Les coulisses des Grosses Têtes & interview Miguel Derennes
Episode S09E01 du podcast Des Ondes Vocast
Pour ce numéro de septembre, Olivier Oddou va tout d’abord et comme chaque mois, faire le tour de l’actualité radio, et elle est forcément bien chargée en cette période de rentrée des stations.
Grande nouvelle : c’est le retour de Julien Vigier dans Des Ondes Vocast. À l’occasion de la disparition de Philippe Bouvard, Julien revient pour nous, sur son expérience aux Grosses Têtes. C’était il y a vingt ans, il était alors stagiaire à RTL. Il nous raconte les coulisses de l’émission, comment elle se préparait autour du mythique Philippe Bouvard et de son équipe. Ensuite, avec Julien Vigier toujours, c’est le grand retour des fameux Carnets d’écoute. Ils nous ont manqués, et en cette rentrée, Julien fait le tour des nouveautées des radios, surtout sur les généralistes, mais pas que.
Pour notre grande interview ce mois-ci, Rémy Bertholon accueillera Miguel Derennes. Il fait son grand retour au drive d’une musicale en semaine, ca ne lui était pas arrivé depuis 30 ans, il était à l’époque sur Fun Radio. Un retour sur un créneau fixe, en semaine, dont il a eu envie et qu’il est allé chercher, et un plaisir retrouvé, alors que la succession de Bruno Gilbert était bien sûr un sacré challenge. Sa grande culture musicale et son esprit feel good collent parfaitement au format actuel de Nostalgie, et il nous racontera qu'après quelques semaines d’ajustement, il a parfaitement pris ses marques sur la station au format 80’s, pour ce drive qui s’appelle « Nostalgie vous ramene ». Il reviendra également sur son parcours, aussi bien en radio qu’à la télévision.
Animation / réalisation : Olivier Oddou
Intervenants : Rémy Bertholon, Julien Vigier
Invité : Miguel Derennes (animateur sur Nostalgie)
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]
Contact
Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
X : @DesOndesVocast [https://x.com/DesOndesVocast]
Pour ce numéro de septembre, Olivier Oddou va tout d’abord et comme chaque mois, faire le tour de l’actualité radio, et elle est forcément bien chargée en cette période de rentrée des stations.
Grande nouvelle : c’est le retour de Julien Vigier dans Des Ondes Vocast. À l’occasion de la disparition de Philippe Bouvard, Julien revient pour nous, sur son expérience aux Grosses Têtes. C’était il y a vingt ans, il était alors stagiaire à RTL. Il nous raconte les coulisses de l’émission, comment elle se préparait autour du mythique Philippe Bouvard et de son équipe. Ensuite, avec Julien Vigier toujours, c’est le grand retour des fameux Carnets d’écoute. Ils nous ont manqués, et en cette rentrée, Julien fait le tour des nouveautées des radios, surtout sur les généralistes, mais pas que.
Pour notre grande interview ce mois-ci, Rémy Bertholon accueillera Miguel Derennes. Il fait son grand retour au drive d’une musicale en semaine, ca ne lui était pas arrivé depuis 30 ans, il était à l’époque sur Fun Radio. Un retour sur un créneau fixe, en semaine, dont il a eu envie et qu’il est allé chercher, et un plaisir retrouvé, alors que la succession de Bruno Gilbert était bien sûr un sacré challenge. Sa grande culture musicale et son esprit feel good collent parfaitement au format actuel de Nostalgie, et il nous racontera qu'après quelques semaines d’ajustement, il a parfaitement pris ses marques sur la station au format 80’s, pour ce drive qui s’appelle « Nostalgie vous ramene ». Il reviendra également sur son parcours, aussi bien en radio qu’à la télévision.
Animation / réalisation : Olivier Oddou
Intervenants : Rémy Bertholon, Julien Vigier
Invité : Miguel Derennes (animateur sur Nostalgie)
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]
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Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
X : @DesOndesVocast [https://x.com/DesOndesVocast]
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Speaker 2: Des ondes
Speaker 3: vocastes,
Speaker 2: l'univers de la
Speaker 3: radio, en podcast
Speaker 4: Des ondes vocastes, c'est LE podcast qui parle de radio.
Salut à tous, c'est Olivier Audou. Pour ce numéro de septembre,
on va tout d'abord, et comme chaque mois, faire le
tour de l'actualité radio. Et elle est forcément bien chargée
en cette période de rentrée des stations. Puis... Grande nouvelle,
c'est le grand retour de Julien Vigier dans des ondes vocastes.
A l'occasion de la disparition de Philippe Bouvard, Julien revient,
pour nous, sur son expérience aux grosses têtes. C'était il
y a 20 ans, il était alors stagiaire à RTL.
Il nous raconte les coulisses de l'émission, comment elle se
préparait autour du mythique Philippe Bouvard et de son équipe. Ensuite,
avec Julien Vigier toujours, c'est le grand retour des fameux
carnets d'écoute. Ils nous ont manqué et en cette rentrée,
Julien fait le tour des nouveautés des radios, surtout les généralistes,
mais pas que. Et puis, côté musical, pour notre grande
interview ce mois-ci, Rémi Bertolon accueillera Miguel de Rennes. Il
fait son grand retour au drive d'une musicale en semaine,
c'est sur Nostalgie. Ça ne lui était pas arrivé depuis
30 ans, il était à l'époque sur Funradio. Un retour
sur un créneau fixe en semaine dont il a eu
envie et qu'il est allé chercher. Et un plaisir retrouvé
alors que la succession de Bruno Gilbert était bien sûr
un sacré challenge. Sa grande culture musicale et son esprit
feel-good collent parfaitement au format actuel de Nostalgie et il
nous racontera qu'après quelques semaines d'ajustement, il a parfaitement pris
ses marques sur la station au format 80's pour ce
drive qui s'appelle Nostalgie vous ramène. Il reviendra également sur
son parcours, aussi bien en radio qu'à la télévision
Et on commence tout de suite avec le Zoom Actu.
