travaillé dix mois à Radio Monte-Carlo comme réalisateur, à
l'époque où c'était encore l'État, la Sofirad et l'État monégasque.
Mais j'étais pressé de partir. Je suis vite retourné à
Lyon avec Pierre. Je lui manquais et il me manquait.
Et c'est là où on s'est occupé après. On a
vendu Contact et on s'est occupé de Nostalgie. Vous savez l'histoire.
C'est l'histoire d'une amitié et d'une nostalgie éternelle.
Speaker 12: En parlant de RMC, on va recevoir Max Lafontaine dans
un instant. Vous avez travaillé avec lui sur Nostalgie?
Speaker 13: Je l'ai connu à Radio Monte-Carlo quand j'étais réalisateur. Lui
était déjà animateur à Radio Monte-Carlo sur les grandes ondes.
Il faisait le matin. Il avait du mal à se
lever le matin. Il n'était
Speaker 12: jamais à
Speaker 13: l'heure. Et Max Lafontaine, après, il est venu avec moi
à Nostalgie. Absolument.
Speaker 12: Merci d'avoir été avec nous pour parler de Pierre Albertier
et de Radio Nostalgie. Au plaisir, évidemment, d'échanger à nouveau
et de parler à Radio avec vous. Merci.
Speaker 13: Quand vous voulez. Et juste un petit dernier mot pour
Pierre qui a son âme parce que C'était vraiment quelqu'un d'exceptionnel,
que j'ai beaucoup aimé. On a une histoire particulière, tous
les deux. Parce que je vous dis, c'est mon père spirituel.
Et il le restera.
Speaker 12: On défend une personnalité, une sacrée personnalité, c'est ce qu'on
disait de Pierre.
Speaker 13: Très grosse personnalité, mais très gentille, adorable.
Speaker 12: Merci, en tout cas, ça nous a fait plaisir de
vous accueillir ici et au plaisir. Merci Frédéric.
Speaker 4: Merci Rémi, à bientôt, au revoir.
Speaker 5: Pierre Alberti aimait la musique et les artistes. C'est lui
qui a ouvert à Caroline Verdi les portes d'un tout
autre horizon, la Russie. Grâce à l'implantation de Nostalgie à Moscou,
il a permis à son univers de traverser les frontières,
alors même que Caroline s'était déjà fait un nom en France.
Speaker 12: On a effectivement le plaisir d'accueillir Caroline Verdi avec nous.
Bonjour Caroline! Bonjour à tous. Alors Caroline, chanteuse avec succès
dans les années 70, 80, 90, en France notamment, mais pas seulement. Vous
êtes partie en Russie et vous avez vendu des centaines
de milliers d'albums, j'ai vu. En quoi c'est grâce à
Pierre Alberti que vous avez été reconnue là-bas et vous
avez connu ce succès, Caroline?
Speaker 14: Écoutez, Pierre Alberti, je l'ai connu, il venait de créer
Radio Nostalgie. Et c'est vrai que cette radio commençait à
avoir du succès. Et je l'ai rencontré et on a
beaucoup sympathisé. J'ai connu ses enfants, j'ai connu son épouse,
j'ai connu son associé, ses associés. Et un jour, il
m'a dit, écoute Caroline, nous, on est en train de
monter Radio Nostalgie à Moscou. Et il me dit, écoute,
ce serait bien qu'on mette en lumière, on va dire,
une artiste ou un artiste, on va dire français, et
on voudrait que ce soit toi. Voilà.
Speaker 12: Et ça s'est fait tout simplement comme ça. Et l'aventure
a démarré ainsi. Donc, ça veut dire que vos chansons
ont été diffusées sur l'antenne de Moscou.
Speaker 14: Oui, Nostalgia Moscou, qui était en plus une radio très,
très cotée, on va dire, en URSS. Donc, grâce à Pierre, effectivement,
mes titres passaient. Et à un moment, il me dit, écoute,
il faut que tu viennes, on va dire, à Moscou
pour faire des interviews. Ce que j'ai fait, et grâce
effectivement à ce succès radiophonique, j'ai eu effectivement des médias
qui sont autres que Nostalgia, mais la télévision soviétique, russe, disons-nous,
m'a invitée et j'ai pris une popularité effectivement en URSS
grâce au début de sur Radio Nostalgia Moscou.
Speaker 12: C'est génial. Et ça fonctionnait comment, cette radio? Les animateurs
étaient russes, du coup?
