Des Ondes Vocast
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40 ans Fun Radio, ITW Pyrénées FM, ITW Marion Gagnot Europe 1

40:08

Des Ondes Vocast, le podcast qui parle de radio, propose un numéro d’octobre riche en actualités et en témoignages.

Olivier Oddou revient tout d'abord sur les 40 ans de Fun Radio, une station qui a marqué beaucoup d'auditeurs dans les années 90 et a lancé toute une génération d'animateur. Retour sur cet anniversaire avec des archives sonores et des extraits de l'interview de son fondateur, Éric Péchadre.

Des Ondes Vocast reçoit ensuite Jean Clergue, président de Pyrénées FM. Il revient sur le développement de cette radio régionale de proximité, son arrivée en catégorie B il y a quelques années, et son entrée prochaine dans le groupement des Indés Radios — une étape stratégique pour renforcer sa présence dans le paysage audiovisuel.

Enfin, Rémi Bertholon reçoit Marion Gagnot, voix bien connue des auditeurs d’Europe 1, NRJ et Fun Radio. L’animatrice publie un livre retraçant vingt ans de carrière, un témoignane dédié à son jeune fils et à tous les amoureux de la radio, ponctué d’anecdotes savoureuses et de souvenirs de studio.

Animation / réalisation : Olivier Oddou

Intervenants : Rémy Bertholon, Julien Vigier

Invités : Jean Clergue - Président de Pyrénées FM & Marion Gagnot - Animatrice sur Europe 1

Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]

Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]

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Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
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Speaker 2: Des ondes vocastes, l'univers Speaker 4: de la radio, en podcast Speaker 5: Salut à tous, c'est Olivier Audou, bienvenue dans Des ondes vocastes, le podcast qui parle de radio, saison 8, épisode 2. Dans ce numéro d'octobre, on va tout d'abord faire un petit tour de l'actu radio avec notamment les 40 ans de Fun Radio. On vous proposera des petits extraits d'archives et d'interviews. Puis nous recevrons Jean Clergue, le président de Pyrénées FM. Cette radio très tournée sur la proximité et avec des audiences toujours en hausse a basculé en catégorie B il y a quelques années. Elle s'apprête à présent à rejoindre les Indes Radio. Jean Clergue nous explique pourquoi. Puis Rémi Bertollon recevra l'animatrice Marion Gagneau. Actuellement meneuse de jeux sur Europe 1, elle a animé de nombreuses années sur NRJ et sur Fun Radio. Elle sort un livre sur ses 20 ans d'expérience radio qu'elle dédie à son jeune fils et à tous les amoureux de la radio avec plein d'anecdotes croustillantes à la clé. Et on commence tout de suite avec le Zoom Actu. Fun Radio célèbre en ce début octobre ses 40 ans. Elle en a d'ailleurs parlé sur ses réseaux sociaux. C'est assez rare pour une radio dite jeune. Fun Radio a fortement marqué les années 90, tant auprès des auditeurs que de toute une génération d'animateurs. Fun Radio! Speaker 8: En route Speaker 10: pour l'aventure avec Arthur. Alors c'est quoi la technique de branlette de ton copain toi Speaker 8: Il fait cuire des nouilles, il les laisse refroidir, il les met dans un gant de toilette et il se fout le business à l'intérieur. Speaker 10: À l'intérieur du gant de toilette Speaker 8: avec les Speaker 10: nouilles Speaker 8: et Speaker 10: il Speaker 6: se Speaker 10: branle? Voilà. Speaker 6: J'adore Speaker 7: Arnold et Jessica. Minuit 2h. Je te reviens. Une chose. Celui qui s'amuse à balancer des conneries en remix derrière, il va virer. Et avec Louis, on va parler de se faire passer pour ce qu'on n'est pas, Louis, j'ai l'impression. Speaker 9: Des Speaker 6: ondes vocastes. Speaker 5: Voilà Petit Medley, souvenir de ses 40 ans de Fun Radio. Fun Radio est né le 2 octobre 1985 à Montpellier d'une scission de franchiser NRJ. Il y a 5 ans, nous recevions dans les ondes vocastes l'un des fondateurs de Fun Radio, Eric Péchadre. En 1984, il possédait des radios indépendantes dans le sud et il se rapproche alors de NRJ. Speaker 11: J'ai toujours une flopée de fréquences disponibles. On va signer un contrat de master franchise avec Energy pour la partie sud et on va lancer des stations Energy à partir des fréquences qu'on a. On avait lancé des stations Energy un peu partout, mais qui étaient nos stations à nous, absolument pas celles de votre groupe. Speaker 12: Et en fait, vous recevez une proposition pour travailler à Énergie directement à Paris Speaker 11: Ma condition, c'était que je garde mes radios. Je suis à Paris quatre jours par semaine. Speaker 12: On arrive en mars 1985 et là, clash avec Jean-Paul Baudecroux Speaker 11: Quand j'arrive un lundi matin ou un mardi matin, il y avait des vigiles à l'entrée d'Énergie à Budéna et on m'interdit l'accès de mon bureau. Le soir même, je remontais dans un avion et je me suis réoccupé de mes stations Énergie de Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Sète, etc. Vous Speaker 12: commencez à monter un peu un projet, en fait, de monter un nouveau réseau indépendant avec votre marque. Speaker 11: Il faut qu'on crée un réseau de radio. Et donc, on a formé cette espèce de task force pour être prêt un jour X Speaker 12: Dans la nuit du 1er au 2 octobre 85, vous dites en gros à tous vos animateurs, demain matin, ça va s'appeler« Fun». Speaker 11: Alors, on a basculé sans que