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Interview Stéphanie Loire - Animatrice Journaliste sur Radio Scoop

18:48

- Dans la deuxième partie interview de ce podcast, Rémy recevra Stéphanie Loire. Passée par la matinale de NRJ aux côtés de Manu Lévy et par celle de Chérie FM, avec des petits arrêts chez RTL et Europe 1, l'animatrice touche à tout a aussi visité les cases télé et podcast. Depuis 2 ans, elle a rejoint ses terres d'origines lyonnaises et a repris le drive de Radio Scoop, où elle y interviewe aussi des stars.

Animation / réalisation : Olivier Oddou

Intervenants : Rémy Bertholon

Invités : Hugues de Vesins (Président de CFM) & Stéphanie Loire (Animatrice Journaliste sur Radio Scoop)

Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]

Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]

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Speaker 3: Elle a une carrière impressionnante en radio, mais pas que. Rémi, tu accueilles à présent l'animatrice Stéphanie Loire. Ou plutôt, elle t'accueille puisque vous êtes chez elle, à Lyon. Effectivement, Olivier, on a le plaisir d'être avec Stéphanie Loire pour ce podcast. Elle est juste à mes côtés. Bonjour Stéphanie. Salut Rémi. On va préciser, on est à Lyon, mais pas à Radio Scoop. On va dire qu'à Vol d'Oiseau, on n'est vraiment pas loin des studios. À Vol d'Oiseau. Speaker 2: Vol d'oiseau, on est à côté des studios et sans vol d'oiseau, on est en plein Speaker 3: milieu de ma cuisine. C'est un peu ça. On va voir un petit peu tout ton parcours qui est passionnant, ta personnalité, etc. Ton actualité, c'est Radio Scoop, deuxième saison qui a redémarré. Tu te plais bien, visiblement. C'est quelque chose qui te plaît d'être ici à Lyon? Speaker 2: Oui, je suis ravie d'être ici dans cette ville de Lyon parce que c'est une ville qui est quand même très agréable. Je suis plus proche de mes racines aussi familiales et ça, ça fait du bien. Et puis, je me sens bien dans cette émission sur Radioscope avec cette équipe tous les soirs entre 18h et 20h. On se marre bien et je pense que les auditeurs sont avec nous le soir de plus en plus. Ça fait plaisir. Speaker 3: Comment tu décrirais ce drive, cette émission de fin d'après-midi? Elle s'adresse à qui? Parce que cette émission est diffusée sur tout le réseau Radioscope, grande ville et pas du coup. Est-ce que c'est une émission un peu plus urbaine? Pas du tout? Speaker 2: C'est une émission qui s'adresse aux actifs et aux moins actifs d'ailleurs, ceux qui sortent du travail ou ceux qui nous écoutent à la maison. Et c'est une émission qui, je pense, quand on l'écoute pendant deux heures, permet de changer les idées et d'apprendre un petit peu l'essentiel sur... ce qui se passe dans les sorties musicales, tout l'univers des artistes radioscopes. Et puis beaucoup, on parle de la vie quotidienne. Notre vie, c'est celle des auditeurs aussi. Qu'est-ce qu'on mange? C'est quoi les habitudes en automne? Ok, on va changer d'heure, ça va être chiant, mais il y a quand même des petits plaisirs, on se met sous le plaid le soir. En fait, il y a une communauté de vie et d'échange sur tout ce qui fait le quotidien des gens. Voilà, on a une équipe comme les autres. Speaker 3: Alors du coup, tu as le lead sur l'émission. Tu l'as déjà eu dans ton parcours sur plein d'autres émissions radio ou télé. Mais on a l'impression quand même que c'est un exercice un petit peu différent de ce que tu as fait avant. Speaker 2: C'est un exercice différent. Chaque émission est différente. Pour chaque radio, il y a un état d'esprit, des auditeurs, des profils qui sont différents. Je me sens pas si éloignée de ce que j'ai fait sur Sherry FM, notamment. Sauf que, bien sûr, le rythme est différent. Le soir, on a un peu plus de temps de parole que sur une matinale. Et c'est agréable. Pour avoir fait longtemps des matinales, c'est bien, mais c'est un TGV. Là, on est un peu plus sur un TER, quoi. Et moi j'aime bien prendre le TER parce qu'on a le temps de regarder le paysage. Donc je suis bien dans cet exercice-là et d'avoir