Tout d'abord, dans l'univers du DAB +, Airzen Radio annonce
lever 2 millions d'euros auprès des investisseurs. La moitié de
cette somme prendra la forme d'obligations convertibles, tandis que l'autre
moitié sera un crédit média sur les espaces de communication
d'Airzen pour les trois prochaines années. La station à l'esprit
positif revendique 400 000 auditeurs réguliers, donc en habitude d'écoute,
mais en audience quotidienne, elle ne représente que quelques milliers
d'auditeurs selon les études IR, comme on en avait parlé
le mois dernier. Selon nos informations, la station était depuis
quelques mois en recherche d'acquéreurs potentiels, un contexte sans doute
difficile pour une telle opération. après l'arrêt de Skyrock Classics
sur le DAB +, et le peu d'engouement suscité pour
l'appel à candidature qui a suivi. Toujours dans l'univers des
pureplayers DAB, cette nouvelle pas très bonne pour Radio Pichoune,
dont la société a été mise en procédure de sauvegarde
en juillet dernier. Une information repérée sur satmag. fr, le blog
d'information de Serge Surpin, dont nous avons apprécié ces derniers
mois les analyses médias poussées, tant en radio qu'en télé.
On vous conseille. Et toujours sur le DAB +, Latina
et M-Radio ont rendu de nombreuses autorisations sur des multiplexes
étendus et locaux. Ici, aucun problème de confiance avec le DAB,
mais simplement la fin de doublons en local, puisque ces
deux radios sont autorisées sur le DAB +, métropolitain, qui
couvre désormais un très grand nombre de zones en France.
Et on revient à présent sur France Musique et la
perte de nombreux émetteurs FM, on en parlait le mois dernier.
Nous avons reçu ce témoignage d'un auditeur de Briançon qui
n'a plus aucun moyen d'écouter France Musique en broadcast, ni
en FM, ni en DAB. Une situation qu'il juge inconcevable
pour le service public pour cette sous-préfecture du département des Hautes-Alpes.
Si vous aussi vous souhaitez réagir à l'actu, laissez-nous vos
messages audios sur vocast. fr slash répondeur. Et la grande bénéficiaire
des fréquences de France Musique, c'est bien sûr France Info
qui a très fortement augmenté sa couverture au grand mécontentement
des généralistes privés. Et leur peur pourrait être justifiée. En effet,
selon Satellifax qui cite une source de médiamétrie, France Info
pourrait gagner 230 000 auditeurs et atteindre 8,9% d'audience cumulée
cette année. L'année dernière, France Info a fait en moyenne 8,5%
d'audience cumulée Et sur la dernière vague de l'année, elle
était à 8,3. L'actu des salons à présent, le Paris
Radio Show revient en décembre avec une nouvelle formule. L'événement
s'adossera désormais au Media Days organisé par Avas et plus
largement consacré au monde des médias et de la publicité.
Cette première édition du Salon de la Radio sous cette
nouvelle forme aura lieu en décembre au Carousel du Louvre.
Un choix plutôt malin de notre avis, puisque l'ouvre sur
des domaines élargis qui naviguent autour de la radio. Et
on connaît aussi la difficulté de faire vivre un salon
uniquement consacré à la radio. C'est pourtant la prouesse réalisée
depuis plus de 20 ans par Philippe Chapeau, Frédéric Brulatour
et Nicolas Moulard. Bravo à eux donc et bonne chance
pour cette nouvelle formule au format élargi. L'actu ce mois-ci,
c'est aussi un dossier très important pour la radio associative.
la défense du fonds de soutien à l'expression radiophonique, le
fameux FSER. Selon nos informations, il est à nouveau en
danger dans le nouvel exercice budgétaire. Des réunions ont actuellement
lieu avec Matignon et le ministère de la Culture, avec
les représentants des radios associatives. L'association Les Locales, avec la
CNRA et le SNRL, poursuivent donc leur mobilisation afin de
préserver ce mode de financement essentiel pour de nombreuses radios associatives.
Un dossier à suivre de très près dans les prochains
jours et semaines. Et pour finir ce Zoom Actu, direction
l'Angleterre à présent. Les radios britanniques s'inquiètent d'un possible arrêt
de la TNT envisagé par le gouvernement soit en 2034,
soit en 2044, alors que la consommation de la télévision
passe de plus en plus par Internet. Et les radios
pourraient être les premières impactées. Selon le Radio Center, un
arrêt dès 2034 de la TNT pourrait faire augmenter de
50% les coûts de diffusion de la radio, car les
infrastructures sont en partie mutualisées avec la TNT. Le marché
de la diffusion est par ailleurs largement dominé par Archiva,
en situation de quasi-monopole. Un sujet qui pourrait un jour
concerner la France, où Canal +, remet régulièrement en question
l'avenir de la TNT, elle qui a déjà abandonné la
diffusion de Canal +, sur la TNT payante, citant les
contraintes réglementaires et les coûts de diffusion, et alors que
TF1 multiplie les canaux de diffusion de ses programmes, notamment
chez les géants du numérique, le plus spectaculaire récemment étant Netflix.
Et puis, évidemment, Impossible de parler de cette rentrée radio
sans évoquer la disparition de Philippe Bouvard. La nouvelle est
arrivée le jour même de la rentrée des grandes radios généralistes,
le lundi matin. Un timing assez incroyable alors que cette
rentrée radiophonique devait justement marquer le retour de nombreuses émissions
et de nombreux animateurs. La nouvelle matinale de RTL, animée
par Céline Landreau, fut chamboulée dès le premier jour. Et
pour parler de cette disparition, j'accueille tout de suite Julien Vigier.
Salut Julien
Speaker 7: Salut Olivier, salut Rémi, salut à toutes et à tous,
chers auditeurs des ondes vocastes. Ben dis donc, ça fait
un moment qu'on ne s'était pas parlé, ça me fait
plaisir d'être avec vous aujourd'hui. Et
Speaker 4: nous Julien, tu nous as manqué. Très très heureux de
te retrouver à nouveau pour cette rentrée des ondes vocastes.
Je le rappelle, tu diriges le studio de création et
d'animation audio VO2X, après une longue carrière en radio. Et Julien,
ton premier stage, c'était justement aux Grosses Têtes.
Speaker 7: C'est ça Olivier, c'était mon tout premier stage, RTL, la
grande maison. A l'époque, j'étais au Studio École de France.