les animateurs soient au courant. Ça a été assez hard quand même pour un certain nombre de gens. Je ne pense pas qu'on puisse dire qu'on ait fait dissidence d'énergie. On a fait que récupérer notre bien. C'était nos stations. À un moment, on a changé de marque. On a basculé sept stations, je crois, qui étaient nos grosses stations en propre. Et puis, on a dû en rajouter très rapidement une douzaine qui étaient des stations qui n'étaient pas des énergies. Speaker 5: Éric Péchadre, cofondateur de Fun Radio, un entretien à retrouver en intégralité dans les archives des ondes Vocast sur vocast. fr. C'était dans l'épisode 1 de la saison 3 en juillet 2020. Des ondes Vocast. Et l'actu radio, c'est aussi l'arrivée de Pyrénées FM dans les indés radio, une information révélée dans la lettre pro de la radio. La lettre pro qui revient d'ailleurs en cette rentrée avec une nouvelle formule, avec un magazine hebdo gratuit proposant un condensé de l'actu radio et des liens vers beaucoup, beaucoup de nouveaux contenus. Notamment beaucoup d'interviews dans sa version payante. Bravo à eux. Et donc, pour parler de Pyrénées FM, j'accueille tout de suite Rémi Bertollon. Rémi, tu produis le programme en voice track Rémi & Jam avec un format familial et adapté pour les radios en région. Rémi, tu reçois Jean Clergue, président de Pyrénées FM. Elle s'apprête à rejoindre les Indes Radio. Oui, parce qu'il nous semblait que dans un premier temps, ce n'était pas Speaker 13: du tout leur souhait. On va demander ça à Jean Clergue qui est avec nous. Bonjour, vous êtes directeur de Pyrénées FM. Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis pour rejoindre désormais les Indes Radio? Speaker 9: Si vous voulez, on est un peu dépassé par notre succès. Alors ça peut vous paraître un peu prétentieux. créé il y a un peu plus de 20 ans, aujourd'hui est en train de grandir, grandir. Alors soit on avait deux solutions, soit on restait comme ça, c'est-à-dire avec notre régie publicitaire interne qui fonctionne très bien, on pouvait continuer sans aucune difficulté. Mais on s'est posé la question, faut-il aller plus loin? Faut-il encore développer cette radio? Et pour la développer, il faut des moyens. Et les moyens, on s'est dit qu'après tout, pourquoi pas les Indés? D'autres l'ont fait. Je crois qu'on n'est pas loin d'être la seule radio en France à ne pas être de catégorie, mais j'entends, à être aux Indés. Voilà pourquoi on a fait ce saut. Nous avons réfléchi longuement avant de faire tout ça. Ça n'a pas été une décision facile à prendre. Mais voilà, maintenant c'est décidé et on va effectivement rentrer aux Indées très prochainement. Speaker 13: Je crois que vous disiez dans un premier temps, on fait de la proximité, de l'hyper proximité et on ne veut pas des écrans publicitaires qui nous éloignent de notre zone? Speaker 9: C'est ça. C'est un peu ça. En fait, notre publicité, la publicité actuelle de nos clients, elle est perçue comme de l'information jusqu'à aujourd'hui. Et c'est vrai qu'il fallait prendre une décision qui n'était pas facile à prendre. On l'a prise. Mais on va essayer de compenser tout ça. Vous savez, Pyrénées FM, si elle... C'est arrivé là où elle est aujourd'hui. Petite radio, je le rappelle, qui est née il y a 20 ans dans un tout petit village. Je suis le remer pour mon quatrième mandat. Enfin, peu importe, il y a une renommée quand même mondiale, historique, historique mondiale. Donc, cette petite radio qui est née dans ce petit village, aujourd'hui, elle a gagné parce qu'on a joué avant tout la proximité. Je dirais même l'hyper-proximité. Il ne se passe pas un jour, encore aujourd'hui, Vous m'interviewez aujourd'hui, nous sommes en direct avec notre cas de régie depuis le château de Foix qui est quand même connu. On fait ça, on se fait deux à trois sorties par minimum par mois pour être au plus près de nos auditeurs. Alors on va compenser, on va essayer de compenser en tout cas cette... cette arrivée des Indés, en étant encore plus proche de nos auditeurs. Alors ça veut dire quoi? Ça veut dire qu'on a déjà embauché, on a déjà deux journalistes, et on vient d'embaucher un journaliste supplémentaire qui va être sur le département de l'Aude, nos principaux départements où nous sommes radio, première radio, en tout cas sur la Riège pour la quatrième année consécutive, on est la première radio consécutive, local la plus écoutée selon Médiavétrie. Eh bien, si vous voulez, on va renforcer notre présence sur le terrain à travers des journalistes, à travers des animations extérieures, des directs. Moi, je pars du principe de la radio, il ne suffit pas de l'entendre, il faut la voir. Voilà, c'est toujours ce que je me suis dit. Vous savez, moi, je ne suis pas... Même si je suis tombé dans la radio, bien avant que les radios libres arrivent, je n'ai jamais fait du contenu. J'ai toujours été un peu dans l'ombre. J'ai une formation d'ingénieur dans la technique, donc je n'ai pas du contenu. Mais on m'a toujours dit, la radio, il ne suffit pas de l'entendre. Et on revient aux anciennes sources, enfin ce que faisaient les radios à l'époque, c'est-à-dire une radio de terrain. Et ça, tant que je serai à la tête de Pyrénées FM, on continuera comme ça Speaker 13: Et ça, si on comprend bien, c'est la recette du succès Pyrénées FM. En rejoignant les indés, forcément, plus de publicité, des