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Interview avec Jean-François Duplaix, Directeur de Médiatic Conseils

31:15

Notre deuxième invité nous emmènera du côté de la Lettonie. Olivier Oddou interviewera Jean-François Duplaix, le nouveau patron de Médiatic Conseils, l’illustre société de consulting pour les commerciaux radio fondée par Michel Colin. Il revient avec nous sur les Radiodays Europe, dont Des Ondes Vocast est partenaire presse. Nous ferons un point sur les interventions marquantes de ces Radiodays Europe, sur la vision de Jean-François du futur de la radio, mais aussi sur les enjeux commerciaux du média. Entre innovation et retour aux fondamentaux, il expliquera pourquoi les programmes et la publicité doivent plus que jamais répondre aux attentes des auditeurs comme des annonceurs.

Animation / réalisation : Olivier Oddou

Intervenants : Rémy Bertholon, Jean-Michel Canitrot (attaché de presse musical et animateur sur MBS), Jean-François Duplaix (Directeur de Médiatic Conseils)

Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]

Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]

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Speaker 2: C'est les Eagles au sommet de leur art. C'est un album qui est juste intemporel, extraordinaire. Speaker 3: Est-ce qu'en préparant ces émissions depuis le lancement de ton hebdo, est-ce que tu as redécouvert un groupe ou des artistes justement en préparant tout ça? Speaker 2: Oui, j'ai redécouvert deux groupes par exemple. Un groupe qui peut-être pour certains est un peu pour les érudits, les initiés. C'est un groupe qui s'appelle Ambrosia. Qui est vraiment un groupe incroyable, qui est l'archétype de ce que peut être le son californien avec des harmonies vocales superbes. Donc je vous invite vraiment à vous plonger dans la discographie du groupe Ambrosia et vous allez trouver de véritables merveilles. plus Rock FM, comme on dit, que West Coast. C'est le groupe Survivor. Survivor, tout le monde connaît. The Eye of the Tiger. Ils ont plusieurs hits qui sont passés un peu inaperçus en France. Et il y en a un qui est ressorti grâce à une pub télé pour la Citroën C3 Aircross. C'est le titre qui s'appelle« Is This Love?». Ce qui est intéressant, c'est de saluer le vrai travail de recherche des gens qui s'occupent des synchropubes et qui se disent« Ah, tiens, qu'est-ce qu'on va mettre derrière ce spot?» Je trouve que c'est vraiment un très très beau travail et ça m'a permis de redécouvrir Survivor et évidemment de rediffuser ce titre dans MBS West Coast. Speaker 3: Et puis pour terminer, tiens, tu sais que le podcast est écouté par les jeunes, des jeunes animateurs, des jeunes journalistes et aussi ceux qui travaillent dans la pub et la com, qui connaissent un peu moins le média radio et qui écoutent des ondes vocastes. Quel groupe ou artiste que eux ne connaissent pas de par leur génération, tu voudrais leur faire découvrir? Speaker 2: Je les invite tout simplement à écouter le nouvel album de Charlie Puth. Très bonne idée! Ah ouais, ouais. Non, non, mais vraiment, l'album de Charlie Puth, il est génial. Donc voilà, c'est un album que je vous recommande. Et si vous cherchez, l'album s'appelle« Whatever's Clever». Speaker 3: C'était vraiment sympa de parler avec toi de musique, de radio. Jean-Michel Canitro a retrouvé les dimanches entre 18h et 21h pour MBS West Coast sur la radio MBS. Merci Jean-Michel, à bientôt. Merci, merci Rémi, Speaker 2: merci Olivier, à Speaker 5: bientôt. Merci Jean-Michel et merci Rémi. Place maintenant à notre deuxième entretien avec un retour du côté de la Lettonie et des Radio Days Europe. Des ondes vocastes, Les Radio Days se déroulent tous les ans en mars dans une grande ville d'Europe. Cette année, c'était à Riga, en Lettonie. Comme chaque année, des ondes vocaces sont partenaires. Presse, Jean-François Duplex, toi aussi, tu y étais. Oui, Speaker 4: écoute, merci de m'inviter Speaker 5: Jean-François, c'est la première fois qu'on te reçoit. Tu