Merci pour eux d'ailleurs de m'avoir donné l'opportunité d'aller sur RTL,
car j'y suis allé finalement deux fois. D'abord aux Grosses
Têtes et puis ensuite avec Isabelle Quenin. Mais le premier stage...
aux grosses têtes, c'était mon tout premier stage de radio,
donc les portes s'ouvrent, rue Bayard, je ne sais pas
si vous imaginez le quartier historique de Paris à côté
des Champs-Elysées, bon ça fait quelque chose quand même, ceux
qui ont été à RTL le savent. C'est forcément, voilà,
il y a cet escalier, on croise des stars. Moi,
j'ai vu Max de Fun Radio, donc c'était complètement zinzin
à l'époque. J'arrive là-bas pour faire quoi? Principalement pour travailler
sur les questions. Il fallait sortir un max de questions,
en fait, pour que Philippe Bouvard en retienne très peu,
en réalité. Mais bon, il adorait avoir beaucoup de questions
sous la main. Alors, comment on trouvait les questions? Tout simplement,
d'abord avec les archives. 2003, ça, c'était le début de
mon stage. Vous imaginez bien, l'émission avait une bonne paire d'années, facile. Donc, forcément,
on avait des archives et on allait chercher des petits papiers,
des anciennes questions déjà posées dans l'émission. Et on se
demandait si elles pouvaient être reposées, c'est-à-dire si elles étaient
encore contextualisantes, si elles étaient encore d'actualité, etc. Donc ça,
c'était une première partie, on va dire, assez mécanique, finalement,
de travail d'archives. Puis, on devait aussi regarder les questions
qui arrivaient de la part des auditeurs, savoir si c'était
bon à poser, en réalité. D'abord, si la réponse fournie
était correcte, si... si la question était drôle, était pertinente,
elle était originale. Et là-dessus, il y avait parfois les
jeux de mots. Donc, Madame Grosse-Père de Loche, évidemment. Donc,
c'était parfois inventé de la part des auditeurs et certaines
fois de notre part, de notre service. Alors, pas moi
directement en tant que stagiaire. C'est un peu trop de responsabilité.
Et puis, je crois que j'étais nul pour trouver ça
à l'époque. Mais je crois que mon responsable de service, lui,
était notamment celui qui inventait parfois certains jeux de mots.
Mais les auditeurs... Eux-mêmes faisaient des jeux de mots. Ça,
il faut le savoir. Et enfin, pour les questions, on
allait les inventer également. Nous, on allait créer des questions.
Et ça, c'était avec le Quid. Je me souviens bien
de ce gros dictionnaire qui était dans les bibliothèques dans
les années 90. Tout le monde l'a eu, le Quid.
Ça a disparu aujourd'hui, mais il y avait plusieurs faits d'actualité.
de culture générale. On avait aussi le Guinness Book des records,
ça me revient maintenant. On pouvait aller regarder là-dedans et
il fallait en réalité pondre 20 questions par émission. Donc moi,
mon collègue stagiaire aussi qui était avec moi... Et je
crois qu'il y avait une troisième personne, le responsable de
la production de l'émission. Enfin, ça faisait un paquet de
questions envoyées à Philippe Bouvard qui les recevaient, qui les
annotaient et qui, dans la grande tradition de Philippe Bouvard,
c'est-à-dire qui ne laissait rien passer, nous renvoyait ça avec
des annotations. Et c'était en rouge. Il y avait des
fautes d'orthographe qui étaient rayées, évidemment. C'était genre ça, c'est nul,
c'est bien. Quand on recevait la copie, je ne cache
pas qu'il y avait une petite goutte de sueur qui
arrivait et un petit stress quand même. Et tu as
pu assister aux enregistrements? Oui, tout à fait. On avait
le droit d'assister à l'enregistrement des émissions. À l'époque, ce
n'était pas quotidien. Il y avait le lundi, le mercredi
et peut-être le vendredi aussi. C'est un peu flou dans
ma tête. En tout cas, c'est sûr que ce n'était
pas quotidien. Ça, c'est sûr. Grand studio d'RTL avec Philippe Bouvard,
des émissions qui étaient enregistrées sur la longueur. C'était très
long l'enregistrement parce que Philippe Bouvard n'entendait pas tout, il
faut être honnête. Et je crois que maintenant on peut
le dire, tout le monde le sait, il y avait
un peu chez Philippe Bouvard des problèmes d'audition, n'est-ce pas?
Et donc forcément, parfois il posait des questions à ses
sociétaires et la réponse était donnée, mais lui il ne
l'entendait pas. Et donc, les sociétaires, par complicité, continuaient finalement
de jouer, de faire des blagues et redonnaient la bonne
réponse au bout d'un moment. Et c'est à ce moment-là, généralement,
que la bonne réponse était validée par Philippe Bouvard. Donc, c'était,
je me souviens, des émissions dont l'enregistrement me paraissait moins long. Alors,
je ne sais pas comment c'est aujourd'hui. J'ai l'impression que
c'est dans les conditions du quasi-direct et que Laurent Roquier
va plus vite. Mais c'est vrai que j'avais l'impression que
c'était long. Alors, ça ne gênait pas du tout le public. Clairement,
ils étaient là et ils faisaient la queue d'ailleurs sur
le trottoir d'RTL pour venir le voir. Et franchement, ça
ne les gênait pas. Mais moi, en tant que jeune
gamin de 20 ans, ça me semblait très long. Bon
courage à ceux qui montaient l'émission alors. Exact, il fallait
monter tout ça. Et alors là, c'est incroyable parce que nous,
dans notre bureau, on avait en face la personne qui
faisait le montage des grosses têtes. Et cette personne, elle
était toute seule et elle fumait des cigarettes. À l'époque,
on pouvait fumer dans les bureaux. Ça fumait de la
grosse clope, hein. Et cette personne, dont j'ai oublié le prénom, évidemment,
mais cette personne était très cool, mais son taf, en fait,
c'était de monter l'émission, mais sur bande. Ça sortait sur
bande à l'époque. Donc, nous, on entendait le montage. C'était
pas du tout au casque. Lui, il s'en foutait, il
montait ça directement à balle dans le bureau. Et donc,
on entendait toute la journée, pendant que nous, on travaillait
sur l'émission du lendemain, par exemple, on entendait le montage. Yip!
Bonne réponse! C'était incroyable. Toute la journée, on avait le
montage sur bande. On entend qu'il y a des coupes,
on entend que les rires sont rajoutés. Et en plus,
dans cette vapeur de clope, je trouve que ça avait
une saveur, pour le coup, tout à fait inédite et
qu'on n'a plus du tout aujourd'hui. Voilà, c'est les souvenirs
que j'ai eus de mon stage à RTL et aux
Grosses Têtes que j'avais envie de vous livrer en hommage
à à la disparition de ce grand, grand monsieur de
la radio qui, quand il arrivait à RTL dans sa
Jaguar ou sa Rolls-Royce, c'est vrai que ça faisait
Speaker 4: quelque chose quand même. Merci Julien pour ce beau témoignage.