tunnels de 5, 6, 7, 8 minutes. Ça peut froisser peut-être vos auditeurs qui n'avaient pas l'habitude? Speaker 9: C'est le risque, mais voilà, on va essayer de le compenser en étant, comme je le disais précédemment, d'être le plus près possible du terrain, encore plus qu'avant. Je pense que vous savez, Pyrénées FM, c'est une marque. C'est devenu une marque. C'est un nom, ça parle. Et je pense que nos auditeurs sont des auditeurs fidèles et ils ne nous quittent pas comme ça. Là, je viens de recevoir un texto. Vous voyez, par exemple, on a une jeune... journaliste qui suit le procès jubilat depuis Albi, on est à 3 millions de vues, vous voyez, une petite radio, enfin, qui était une petite radio, pardon, mais voilà, on est vraiment sur le terrain, et là, je crois que les auditeurs ont besoin de l'information de proximité, et c'est comme ça qu'on va essayer de compenser l'arrivée d'un peu plus de publicité. Donc, Speaker 13: Plus d'infos et côté Speaker 9: programme, là aussi des nouveautés? Alors, si vous voulez, moi je suis un ancien, si on peut appeler ça comme ça, même si je n'ai jamais été du côté du micro. Pour moi, la radio, c'est le direct, ce n'est pas le été. Je suis anti-voice track et c'est peut-être pour ça qu'on gagne. Alors évidemment on n'est pas ailleurs aussi bien que les week-ends, etc. Il faut faire du VT ou le soir. Mais toute la journée, c'est du direct, c'est des animateurs, des professionnels. On a encore intégré une animatrice qui a un long passé positif sur M6, etc. On est entouré de vrais professionnels. Speaker 13: Donc tout va bien côté antenne. Vous aimeriez, j'imagine, une ville conséquente dans votre parc de Speaker 9: fréquences? Nous n'avons pas de fréquences dans les grandes villes. Et ça, je rencontre l'ARCOM d'ailleurs pas plus tard que la semaine prochaine. Pour essayer d'expliquer ça, quand vous regardez la couverture de Pyrénées-FM, c'est vrai, on va de la ville de Dabé, de Mont-de-Marsan, Bayonne, en passant par Toulouse jusqu'à Perpignan. On a ouvert les émetteurs à Barcelone et à Rando, mais on n'a pas de grande ville. Vous voyez, Foua, par exemple, on n'a pas la ville de Foua. On va l'avoir parce qu'on a été donc retenu par l'ARCOM. Je pense que ça va ouvrir les émetteurs d'ici la fin de l'année. Mais jusqu'à aujourd'hui, la capitale de la Riège, on n'y était même pas. Et on fait notre public, on le retrouve dans ces Pyrénées qui sont peut-être un peu oubliées, dans ces arrières-pays où les gens ont besoin... d'information. Et je pense qu'on va continuer comme ça et il n'y a pas de raison que ça change puisque jusqu'à maintenant, ça a très bien fonctionné. Speaker 13: En tout cas, c'est un plaisir d'écouter quand je passe dans la région, notamment la Grande Bodega qui est un programme musical un peu festif le soir et c'est toujours très sympa. Speaker 9: Vous savez, on est très près de l'Espagne, donc c'est un peu normal. La Bodega, c'est quelque chose qui marche très bien. Moi, j'ai le plaisir de voir souvent, c'est assez amusant, des gens qui m'interpellent en me disant« Vous savez, on a fait l'apéro hier soir en écoutant la Bodega, c'est sympa!» Speaker 13: Justement, en parlant de l'Espagne, ça aussi, vous y avez pensé Speaker 9: Après, je voudrais aussi dire deux mots sur quelque chose qui m'a tenu vraiment à cœur. C'est la signature d'un accord avec une société de communication, une agence de communication qui est la plus importante des Pyrénées espagnoles, pour ne pas la citer, Cadena Pirenerica. Donc j'ai réussi à signer ce partenariat et d'obtenir une fréquence Andorre-la-Vieille. Donc on est mis depuis 6 ou 7 mois sur Andorre-la-Vieille et le Pas-de-la-Case. Et ça c'est très important parce que pour moi, symboliquement, j'ai fait mes débuts à une radio qui s'appelait Radio Andorre. Je ne sais pas si vous avez connu ça, vous êtes trop jeunes peut-être, mais il existait à l'époque. C'est un radio en France, Europe 1, RTL, RMC, Sud Radio Lowe et Radio Andorre. D'abord Radio Andorre et après Sud Radio Lowe. Et donc j'ai eu le grand plaisir de retrouver l'ancien émetteur de radio Andorre qui est devenu un musée qui est magnifique. Je vous conseille de visiter, qui est unique au monde. L'ancien émetteur Andorre de moyenne, tout le reste a été démoli dans les différentes régions. Il existe encore et ils en ont fait un musée magnifique. Et là, j'ai eu le plaisir d'être accepté pour tenir une fréquence sur Andorre et nous diffusons aussi sur Andorre la vieille. Speaker 13: Merci Jean-Claire, directeur de Pyrénées FM, d'être venu nous présenter votre intégration au sein des Indiens Radio. D'ailleurs, côté antenne, ça démarque Speaker 9: quand? Je pense qu'il faut compter soit à partir du 1er novembre, soit 1er janvier. C'est simplement un village technique à faire Speaker 5: on va l'en dire. C'est tout. Merci à Jean Clergue. Pyrénées FM, on le rappelle, c'est plus de 29 000 auditeurs quotidiens au dernier IRLocal, en progression de 1 000 auditeurs par rapport à l'année Speaker 2: dernière. Speaker 5: Rémi, on passe à présent au Natio. Tu reçois Marion Gagneau, meneuse de jeux sur Europe 1 et auparavant animatrice sur NRJ et sur Fun Radio. Speaker 13: Et oui, Olivier, c'est Marion que vous avez entendu dans Marion teste ton mec sur NRJ, aux côtés de Coé. Vous l'avez entendu aussi, évidemment, sur FUN, actuellement meneuse de