es aux commandes de Médiatik Conseil, que tu as repris récemment de l'incontournable Michel Collin. On parlera de Médiatik Conseil tout à l'heure, mais avant ça, parle-nous de toi. Qui es-tu? Quel est ton parcours? Speaker 4: Mon parcours, c'est un parcours radio au service du développement business, manager des équipes une quinzaine d'années dans le groupe Énergie sur tous les niveaux de marché, puis de l'événementiel, du digital. J'ai aussi accompagné des startups. Et puis, je mène des projets dans l'humanitaire au service de l'économie, du bien-être. Donc, moi, ce qui me séduit, en fait, chez Mediatix, c'est que ça permet de partager l'expérience de la relation humaine. Je suis un homme de terrain et des médias locaux. Donc, les 10 000 rendez-vous que j'ai pu faire en face à face sont utiles, je pense, aux pros de la pub locale aujourd'hui, qui est le seul niveau de marché où les gens peuvent encore se serrer la main pour décider. Donc, voilà, c'est ça qui me plaît. Speaker 5: Un digne successeur dans la lignée de Michel Collin, qui était aussi un homme de terrain et de publicité. Alors, on voulait parler des Radio Days, tu y étais, qu'est-ce que tu peux nous en dire? Speaker 4: Oui, c'est sûr que participer au Radio Day, c'est un sujet parce que c'est, à mon sens, l'événement phare au niveau mondial pour l'industrie de la radio. Donc, c'est forcément important d'y être. Et puis aussi, c'est l'occasion de voir les tendances, d'évaluer un petit peu ce qui se passe et de prendre les meilleures pratiques. Alors, pour nous, ça a été avec Michel, puisqu'on y était ensemble, un moment d'inspiration. Et puis aussi, l'occasion de vérifier que ce qu'on répète avec Mediatik Conseil depuis plus de dix ans, C'est finalement assez aligné avec la réalité et les points de vue dominants des speakers qui ont participé à cet événement. Alors oui, la radio, comme tous les médias, fait sa transformation, est en mutation, on va dire. Mais ce qu'il faut surtout reconnaître et retenir des Radio Day, c'est qu'on vit finalement une époque formidable. où l'univers audio est en expansion, donc cette époque-là, elle fragilise des modèles qui ne bougent pas, qui font preuve d'inertie, donc elle laisse place aussi à l'audace, à la créativité, et c'est en sortant du cadre qu'on peut vraiment, je pense, projeter la radio dans l'avenir. Le risque principal, c'est de rester enfermé dans son cadre. Et ça, tous les speakers le disent encore une fois en 2026. Donc, place à l'action Speaker 5: D'accord. C'est intéressant parce qu'il y a quelques années encore au Radio Days, il y a deux ou trois ans, l'IA a un peu débarqué comme l'IA qui débarque un peu dans toutes nos vies. Et là, en fait, ce que tu dis, c'est qu'on revient un petit peu à des fondamentaux. Speaker 4: Alors oui, à des fondamentaux qui n'excluent pas l'IA, parce que l'IA, en fait, la vague IA a été digérée finalement. On utilise l'IA aujourd'hui pour ce qu'elle peut apporter en assistance, on va dire. Ce n'est pas une fin en soi, c'est la grande leçon qu'on reçoit des Radio Days de 2026, c'est que, OK... C'est utile, mais ce n'est pas un gadget. On a trouvé, ça y est, des usages précis, fonctionnels, qui viennent augmenter les capacités humaines, que ce soit dans la programmation, que ce soit par exemple dans les airchecks, qui sont aujourd'hui gérés, testés, évalués avec des outils. Tim Torno, qui dirige Keep It Up, a fait une démo assez hallucinante sur, justement, la manière d'utiliser l'IA pour aider les animateurs et ceux qui font les programmes à toucher juste. Mais aussi, on peut préparer un rendez-vous commercial avec un outil IA. C'est ce qu'on développe, nous, avec Mediatik Conseil, avec Combot, qui est un agent qui va être lancé dans les prochaines semaines, qui va assister, on va dire, les commerciaux dans leur démarche. Mais c'est aussi... Des outils qu'on connaît, comme par exemple ce que développe Sam Zed à la Station F, Mediadata, qui est un outil de simulation et de prévision stratégique, ou