Et Julien, ta spécialité dans« Des ondes vocastes», ça a
toujours été, bien sûr, tes carnets d'écoute. Ton avis sur
tout ce que tu as écouté le mois dernier? Et
en cette rentrée, tu t'es forcément intéressé au nouveau programme
des généralistes. Et tu démarres donc avec Europe 1 et
la surprise Coé.
Speaker 7: C'est la surprise du chef, celle qu'on n'avait pas vue venir.
Je pense peut-être même que dans les locaux, ils y
ont pensé fin août. C'est très probable parce que rien
n'était vraiment préparé en termes de com. Coé est arrivé
à l'antenne d'un coup comme ça sur Europe 1. 15h-16h,
nouvelle émission pour Coé qui traite de l'actualité entourée de
sa bande. Quand je dis sa bande, c'est qu'il y
a Pietre et Stouff, donc ses bandes habituelles. Il y
a quand même la caution Europe 1 CNews avec, ça c'est...
C'est Gauthier Lebrède qui est là en tant que journaliste
de la maison, journaliste Bolloré. Qu'est-ce qu'on en pense de
cette émission? On en pense plutôt du bien. Moi, je
trouvais que c'était drôle. De toute façon, je suis client
de Coé, j'aime bien son humour. Je trouve que c'est rapide, efficace, concis.
C'est bien préparé, ça traite donc de sujets d'actualité comme celui-ci.
On en écoute un extrait. La Coupe Mulet qui reviendrait
à la
Speaker 8: mode. 1500 personnes ont participé à l'Euro Mulet, le championnat
d'Europe de la Coupe Mulet. Une coiffure emblématique des années 80. Attention,
ça ne serait pas une faute de goût, ce serait
un symbole.
Speaker 9: Coupe mulet, c'est un peu dire merde au diktat de
la mode, de dire aux jeunes de ne pas se
prendre la tête avec leur image, d'avoir confiance en eux.
Speaker 8: Oui, la coupe mulet donne confiance. Pour séduire avec une
coupe mulet... Vous voyez ce que c'est la coupe mulet?
C'est le bol au-dessus et l'écho est long dans la nuque.
C'est la série Stranger Things qui a remis ça au
goût du jour. Oui, mais attendez, on ne parle pas
assez des bienfaits de
Speaker 9: la coupe mulet. Par exemple, le champion Lorenzo de l'année dernière,
le champion enfant qui était harcelé à l'école, il s'est
fait la coupe mulet, il a pris confiance en lui
et maintenant il n'est plus harcelé et il est champion d'Europe.
Et oui, il ne se
Speaker 8: fait plus harceler. Alors si, ça peut aider. Et pour certains,
ça leur rappelle qu'il ne faut pas se prendre au sérieux.
Speaker 9: Quand je me lève le matin et que je me
vois dans le miroir, je me dis, putain, ça va
être une belle journée. Je fais, merde, j'avais oublié que
j'avais la coupe mulée. Ça, c'est cool, en fait. On
Speaker 8: me fait rire. J'avais oublié que j'avais la coupe mulée
Speaker 7: Donc, c'est toute l'actualité du jour ou de la semaine. Tricoter, détricoter, 5, 6,
8 sujets dans la journée. Il y a beaucoup de teasing. Forcément,
les sujets conso, sujets de société, les sujets artistiques. Bon,
tout ça, ça passe. C'est drôle, c'est marrant. Après, il
y a des sujets politiques et c'est là où il
y a quelque chose de différenciant par rapport à d'autres
émissions de Coé sur la bande FM musicale. Là, il
y a des sujets politiques, ça parle... candidat à l'élection présidentielle.
Et donc, ils prennent position, les gars, dans l'émission de Coé.
Même si ça rigole et que c'est marrant et que
c'est tourné un peu sur la moquerie, sur le ton
de la moquerie, voilà. Bon, ça parle. Jean-Luc Mélenchon à
la braderie de Lille. Oui, non, etc. Donc, ça prend
un peu une tonalité, je dirais, un peu à Nuna
à l'époque, notamment sur C8 et un peu aussi à
la radio. On ne peut pas nier le fait que
cette émission, même si elle est drôle... même si elle
est bien fistée, bien produite, qu'elle est rythmée et qu'elle
s'écoute de manière agréable. Elle est orientée politiquement, ça c'est
un fait. Après, c'est un bon choix de la part
d'Europe 1, à 15h à ce moment-là, pour propulser le
reste de la grille dans l'après-midi. Et en face, il
n'y a pas grand-chose de rigolo, à part le super
moscato chaud. Donc c'est bien, je trouve que c'est intéressant.
C'est un bon choix d'horaire et puis c'est un bon
coup de la part d'Europe 1, parce que Coé, quoi
qu'on en pense, il a la cote en ce moment
et c'est un bon animateur. Chez France Inter, je me
suis focalisé évidemment sur le gros changement, Franche Culture, l'arrivée
d'une nouvelle émission qui remplace celle de Nagui, la bande originale. Donc,
première chose, Franche Culture. Très compliqué, je trouve, le mot,
le nom de l'émission. Franche Culture, j'étais sur Internet, j'ai
tapé Franche Culture, typiquement, vraiment, donc je trouve rien du tout, forcément,
parce que ça me renvoie automatiquement sur France Culture. Pareil
pour le déclaratif, c'est un peu étonnant, même si je
comprends qu'ils ont voulu jouer sur l'équipe de Franche, la
Franche Culture. Voilà, je comprends tout ce qu'ils ont voulu faire,
mais je suis quand même étonné du choix du nom
de l'émission. Donc, c'est Maëtena Birabin qui est avec une
équipe de chroniqueurs et un invité fil rouge qui est
là pendant toute l'émission. C'est beaucoup plus culturel que l'émission
de Nagui. Elle est franchement plus dense, j'ai envie de
dire plus exigeante intellectuellement. Alors, c'est évidemment du France Inter,
donc Tout est au millimètre, très bon chroniqueur. Tom Baldelli
est arrivé pour l'humour. On a Manon Bril, par exemple,
qui a fait une chronique récemment. Manon Bril, youtubeuse spécialisée
notamment dans l'histoire, puisqu'elle est docteure en histoire. Elle était
là notamment pour parler de l'accession d'Hitler au pouvoir en
1930 et de ce que ça représentait un peu aujourd'hui.