jeu dans la matinale d'Europe 1. Marion est avec nous. Bonjour, Marion. Bonjour et Speaker 14: merci pour l'invitation. Speaker 13: Mais c'est un vrai plaisir. Tu sors un livre à la fin de l'année qui s'appelle L'envers du micro. Il est déjà en précommande, d'ailleurs. Un livre écrit à quatre mains avec Gaëtan Soray aux éditions Dashbook. J'ai l'impression de faire une chronique pour le Figaro. Raconte-nous un petit peu la genèse de cette idée de sortir un bouquin et de raconter une partie de ta vie professionnelle et un peu perso aussi. Speaker 14: Alors, écoute, sur l'idée, je n'ai absolument aucun mérite. Non, en fait, j'y avais pensé à écrire un livre, mais c'est vrai qu'honnêtement, je ne me serais jamais lancée là-dedans tout de suite. Voilà, je n'avais pas forcément le courage ou autre. Et c'est la maison d'édition. il y a sept ou huit mois, pour me dire, écoute, voilà, on suit ton parcours. On trouve que ce serait génial que tu nous parles de toutes ces expériences que tu as vécues, de ce média, de ce milieu que toi, tu connais bien, mais que nous, on ne connaît pas forcément. Et voilà, on voudrait t'accompagner dans l'écriture d'un livre. Donc, au début, j'étais un petit peu mitigée. Je me suis dit, c'est peut-être un peu tôt, je ne sais pas. Et puis, j'ai réfléchi, j'ai mûri le projet et je me suis dit, non, mais si, en fait... 38 ans, mais ça fait quand même presque 20 ans que je fais de la radio. Et comme tu le disais, je suis passée par pas mal de radios, pas mal de maisons. Donc, ça a mûri dans ma tête et je me suis lancée. Et effectivement, j'ai fait appel à Gaëtan qui a bossé avec moi sur pas mal d'émissions radio. souvenirs. Et puis, c'est un super auteur. Donc, voilà, on a bossé à quatre mains, effectivement. Et en six mois, alors en bossant vraiment quasiment tous les jours dessus, mais on l'a fait, on l'a écrit. Et j'en suis très, très, très heureuse. Honnêtement Speaker 13: je suis très fière de ce projet. Comment vous avez bossé? C'est-à-dire que c'est toi qui parlais, il prenait des notes ou tu envoyais des textes, il les retravaillait? Comment vous avez élaboré ça? Speaker 14: Écoute, on a beaucoup brainstormé déjà pour essayer de construire le livre ensemble. On s'est fait pas mal de sessions où on jetait comme ça plein d'idées, plein de souvenirs, plein de choses qui nous paraissaient nécessaires de raconter. Et après, ce qu'on faisait, c'est que moi, de mon côté, j'écrivais de manière très brute. Tout ce que j'avais envie d'écrire, tous mes souvenirs, je lui envoyais et lui, il repassait dessus. Il les retravaillait, il les réécrivait, il rajoutait aussi ses souvenirs à lui. On a fonctionné comme ça et ça a franchement très bien marché. Speaker 13: Ça s'adresse à tous ceux qui aiment la radio, tous ceux qui te suivent aussi sur les réseaux sociaux et qui t'aiment. La petite subtilité, c'est que dans le livre, tu t'adresses à ton fils Speaker 14: Exactement, c'est ce que je pour ça, j'ai eu envie de l'écrire ce livre je suis devenue maman il y a 18 mois maintenant et c'est vrai, c'est ce que je dis d'ailleurs au début du livre je dis à mon fils, bon il y a un moment où tu vas devoir peut-être expliquer le métier de tes parents et notamment de ta maman et surtout il y a un moment où tu vas tomber certainement sur des vidéos et voilà des vidéos qui n'ont pas toutes très bien vieilli alors je suis fière de tout ce que j'ai fait mais on va pas se mentir j'ai fait certaines choses qui étaient inscrits dans une autre époque qui passerait pas forcément aujourd'hui et j'ai eu envie de lui expliquer tout ça le contexte ce qui était ma vie avant, ce qu'elle est aujourd'hui, comment a évolué le média. J'ai eu envie qu'ils comprennent ce que j'ai fait. Donc, le fil rouge, c'est mon fils. Je l'écris à lui, mais en substance, bien sûr, j'écris à tous les auditeurs qui me suivent ou qui ne me suivent pas d'ailleurs. Voilà, en fait, c'est une immersion dans le monde de la radio. C'est une immersion dans les coulisses de la radio. J'explique comment fonctionnent les émissions. J'explique plein de choses à mon fils et à tout le monde, évidemment. Speaker 13: Alors, j'ai consulté les bonnes feuilles, comme on dit. Et tu dis dans ton bouquin, je n'aurais jamais imaginé faire de la radio un jour, moi, la petite Angevine, timide et rejetée à l'école. Est-ce que cette Marion existe un petit peu maintenant ou la radio, elle t'a aidé à t'ouvrir complètement? Speaker 14: la radio, elle m'a transformée. Elle m'a complètement transformée. C'est vrai que je n'étais pas du tout prédestinée à tout ça. J'étais très timide. Je n'étais pas, je ne dirais pas harcelée, je dirais plutôt le mot isolée, si tu veux. J'avais très, très peu d'amis. Et c'est vrai qu'au début, si tu veux, la radio, c'était, tu connais bien, il y a un système de protection, tu es Tu parles aux gens, mais tu es quand même un peu seule avec ton micro. Donc, c'est assez facile de se dévoiler, etc. Ce n'est plus vraiment le cas aujourd'hui parce que tout est filmé. Tout a pris une ampleur incroyable avec les réseaux. Mais justement, moi, ça m'a permis de m'ouvrir. Ça m'a permis de créer cette communauté. Du coup, non, non, je me suis complètement ouverte. Ça a absolument tout changé. Je reste celle que j'étais avant, mais par contre, plus du tout. isolée comme j'ai pu l'être, ça c'est sûr que non. Speaker 