la casquette de chef d'orchestre, chef 2FE, j'y tiens, c'est agréable aussi. Ce que j'avais eu sur une saison sur Chéri FM, ça avait été un peu de courte durée. Speaker 3: Exactement. D'ailleurs, j'aimais bien t'écouter le matin. On y reviendra d'ailleurs. Comment ça s'est fait la collection avec Radio Scoop? Parce qu'on s'imagine plein de choses quand on est sur des émissions nationales à Paris. On se dit, tiens, je cherchais peut-être du boulot. Ou au contraire, elle voulait à tout prix revenir à Lyon. Je précise que tu es d'origine justement lyonnaise. Oui, je Speaker 2: suis née ici. En fait, la connexion s'est faite. J'ai commencé à travailler avec Radioscope depuis Paris à distance, il y a trois ans. Je faisais des interviews d'artistes une fois par semaine. Et puis, on en a discuté avec Philippe Pérez et de mon envie de revenir ici. et de sa volonté de me faire exister sur son antenne. Et puis on a trouvé un carrefour d'accord autour de ce rendez-vous-là. Et moi, j'espère qu'on va le pérenniser et faire grandir ce rendez-vous. Speaker 3: En sachant que tu es toujours ouvert à d'autres propositions, j'imagine, parce que... Tu as un peu la bougeotte quand on regarde ton parcours. Certains restent 5-10 ans sur une même radio, sur peut-être des tranches différentes. Mais toi, ça bouge beaucoup. C'est la vie ou c'est ton caractère? Speaker 2: Un peu les deux, probablement. Tu veux que je m'allonge sur le canapé? Non, mais oui. Alors déjà, je pense qu'on fait des métiers où il y a quand même toute une part d'incertitude et de changement en fonction de qui est à la direction des programmes et de la volonté de... Garder ou non une équipe. C'est vrai que j'ai eu pas mal à bouger. Je ne me suis pas trop retournée sur mon parcours jusqu'à il y a peu de temps. Et j'ai réalisé, là, je me suis dit« Ouais, c'est vrai que j'ai quand même pas mal bougé.» Ouais, j'ai aussi besoin d'avoir des nouveaux projets. Mais aujourd'hui, j'arrive à trouver un équilibre en faisant d'autres choses à côté de la radio qui viennent nourrir cette envie-là. Donc, ça va. Speaker 3: Donc on remonte dans le passé et après on arrêtera le côté divan. Quand t'es petite, quand t'es enfant, c'est vrai que tu enregistrais avec tes cassettes et tu t'enregistrais aussi toi-même. Volonté de faire de la radio ou de la télé ou des médias en général? Speaker 2: C'est vrai que je crois que c'est quand même un petit virus qu'on est nombreux à avoir chopé enfant. On s'enregistrait avec des cassettes pour les plus jeunes qui nous écoutent. Des cassettes, c'est des trucs carrés avec un fil à l'intérieur. Je m'enregistrais et vraiment, c'était la radio. Ce n'était pas la télé, c'était la radio que je voulais faire parce que j'ai grandi dans un petit village, d'ailleurs pas très loin de Lyon, qui s'appelle Sainte-Foy-l'Argentia. J'écoutais les libres antennes le soir et je me disais mais c'est génial cette bande de potes ils me font marrer on peut tout dire en fait ça je me suis dit mais c'est non seulement je veux être avec eux mais en plus je veux faire ça dans ma vie donc c'était franchement je crois qu'on peut parler d'une vocation Speaker 3: vraiment. Est-ce que tu te souviens, parce que t'écoutais Radioscope, non, certainement, quand t'étais petite, tu te souviens de ce que t'avais, justement, à l'antenne Speaker 2: Alors, c'est marrant parce que c'est assez flou, mais je me rappelle de Radioscope pour le côté clubbing. Je me rappelle que le samedi soir, ils étaient en boîte, il y avait le Titan aussi, et je me rappelle de ce côté très club de Radioscope. Pour moi, c'était la radio de la fête, la radio des clubs, moi. Speaker 3: Alors la radio je crois qu'elle a commencé chez Energy, t'as fait la School, une école qu'ils avaient lancée à l'époque et on t'a entendu pour la première fois dans l'équipe de Manu sur Energy. Speaker 2: Ouais alors la toute première fois que j'ai parlé au micro sur Energy c'était justement dans le cadre de la Energy School, c'était un peu pour ambition de faire un peu la Starac de la radio tu sais. Et on avait des maquettes à enregistrer toutes les semaines. Le meilleur élève de la semaine avait deux heures d'antenne le dimanche soir sur Énergie, ce qui était énorme alors qu'on était des gamins et qu'on ne savait pas faire de la radio. On avait un gros navire comme celui d'Énergie à piloter. Je trouve ça dingue aujourd'hui quand j'y pense. Donc ça, c'était vraiment la première fois que j'ai parlé à l'antenne d'Énergie. Et après, oui, le premier contrat officiel en tant qu'animatrice, c'était en co-animatrice avec Manu Lévy sur la matinale.