Speaker 14: Effectivement, russes, mais il y avait aussi des émissions qui
partaient de Paris, bien évidemment, de France, disons-nous, et donc
qui donnaient une certaine... Et il y avait bien évidemment
la chanson française qui était diffusée, on va dire, en URSS.
Et il faut dire que les Russes adorent la France.
adorent la langue française. Donc, c'était véritablement une opportunité.
Speaker 12: Donc, la chanson française était très prisée là-bas. Et en plus,
on vous a identifié comme quelqu'un qui aimait la Russie.
Ça a peut-être développé ce rapport-là avec les Russes. Oui,
c'est-à-dire
Speaker 14: que j'ai chanté au Kirov à Saint-Pétersbourg, la salle russie
à Moscou, qui sont les plus grandes salles, on va dire,
en URSS. Et j'ai eu la chance aussi que d'autres médias,
bien sûr, s'y intéressent. que la télévision s'y intéresse, à
tel point qu'à un moment, il y a une maison
de disques soviétique qui m'a sorti deux albums qui représentaient
un petit peu l'ensemble de ma carrière, on va dire,
en URSS chez Melodia.
Speaker 12: Et toujours, par contre, en français
Speaker 14: Toujours en français. Au contraire, ils adorent la langue française. Donc,
c'était une belle opportunité, bien évidemment. Et puis, en même temps,
c'est vrai que l'URSS est un autre monde, mais ils
aiment tellement la France et les Français. Je ne sais
pas s'il est français, mais en tout cas, ils aiment
tellement la langue française et la France, qu'effectivement, c'était vraiment
une belle rencontre
Speaker 12: C'est Pierre Alberti qui a décelé ce potentiel. Mais à
votre avis, pourquoi les Russes sont tombés amoureux de votre voix,
de votre travail? Ça aurait pu être beaucoup d'autres chanteuses.
Qu'est-ce qui s'est passé?
Speaker 14: Écoutez, il y avait l'associé de Pierre qui était Frédéric Coste.
Et c'est vrai que les deux, en tout cas Frédéric
est parti en Russie, effectivement il a eu l'idée de
créer effectivement Nostalgia Moscow et c'est vrai que la chanson
française est très appréciée dans l'ensemble on va dire de
la Russie après c'est vrai que je ne sais pourquoi
Pierre m'avait choisi pour me mettre en lumière mais en
tout cas je ne peux que le remercier et c'est
vrai c'est avec beaucoup de désolé mais je vais devoir
en parler avec beaucoup de tristesse qu'on a pris ces
derniers temps effectivement son départ voilà son départ
Speaker 12: Vous étiez un intime de la famille, vous le côtoyez souvent.
On le savait passionné de tout, et notamment de la radio.
Il était vraiment comme ça tout le temps
Speaker 14: Exactement. Moi, j'allais chez lui, puisqu'il était dans le sud
de la France. Et ces dernières années, il avait recréé
une petite radio émotion. C'était quelqu'un qui avait beaucoup d'idées.
Quand il aimait les gens, il était prêt à tout donner.
C'était une personne, effectivement... on va dire, qui avait le
sens de la communication. Et c'est sûrement pour ça qu'il
a créé aussi la radio.
Speaker 12: Alors, il aimait la radio, c'est un entrepreneur aussi. Mais
il aimait aussi les artistes, en fait.
Speaker 14: Oui, oui, oui. Moi, je sais qu'il a organisé de nombreux,
on va dire, de nombreux concerts. Moi, j'étais souvent la
marraine des émissions, tout au long des concerts. Et c'était
avec joie, bien évidemment, quand il m'appelait et qu'il me proposait.
Il avait beaucoup d'imagination.
Speaker 12: Et cet amour des gens, ça se ressentait, selon vous,
dans la radio, dans les programmes?
Speaker 14: Ah oui, tout à fait. Mais chez lui, c'était instinctif.
Il aimait ou il n'aimait pas. Et je trouve que
ce n'était pas un homme de mensonge qui jouait. C'était lui, instinctivement.
C'était une personne, en plus, qui avait beaucoup d'idées. La Preuve,
il a quand même été un des premiers à créer,
bien évidemment avec un autre dont je ne citerai pas
forcément le nom, mais qui a créé la première radio FM,
Radio Nostalgie, qui aujourd'hui existe toujours. La Preuve, c'est un
autre groupe aujourd'hui qui a repris cette radio parce que
sa popularité existe toujours.
Speaker 12: Caroline, merci pour ce voyage grâce à Pierre Alberti aussi.