13: Oui, en plus tu fais quand même ouvrir une page de ta vie tous les jours, tu te prends en photo, tu mets en avant ta déco, on voit plein de choses en fait sur les réseaux et dans les articles. Oui. Speaker 14: Je partage. J'aime partager. C'est quelque chose que j'aime faire. Et c'est vrai que maintenant, pour moi, c'est un métier aussi, ce qui se passe sur les réseaux sociaux, la création de contenu. Et je trouve que les deux vont bien ensemble. J'aime autant partager mon quotidien. Alors, je ne montre pas non plus tout. J'essaie de préserver au maximum mon fils, etc. Mais par contre, j'aime partager. Je l'ai fait, en fait, si tu veux. Je l'ai tellement fait à la radio. J'ai tellement parlé de ma vie. Les auditeurs savent tellement tout à travers les émissions, les talks qu'on a pu faire ou où il t'arrivait n'importe quoi dans ta vie privée, tu pouvais compter sur tes collègues pour le balancer à l'antenne. J'ai tellement tout partagé que ça me paraît normal de continuer à le faire via les réseaux sociaux, bien sûr. Speaker 13: Et on voit qu'effectivement, c'est contrôlé sur les réseaux sociaux, tu fais attention et on comprend. Alors du coup, avec ton bouquin, ça va nous permettre de revoir un petit peu ce que tu as fait dans ta carrière. Tu as commencé standardiste chez Mickaël, Cash dans le 6-9, Nikos dans le 6-9, c'est Coé, toujours standardiste avec Coé, et c'est lui qui t'a attendu le micro, tu as été collématrice avec lui? Speaker 14: Oui, c'est ça. Si tu veux, c'était un peu l'époque des micros ouverts, c'est-à-dire que tout le monde avait double casquette, tu pouvais être standardiste, mais tu tu avais accès au micro, productrice, tu avais accès au micro, les auteurs étaient au micro. Donc c'est comme ça. Alors au début, tu ne parles pas beaucoup, mais c'est comme ça que j'ai commencé à faire ma petite place. Et le vrai tournant a été le jour où la co-animatrice qui était Enora Malagré est partie. Et ça a été à ce moment-là où Coé m'a proposé de la remplacer pour incarner le Marion Teston mec. Et c'est là où je suis vraiment devenue co-animatrice, puis animatrice par la suite. Mais c'est vrai que j'ai commencé au standard. Speaker 13: Alors, c'est resté dans les mémoires, ce concept de Marion teste ton mec. Quand tu vois sur les réactions sur les réseaux, de temps en temps, ça revient. Speaker 14: Oui, ça me colle à la peau. Et pourtant, je dois t'avouer que j'ai fait le ménage. J'ai vraiment fait le ménage. J'ai fait supprimer beaucoup, beaucoup de vidéos. Pas parce que je ne les assume pas, mais parce que je trouve que c'est plus du plus du tout dans ce qui se fait aujourd'hui. Je pense que ça passerait beaucoup moins bien. Et puis surtout, j'avais envie qu'on voit autre chose de moi. J'ai envie qu'on voit autre chose de moi. Moi, je suis très fière d'avoir fait cette rubrique qui me faisait rire à l'époque et qui était très bien appréciée à l'époque et qui m'a permis de faire tout ce que j'ai fait par la suite. Mais J'ai fait tellement de choses depuis que c'est vrai que parfois, c'est un peu frustrant qu'on me parle tout le temps. C'est normal, mais je vais prendre un taxi, ça va tout de suite être« Oh, et ce Marion Test, tu te rappelles?» Et je me dis« Mais attends, mais ça fait plus de 15 ans, j'ai produit des émissions, j'ai bossé avec plein de monde de la radio.» Et c'est vrai que ça, ça me colle à la peau. Alors écoute, ça, ses avantages et ses inconvénients, il faut l'accepter, c'est comme ça. Mais oui, ça, ça fait partie de ma vie. Ça a été cinq ans de ma vie, le Marion Test, ton mec! Speaker 13: Oui, ça a été long finalement. C'est vrai qu'on ne se rend pas compte. Ça a fait marrer les gens. Déjà, ce n'est pas si mal. 2015, tu démarres le Night Show sur Fun avec Anso. Dans ton livre, tu dis que c'est une rencontre importante. Anso, on vous a présenté pour l'émission ou tu la connaissais avant? Speaker 14: Je la connaissais avant parce que quand j'étais à Énergie, quand j'ai commencé, elle, elle était animatrice à Énergie. Donc, on voyait très bien qui était l'une, qui était l'autre. Et puis, on s'entendait bien. Après, ce n'est pas du tout moi qui ai eu l'idée de travailler avec elle. C'est Sébastien Joseph, directeur d'antenne à l'époque, directeur des programmes de Fun Radio. C'était une idée d'ailleurs très, très audacieuse et très ambitieuse parce que, tu sais, les femmes en radio, surtout à l'époque, ce n'était pas forcément ce qui était recherché. Donc, lui, il a décidé, enfin, en tout cas, il nous a proposé d'en mettre deux d'un coup. Il avait envie de faire un duo féminin et il a, voilà, moi, il m'avait repéré sur Énergie, certainement via le test au mec. Anso, il la connaissait bien parce qu'elle était, du coup, animatrice sur Sun en région et il pensait que nos personnalités pouvaient matcher et on a tout de suite dit, Mais bien sûr, ça a été l'évidence de toute façon. Dès la première maquette, ça a été l'évidence. Vraiment, je n'aurais pu le faire avec personne d'autre. Et aujourd'hui, Anne-Sau reste une de mes meilleures amies. Donc oui, ça a très bien fonctionné. C'était une bonne idée. Speaker 13: Il y a une anecdote hyper croustillante dans l'envers du micro qui va intéresser ceux qui sont passionnés par la radio. C'est qu'il y a les études qualitatives qui sont commandées par les radios, et notamment Fun, a priori, à l'époque, ils en faisaient pas mal. Et t'as eu droit à une espèce de débrief des auditeurs de ton émission, sans que eux-mêmes, les auditeurs, sachent que t'étais là, quoi? Speaker 14: C'est affreux, mais affreux. Alors, les études qualitatives, c'est très, très bien, moi, je trouve, pour les animateurs. Parce que c'est bien les audiences, si tu veux. Bon, ça te permet de savoir si ton émission plaît ou pas. Mais les études qualitatives, ça permet de savoir vraiment ce qui plaît ou ce qui ne plaît pas. Parce que là, on rentre dans le fond avec les auditeurs. Donc là, d'habitude, ils sont simplement interrogés par téléphone et nous, on a des comptes rendus. On leur dit« Vous allez écouter ce mois-ci Marion et Hanso.» Et puis à la fin, on leur pose des questions.