— Speaker 3: C'est très impressionnant, parce que c'est la matinale, c'est le morning.— Speaker 2: Ouais, c'est impressionnant, parce que déjà, bosser avec Manu Levy, qui était une de mes idoles de radio que j'écoutais à l'époque où il bossait avec Nagui sur Europe 2... Et puis oui, c'est un gros rendez-vous la matinale d'énergie, c'est une grosse mécanique. Donc j'étais à la fois très très contente et à la fois je prenais la mesure du défi. Mais j'ai appris beaucoup aux côtés de Manu Lévy, qui est quelqu'un d'extrêmement exigeant. Mais je ne cracherai pas dans la soupe parce que ce que j'ai appris avec lui, ça me sert quotidiennement, notamment aujourd'hui sur Radio Scoupe. Il Speaker 3: faut être exigeant comme ça pour faire rire Speaker 2: et divertir les gens le matin? Après, ça dépend. Moi, je pense qu'on peut être exigeant sans forcément être dur. Je pense que la frontière, elle est mince, mais elle existe. Après, je reste convaincu quand même qu'une bonne émission de radio, et surtout quand on fait de l'humour, ça a l'air facile et ça doit avoir l'air facile. Ça veut dire que c'est réussi, mais derrière, il y a du travail. On n'arrive pas les mains dans les poches et on n'est pas drôle comme ça. On n'est pas fluide dans une équipe en arrivant en se disant je vais faire de l'impro. Ça ne marche pas comme ça. Speaker 3: Donc là, c'est à peu près 2005. Et puis après, beaucoup, beaucoup de télé avant d'entendre à nouveau la radio. L'idée, ce n'est pas de parler forcément de ce que tu as fait à la télé, mais est-ce que c'est quelque chose qui te fascine, la télévision? Est-ce que c'est au contraire un job qui est pas mal payé quand même? Comment ça se fait que tu aies vite été happé par la télévision? Speaker 2: La télé, comme pas mal de gosses de ma génération, évidemment, ça me fascinait parce que ça faisait vraiment partie de notre quotidien. On a grandi avec la télé. Quand j'ai démarré la radio à Paris, sur Énergie, en parallèle... J'ai rencontré chez Énergie Bertrand Amart, producteur de télé, qui m'a confié une émission jeunesse sur Canal J qu'il produisait. Et ça a été un peu un hasard, le pied dans la télé. Après, il y a eu plein d'autres choses. Et j'aime ça, faire la télé. Mais si je dois choisir, les yeux fermés, je vais vers la radio, déjà. Je trouve que c'est un média de l'imaginaire, de la liberté, ce qu'il n'y a pas du tout en télé, où il y a l'image qui vient casser, prendre du temps, se faire maquiller, coiffer des heures. Il y a toute une logistique qui est plus compliquée. Mais la télé, aujourd'hui, pour des projets, pourquoi pas? Maintenant, il y a le digital aussi qui fait de l'œil aujourd'hui, qui est quand même un peu plus excitant, je trouve, que la télé. Speaker 3: On parlera aussi de tes activités de podcast, etc. 2015, tu es sur Chéri FM. Tu as fait deux saisons, je crois, une saison en leader et après en duo avec Vincent Serruti. En fait, j'ai fait trois saisons. J'en Speaker 2: ai fait deux en duo avec Vincent Serruti et la troisième en leader avec Jean-Philippe Doux. Voilà. Et ça a été des très belles années, les années Chérie FM. Déjà, j'étais au sein de la maison Énergie. Et là-bas, c'était un peu ma maison. C'est là-bas où j'ai grandi. Donc, j'étais en terrain conquis. Et puis, c'est Gaël Sanker qui m'a fait confiance, qui est quelqu'un pour qui j'ai beaucoup de respect dans ce métier. Et ouais, c'est des bons souvenirs, les années Chérie FM, avec l'équipe, avec Vincent Soulet, qui était le producteur. Voilà. Si jamais il nous écoute... Speaker 