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Interview Miguel Derennes

26:26

Pour notre grande interview ce mois-ci, Rémy Bertholon accueillera Miguel Derennes. Il fait son grand retour au drive d’une musicale en semaine, ca ne lui était pas arrivé depuis 30 ans, il était à l’époque sur Fun Radio. Un retour sur un créneau fixe, en semaine, dont il a eu envie et qu’il est allé chercher, et un plaisir retrouvé, alors que la succession de Bruno Gilbert était bien sûr un sacré challenge. Sa grande culture musicale et son esprit feel good collent parfaitement au format actuel de Nostalgie, et il nous racontera qu'après quelques semaines d’ajustement, il a parfaitement pris ses marques sur la station au format 80’s, pour ce drive qui s’appelle « Nostalgie vous ramene ». Il reviendra également sur son parcours, aussi bien en radio qu’à la télévision.

Animation / réalisation : Olivier Oddou

Intervenants : Rémy Bertholon, Julien Vigier

Invité : Miguel Derennes (animateur sur Nostalgie)

Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]

Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]

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Speaker 3: Et Speaker 2: tout de suite, j'accueille Rémi Bertollon. Salut Rémi. Salut Olivier, salut tout le monde. J'espère que la rentrée s'est bien passée. Eh bien oui, pas mal. Rémi, tu produis le programme en duo Rémi et Jam pour les matinales et les drives des radios. Et ce mois-ci, pour la grande interview, tu reçois l'animateur de Nostalgie, Miguel Duren. Speaker 4: Oui, alors vous imaginez qu'il a beaucoup de choses à nous raconter et c'est tant mieux. Alors juste avant, je vous propose d'écouter ce que vous retrouvez tous les jours sur Nostalgie Speaker 5: Jouer à bonheur d'être avec vous jusqu'à 20h sur Nostalgie et de vous offrir tous les tubes 80 avec France Gall et Simple Minds qui arrivent belle fin d'après-midi. Speaker 3: 17h-20h, Nostalgie vous ramène. Avec Speaker 5: Miguel Durenne Speaker 3: Nostalgie. Speaker 5: Quel plaisir d'être avec vous jusqu'à 20h, de faire le chemin du retour dans la joie, la bonne humeur. D'essayer de vous faire oublier tous les soucis, tous les problèmes que vous avez pu rencontrer dans la journée. Avec un collègue, une chef pas sympa, on oublie tout ça, on se détend, on est ensemble. Avec la possibilité en plus pour vous de nous passer vos petits messages, de nous raconter les histoires, les anecdotes. qui ont marqué vos années 80, les tubes, les artistes que vous aimez, que vous voulez. Écoutez, je vous les passerai avec grand plaisir. Et si vous voulez que ce soit gratuit, vos requêtes, vous n'hésitez pas à aller sur mes réseaux sociaux, ceux de Nostalgie d'ailleurs, sur Instagram. Vous nous envoyez des messages privés et on y répondra avec grand plaisir. On vous rappellera pour que vous passiez à l'antenne avec nous pour nous demander vos tubes préférés. Je vous ai sélectionné en attendant que des petites pépites. Il y aura Michael Jackson avec Billie Jean. On est sur le haut du panier. Jean-Jacques Goldman et Michael Jones pour Je te donne. Et puis le français FR Davids pour un tube international. L'excellent Words. Profitez-en bien sur Nostalgie. Speaker 3: Et Speaker 4: ça nous fait plaisir de l'accueillir dans des ondes de vocast. Miguel Doren avec nous. Salut Miguel! Ça va très bien et toi Rémi? Génial! Alors on est désormais sur Nostalgie. Alors tu vas me dire si c'est vrai, mais c'est un secret bien gardé parce qu'on entendait des bruits de couloir avec un nom surprise sur Nostalgie. Et puis finalement, c'est toi. Tu n'as à peine eu le temps de terminer la grille d'été sur RTL que tu as enchaîné sur Nostalgie. Alors comment ça s'est fait cette collection? Qui a appelé qui au final? Alors Speaker 6: en fait, pour te la faire très courte, c'est moi qui ai fait savoir aux