bien Fanscore, qui est poussé par Bruno Wittek depuis des années. Ce sont des outils qui sont mûrs aujourd'hui, qui sont prêts à être mis sur le marché au niveau international. Et puis, on a vu aussi à Riga un dernier... Un dernier venu sur la partie pige commerciale, c'est Spotwise, des frères Levix, qui étaient chez eux d'ailleurs à Riga, puisque ce sont des laitons, et qui viennent de lancer un outil qui est destiné... à l'ensemble des acteurs au niveau mondial de la radio. Donc oui, il y a de l'IA, oui, à des utilisations, à des usages bien précis, mais surtout, comme tu le dis, oui, c'est ça, c'est un retour à l'essentiel et retour à l'humain, redonner la place à l'humain pour fabriquer les programmes radio. Speaker 5: Et donc, en l'occurrence aussi, savoir aussi pour des programmateurs radio d'assumer ces différences? dans ces Speaker 4: programmes? Absolument, absolument. C'est ça aussi l'enseignement de Radio Days. Et je prends l'exemple de Jan-Henrik Schmelter qui a lancé le programme Radio Bob, qui est devenu la première radio musicale en Allemagne en quelques années, seulement en multipliant, tiens-toi bien, par 100 l'audience, avec une idée super simple. Nous, c'est du rock. Et quand on est rock'n'roll, et je peux te dire que Yann Henrik, il est assez rock'n'roll, il a pris le parti de s'en foutre un peu des autres. J'utilise le mot rock'n'roll. Et lui, en fait, il dit, on fait ce qu'on aime et si on le fait bien, on va plaire à ceux qui sont comme nous. Et quand il s'agit de rock'n'roll, ça marche, même ça cartonne. Et on retrouve par exemple au micro de Radio Bob les plus grands groupes de rock, les membres des plus grands groupes de rock qui viennent co-animer et donc faire le programme avec Radio Bob. Donc ils l'assument, ils assument leur différence. Ça veut dire qu'il faut arrêter peut-être aussi de copier les autres et de décider de... de mettre tout ce qu'on a à résoudre. Et ça, c'est Jörg Gretz qui le dit. C'est cet audiosologiste, pas facile à dire, audiosologiste australo-britannique, il se caractérise comme ça, qui le dit. Il dit, en fait, la radio, pour l'animateur, pour les programmes, il faut vraiment mettre tout ce qu'on a pour résoudre avec passion et amour les problèmes vécus par son audience. Moi, ce que je transpose au niveau du business, c'est exactement la même chose. C'est-à-dire aujourd'hui, un pro de la pub locale, il doit résoudre aussi avec passion et amour les problèmes qui sont vécus par les acteurs économiques de son territoire. Alors, ces problèmes-là, ils sont nombreux. D'abord, les activités sont nombreuses. Ce n'est plus seulement la distribution, l'automobile ou l'ameublement. Il y a aussi des services qui émergent, comme le B2B, les services aux entreprises, qui sont aujourd'hui sous-représentés, mais qui prennent une part de plus en plus croissante chez les annonceurs locaux. Mais les autres problèmes qui sont à résoudre, c'est ce qu'on connaît, les problèmes de trésorerie, de conjoncture, Le coût de l'énergie, le pouvoir d'achat, les grèves, tout ça, ce sont des problématiques qui sont récurrentes sur le terrain. Et la radio, elle a un double rôle, c'est de faire la jonction entre une audience et un programme, mais c'est aussi de faire la jonction entre l'univers de vie économique et de vie communautaire. Et à partir du moment où elle décide d'assumer sa place, sa fonction de liaison, Alors, elle peut utiliser ses super pouvoirs qu'elle peut exploiter parce qu'elle fait vraiment partie de la vie des gens. Et ça, tout le monde le dit, quels que soient les marchés et quels que soient les pays. C'est aussi l'enseignement de Radio Days Speaker 5: C'est très intéressant ce que tu dis parce qu'au final, la créativité qu'on doit mettre dans les programmes pour développer son audience doit se retrouver aussi au niveau commercial, dans la créativité de faire du commercial pour coller au marché et à son audience de proximité. Speaker 4: Oui, c'est ça en fait. On a souvent cantonné l'écran pub à