3: Un petit coucou à toute l'équipe de Chéri. Gaëlle qui écoute souvent le podcast et on le salue. Ça t'allait bien d'une matinale à morning comme ça? Pas forcément parce que c'est Chéri FM et féminin, mais tu as été l'une des premières leaders, comme tu dis, en voix féminine. En 2015, c'était encore un peu difficile Speaker 2: ça. Je trouve ça fou d'ailleurs. Et aujourd'hui, quand tu te retournes dessus, ça n'a pas beaucoup changé. Et honnêtement, sur Chéri, à l'époque, ils avaient l'impression de faire un choix audacieux de fou. Moi, je trouvais pas ça du tout audacieux. Bon, déjà, avec cette histoire de qui prend le lead, qui n'a pas le lead, quand c'est un duo, c'est un duo, et puis ça fonctionne comme ça. Mais je trouve que sur une radio, en plus, qui s'adresse principalement à des femmes, de confier les rênes d'une matinale à une femme... Il n'y a rien de dingue. Ça me semble assez logique. Ce serait bien que ça évolue aujourd'hui la radio et qu'elle se mette un peu au pas d'une époque qui a changé. C'est quand même les éternels binômes avec le mec qui lit dès la fille à côté. On en est quand même encore là sur les musicales. Speaker 3: Oui, c'est un peu ça, effectivement. Et après, tu as fait les radios généralistes. Est-ce que tu as l'impression de passer dans un univers complètement différent? Est-ce que ça t'a impressionné du fait que tu laisses les musicales pour RTL Europe 1? Ou alors, tu avais un background assez costaud? Speaker 2: Je pense que c'était le moment. Je me sentais capable de le faire et j'étais ravie de le faire. Et puis, je découvrais une nouvelle manière de faire avec un temps de parole plus long, avec plus de choix éditoriaux. notamment sur Europe 1. J'ai adoré avoir l'émission musicale, construire ma programmation, choisir mes invités, avoir carte blanche là-dessus, avoir des temps d'interview, d'entretien hyper long. C'était un luxe. C'était super, ça. J'ai adoré cette expérience. Speaker 3: Ce côté interview, c'est intéressant parce que tu as une personnalité très sympa qui doit certainement mettre à l'aise les artistes. Tu as interviewé récemment Vanessa Paradis, tu fais plein d'interviews pour Radio Scoop, notamment. Comment tu bosses? Parce que comme Vanessa Paradis, par exemple, tu sais qu'elle va faire plein de radios. Est-ce que toi, tu te dis, il faut quand même que je me démarque un peu ou tu construis ton entretien au feeling? Speaker 2: Déjà, moi, je suis une bosseuse. J'aime bien préparer. J'ai beaucoup de questions que je n'utilise pas, mais que j'ai en tête. Ça me rassure. Chacun son manière de faire. J'aime bien connaître le parcours des artistes que je rencontre. Et après, comme ça, je suis à l'aise sur le moment. Et le moment, ça devient juste un moment partagé, en fait. Et c'est plutôt le naturel qui prend le pas. Je pense aussi que pour les artistes, c'est confortable de sentir qu'on a une personne en face qui s'est un peu penchée sur la question déjà, qui a vraiment écouté, qui s'est vraiment penchée dessus. Et puis qu'on essaie de rendre ce moment chaleureux, sympathique, de manière naturelle. Speaker 3: Quand on t'écoute sur Scoop en ce moment, quand on te regardait aussi dans tes chroniques, on voit que t'aimes le côté divertissement, etc. Mais à chaque fois, t'essayes à tout prix de nous placer une info, un truc qu'on n'a pas entendu ailleurs. C'est une volonté de ta part. J'essaye ou j'y arrive. Ouais Speaker 2: moi, je trouve Speaker 3: que dans l'amusement, le divertissement, quoi. Speaker 2: J'ai l'impression que c'est quand même très français de vouloir à tout prix catégoriser. C'est-à-dire soit on est dans le divertissement, soit on est dans la culture, soit on est dans l'info. Moi, j'aime bien qu'on se marre. J'aime bien que ce soit léger. Mais pour autant, je trouve ça bien que quand on referme, on coupe la radio ou on ait gardé deux ou trois choses et qu'on ait appris deux ou trois petits trucs en route je trouve ça pas mal le côté ludique ça me tient à coeur Speaker 3: donc des projets j'imagine que comme tu as la bougeotte