« Qu'est-ce que vous avez pensé de telle rubrique, telle rubrique?» Normalement, c'est comme ça. Sauf que là, on nous a emmenés dans un endroit à Paris, un peu comme chez les flics, avec des vitres sans teint. Il y avait tout un tas d'auditeurs et de non-auditeurs d'ailleurs. Il y avait des auditeurs de Skyrock, des auditeurs qui n'avaient rien à voir. Et donc, on a vu une sorte d'animatrice là-dedans. Nous, on était derrière les vitres avec nos bosses. Et l'animatrice passait des séquences de l'émission. Les gens écoutaient. Et après, elle leur posait des questions. Alors, qu'est-ce que vous avez pensé de ça? Qu'est-ce que vous pensez de Marion? Laquelle êtes-vous préférée? Des questions que moi, je trouve hyper trash. Moi, ça m'a choquée. Et tu vois les gens te détruire. Alors, il y en a qui étaient très sympas, forcément. Nos auditeurs, qui adoraient. Puis, il y en a d'autres qui n'étaient pas du tout clients. Et du coup, toi, tu assistes à ça. Et franchement, là, ton égo, c'est difficile. Alors, heureusement qu'avec Anne-Sau, on ne se mettait pas du tout en compétition. Et Donc, on prenait ça à la rigolade. Mais non, l'expérience, alors ça... certainement été constructif parce que voilà, on a vu des choses à améliorer, à changer, on a vu ce qui faisait l'unanimité, on a vu ce qui ne plaisait pas, mais c'est violent quand même. Moi, c'est violent, c'est quelque chose que je ne referais pas aujourd'hui si on me le propose. Non, non, je ne vais pas là-dedans. Je l'ai fait une fois et ça m'a suffi Speaker 13: Oui, c'est vrai qu'on n'en parle pas souvent. Alors, c'est intéressant d'avoir des études, mais on peut peut-être les résumer à l'animateur ou à l'animatrice concernée. Exactement. Speaker 14: C'est ce qui se passe dans 95% des cas. Là, c'était une expérience qu'on nous avait proposée. Bon, On n'a pas trop eu le choix, donc on l'a fait. Mais tu vois, en 20 ans, moi, je ne l'ai fait qu'une fois. Normalement, c'est beaucoup plus soft que ça. On se fait des comptes rendus, on met les formes. Non, non. Mais là, c'est vrai que je l'ai raconté. Mais c'est ce que j'essaie de faire dans le livre. C'est de raconter un peu tous les coulisses, tout ce qu'on ne voit pas. Parce que pour beaucoup, la radio, c'est de la rigolade. On ouvre le micro, on y va. Mais je pense qu'on ne voit pas les... comment tout ça se fait. C'est un vrai métier. Il y a d'ailleurs beaucoup de métiers. Il n'y a pas du tout que l'animation. Il y a beaucoup de métiers derrière la radio et dans une émission. Donc, c'est ce que j'ai voulu montrer dans ce livre Speaker 13: Et puis, on voit qu'il faut chercher toujours plein d'idées, notamment pour un talk show comme ça sur Fun. Parfois, à l'instant T, à la préparation, tu te dis, c'est génial, on va se marrer. Et puis, comme avec Bob Sinclair, finalement, ça tombe un peu à l'eau. Speaker 14: Oui, alors Bob Sinclair, c'était effectivement l'un de nos premiers invités dans Marion et Hanso le Night Show, et moi l'un de mes premiers invités tout court, parce qu'on débutait toutes les deux avec Hanso à l'animation d'un talk, vraiment, et je pense que tu sais, à ce moment-là, on avait un peu la peur du vide, quoi, donc tu sais, quand t'es animateur, tu vois... je veux prévoir plein de choses, des jeux, des séquences, alors que c'est finalement tout l'inverse qu'il faut faire et être assez authentique. Et là, du coup, on avait prévu un jeu. C'est un de nos auteurs qui nous a proposé ça. Il nous a dit, écoutez, Bob Sinclair est passionné par les chiens, il a plusieurs chiens, il adore ça. J'ai une idée, faisons un blind test chien. Alors, qu'est-ce que c'est qu'un blind test chien? C'est qu'on prend des titres fun radio, donc des titres dancefloor, et on les remixe avec des aboiements. Et lui, il doit trouver le titre en question. et alors là je ne sais pas pourquoi mais nous on trouve l'idée extraordinaire alors que c'est vraiment pourri avec le recul mais pourri déjà l'idée était nulle mais le pire arrive c'est qu'on expose donc ce jeu à Bob Sinclar très très gentil et là il nous dit mais les gars j'ai pas de chien et j'aime pas ça du tout quoi enfin en tout cas c'est pas du tout ma passion donc on était en plus mal renseignés j'ai pas de chien donc tu vois Première invitée, premier malaise. Donc, j'ai quand même fait le jeu, mais on était en fourrure. On se disait« Ah ouais, d'accord, mais là, il faut qu'on revoie quand même nos bases et qu'on fasse autre chose.» On en a eu plein. Tout ça, je le raconte. Les invités avec qui ça s'est très bien passé. Les autres avec qui ça s'est un peu moins