un seul usage, c'est-à-dire remplir les caisses. Et ça, ça donne des fois à l'antenne des animateurs qui supplient les auditeurs. Restez avec nous, il y a la page de pub qui arrive. En gros, partez pas, il y a un mauvais moment à passer et puis on va se retrouver dans trois minutes. Alors que l'écran pub, en fait, il pourrait très bien être aussi promu au rang d'informations locales, de bons plans, d'être le théâtre de jeux, de messages créatifs qui renvoient, qui impliquent l'auditeur, l'occasion de créer un lien spécial. Et là, en fait, il faut se rendre compte que les écrans de pub font partie du programme. Et donc, effectivement, une mauvaise pub peut faire zapper comme un mauvais son, mal choisi pourra le faire aussi. Prendre conscience que la pub, et là, je paraphrase BDDP qui disait ça il y a déjà plus de 20 ans, mais en fait, prendre conscience que la pub n'a rien de mauvais tant qu'elle est bonne, c'est aussi pousser... pousser les animateurs et les commerciaux à travailler ensemble, à construire un programme qui plaise et qui séduise les auditeurs et les acteurs économiques, y compris dans l'écran pub Speaker 5: Ça me rappelle cet exemple de Franck Peloux sur K6FM, qui dans ses pré-rolles mentionnait le nom de la radio en tout début du pré-roll, de façon à ne pas faire attendre l'auditeur, mais vraiment pour lui donner comme si c'était une première arrivée dans le programme, plutôt que de dire« Ok, j'ai un pré-roll, je vais devoir attendre 10 secondes, c'était intéressant. Alors, tu as parlé d'un audience-ologist, comment ça s'appelle? Audience-ologist. On sait que les consultants aiment bien se vendre en se créant des titres. Il y a aussi James Creedland, le futurologiste, et qui se moque de lui-même quand Speaker 2: il Speaker 5: utilise ce terme. Ça fait 10 ou 20 ans que je le vois sur les Radio Days et ailleurs. Qu'est-ce qu'il recommande, lui, pour donner à la radio un second souffle? Oui Speaker 4: en fait, James Creedland, lui, dit une chose qui est assez simple et qui est tellement évidente, mais assez difficile à percevoir en même temps. Il dit en fait que la radio, je traduis ces mots, en fait, c'est« the place where we belong», c'est l'endroit où on se sent chez soi, en fait. Et il fait la comparaison avec le café du matin qu'on a plaisir à partager avec ses amis, avec ses routines. On peut aussi être habitué à un endroit pour aller le prendre. Donc c'est un petit peu ça ce qu'il décrit comme rapport à la radio. C'est-à-dire que c'est un endroit où on prend plaisir, surtout le matin, dans la matinale, à revenir régulièrement pour entendre les copains, pour faire partie d'une communauté, ce qui n'est pas toujours perceptible, mais qui est vraiment propre aux médias radio. C'est cette écoute collective, c'est le seul média qu'on écoute, enfin avec le journal télévisé on va dire, mais c'est... Ce qu'on ne retrouve pas avec le digital, c'est cette instantanéité collective d'écoute. Quand on est sur un podcast sur YouTube, par exemple, on est face à son écran et c'est un programme qui n'est diffusé que pour nous à l'instant. Quand on écoute un programme dans le flux... On est quelques milliers, centaines de milliers, voire quelques millions à l'écouter en même temps. Et ça, ça veut dire que ça donne une dimension différente à la radio. Et ça, il faut que ce soit présent dans le programme. C'est ce que fait la libre antenne. Aujourd'hui, les animateurs deviennent des podcasters, des influenceurs. c'était des influenceurs musicaux, des DJ qui poussaient des disques et qui faisaient découvrir des nouveautés à une communauté branchée sur la musique. Aujourd'hui, l'animateur, il est... presque un influenceur local, social, communautaire de son territoire, surtout en local, et être capable de prendre ce rôle-là, ça nécessite d'avoir du talent. Et James dit que oui, c'est un endroit où on a besoin de se retrouver chez soi, mais c'est un endroit aussi où on a besoin de trouver des voix qui disent quelque chose, des talents qui