radios que j'aimais au début de l'année 2026 qu'à la rentrée, je voulais revenir en quotidienne. C'était vraiment un souhait de ma part. Je savais déjà à ce moment-là que j'allais faire l'été sur RTL. Mais je voulais vraiment redevenir titulaire d'une émission quotidienne. Et donc, j'ai fait savoir à Xavier, le patron de Nostalgie et patron de Ré-Ré-Chanson, que j'avais ce désir. Et puis, en fait, ils m'ont rappelé d'abord pour me proposer de faire des remplacements. à un« Rires et chansons». On m'a dit« Bon, pour la rentrée, oui, on y réfléchit, mais si tu mets un pied dans la maison, dans le groupe Énergie, c'est peut-être pas si mal. Donc, est-ce que tu serais partant pour faire des remplacements à un« Rires et chansons»?» J'ai dit« Mais bien évidemment!» Ça me fait marrer, au contraire. Surtout que j'ai déjà bossé sur« Rires» il y a dix ans. Donc, j'étais ravi. Et voilà, je suis venu faire des petits remplacements sur« Rires et chansons» pour le kiff de la radio, pour le plaisir, pour la passion. Et c'est là où, dans la foulée, Anne et Xavier, qui sont chefs d'antenne et boss de Nostagy, m'ont dit« Nosta, ça serait bien pour une quotidienne». Et là, j'ai dit« Bien évidemment». Et donc, j'y suis allé en courant Speaker 4: Du coup, c'est vrai qu'on va parler de ton parcours, mais c'est vrai que tu as fait beaucoup d'émissions le week-end ou effectivement ponctuellement, justement pour l'été sur RTL. C'était une volonté pour toi parce que tu avais un emploi du temps chargé pour d'autres activités télé, etc. Maintenant, tu t'organises différemment Speaker 6: En fait, c'est très simple. C'est vrai que pendant huit ans, j'étais au week-end. D'abord sur France Bleu ici pour les matinales. Ensuite, j'ai fait les soirées foot pendant cinq ans. Et j'avais vraiment cette envie de revenir en semaine, à un rythme plus régulier, de me poser, d'avoir mon émission. parce que le week-end, ça m'allait très bien parce que je faisais le dîner presque parfait toutes les semaines à l'époque. J'avais beaucoup de séances de voix de pub, j'avais beaucoup d'institutionnels, de corporate autour. Et finalement, j'avais mis la radio en second alors que c'est mon métier. Je veux dire, moi, je suis animateur radio, j'ai toujours été animateur radio depuis 37 ans. Et voilà, j'ai voulu revenir à mon cœur. Speaker 4: Justement, on te retrouve sur le drive entre 17h et 20h. Nostalgie vous ramène. Alors, on entend toute ta bonne humeur, de la vraie proximité. Il y a les auditeurs qui viennent de temps en temps aussi pour jouer. Il y a des audios que tu passes. Et tout ça, c'est au service de la musique. Donc, je dois dire que c'est agréable. On ne sent pas un énorme changement sur Nostalgie, même si ça apporte de la fraîcheur. Est-ce qu'il y a un concept où c'est une émission de flux, un drive comme on connaît ou un concept que vous allez élaborer avec le temps Speaker 6: On installe ce concept. L'idée, c'est vraiment de rentrer ensemble à cette heure-là sur ce qu'on appelle effectivement dans les pays anglo-saxons un drive, et ce qui se fait d'ailleurs sur les autres antennes, on va dire les autres radios adultes. Les trois quarts des gens sont en voiture, dans les transports, sur le chemin du retour. L'idée, c'était de rentrer ensemble, d'avoir quelque chose de léger, de convivial, d'interactif, de faire participer les auditeurs tout en gardant ce flux musical. On est, je pense sincèrement, sur un bon équilibre. C'est-à-dire que moi, je parle tous les deux disques avec des auditeurs ou du contenu, de l'éditorial sur la musique. On est orienté musique. On est vraiment sur de la légèreté, on se laisse porter, on profite du moment, on oublie les tracas, que de la bonne humeur, que du feel good. C'est vraiment l'ADN Nosta, on est pile poil dans cet esprit-là, vraiment. Comment tu Speaker 4: bosses pour