Les chiffres qu'on pouvait avoir dans les urnes en 1930
et aujourd'hui les chiffres dans les sondages du RN. Quelque
chose d'assez profond. C'est intéressant aussi du côté des humoristes
parce que ce sont des chroniques peut-être humoristiques plus engagées
et moins populaires que ce qui était du côté de Nagui.
C'est véritablement ça que l'on entend dans Franche Culture. L'invité
artistique est mis en avant et on parle philosophie et
on parle histoire. On est dans, j'ai envie de dire,
un France Inter plus... Original, en tout cas dans le
sens où moi je l'entends, c'est-à-dire quelque chose d'intellectuel. On
imagine bien un professeur écouter cette émission. C'est vraiment ça
le changement principal. Et c'est aussi ça le risque, parce
que tu passes quand même d'une émission qui s'était bien installée,
avec des privés de jokes, beaucoup d'humour, beaucoup de musique également,
puisque ça s'appelait la bande originale. Tu passes de cette
émission-là à une émission plus intello, dans le mot intello
dans le sens du terme. forcément, est-ce que les auditeurs
vont rester là? Est-ce qu'ils vont se sentir à l'aise
ou est-ce qu'ils vont partir? Personnellement, j'étais plus à l'aise
chez Nagui, c'est mon truc. Là, je me suis senti
un peu moins à ma place, bien que Maïtena Birabin
anime très bien son émission et que la mayonnaise commence
à prendre auprès des chroniqueurs. C'est juste au niveau du
fond que ça change radicalement.
Speaker 10: Sandrine Etoile-Hendegg en Allemagne pour France Info. En France, l'élection
qui concentre toute l'attention, c'est évidemment la présidentielle de l'an prochain.
Il y a déjà beaucoup de candidats déclarés. François Hollande,
l'ex-président de la République, lui, n'a rien annoncé. Mais il
est en train de tâter le terrain, il y a Bergèle,
avec par exemple cette dédicace hier à Paris pour
Speaker 4: son nouveau livre. On vient d'écouter la nouvelle voix de
la matinale de France
Speaker 7: Info. Le petit nouveau de France Info s'appelle Simon Le Baron.
Je dis petit nouveau parce qu'il a 38 ans, quand
même assez jeune, Simon Le Baron. 38 ans, originaire de Toulouse,
journaliste de profession et pur produit de la maison. On
l'entend à sa voix et à son ton de journaliste.
c'est un journaliste dans le sens journaliste radio du terme. Donc,
il y a cette voix qui est bien posée, qui
est plus grave que celle de Jérôme Chapuis et un
ton qui est peut-être un petit peu moins souriant et
distancié que pouvait avoir l'ancien Matinalier qui est resté trois saisons,
je crois, et qui faisait bien le taf. Franchement, c'était
agréable à écouter aussi. Mais c'est vrai que là, on revient,
on va dire, un peu aux sources et je me
demande si en année présidentielle, l'option de France Info, ce
n'était pas ça, justement. Ce n'était pas d'arriver avec un
Un journaliste, voilà, avec cette voix, avec son ton. Donc
Simon Le Baron, il est à la matinale de France Info. Moi,
je suis très, très client de cette matinale. C'est celle
que j'écoute et j'aime bien Simon Le Baron le matin.
Le statut n'aura pas beaucoup changé. Voilà, j'ai rien remarqué
de différent, du moins. La réalité, c'est que c'est vraiment
l'incarnation qui est plus brute, qui est peut-être un petit
peu plus dure même à l'écoute, mais qui donne le
sentiment d'avoir peut-être un journalisme plus pure souche. Voilà, donc
c'est ce que j'ai senti du côté de France Info.
Alors enfin, je voulais vous parler d'Emma Beaujean et Okénova. Okénova.
Speaker 11: Okénova. J'aimerais un morceau pour revoir mon ex
Speaker 8: Okénova. Je voudrais un morceau pour que mon voisin me déteste. Okénova.
Un morceau de reggae néerlandais. Okénova. Okénova. Okénova. Okénova. Okénova. Okénova. Okénova. Okénova. Okénova.
Speaker 10: Okénova. Radio
Speaker 3: Nova vous répond en musique. Nova! Tous les jours de
20h à 21h.
Speaker 2: On
Speaker 12: est ensemble pendant une heure, ce qui est déjà beaucoup
plus long que certaines de mes histoires d'amour, n'est-ce pas,
Maxime de Biarritz, avec ton resto de burgers, comme tous
les soirs. Envoyez-moi vos requests par WhatsApp au 0153 33
33 77 ou sur mon Instagram, et j'y réponds en musique,
parce que moi, je réponds, n'est-ce pas? Je ne m'en
vends pas un cancer de la peau pour ne pas répondre,
c'est une dinguerie de faire ça. C'est pas ma faute,
c'est du perton d'érection. Dès que je réponds à la question,
c'est quoi ton plus grand fantasme par être payé comme toi?
Ah là là, les hommes hétéros qui n'aiment pas les
femmes et qui donc ne le sont pas selon moi,
j'en parlerai dans mon biopic. Première request de la soirée,
je commence le théâtre demain et j'aimerais écouter un son
sur le trajet pour me motiver. Alors on écoute Coca
& Man de Baxter Dury. Pardon, rien à voir avec
la drogue, une choubise. C'est juste que j'écoutais ça en
allant au conservatoire à Nîmes, une époque bénie où mon
seul stress c'était de rater le bus 15 et pas
encore de rater ma vie tout de suite. Baxter Dury
dans Okénova.
Speaker 7: Emma Beaujean, ex-chroniqueuse sur France Inter et qui fait aussi
des spectacles à succès. Il y a des vidéos très
drôles sur Instagram, comme tout comique en ce moment. Emma Beaujean,
elle est donc là pour répondre aux auditeurs qui lui
demandent« Ok Nova, quelle est la musique que je pourrais
écouter pour un long terme?» par exemple. Ou« Quelle est
la musique que je pourrais écouter pour un long trajet
en voiture?» etc. Donc c'est évidemment propice à faire découvrir
de la musique et à écouter de la musique. Emma Beaujean,
Elle interagit comme ça assez discrètement sur Nova. Il y
a quand même beaucoup de musique, donc elle est là
un petit peu, elle saupoudre, elle donne son avis sur
les musiques et sur les messages des auditeurs qu'elle reçoit.