passé. Tu te doutes bien qu'on a eu aussi le droit à quelques caprices de stars. Tout ça, je le raconte. Donc, ouais, c'est chouette Speaker 13: Alors, 2019, c'est Marion et les garçons. Donc là, tu n'es plus dans le binôme, dans ce duo que tu avais constitué avec Anso. Tu prends le lead, mine de rien, sur cette émission. Comment tu as vécu, toi, ce passage-là? Speaker 14: Bien et pas bien, parce que ce qui s'est passé, c'est que de base, nous et FUN voulaient continuer le format Marion et Hanso. Simplement, Hanso, elle avait d'autres aspirations. C'est aussi raconté dans le livre, mais Hanso, elle voulait faire une émission plus en phase avec ses convictions, un peu plus basée sur l'écologie, le développement personnel, etc. Donc, elle a longtemps réfléchi. Elle a choisi de rejoindre Vaché à l'époque pour le Vaché Time, donc une autre super émission sur FUN. Donc, elle a quitté le duo avec un pincement au cœur. Ça n'a pas été un choix facile, mais je pense qu'elle a eu raison de le faire. Du coup, nous, on s'est retrouvés à se dire qu'est-ce qu'on fait? Il a été question de faire un autre duo. J'ai testé pas mal de choses avec d'autres garçons, etc. Et puis, finalement, le directeur Tristan... Youngersen, le directeur de Fun, a dit« Non, mais on va te laisser, toi, avec les garçons. Les auditeurs vous connaissent, vous êtes largement capables de le faire.» Donc, à la fois, j'étais triste parce que c'était la fin du nerf, c'était la fin du duo Marion et Hanso, et à la fois, j'étais heureuse parce que c'était aussi le début de quelque chose de nouveau où j'allais être seule à l'animation avec un concept sympa entourée que de mecs. Donc, de pouvoir continuer à garder la case et continuer à bosser avec mes équipes. Et Speaker 13: avoir le leadership, tu as aimé ça justement à Speaker 14: l'antenne? Oui, j'aime ça. Moi, j'aime tous les rôles en radio Franchement, je trouve que tous les rôles ont son charme. C'est génial d'avoir le leadership. Après, c'est une grosse pression parce que quand ça marche, c'est trop bien, c'est grâce à toi. Mais quand ça ne marche pas, c'est à cause de toi. Tu es sur la sellette en permanence. C'est toi qui es dans le viseur. C'est toi qui es cité dans les... dans la presse, quand ça ne va pas. C'est quand même aussi une grosse pression quand tu es co-animateur. Tu es un peu plus dans l'ombre, tu es un peu plus chill, ça ne repose pas sur toi. C'est plus détente, tu parles, tu es là pour faire de la vanne. Moi, je trouve que chaque rôle a son charme. J'ai adoré animer des émissions, j'ai adoré co-animer. Aujourd'hui, je suis meneuse de jeux, je trouve ça très chouette aussi. C'est encore un autre exercice. Moi, tu sais, du moment que je suis derrière un micro, je m'éclate. Donc, je n'ai pas d'ego à me dire si demain, je dois réanimer une émission, je me ferai grand plaisir. C'est chouette, c'est un beau challenge, mais je suis très heureuse aussi en co-animant, honnêtement Speaker 13: Toujours sur Fun 2021, tu es avec Cartman. On sentait un vrai esprit d'équipe dans cette émission. Ce n'est pas que des mots. Vraiment, c'est ce qu'on ressentait en tant qu'auditeur. Speaker 14: C'est vrai, on était une famille, mais avec tout ce qu'on comprend le terme famille, les embrouilles, les vannes, on était à l'antenne comme hors antenne et c'est vrai qu'on s'éclatait, c'était génial, Cartman est génial. C'est un mec super. C'est vraiment le... Je ne sais pas comment te dire. C'est la cour de récré, quoi. C'est la cour de récré. Alors moi, j'étais un peu justement la maman dans tout ça parce qu'il faut les tenir. Le nombre de fois où il n'était pas... Tu sais, alors Fun, en plus, on fait l'énorme erreur d'installer une PlayStation dans les couloirs de Fun. Donc autant te dire que j'ai fait la guerre à toute mon équipe pendant trois ans parce qu'ils jouaient tant à FIFA. on se marrait, on se taclait, c'était chouette, c'était hyper naturel, personne ne jouait de rôle dans cette équipe, c'était très sympa, très belle aventure Speaker 13: Côté coulisses justement, on t'en parle dans ton bouquin, il y a une brasserie à l'approche de Fon, pas très loin, qui s'appelle Le Jardin, c'est un peu le QG pour l'émission? Speaker 14: Oui, c'est ça. Le QG, c'est le genre de brasserie, tu sais, qui ne paye pas de mine. Mais voilà, où tout le monde a ses petites habitudes, où il y a une vraie âme. Et nous, on allait très souvent là-bas avant ou après les émissions. On s'est C'est marrant, je crois qu'on en a même fait deux. On a fait une émission avec Ficandier, qui est quand même le bon vivant, humoriste bon vivant par excellence. C'était extraordinaire. On mangeait, on buvait, avec modération toujours, mais on s'éclatait là-bas. Donc non, c'était chouette. Et j'ai plein de souvenirs que je raconte dans le livre liés au jardin, notamment le jour où j'ai découvert ma grossesse. Il y a plein de choses. Donc oui, ce bar a fait partie aussi de la famille Cartman pendant trois ans. Speaker 13: Et puis maintenant, on t'écoute les matins sur Europe 1, t'es meneuse de jeu. Je me disais qu'après tous ces talk shows, tous ces délires que t'as pu faire à l'antenne, au début, ça devait être impressionnant d'être dans le cadre d'une matinale d'une radio généraliste Speaker 14: J'ai eu l'impression d'entrer dans la cour de Alors que j'ai un petit rôle, tu vois, mais c'est fou. Mais