tes speaks sur Nostalgie? Tu écris beaucoup, tu as de la liberté ou au contraire, c'est beaucoup plus resserré, tu as de l'impro, ça marche comment Speaker 6: Je prends toutes les intros que je peux prendre, déjà, pour mettre de l'éditorial ou des auditeurs qui demandent leurs pépites, qui nous racontent leurs petites histoires, leurs anecdotes sur les tubes ou les artistes qu'ils aiment. C'est vraiment dans l'esprit nostalgie à ce niveau-là. J'ai une méthode de travail. Je trouve qu'il n'y a pas de bonne méthode, je trouve, quand tu fais de la radio. C'est chacun sa façon de travailler. Moi, j'aime bien écrire des mots-clés. Par exemple, sur une intro où je vais avoir, je ne sais pas moi, un titre que je connais bien, où je sais qui fait quoi, la prod. Je vais juste me marquer deux, trois petits mots-clés en mes mots. Et après, je construis mon speak en live, en direct. J'ai mon espèce de ceinture de sécurité pour garder les métaphores voiture, de l'info que je connais. Et puis après... J'y vais au feeling. Et ça, je vais y aller de plus en plus, vraiment, avec ce feeling-là, avec le temps qui va passer. Là, ça fait juste 15 jours. Donc, c'est vraiment tout neuf. Alors, Speaker 4: tu parles de contenu d'éditorial, effectivement. On sent que tu aimes beaucoup raconter ce qui se passe derrière un tube. Je me disais que, malgré tout, Nostalgie, c'est des titres qui reviennent très régulièrement. Est-ce que tu penses que c'est un puissant fond? Il y a toujours des petites infos à aller chercher ou, au bout d'un moment, peut-être que tu vas tourner en rond parce que les titres reviennent Speaker 6: Déjà, la playlist tourne, bien évidemment. Les emplacements des disques font que, même si aujourd'hui j'ai un super tramp, j'ai Logical Song, hier j'avais Goodbye Stranger, je donne un exemple où j'ai un... J'ai Alain Chanfort, il y a plusieurs titres d'Alain ou de Mylène Farmer, n'importe quel artiste. Déjà, il y a la multiplication des tubes et puis après, la multiplication des infos. Sincèrement, sur Alain, Chaque tube, pour moi, il y a au moins 15 infos intéressantes et je rajouterais même 10 fun facts, ce qu'on appelle les fun facts. J'aime bien ça, c'est la petite info, le petit truc qu'on ne sait pas. L'autre jour, j'avais Manic Monday des Bangles, je savais. que c'était Prince qui l'avait écrit. Je ne me souvenais plus qu'il l'avait écrit sous le pseudo de Christopher. Tu vois, bim, je suis allé retrouver l'info. Je me suis dit, ah oui, c'est ça. Il y a toujours un petit truc qu'on, moi-même, je peux avoir oublié. Et hop, c'est une petite piqûre de rappel sympa. Je pense sincèrement qu'il y a de quoi Speaker 4: faire. Avec tout ce que tu as fait, tout ton parcours, on avait presque oublié que tu aimais autant la musique et en parler? Speaker 6: Franchement, c'est une des raisons pour lesquelles je voulais revenir en quotidienne. Il y avait cette envie de revenir à mes amours, la musique. Je vis tous les jours avec de la musique. Je biberonne ma fille qui a 9 ans à la musique. Sa maman travaille comme directrice de casting dans les comédies musicales. La musique est au cœur de notre vie. D'ailleurs, ma fille, va être bientôt cosette dans Les Misérables au Théâtre du Châtelet. D'accord Speaker 3: Là, Speaker 6: je te donne un scoop. Voilà. Donc, c'est vraiment quelque chose qui est viscéral chez nous. Vraiment, la musique Speaker 4: Alors, tu as fait beaucoup de France Bleue de ici, quoi. C'est un format concours. En concurrence avec Nostalgie, est-ce qu'on a la même façon de parler aux auditeurs? Les auditeurs ont la même attente ou pas du Speaker 6: tout? Franchement, là-dessus, moi, je reste moi-même. Là, je dis, je suis encore en rodage. Plus le temps va passer, plus ce sera moi à l'antenne. Il a fallu que je reprenne mes marques, notamment à la console. Je n'avais pas fait