Il y a un petit édito au début de l'émission,
parfois des invités. C'est souple, c'est efficace, c'est une émission
plutôt musicale, mais c'est surtout un transfert de France Inter
direction Nova. Et ça, ce n'est pas innocent dans la
stratégie de Nova en ce moment d'aller grossir son audience
et son auditoire et d'aller chasser sur les terres de
France Inter. Donc voilà, Emma Beaujean est sur Nova le
soir à 20h et ça fait partie des nouveautés que
j'ai pu noter en cette rentrée, mes amis. Une
Speaker 4: grille, en effet, qui s'enrichit pour Nova, toujours dans son
ton bien particulier. Merci Julien, un vrai plaisir de te
retrouver pour cette neuvième saison des ondes vocastes. Et tout
de suite, j'accueille Rémi Berthollon. Salut Rémi! Salut Olivier, salut
tout le monde, j'espère que la rentrée s'est bien passée!
Eh ben oui, pas mal! Rémi, tu produis le programme
en duo Rémi et Jam pour les matinales et les
drives des radios. Et ce mois-ci, pour la grande interview,
tu reçois l'animateur de Nostalgie, Miguel Duren.
Speaker 13: Oui, alors vous imaginez qu'il a beaucoup de choses à
nous raconter et c'est tant mieux. Alors juste avant, je
vous propose d'écouter ce que vous retrouvez tous les jours
sur Nostalgie
Speaker 14: Joie, bonheur d'être avec vous jusqu'à 20h sur Nostalgie et
de vous offrir tous les tubes 80 avec France Gall
et Simple Minds qui arrivent bel fin d'après-midi. Sous-titrage Société
Radio-Canada
Speaker 11: 17h-20h, Nostalgie vous ramène. Avec Miguel
Speaker 14: Durenne.
Speaker 11: Nostalgie.
Speaker 14: Quel plaisir d'être avec vous jusqu'à 20h, de faire le
chemin du retour dans la joie, la bonne humeur. D'essayer
de vous faire oublier tous les soucis, tous les problèmes
que vous avez pu rencontrer dans la journée. Avec un collègue,
une chef pas sympa, on oublie tout ça, on se détend,
on est ensemble. Avec la possibilité en plus pour vous
de nous passer vos petits messages, de nous raconter les histoires,
les anecdotes. qui ont marqué vos années 80, les tubes,
les artistes que vous aimez, que vous voulez écouter, je
vous les passerai avec grand plaisir. Et si vous voulez
que ce soit gratuit, vos requêtes, vous n'hésitez pas à
aller sur mes réseaux sociaux, ceux de Nostalgie d'ailleurs, sur Instagram.
Vous nous envoyez des messages privés et on y répondra
avec grand plaisir. On vous rappellera pour que vous passiez
à l'antenne avec nous pour nous demander vos tubes préférés. Alors,
je vous ai sélectionné en attendant que des petites pépites.
Il y aura Michael Jackson avec Billie Jean. On est
sur le haut du panier. Jean-Jacques Goldman et Michael Jones
pour Je te donne. Et puis, le français FR Davids
pour un tube international. L'excellent Words. Profitez-en bien sur Nostalgie.
Speaker 13: Et ça nous fait plaisir de l'accueillir dans Desondes Vocast,
Miguel Doren avec nous. Salut Miguel! Ça va très bien
et toi Rémi? Génial, alors on est désormais sur Nostalgie.
Alors tu vas me dire si c'est vrai, mais c'est
un secret bien gardé, parce qu'on entendait des bruits de
couloir avec un nom surprise sur Nostalgie. Et puis finalement,
c'est toi, tu n'as à peine eu le temps de
terminer la grille d'été sur RTL que tu as enchaîné
sur Nostalgie. Alors comment ça s'est fait cette collection? Qui
a appelé qui au final?
Speaker 14: Alors en fait, pour te la faire très courte, c'est
moi qui ai fait savoir aux radios que j'aimais au
début de l'année 2026 qu'à la rentrée, je voulais revenir
en quotidienne. C'était vraiment un souhait de ma part. Je
savais déjà à ce moment-là que j'allais faire l'été sur RTL,
mais je voulais vraiment redevenir« titulaire» d'une émission quotidienne. Et donc,
j'ai fait savoir à Xavier, le patron de Nostalgie et
patron de Ré-Ré-Chanson, que j'avais ce désir. Et puis, en fait,
ils m'ont rappelé d'abord pour me proposer de faire des
remplacements à un« Rires et chansons». On m'a dit« Bon,
pour la rentrée, oui, on y réfléchit, mais si tu
mets un pied dans la maison, dans le groupe Énergie,
c'est peut-être pas si mal. Donc, est-ce que tu serais
partant pour faire des remplacements à un« Rires et chansons»?»
J'ai dit« Mais bien évidemment!» Ça me fait marrer, au contraire.
Surtout que j'ai déjà bossé sur« Rires» il y a
dix ans. Donc, j'étais ravi. Et voilà, je suis venu
faire des petits remplacements sur« Rires et chansons» pour le
kiff de la radio, pour le plaisir, pour la passion.
Et c'est là où, dans la foulée, Anne et Xavier,
qui sont chefs d'antenne et boss de Nostalgie, m'ont dit« Nostalgie,
ça serait bien pour une quotidienne». Et là, j'ai dit«
Bien évidemment». Et donc, j'y suis allé en courant.
Speaker 13: Alors du coup, c'est vrai qu'on va parler de ton parcours,
mais c'est vrai que tu as fait beaucoup d'émissions le
week-end ou effectivement ponctuellement, justement pour l'été sur RTL. C'était
une volonté pour toi parce que tu avais un emploi
du temps chargé pour d'autres activités télé, etc. Maintenant, tu
t'organises différemment
Speaker 14: En fait, c'est très simple. C'est vrai que pendant huit ans,
j'étais au week-end. D'abord sur France Bleu ici pour les matinales. Ensuite,
j'ai fait les soirées foot pendant cinq ans. Et j'avais
vraiment cette envie de revenir en semaine à un rythme
plus régulier, de me poser, d'avoir mon émission. parce que
le week-end, ça m'allait très bien, parce que je faisais
le dîner presque parfait toutes les semaines. À l'époque, j'avais
beaucoup de séances de voix de pub, j'avais beaucoup d'institutionnels,
de corporate autour. Et finalement, j'avais mis la radio en second,
alors que c'est mon métier. Je veux dire, moi, je
suis animateur radio, j'ai toujours été animateur radio depuis 37 ans.