tu penses à plein de choses peut-être des retours sur Paris on sait pas là tu bosses avec France 3 je crois que tu m'as dit Speaker 2: là je travaille avec France 3 je travaille sur une série documentaire pour la plateforme digitale qui sera aussi diffusée sur la chaîne de télé En tant que journaliste, on ne me verra pas, on va m'entendre. Ça me plaît, le parcours de réussite de personnalité. Je pense qu'il y aura d'autres projets avec France 3. En parallèle, j'écris aussi en tant que journaliste pour un média qui s'appelle Simone Média, un média digital. J'écrivais jusqu'à présent pour une série télé qui s'appelle En Famille, qui est diffusée sur M6. Mais malheureusement, elle s'arrête! Pour quelques temps, j'espère qu'elle va revenir. Et puis après, bah... Tu écrivais le scénario, tu contribuais au scénario, c'est ça? Ouais, les dialogues, le scénario, les dialogues, avec toute une équipe d'auteurs assez talentueux qui travaillent notamment chez Cabot aussi sur scène de ménage et compagnie. Ça faisait 5 ans que j'écrivais pour cette série. Et puis voilà. Après, moi, j'aime bien faire plein de choses différentes, produire du podcast, écrire un peu pour la presse et bosser en tant que journaliste, faire de la radio. Je trouve que c'est enrichissant et ça permet de ne pas s'endormir. Peut-être que je m'endors facilement sinon. Donc au moins, là, je n'ai pas le temps. Speaker 3: Tu vois, j'avais marqué sur ma petite note, tu es entrepreneur et c'est entrepreneuse. Donc, il y a un truc un peu féministe dans ce que tu fais Speaker 2: Féministe, oui. Je pense que déjà, quand on est une femme, par essence, on est féministe parce qu'être féministe, c'est simplement... vouloir une égalité de droit. Donc oui, et après, oui, bien sûr, ce serait bizarre de ne pas vouloir avoir le même salaire à fonction égale ou revendiquer le fait qu'on a des capacités d'entrepreneuriat Et plein d'autres encore qui sortent du cadre de ce dans quoi on nous cantonne parfois Speaker 3: Tu produis avec ta boîte Studio Conversation. C'est quoi ce rôle déjà d'entrepreneuse et ton studio de podcast? Speaker 2: Pour Sopress aussi, ça dépend. On en a fait sur le coming out. On en a fait sur la santé des femmes. Ce sont des sujets qui nous intéressent à chaque fois. L'économie du podcast, ce n'est pas évident de gagner sa vie avec. On ne va pas se mentir. On fait des projets qui nous intéressent et qu'on trouve utiles. Maintenant, ce n'est pas hyper enrichissant financièrement. Speaker 3: Est-ce que ça en baisse de régime justement ces dernières années Speaker 2: C'est vrai qu'il y a eu un engouement au départ et puis beaucoup autour des podcasts de marques. Beaucoup de marques voulaient leur podcast. Il y a eu de l'argent un petit peu. Et puis bon, là aujourd'hui, il y en a moins. Tout le monde s'est un peu lancé sur le créneau. C'est un peu le Far West, le podcast. Il y a quand même des grands noms et des grands studios qui arrivent à bien gagner leur vie avec. Quand on a un petit studio de podcast, je pense que c'est plutôt de faire des podcasts qui nous intéressent et qui sont vertueux. On peut gagner un petit peu quelques enveloppes, mais on ne va pas faire vivre la famille dessus. Speaker 3: Une cinquantaine de salariés autour de toi pour le podcast. Tu as une position par rapport à l'audio, la vidéo. Tu fais des podcasts vidéo aussi? Speaker 2: Alors, super question. Non, pour l'heure, jusqu'à présent, non. Mais j'ai envie de m'y mettre. Je commence à penser, à réfléchir, à faire des contenus un peu transversaux. Audio, vidéo, je commence à m'équiper techniquement. Et je pense clairement que c'est l'avenir. Donc, il faut que je m'y mette. C'est l'objectif. Speaker 3: Bon, on va t'écouter sur Radioscope, évidemment. Et puis, te regarder sur France 3 et suivre tous tes projets. C'était super sympa de nous recevoir. Et la prochaine fois, on sera à Radioscope. Ce sera aussi... Ce sera sympa. Merci, Stéphanie. Merci Speaker 2: beaucoup, Amy. Et quand vous voulez, sur Radioscope.

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