de réalisation, d'auto-animation, ce que tu veux, quel que soit le terme, mais je n'avais pas été... à la console depuis Fun Radio il y a plus de 30 ans Speaker 5: donc Speaker 6: t'imagines non mais c'est un truc de fou à l'époque quand j'étais sur Fun dans les années 90 au tout début parce qu'après même j'avais un Réal mais je faisais la technique on passait encore les pubs sur cartouche quoi et les disques les CD dans les boîtiers Studer à l'époque enfin donc j'avais pas refait la technique depuis plus de 30 ans donc il a fallu que j'appréhende ça et reprendre les marques à ce niveau-là. C'est souvent le plus Speaker 4: stressant, j'imagine, quand on Speaker 6: reprend la réale comme ça. Franchement, j'étais hyper stressé au début. En toute objectivité, mes premières émissions, elles n'étaient pas bonnes. J'étais trop focus sur la technique pour pouvoir être libéré et être naturel. Toi-même, tu sais. Quand tu es débarrassé de toutes les contraintes, c'est là où tu deviens meilleur. C'est parce que ma colonne vertébrale J'étais focus sur la technique, vraiment. Pas faire de pain, pas faire d'erreur. Et j'en ai fait. Non, mais tu vois, il n'y a que là, depuis une semaine, je dirais, que je commence à me libérer et à être moi-même et à être vraiment naturel à l'antenne, quoi. Vraiment. Speaker 4: On va parler de ton parcours. Tout à l'heure, dans le podcast, il y a Julien qui nous parlait de son stage qu'il avait fait à RTL, dans les grosses lettres, à l'époque de Philippe Bouvard. Speaker 5: Le lapsus, c'est génial Speaker 4: J'adore. Toi, c'est 89 avec Jean-Luc Delarue sur Europe 1. C'était le top 50, c'est ça? Oui, c'est exact. Speaker 6: tu sais j'ai fait comme beaucoup de gens j'ai fait une école de radio j'avais envie de faire de la radio je faisais de la radio depuis ado chez moi à Rennes c'était ce que je voulais faire je savais que je voulais faire ça ma maman m'avait dit tu passes ton bac d'abord et après tu feras ce que tu voudras j'ai passé mon bac je l'ai eu je suis allé à Paris faire une école de radio qui n'existe plus et j'ai eu mon premier stage à Europe avec Jean-Luc Jean-Luc je le faisais marrer c'était le jeune con moi j'étais le jeune con qui arrivait j'avais à peine 20 ans quand il m'a vu arriver d'ailleurs il a dit mais On lui a dit, c'est le nouveau stagiaire. Il m'a dit, mais t'as quel âge? 13 ans? C'est pas possible. J'étais tout chétif, tout petit. Je faisais enfant. Et je l'ai fait marrer pendant tout l'été où j'étais en stage avec lui. Et à la fin, c'est lui qui m'a dit, non, mais toi, il faut que tu fasses de l'antenne. Je savais pas encore, moi, ce que j'allais faire. Il m'a dit, mais il faut que tu fasses de l'antenne. Il monte une chaîne de télé sur le câble qui va s'appeler MCM. Ça va être la chaîne musicale. Va au casting demain de ma part. Je te donne le numéro, t'appelles. Et je suis allé au casting et j'ai été pris. Et c'est comme ça que j'ai commencé. Je suis descendu à Monaco faire MCM. Et dans le même immeuble, il y avait TMC et RMC. Et c'est comme ça que j'ai commencé la radio. Voilà, je te la fais courte. Speaker 4: Et à l'époque, c'était assez grandiose. Sur une chaîne de télé qui passait des clips, c'était très branché, très tendance Speaker 6: Mais c'était génial. C'était tout neuf. C'était le câble. Les gens ne se rendent pas compte en 2026. Donc, ça fait vieux guerrier de dire ça. Mais le câble, c'était le nouveau truc, la nouvelle hype incroyable. Donc, la chaîne musicale, il y avait MTV. Et là, c'était le genre, le MTV français. On était d'ailleurs VJ. On appelait ça VJ, Video Jockey. C'est-à-dire que je passais moi-même les clips et tout. Je me mettais moi-même à l'antenne. Enfin, c'était un truc de psychopathe. C'était génial comme expérience. Speaker 4: Et le fait d'être sur le câble, tu avais quand même un contact avec