C'est à les retours qu'on a fait avec vous entre
Paris et Moscou, en quelque sorte
Speaker 14: Exactement. Ah oui, ça, c'était formidable parce que j'étais effectivement...
J'étais partie à l'époque avec mon producteur et son associé.
Je me rappelle, on était partis en voiture et on
avait rencontré deux Russes qui, effectivement, avaient propulsé, on va dire,
nostalgie à Moscou. Et c'était effectivement... un souvenir mémorable
Speaker 12: Merci d'avoir été avec nous pour parler de Pierre Alberti
et de votre parcours. Merci Caroline Verdi, à bientôt. C'est
Speaker 14: moi qui vous remercie. Je trouve que c'est véritablement gentil
de rappeler que des gens comme Pierre Alberti ont véritablement
marqué notre histoire radiophonique, disons-nous.
Speaker 12: C'est un plaisir. Merci Caroline. C'est
Speaker 14: moi qui vous remercie. Des ondes
Speaker 4: vocaces.
Speaker 5: On arrive maintenant sur la Côte d'Azur, où Pierre Alberti
signe son ultime aventure radiophonique. Radio Émotion, lancée à Nice en 2008,
est devenue depuis Mélodie d'Azur. Parmi toutes les voix de
l'antenne au format adulte, une figure bien connue des auditeurs,
Max Lafontaine, un animateur au parcours impressionnant
Speaker 12: Max Lafontaine est avec nous. Bonjour Max! Bonjour Rémi, bonjour
à tous. Merci d'être avec nous. Alors vous allez me
dire si je me trompe parce que vous avez fait
tellement de belles radios. Radio Andorre, RMC, RTL, ça fait
effectivement de belles stations. Et puis Radio Émotion, alors là
on est à Nice en 2008, c'est Pierre Alberti qui lance
ce nouveau programme. Comment ça s'est passé l'intégration dans ce
projet Max?
Speaker 15: C'est-à-dire que Pierre Alberti était le créateur de Nostalgie, de
Radio Nostalgie, quelques années auparavant, et il avait très envie
de repartir pour l'aventure, en quelque sorte, sauf qu'effectivement l'époque
avait changé? Et donc, c'était moins facile de pouvoir faire
un réseau, un vrai réseau. Donc, il a commencé par
créer Radio Émotion à Nice. Voilà. Donc, j'ai eu le
plaisir et le bonheur de travailler avec lui quelques jours,
parce que ça n'a pas duré, pour moi en tout cas,
ça n'a pas duré très très longtemps, puisque à l'ouverture,
il y avait toute une équipe. On était 6, 7 ou 8, je
ne me rappelle plus très bien. Enfin, on était nombreux
en tout cas. Et au bout de quelques jours, il
a découvert que le voice track existait maintenant. Et voilà. Donc,
il nous a dit, écoutez, on va réduire les équipes.
Et finalement, il n'y a plus qu'une ou deux personnes
qui sont restées vraiment à l'antenne pour les matinales. Voilà quoi. Donc,
mon aventure à émotion est tournée un peu court. Mais
c'était un personnage haut en couleurs, comme on dit, puisque
c'était un natif de la Côte d'Azur, donc avec un
accent assez fort, avec des grosses mains Et des gros muscles, donc,
quand il veut taper dans le dos ou le sentier.
Et puis, c'est le genre de monsieur qui, vous voyez,
à émotion, il y avait un tout petit studio, mais lui,
il avait un très, très grand bureau
Ça résume un peu aussi le personnage, pour ceux qui
l'ont connu, en tout cas. Et
Speaker 12: comment il parlait, justement, de ce nouveau projet Radio Émotion,
de ce format, de cette radio?
Speaker 15: C'est un passionné, lui, un passionné de radio. Donc, depuis
très longtemps, il avait envie de refaire, en gros, Nostalgie.
Et c'est ce qu'il a essayé de faire. Sauf qu'effectivement,
à Nice, Nostalgie existait déjà. Donc, c'était un petit peu
un concurrent, finalement, qui se créait à ce moment-là, puisque
Nostalgie était passée dans les mains de je ne sais
plus qui à cette époque-là, d'ailleurs, puisque Nostalgie était vendue
un certain nombre de fois.
Speaker 12: Le Média Radio, à l'époque, en 2008, ça marchait encore très
très fort. Comment ont été les premières réactions des auditeurs
à l'arrivée de Radio Émotion
Speaker 15: Oui, tout le monde était enthousiaste, évidemment. Nous, à l'antenne,
et les auditeurs aussi. Après, il fallait tout commencer, puisque
c'était tout à fait nouveau. Les nouvelles aventures, c'est toujours
très intéressant, effectivement. Mais c'était quand même une radio... Très musical,
comme le voulait Pierre Alberti. Puisque moi, en ce qui
me concerne, il m'a toujours dit que je parlais beaucoup trop.