Et voilà, j'ai voulu revenir à mon cœur.
Speaker 13: Justement, on te retrouve sur le drive entre 17h et 20h.
Nostalgie vous ramène. Alors, on entend toute ta bonne humeur,
de la vraie proximité. Il y a les auditeurs qui
viennent de temps en temps aussi pour jouer. Il y
a des audios que tu passes. Et tout ça, c'est
au service de la musique. Donc, je dois dire que
c'est agréable. On ne sent pas un énorme changement sur Nostalgie,
même si ça apporte de la fraîcheur. Est-ce qu'il y
a un concept où c'est une émission de flux, un
drive comme on connaît ou un concept que vous allez
élaborer avec le temps
Speaker 14: On l'installe ce concept. L'idée, c'est vraiment de rentrer ensemble
à cette heure-là sur ce qu'on appelle effectivement dans les
pays anglo-saxons un drive et ce qui se fait d'ailleurs
sur les autres antennes, on va dire les autres administrations. adultes,
les trois quarts des gens sont en voiture, dans les transports,
sur le chemin du retour. Et voilà, l'idée, c'était de
rentrer ensemble, d'avoir quelque chose de léger, de convivial, d'interactif,
de faire participer les auditeurs tout en gardant ce flux musical.
On est, je pense sincèrement, sur un bon équilibre. C'est-à-dire
que moi, je parle tous les deux disques avec des
auditeurs ou du contenu, de l'éditorial sur la musique. On
est orienté musique. On est vraiment sur de la légèreté.
On se laisse porter. On profite du moment. On oublie
les tracas. Que de la bonne humeur. Que du feel good.
C'est vraiment l'ADN Nosta. On est pile poil dans cet esprit-là. Vraiment.
Comment tu
Speaker 13: bosses pour tes speaks sur Nostalgie? Tu écris beaucoup? Tu
as de la liberté? Ou au contraire, c'est beaucoup plus resserré?
Tu as de l'impro? Ça marche comment
Speaker 14: Je prends toutes les intros que je peux prendre, déjà,
pour mettre de l'éditorial ou des auditeurs qui demandent leurs pépites,
qui nous racontent leurs petites histoires, leurs anecdotes sur les
tubes ou les artistes qu'ils aiment. C'est vraiment dans l'esprit
nostalgie à ce niveau-là. J'ai une méthode de travail. Je
trouve qu'il n'y a pas de bonne méthode, je trouve,
quand tu fais de la radio. C'est chacun sa façon
de travailler. Moi, j'aime bien écrire des mots-clés. Par exemple,
sur une intro où je vais avoir, je ne sais
pas moi, un titre que je connais bien, où je
sais qui fait quoi, la prod. Je vais juste me
marquer deux, trois petits mots-clés en mes mots. Et après,
je construis mon speak en live, en direct. J'ai mon
espèce de ceinture de sécurité pour garder les métaphores voiture,
de l'info que je connais. Et puis après... J'y vais
au feeling. Et ça, je vais y aller de plus
en plus, vraiment, avec ce feeling-là, avec le temps qui
va passer. Là, ça fait juste 15 jours. Donc, c'est
vraiment tout neuf
Alors, tu
Speaker 13: parles de contenu d'éditorial, effectivement. On sent que tu aimes
beaucoup raconter ce qui se passe derrière un tube. Je
me disais que, malgré tout, Nostalgie, c'est des titres qui
reviennent très régulièrement. Est-ce que tu penses que c'est un
puissant fond? Il y a toujours des petites infos à
aller chercher ou, au bout d'un moment, peut-être que tu
vas tourner en rond parce que les titres reviennent
Speaker 14: non bah déjà la playlist tourne bien évidemment donc voilà
les emplacements des disques font que même si aujourd'hui j'ai
un super tramp je sais pas j'ai Logical Song hier
j'avais Goodbye Stranger enfin tu vois je sais que je
donne un exemple où je sais pas j'ai un J'ai
Alain Chanfort, il y a plusieurs titres d'Alain ou de
Mylène Farmer, n'importe quel artiste. Déjà, il y a la
multiplication des tubes et puis après, la multiplication des infos. Sincèrement, sur...
Chaque tube, pour moi, il y a au moins 15
infos intéressantes. Et je rajouterais même 10 fun facts, ce
qu'on appelle les fun facts. Moi, j'aime bien ça. C'est
la petite info, le petit truc qu'on ne sait pas.
L'autre jour, j'avais Manic Monday des Bangles. Je savais que
c'était Prince qui... avait écrit. Je ne me souvenais plus
qu'il l'avait écrit sous le pseudo de Christopher. Tu vois, bim,
je suis allé retrouver l'info. Ah oui, c'est ça. Il
y a toujours un petit truc qu'on, moi-même, je peux
avoir oublié. Et hop, c'est une petite piqûre de rappel sympa.
Je pense sincèrement qu'il y a de quoi
Speaker 13: faire. Avec tout ce que tu as fait, tout ton parcours,
on avait presque oublié que tu aimais autant la musique
et en
Speaker 14: parler? Franchement, c'est une des raisons pour lesquelles je voulais
revenir en quotidienne. Il y avait cette envie de revenir
à mes amours, la musique. Je vis tous les jours
avec de la musique. Je biberonne ma fille qui a
9 ans à la musique. Sa maman travaille comme directrice
de casting dans les comédies musicales. La musique est au
cœur de notre vie. D'ailleurs, ma fille va être bientôt
cosette dans Les Misérables au Théâtre du Châtelet.
Speaker 3: D'accord.
Speaker 14: Là, je te donne un scoop. Voilà. Donc, c'est vraiment
quelque chose qui est viscéral chez nous. Vraiment, la musique.
Speaker 13: Alors, tu as fait beaucoup de France Bleue, de Ici, quoi.
C'est un format concours. en concurrence avec Nostalgie. Est-ce qu'on
a la même façon de parler aux auditeurs? Les auditeurs
ont la même attente ou pas du
Speaker 14: tout? Franchement, là-dessus, moi, je reste moi-même. Là, je dis,
je suis encore en rodage. Plus le temps va passer,
plus ce sera moi à l'antenne. Il a fallu que
je reprenne mes marques, notamment à la console. Je n'avais
pas fait de réalisation, d'auto-animation, ce que tu veux, quel
que soit le terme, mais je n'avais pas été à
la console depuis Fun Radio, il y a plus de
30 ans.