les téléspectateurs, on te reconnaissait, c'était Speaker 6: populaire. Quand je suis arrivé à Paris, on est resté trois ans à Monaco pour que la chaîne devienne viable. Après, quand la chaîne est devenue indépendante de TMC, parce que MCM, à la base, ça voulait dire Monte Carlo Musique. Les gens pensent que c'était ma chaîne musicale. Non, c'était Monte Carlo Musique. Et après, c'est devenu ma chaîne musicale à Paris. Et là, après, ça a été incroyable. Moi, ça m'a mis le pied à l'étrier. C'est grâce à MCM que je suis rentré à Fun après. C'est comme ça que Defool m'avait repéré. Enfin, voilà, c'est ça qui m'a lancé, en tout cas pour la radio. C'est un truc de fou. Fun en radio, c'est 93 pour toi et c'est Defool qui t'a fait venir? En fait, j'avais envoyé mes piges de RMC Côte d'Azur, où j'étais dans le sud, qui était la FM d'RMC, c'est un peu genre le RTL2 de RTL, et j'avais envoyé mes trucs, et ils m'avaient appelé en me disant« J'ai écouté tes piges, je ne sais pas pour nous le format, mais je t'ai vu MCM, et voilà, c'est ça qu'il nous faut, mais en radio.» Et j'ai fait une nuit d'essai avec, à l'époque, Boudine et Morade, qui avait été adorable et voilà Boudin qui était le réel de Diful et Morad et les deux frangins et je les remercierai toujours ils m'ont mis le pied à l'étrier ils m'ont montré comment ça marchait ils m'ont aidé à faire ma première nuit d'essai sur The Fun. Et le week-end d'après, j'étais à l'antenne Speaker 4: Oui, 93, c'est vraiment l'époque où Arthur était déjà passé, Medifool était installé, il y avait une Speaker 2: grosse équipe Speaker 4: C'était difficile d'entrer justement dans une équipe avec les personnalités qui étaient déjà à l'antenne ou ça s'est bien passé? Speaker 6: Mais pas du tout. Mais les gens m'ont accueilli bras ouverts. Et puis, on était au tout début de Love & Fun. Je suis arrivé pile au bon moment à Fun. C'est la radio où il fallait être. À partir de 1993, j'ai eu cette chance incroyable d'arriver au bon endroit, au bon moment. Et tout le monde a été adorable. J'ai tout de suite fait partie de la famille Fun Radio. C'était... C'était extraordinaire. Une façon de faire de la radio qui t'a plu? Ah oui, j'ai adoré. Et tu sais quoi? C'est vraiment ce que je retrouve là, en revenant en quotidienne en plus vraiment il y a une époque qui m'a beaucoup marqué c'est quand j'ai fait deux saisons de drive sur Fun ça s'appelait la Fun Force Speaker 4: et Speaker 6: j'ai adoré faire cette émission et là c'est comme si je retrouvais 30 ans plus tard ce même plaisir de me retrouver à la console sur un drive sur Nosta de vivre avec mon temps tu vois avec mon âge maintenant ça y est j'ai plus de 50 balais Et je retrouve le plaisir des titres, des maxis de la New Wave que j'écoutais quand j'étais ado. truc magique. Il y a une espèce de boucle là, de cercle verteux qui te booste Speaker 4: La radio, c'était quand même la même façon de la penser. J'imagine qu'en 96, Front Force, c'était plus sorti du collège, etc. La réflexion autour des adultes qui sont dans leur voiture après le boulot, c'est toujours comme ça dans Speaker 6: l'esprit? Franchement, tu sais, il faut vivre avec son temps. Moi, j'ai zéro... Alors c'est drôle, mais j'ai zéro nostalgie de la radio d'avant. Je trouve qu'en 2026, il y a encore plein de choses à faire avec la même énergie, la même envie, la même passion, et de continuer à donner envie aux gens d'écouter la radio. C'est pour ça qu'on veut faire de l'humain. Tu sais, on ne doit pas être des robots à l'antenne, on doit être nous-mêmes. Et c'est parce qu'on va apporter de l'humain, du direct, de l'imprévu, de la surprise, qu'on va continuer à faire vivre la radio. Je pense sincèrement. Et c'est ça qui va faire que les gens... tu vois, qui aiment la musique des années 80, plutôt que d'écouter leur playlist dans leur coin, sur