Pour lui, en tout cas. Maintenant, quand on vient de
radio périphérique, c'est un petit peu compliqué de se glisser
dans la façon d'animer des FM. Des musicales, en tout cas.
Speaker 12: Comme vous le disiez, Max, c'était un éternel passionné. Toujours
des idées autour de ce média qu'il chérissait.
Speaker 15: Absolument, oui, absolument.
Speaker 12: Et vous aussi, passionné, parce que vous ne lâchez pas
le micro. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance,
parce qu'ils sont très jeunes et qu'ils écoutent le podcast,
de vous écouter notamment dans les matines alertelles des années 90,
vous avez fait les tournées d'été, les jeux sur RMC
dans les années 70-80. Qu'est-ce qui vous a le plus
plu dans tous ces exercices, franchement, dans toutes ces... dans
tout ce que vous avez fait en tant qu'animation
Speaker 15: Je suis un passionné, comme vous l'avez dit. Ça a
commencé très très jeune. Moi, je suis natif de Marseille,
et donc j'avais très envie de faire de la radio.
Sauf que là, on remonte le temps, et bien avant 1981,
il n'y avait pas beaucoup de radio en France. Il
y en avait seulement six. Donc pour débuter, ce n'était
pas très facile, parce que pour aborder RTL Europe 1, voire
même RMC, c'était compliqué. Donc la plupart des jeunes animateurs
dont je faisais partie... comme Michel Côté et quelques autres,
on a tous débuté par Radio Andorre, effectivement, parce que
c'était encore une assez petite station à l'époque, sauf qu'il
fallait partir en principauté d'Andorre, donc là c'était vraiment la
grande aventure pour quelqu'un qui découvrait en gros la radio,
puis c'est une radio qui n'avait pas de gros moyens,
donc il fallait absolument tout faire, vous faisiez la matinale
avec l'animation, les jeux, les infos, la météo, etc., On
apprend le métier comme ça. Moi, je suis resté presque
deux ans là-bas. Et puis après, j'ai eu la chance
de partir à RMC dans une grande belle période, puisque
c'était la fin des années 70 et le début des années 80.
La radio marchait très, très bien à l'époque. Et puis,
on faisait un programme … Ma foi, très sympathique à faire,
avec plein de jeux, Jean-Pierre Foucault et quelques autres animateurs
de cette époque-là. Pour moi, c'est un très bon souvenir,
parce que quand on parle de radio libre, ça me
fait un peu sourire, parce qu'on semble avoir découvert la
radio libre en 1981. Mais croyez bien qu'elle était très libre
avant aussi. Moi, personnellement, je n'ai jamais connu un directeur quelconque,
qui que ce soit d'ailleurs, qui me dise« ça, il
ne faut pas le dire, ça, il ne faut pas
le faire». La seule chose qu'on nous demandait à Monaco,
c'est effectivement de ne pas parler de la fermière princière,
ce qu'a fait Coluche, et ça lui a valu de
partir très vite de la principauté d'ailleurs. Voilà. C'est tout. Autrement,
les belles expériences, effectivement, j'en ai eu beaucoup. J'ai eu
le bonheur de faire beaucoup de radio. Et dans chaque radio,
c'est une aventure un peu différente. Alors, la réception, l'accueil
est toujours ma foi. Moi, je l'ai toujours eu comme ça,
en tout cas, très sympathique de la part de mes
collègues de travail. Ce qui m'a permis de croiser quelques
grands noms comme Fabrice et bien d'autres. Et croyez-moi, tous
ces gens-là sont hyper sympathiques dans la vie. Voilà. Comme
Jean-Pierre Foucault, d'ailleurs, que je salue.
Speaker 12: Et dites-moi, dans le style de l'animation, est-ce que vous
pensez que ça a changé dans la façon de faire,
de s'exprimer envers les auditeurs ou on est resté dans
cette simplicité du média radio?
Speaker 15: Très franchement, si je peux vous donner mon avis personnel,
ça a vraiment beaucoup changé. Et à mon avis personnel encore,
pas trop en bien. Parce que moi, cette liberté que j'avais,
je ne la retrouve plus nulle part ou presque plus.