sont capables de capter l'attention. Et ça, c'est un vrai défi. Speaker 5: Alors concrètement sur le terrain, comment ça se transcrit pour les vendeurs sur le terrain? Comment leur rôle a évolué aussi depuis les années 80? Forcément le marché a beaucoup changé. Comment concrètement ça se passe pour les vendeurs? Speaker 4: aujourd'hui? En fait, c'est un petit peu la même chose finalement pour les vendeurs, pour les pros de la pub radio. Leur rôle aujourd'hui, c'est de faire le lien entre les entreprises de leur territoire et leur audience. Et donc, ces besoins de sens que l'on retrouve chez les auditeurs, de vérité, de transparence, de profondeur dans la relation humaine, on le retrouve aussi chez les décideurs. Et c'est assez normal finalement parce que ce sont eux aussi des êtres humains qui vivent leur époque. Dans les années 80, on pouvait considérer que c'était la légèreté, l'insouciance ou même l'ivresse de la nouveauté qui était dominante. La technologie était du côté de la radio. En 2026, l'insouciance, la légèreté, elles ont plus ou moins quitté quand même les nouvelles générations. Et puis la nouveauté, ce n'est plus du côté de l'AFM, c'est le digital qui a pris le relais. Donc la radio, elle doit changer son logiciel, tout comme elle doit changer le logiciel de ses commerciaux. Et là, je peux te donner deux exemples qui ont été marquants. Moi, j'étais content de rencontrer ces gens à Riga, en Radio Day. C'est le grec Nikos Kartelias, lui, il a monté Sock FM, une petite radio grecque. Et il dit qu'il est temps de remplacer les vendeurs de temps, c'est vendre du spot au kilo en fait, par des designers de revenus. Et moi j'aime bien cette image de designer de revenus qui veut dire qu'en fait la radio aurait besoin et mériterait des designers pour générer des revenus. Ça veut dire en fait que pour donner le meilleur de lui-même, le média et l'audio digital ont besoin des meilleurs d'entre nous, donc des commerciaux peut-être importants. version 2.0. Ça, on le retrouve aussi chez Jerry Tabiot. Tu connais peut-être ce consultant américain qui conseille la plupart des régies pubs dans tous les États des États-Unis. Et quand on discute avec Jerry, moi, je lui ai montré concrètement notre approche chez Mediatik qui consiste à donner aux conseillers commerciaux des informations vraiment précises sur les points de douleur, les pain points des SMBs, des patrons des TPE, des PME pour chaque secteur d'activité. Donc, armer finalement les commerciaux pour avoir un discours en phase avec les réalités économiques. Et Jerry me dit... En fait, c'est ce que j'ai vu de plus abouti pour pouvoir aider les pros de la pub radio à changer leur logiciel. C'est vraiment le mot qui revient, c'est changeons le logiciel à la fois de la radio et de ses commerciaux. Speaker 5: Super retour d'un consultant américain sur Mediatik. On reparlera un peu tout à l'heure de ce que fait Mediatik. Alors ça, c'est pour le niveau local, vraiment ce rôle essentiel du commercial. Au niveau national, c'est un peu différent. C'est la programmatique qui est le modèle. Speaker 4: Oui, c'est vrai. Et le média, le radio, c'est le dernier à être entré dans cette réalité froide du programmatique, à s'être invité à la table de cette technologie qui est pilotée par des algorithmes, qui met en relation sous forme d'enchères des plateformes SSP, c'est l'offre, l'inventaire des radios, puis la demande des SP, des annonceurs. Là, on ne parle pas de design de revenu humain, on est sur un design purement technique, c'est fonctionnel, c'est financier, c'est rationnel. L'humain s'efface parce que la tech fait mieux, ça va plus vite, c'est plus optimisé. Et sur ce terrain, c'est John Polman et Alexander Ustemovski de la plateforme Air Reel qui poussent vraiment cette programmatique de manière assez importante et qui préviennent aussi l'échelle locale, les annonceurs et les éditeurs au niveau local et régional. de se dire, les gars, ça va venir maintenant chez vous sur votre niveau de marché, y