leur plateforme, ils vont avoir envie de retrouver le direct, l'humain, une proximité, un échange, du contact, les vraies choses Speaker 4: À l'époque, tu recevais des fax, après il y a eu les SMS, maintenant c'est les réseaux sociaux, mais finalement les gens, ils ont quand même envie de discuter, de dialoguer avec les gens de la radio? Mais bien sûr Speaker 6: là, on amorce vraiment le truc. Mais ça y est, je commence à recevoir des messages. Et comme il faut vivre avec son temps, je reçois des messages sur mon compte Insta. Les gens m'écrivent en message, en me disant« Ah, machin, moi, j'adore Simple Minds. J'aurais envie de passer un message là-dessus. Ça me rappelle tel souvenir.» Je les rappelle et voilà. Ça se fait très simplement. avec les moyens de 2026. Il faut être moderne. Ce n'est pas parce qu'on est sur nos stars qu'on doit rester... On s'envoie des cartes postales. Mais non, mais voilà. Sincèrement, il ne faut pas penser que les gens qui ont plus de 50 ballets sont largués. Pas du tout. Dis-moi, tu as été l'un des premiers animateurs d'RTL2 aussi? Oui, alors j'ai fait un petit écart à Fun, je suis allé sur RTL2, franchement c'est un excellent souvenir, mais à l'époque j'étais trop jeune, c'était pas pour moi, c'était un format adulte, j'étais pas assez sérieux moi, j'étais pas. j'avais envie de rigoler, j'avais envie de déconner et j'ai fait un aller-retour et je suis revenu à Fun vite fait pour continuer à à être en phase avec mon état d'esprit de l'époque. Speaker 4: Donc on a parlé de la radio, de la télé, on peut parler de la voix-off parce que ta voix est très connue avec un dîner presque parfait. D'ailleurs, les inédits, c'est terminé, je crois. C'est les rediffusions maintenant sur Gulli? Non, non, pas du tout. Ça Speaker 6: continue. Figure-toi que je continue et j'entame ma 19e saison avec par saison entre 12 et 15 semaines inédites qui sont diffusées en alternance avec des rediffs. C'est beaucoup, effectivement. Oui, donc je continue à enregistrer. Je commence mes sessions d'enregistrement à partir du mois de novembre jusqu'au mois de mai pour la saison suivante. Donc, ça continue. C'est un programme qui a évolué avec le temps, mais qui maintenant est sur Gulli, donc qui est devenu plus familial, moins télé-réalité que quand c'était sur W9. Moins cuisine que quand c'était sur un M6. Là, on est sur un truc familial avec chaque semaine des thématiques, des trucs rigolos, légers. Une semaine au camping, une semaine avec que des vegans contre des viandards. C'est très ludique, très sympa. J'adore faire ça. Speaker 4: Et comment ça marche? Tu vois les images ou tu enregistres d'une traite le texte qu'on te donne? Alors, c'est très simple. Speaker 6: Je n'écris pas un mot, pas une virgule. C'est fait par un chef d'édition ou une chef d'édition qui a réceptionné les images du tournage, qui a construit l'histoire de la semaine. Et l'émission, elle est ce qu'on appelle PAD, prête à diffuser. J'ai juste à poser ma voix dessus. Elle est finie, l'émission. Il reste juste la voix à poser avec un texte qui est écrit, des blagues qui sont écrites et que je dois défendre. Et je ne dois pas changer une virgule parce que les textes sont validés par la production et par le diffuseur, donc Studio 89. et le groupe M6, auquel appartient Gudi, par un service juridique, tout est bordé, vérifié, et moi je pose la voix, je suis en cabine, je regarde le programme qui défile, et j'ai un tel... code comme une bande rythmo pour les gens qui font du doublage sauf que là c'est au timing et sur mes feuilles j'ai les timings exacts où je dois parler et voilà et on déroule le programme, je regarde l'émission et je pose ma voix Speaker 4: dessus C'est très incarné, c'est super bien fait. Ça va me plaisir de t'écouter, même si on ne suit pas forcément la recette. Oui, c'est gentil. Je