oui, parce que tout change. Déjà, tu sais, moi, toutes les expériences que j'ai faites sur ce qu'on appelle les radios jaunes, les musicales, tu tutoies les auditeurs. Il y a un vocabulaire, etc., qui n'est plus du tout le même. Sur Europe 1, évidemment, là, on passe au vouvoiement. C'est une radio d'infos. Il ne faut pas déborder. Il faut être hyper carré. Moi, en plus, j'en charge la météo. C'est quelque chose qu'attendent vraiment les auditeurs avec impatience, la météo. C'est très compliqué. Donc, il ne faut pas dire n'importe quoi. J'ai dû me former à ça. Ça a été autre chose, mais je suis très contente parce que j'ai grandi aussi. Maintenant, c'est bien d'aller vers des choses qui correspondent plus à mon âge, à mes envies, à mon rôle de maman. Je suis contente de découvrir ce milieu. J'ai encore plein de choses à apprendre dans l'univers de la radio généraliste. C'est autre chose, mais c'est très chouette. Speaker 13: Monos de jeu, est-ce que ça veut dire qu'il y a une forme d'écriture différente qu'une animatrice radio classique? Speaker 14: C'est différent, meneuse de jeu. Le rôle de la meneuse de jeu, c'est de faire le pont entre les émissions, de soutenir les journalistes. Nous, on a un vrai rôle d'accueil de l'auditeur. On va très souvent donner l'heure, parce que c'est très important en radio le matin, l'heure, les repères temporels. On va présenter l'émission, on va annoncer les journalistes. On est On est dans ce rôle d'accueil et de jonction des différentes rubriques et des différentes émissions. Et puis, il y a le rôle de la météo qui, toutes les demi-heures, fait un point météo. Moi, j'ai aussi en charge une chronique qui s'appelle« L'histoire dingue» où je parle d'infos un peu insolites. C'est un peu la touche légèreté. parce que l'actualité est lourde, donc l'idée c'est d'amener un peu de légèreté là-dedans. Donc oui, il y a tout ça, c'est un travail, c'est un travail différent, ça s'apprend, mais c'est cool Speaker 13: J'imagine qu'on va chercher chez toi ce talent de l'improvisation, parce que ça doit arriver tous les matins, non? Ou tu dois pouvoir rebondir et épauler peut-être de temps en temps les journalistes? Speaker 14: Oui, ça arrive, ça arrive. Alors c'est quand même très... Attention, ça Speaker 13: file Speaker 14: droit, c'est carré, tout est respecté. Tu vois, le journal part à telle heure. Il y a assez peu de place finalement à l'imprévu dans une matinale sur une généraliste. Mais il y a toujours un moment où il y a une séquence qui ne part pas, il faut combler quelque chose. Ou ton animateur, je ne sais pas, un chat dans la gorge et il faut l'épauler. Donc oui, bien sûr, il y a toujours ce rôle d'impro où il faut être là, il faut être très concentré. Mais quand même, je trouve que c'est beaucoup plus carré que ce que j'ai pu faire en talk où parfois c'était très freestyle. Et là, il faut vraiment du sens de l'impro pour combler tout le temps. Et même quand tu fais de la libre antenne, par exemple, tu ne sais pas ce que l'auditeur va te dire. Donc, il faut vraiment être... toujours au taquet, improvisé et tout ça. Là, c'est quand même beaucoup plus... En tout cas, pour moi, pour mon rôle, beaucoup plus carré. Speaker 13: Retrouver tous les matins sur Europe 1. Et puis, le livre L'Envers du Micro, disponible à la fin de l'année, mais déjà en précommande. Speaker 14: Oui. Alors là, pour l'instant, il est en précommande. Donc, il est en précommande jusqu'à mi-octobre. Vous pouvez le précommander. Comme ça, vous serez les premiers à recevoir le livre à sa sortie. Et en plus, il y a une petite surprise pour ceux qui précommandent un petit revue. impression. Par contre, il faut se dépêcher parce qu'il part en impression dans quelques jours. Donc voilà, si vous précommandez là, dans les jours qui viennent, vous serez mentionné à la fin du livre. C'est un petit remerciement que je fais à tous les gens qui m'ont soutenu dans cette campagne de précommande. Et puis après, il sort fin novembre en physique et donc dans toutes les librairies. Je suis ravie, j'ai hâte. J'espère que ce projet vous plaira. Speaker 13: Super. En tout cas, c'est très intéressant à lire. Les quelques feuilles que j'ai pu consulter, c'est vrai qu'il y a beaucoup d'anecdotes. C'est très court pour ces anecdotes, mais ça file. Et puis, c'est vraiment le côté coulisses très sympa. Il n'y a pas d'entre-soi qu'on peut trouver dans certains bouquins qui racontent un peu le bilan d'une carrière ou un mi-parcours. Très sympa à lire. L'envers du micro avec Marion Gagnon. Merci, Marion. Gros bisous. À bientôt. Speaker 14: Merci. Merci à toi. Merci beaucoup. À bientôt. Speaker 3: Des ondes Speaker 4: vocastes? Speaker 3: L'univers de la Speaker 4: radio en podcast. Speaker 5: C'est la fin des ondes Vocast, le podcast qui parle de radio tous les premiers du mois. On se retrouve le 1er novembre pour un nouvel épisode. C'était Olivier Audou au micro. Merci à Rémi Bertollon pour les entretiens de ces épisodes et merci à nos deux invités, Jean Clergue et Marion Gagneau. Et un petit clin d'œil au fondateur de Fun Radio, Éric Péchadre. On se retrouve le mois prochain, toujours avec Rémi Bertollon, mais aussi avec Julien Vigier. Si vous aimez ce podcast, parlez-en autour de vous et sur vos réseaux. Salut! Des ondes vocastes.

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