compris sur ces petits niveaux. Préparez-vous, préparez vos inventaires. Il va falloir vous adapter parce que la radio, pour continuer d'être achetée par une génération d'acheteurs formés à cette automatisation des process, il faut la préparer. Il faut préparer la tech, il faut préparer ses formats, il faut préparer les contenus, les horloges pour être prêt à prendre les bonnes décisions. Speaker 5: Alors, on va essayer d'élargir un peu le débat. Faire de la radio en 2026, qu'est-ce que Speaker 4: c'est? C'est la question. Et si on se remettait à faire de la radio, tout simplement? C'est ça l'enseignement aussi des Radio Days. Et ça, ça veut dire de manière quasi unanime, se parler en vrai, mettre à l'antenne des talents, je l'ai dit tout à l'heure, des contenus qui peuvent durer au-delà de l'instant. Le problème de la radio, et on reproche souvent aux vendeurs de radio, c'est du vent. Ça passe alors que la technologie nous offre la possibilité aujourd'hui de recycler. de découper, de reformater les contenus en replay, sur des podcasts, sur des vodkas, donc de passer de l'éphémère à quelque chose qui a une durée de vie plus longue, un contenu finalement qu'on peut reprogrammer et dont on peut reprofiter dans le temps. Ça, c'est une notion intéressante qu'il faut pouvoir exploiter. Puis on peut aussi attendre, de la radio, qu'elle nous rappelle des choses essentielles. Et là, je cite... patronne indienne d'un groupe radio qui s'appelle Radio Mewat. C'est Arshana Kapoor qui était au Radio Days et qui dit que la radio, c'est le média de la parole familière. Donc, émotions, langue, culture, ça c'est le point commun qu'il faut mettre en avant pour toucher son audience. Et puis, évidemment, faire de la radio en 2006, c'est tenir compte de la génération Z et Alpha qui arrivent. Surtout l'Alpha qui va infliger à une radio de nouveaux modes d'écoute. Parce que cette génération, les jeunes qui étaient là, Radio Day Europe l'ont clairement souligné, elle estime que la radio ne leur parle plus, tout simplement parce qu'elle ne les écoute pas. La façon de générer un programme de 6h du matin à 7h du soir en enchaînant les émissions de manière calibrée, avec des speaks plus ou moins forcés, ce sont des formes un peu datées, descendantes, impersonnelles, qui ne conviennent pas du tout aux nouvelles générations qui attendent autre chose. Tu vois, TikTok vient de lancer sa radio aux USA, par exemple. Ça veut bien dire que la radio a toute sa place. Si TikTok décide de lancer une radio, c'est qu'il y a un intérêt quand même à travailler le média. Mais encore faut-il qu'elle ait quelque chose à dire. Et pour ça, il faut laisser vraiment la parole à ceux qui ont quelque chose à dire. Le dire vraiment, le dire pour de vrai, en vrai, comme disent les Gen Z et les Gen Alpha, ça veut dire ne pas avoir peur de l'accident, de l'erreur, du direct. Exit peut-être les voice tracks, exit les choses trop préparées, trop impersonnelles pour faire place à la... à la réalité du direct qui disparaît de plus en plus de l'univers de tous les médias finalement. Et la radio a encore ça qu'elle peut utiliser. Donc voilà ce qu'on peut peut-être dire pour faire de la radio en 2026. Et puis rajouter le fait qu'elle a besoin de faire du business. Donc voilà, il faut l'assumer aussi Speaker 5: Revenir au vrai, ça on comprend bien. Donc gros challenge pour les programmateurs de revenir à à de l'authentique, du direct, etc. Il y a aussi peut-être un aspect que la radio n'est peut-être pas assez bien valorisée. C'est peut-être aussi une question qui est plus au niveau de comment l'industrie s'organise pour mieux se vendre. Mais il y a des belles initiatives pour que l'industrie radio avance soudée. Speaker 4: Clairement, la radio, c'est le média qui mérite d'être mieux valorisé. C'est le seul, d'ailleurs, à être perçu comme moins efficace qu'il ne l'est vraiment. Et là, toutes les études internationales le disent, que ce soit le bureau de la radio en France ou Radio Center en Angleterre