me disais, est-ce que tu n'as pas eu un jour peur, par exemple, que justement, ta voix est un peu collée à un dîner presque parfait? Ça peut te jouer des tours à la Speaker 6: radio? Non, pas à la radio. Ça ne m'a jamais empêché de travailler. Et tu vois, sur n'importe quelle radio, j'étais sur RTL cet été, t'imagines bien si ça bloquait une radio comme RTL ou comme Nostalgie. Je veux dire, voilà, ça ne m'a jamais bloqué. En revanche, au niveau radio, en revanche, ça m'a bloqué sur d'autres émissions pour faire d'autres voix ou même d'autres programmes parce qu'effectivement, elle est très, très marquée. Donc, pour tout ce qui est programme télé... C'est le dîner. Ma voix, elle est identifiée là-dessus. En revanche, ma voix, je suis presque une tessiture au-dessus de la mienne. C'est-à-dire qu'au moins deux octaves dans l'interprétation. Elle est très incarnée, mais très interprétée, très forcée, très jouée. Donc, je peux changer ma voix. Et je fais beaucoup de pubs où ma voix est complètement différente du dîner et où personne ne me reconnaît. Hier, j'ai enregistré des voix pour Le Vaud, les pubs pour Le Vaud, Le Vaud français, Le Vaud durable. Tu ne me reconnais pas. Je fais les voix dans les magasins Franprix. On ne me reconnaît pas forcément. Parce que là, je te parle avec mon voix normale, mon timbre normal, pardon. Mais quand je fais le dîner, c'est bonsoir et bienvenue dans un dîner presque parfait. Tu vois, je prends, on est une octave au moins au-dessus de mon timbre, de mon vrai timbre. C'est pour avoir un côté comédie, non, c'est ça? Alors, à la fois parce que c'est très joué et parce qu'effectivement, c'est très ludique. Donc, il faut forcer le trait, vraiment. Et puis, parce qu'aussi, comme ça fait 19 ans que je fais la voix, j'ai commencé en 2008, mon timbre a évolué et la voix que j'avais au début correspondait plus à cette voix-là. Tu vois, ma voix a vieilli. Elle est un peu descendue dans les graves. Donc, on garde le même timbre. Je garde la même musique, la même musicalité dans l'interprétation. Est-ce que ce travail-là Speaker 4: t'a apporté justement du direct à l'antenne, à la radio? Non, Speaker 6: ça n'a aucun rapport. Ce n'est pas du tout le même métier. Franchement, ça n'a rien à voir. C'est deux métiers différents. Même dans Speaker 4: l'interprétation, je ne sais pas, dans la façon d'être à l'antenne? Speaker 6: Non, parce qu'à l'antenne, en radio, j'ai une priorité à être soi-même, être moi-même, être naturel. Quand je fais le dîner, j'interprète, vraiment. Quand je fais de la pub, j'interprète. Quand je suis à l'antenne, en radio, en direct, je considère que c'est moi. Si ce n'est pas moi, si on ne me reconnaît pas dans le sens, si on se dit qu'il n'est pas naturel, c'est que je n'ai pas fait mon job comme il faut. On ne peut pas tricher dans ce métier en direct Speaker 4: Alors, on t'écoutera évidemment sur Nostalgie. Avant de se laisser, je crois que l'un de tes premiers souvenirs radio, c'est avec ton grand-père espagnol, c'est ça? C'est comme Speaker 6: ça que je suis tombé dedans. En fait, quand j'étais tout petit, mon grand-père espagnol écoutait en France, depuis la France, depuis Rennes, les radios espagnoles. Alors, je ne sais plus si c'était en grandes ondes ou en ondes moyennes, mais ça me fascinait de tourner le bouton et d'entendre des radios où ça parlait une autre langue. Et je crois que c'est comme ça que j'ai eu le virus, en fait. Je me suis dit, mais ça, c'est génial. Il y a des gens qui nous parlent alors qu'ils sont à l'autre bout du monde. Mais moi, je veux faire ça. Speaker 4: Voilà. Et tu le fais encore et tu le fais très bien. C'est gentil. C'est tous les jours sur Nostalgie, entre 17h et 20h. Merci, c'était super d'être avec toi. À bientôt. Merci beaucoup, Rémi.

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