Il faut réfléchir à ce qu'on dit. Il y a
des choses qu'on ne peut plus dire alors qu'on pouvait
le dire avant. Il y a souvent aussi maintenant des
radios où tout est prévu, tout est chronométré, tout est
presque écrit à l'avance. Parfois, moi, ça me gêne un
petit peu. Et puis surtout, pour ce qui est des
radios périphériques, les journalistes ont pris la part des choses. Donc,
c'est eux qui animent la plupart des émissions. Ce qui
fait que le rôle de l'animateur est devenu minimal, il
n'existe plus pratiquement sur ces radios-là en tout cas.
Speaker 12: Et quand vous faisiez la matinale par exemple sur RTL,
vous avez plus de place que l'encore man, comme on
dit maintenant, des matinales de généralistes?
Speaker 15: C'est nous avec le réalisateur. Nous gérions effectivement les deux
heures de petit matin qu'on faisait. Il ne fallait pas
parler à trois plombs, évidemment. Ce n'était pas mon rôle
non plus. On était là pour distraire les gens, pour
faire des jeux. ce qui fait que c'était basé à
cette époque-là, et je peux prétendre que je suis le
dernier animateur sur RTL, en tout cas, d'avoir fait Les
Petits Matins, puisque en 1996 ou 1997, Philippe Labon m'a dit« on
va changer le format, à partir de la saison prochaine,
on fait du tout info», ce qui fait que la
partie animation proprement dite a été perdue. Donc voilà, c'est
autre chose!
Speaker 12: Et vous avez toujours cherché à avoir ce côté à
la fois sympathique, mais chaleureux aussi pour les auditeurs. C'est
un peu votre marque de fabrique?
Speaker 15: C'est ce qu'on nous demandait aussi à cette époque-là, dans
le sud de la France en tout cas. Il fallait
avoir une voix ensoleillée, une voix qui amuse, qui distrait.
Et je pense que la base de la radio, ça
peut être ça aussi. On peut retrouver encore ça un
petit peu sur les matinales, des musicals comme Energy, comme
Fun Radio et d'autres sûrement, où on retrouve encore un
petit peu d'animation avec des gens sympathiques. Mais là, ils
ne sont plus tout seuls les animateurs. Ils sont toute
une équipe, 3, 4, 5, souvent. Alors
Speaker 12: justement, vous parlez du Sud. J'ai entendu dire que vous
aviez monté la première radio pirate à Marseille avec Jean-Pierre Foucault.
C'est vrai ou c'est une légende?
Speaker 15: Alors, ce n'était pas avec Jean-Pierre Foucault. Ah d'accord. Non, non,
c'était avec des copains. C'est avant de pouvoir vraiment faire
de la radio dite professionnelle, professionnellement parlant en tout cas. Moi,
j'étais passionné, donc j'ai un peu ennuyé mes copains et
on faisait des journées radio et on avait une espèce
de petit émetteur plus ou moins pirate. Et on faisait
des émissions, c'était donc donner des postes à chacun. Et
on faisait une journée de radio, à notre façon, pour
se faire plaisir, quoi. Voilà. C'était sympa. Mais là, Jean-Pierre
Foucault n'était pas dans le coup. Il est marseillais, lui aussi.
Lui aussi, il est passionné aussi, parce qu'il m'a raconté
que lui aussi, il a commencé un petit peu comme
ça avec son copain, à faire des émissions un petit
peu pour rien, pour s'amuser, quoi. Voilà.
Speaker 12: Oui, comme vous, il a toujours été très fidèle aux
médias radio, même s'il a été emporté aussi par la télévision.
Il a toujours gardé un pied dans ce média et
vous gardez aussi cette passion et ça fait plaisir. Merci
en tout cas d'avoir été avec nous pour évoquer entre
autres Pierre Alberti. Merci Max. Merci Rémi, à
Speaker 15: très vite et à très bientôt. Pourquoi pas dans une radio. Oui,
au plaisir. À bientôt, merci
Speaker 4: au revoir
Speaker 2: L'univers
Speaker 3: de
Speaker 2: la
Speaker 3: radio. L'univers de la radio. En podcast. En podcast
Speaker 5: C'est la fin des ondes vocastes, le podcast qui parle
de radio. Passez de bonnes fêtes de fin d'année. C'était
Olivier Audou et Rémi Bertollon aux manettes. Merci à tous
nos invités pour ce bel hommage à Pierre Alberti. Nos condoléances,
bien entendu, à sa famille. On se retrouve début janvier.
Salut
Speaker 4: Des ondes vocastes.



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