ou bien l'Alliance mondiale de la radio. Toutes les études montrent qu'en fait, la radio rapporte entre 2 et 8 fois ce qu'elle coûte à un annonceur. Donc, OK, c'est la radio produit du ROI, ça on le sait. Par contre, ce qu'on mesure, et Nielsen l'a mesuré dans sa dernière étude Audio Today, en montrant que la radio, c'est le média le moins bien perçu et surtout le seul, le seul, dont la perception est inférieure à son efficacité réelle. Ça veut dire que les annonceurs n'y croient pas. Alors que ceux qui l'utilisent pour son caractère héroïste en sont satisfaits. C'est le seul média qui produit ça. Donc, le constat, c'est qu'en fait, la radio doit sortir les rames un peu pour prendre sa place dans un monde de plus en plus digital. Donc, elle a besoin que les ambassadeurs qui défendent le média sortent les bras et jouent un rôle un peu plus collectif et prendre conscience, en fait, que le principal concurrent de la radio, ce n'est pas la radio voisine, ce n'est pas les autres radios, c'est plutôt la réputation digitale qui prend la place, une place importante. peut-être trop importante, plus importante que celle qu'elle mérite. Donc, moi, je défends le niveau de marché local où les annonceurs et les éditeurs continuent de se serrer la main, de se parler, de se voir pour décider. Et mieux les commerciaux locaux seront armés et formés, meilleur le média se portera et surtout, sa perception sera. Et ça, c'est un enjeu. Speaker 5: Très bien, tu m'amènes tout droit vers ma dernière question. Parle-nous un petit peu de ce que propose Mediatik Conseil depuis ta reprise. Quel type de service tu proposes pour les radios, principalement locales, et pour leurs équipes commerciales? Speaker 4: En fait, Mediatik Conseil, c'est un organisme de formation. On forme les équipes commerciales radio, audio-digitales, à l'échelle de la francophonie. C'est aussi une plateforme qui est dédiée justement pour ces pros de la pub radio. Et puis, un site qui a été monté avec des ressources d'une profondeur et d'une largeur vraiment impressionnante. Il faut rendre hommage à Michel Collin que tu signalais tout à l'heure sur son travail, son parcours international qui a enrichi vraiment cette approche. Nous, ce qu'on fait chez Mediatik, au-delà de cette plateforme et du blog radiopub. fr qu'on gère et de l'outil Combot qu'on est en train de développer, c'est tout simplement aider les équipes à passer... On va dire de la prise de conscience à l'action. Nous, on essaye au quotidien de traduire les tendances du marché en méthodes concrètes, applicables, pragmatiques, opérationnelles sur le terrain, comme par exemple comment on prépare un rendez-vous. Comment on détecte le besoin réel d'un annonceur aujourd'hui? Comment on peut défendre la valeur d'une campagne? Comment on peut optimiser toutes les ressources que la radio et l'audio digital nous donnent aujourd'hui pour construire une offre plus complète? Bref, comment transformer une relation locale, un programme local en génération de revenus pour continuer à voir les choses de manière positive et apporter du revenu à ce média qui le mérite. Donc nous, notre conviction, elle est finalement assez simple. La radio... a d'énormes atouts. Pour continuer à générer des revenus, il faut qu'elles se structurent, y compris dans les plus petites d'entre elles, les plus petites structures, les plus petites radios. Il faut mieux les défendre, mieux le prouver et mieux les vendre. C'est ça Speaker 5: Très bien. Jean-François Duplex, merci beaucoup pour ce retour sur les Radio Days et de nous avoir présenté médiatique conseil Speaker 4: Merci à toi, Olivier. Merci pour ton invitation et surtout pour le super job que tu fais avec le podcast. C'est toujours un plaisir de partager ces infos. Continue longue vie aussi à toi parce qu'on a besoin de ton talent. Merci beaucoup. À Speaker 5: bientôt. À bientôt Speaker 4: Salut. Des Speaker 5: ondes Speaker 2: vocastes. Des ondes vocastes.

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