Speaker 12: Donc,
Speaker 14: t'imagines? Non, mais c'est un truc de fou. À l'époque,
quand j'étais sur Fun dans les années 90, au tout début,
parce qu'après même j'avais un Réal, mais je faisais la technique,
on passait encore les pubs sur cartouche. Et les disques,
les CD dans les boîtiers Studer à l'époque. Donc, je
n'avais pas refait la technique depuis plus de 30 ans. Donc,
il a fallu que j'appréhende ça. reprendre les marques à
ce niveau-là. C'est
Speaker 13: souvent le plus stressant, j'imagine, quand on reprend la réale
comme
Speaker 14: ça. Franchement, j'étais hyper stressé au début. En toute objectivité,
mes premières émissions, elles n'étaient pas bonnes. J'étais trop focus
sur la technique pour pouvoir être libéré et être naturel. Toi-même,
tu sais. Quand tu es débarrassé de toutes les contraintes,
c'est là où tu deviens meilleur. C'est parce que ma
colonne vertébrale J'étais focus sur la technique, vraiment. Pas faire
de pain, pas faire d'erreur. Et j'en ai fait. Non,
mais tu vois, il n'y a que là, depuis une semaine,
je dirais, que je commence à me libérer et à
être moi-même et à être vraiment naturel à l'antenne, quoi. Vraiment.
Speaker 13: On va parler de ton parcours. Tout à l'heure, dans
le podcast, il y a Julien qui nous parlait de
son stage qu'il avait fait à RTL, dans les grosses lettres,
à l'époque de Philippe Bouvard.
Speaker 14: Le lapsus,
Speaker 13: c'est génial. J'adore. Toi, c'est 89 avec Jean-Luc Delarue sur
Europe 1. C'était le top 50, c'est ça? Oui, c'est exact.
Speaker 14: tu sais j'ai fait comme beaucoup de gens j'ai fait
une école de radio j'avais envie de faire de la
radio je faisais de la radio depuis ado chez moi
à Rennes c'était ce que je voulais faire je savais
que je voulais faire ça ma maman m'avait dit tu
passes ton bac d'abord et après tu feras ce que
tu voudras j'ai passé mon bac je l'ai eu je
suis allé à Paris faire une école de radio qui
n'existe plus et j'ai eu mon premier stage à Europe
avec Jean-Luc Jean-Luc je le faisais marrer c'était le jeune
con moi j'étais le jeune con qui arrivait j'avais à
peine 20 ans quand il m'a vu arriver d'ailleurs il
a dit mais On lui a dit, c'est le nouveau stagiaire.
Il m'a dit, mais t'as quel âge? 13 ans? C'est
pas possible, j'étais tout chétif, tout petit, je faisais enfant.
Et je l'ai fait marrer pendant tout l'été où j'étais
en stage avec lui. Et à la fin, c'est lui
qui m'a dit, non mais toi, il faut que tu
fasses de l'antenne. Je savais pas encore, moi, ce que
j'allais faire. Il m'a dit, mais il faut que tu
fasses de l'antenne. Il monte une chaîne de télé sur
le câble qui va s'appeler MCM. Ça va être la
chaîne musicale. Va au casting demain de ma part. Je
te donne le numéro, t'appelles. Et je suis allé au
casting et j'ai été pris. Et c'est comme ça que
j'ai commencé. Je suis descendu à Monaco faire MCM. Et
dans le même immeuble, il y avait TMC et RMC.
Et c'est comme ça que j'ai commencé la radio. Voilà,
je te la fais courte.
Speaker 13: Et à l'époque, c'était assez grandiose. Sur une chaîne de
télé qui passait des clips, c'était très branché, très tendance
Speaker 14: Mais c'était génial. C'était tout neuf. C'était le câble. Les
gens ne se rendent pas compte en 2026. Donc, ça
fait vieux guerrier de dire ça. Mais le câble, c'était
le nouveau truc, la nouvelle hype incroyable. Donc, la chaîne musicale,
il y avait MTV. Et là, c'était le genre, le
MTV français. On était d'ailleurs VJ. On appelait ça VJ,
Video Jockey. C'est-à-dire que je passais moi-même les clips et tout.
Je me mettais moi-même à l'antenne. Enfin, c'était un truc
de psychopathe. C'était génial comme expérience.
Speaker 13: Et le fait d'être sur le câble, tu avais quand
même un contact avec les téléspectateurs, on te reconnaissait, c'était
Speaker 14: populaire. Quand je suis arrivé à Paris, on est resté
trois ans à Monaco pour que la chaîne devienne viable. Après,
quand la chaîne est devenue indépendante de TMC, parce que MCM,
à la base, ça voulait dire Monte Carlo Musique. Les
gens pensent que c'était ma chaîne musicale. Non, c'était Monte
Carlo Musique. Et après, c'est devenu ma chaîne musicale à Paris.
Et là, après, ça a été incroyable. Moi, ça m'a
mis le pied à l'étrier. C'est grâce à MCM que
je suis rentré à Fun après. C'est comme ça que
Defool m'avait repéré. Enfin, voilà, c'est ça qui m'a lancé,
en tout cas pour la radio. C'est un truc de fou.
Fun en radio, c'était 93 pour toi et c'était Defool
qui t'a fait venir? En fait, j'avais envoyé mes piges
de RMC Côte d'Azur, où j'étais dans le sud, qui
était la FM d'RMC, c'est un peu genre le RTL2
de RTL, et j'avais envoyé mes trucs, et ils m'avaient
appelé en me disant« J'ai écouté tes piges, je ne
sais pas pour nous le format, mais je t'ai vu MCM,
et voilà, c'est ça qu'il nous faut, mais en radio.»
Et j'ai fait une nuit d'essai avec, à l'époque, Boudine
et Morade, qui avait été adorable et voilà Boudin qui
était le réel de Diful et Morad et les deux
frangins et je les remercierai toujours ils m'ont mis le
pied à l'étrier ils m'ont montré comment ça marchait ils
m'ont aidé à faire ma première nuit d'essai sur Fun.
Et le week-end d'après, j'étais à l'antenne
Speaker 13: Oui, 93, c'est vraiment l'époque où Arthur était déjà passé,
Medifool était installé, il y avait une grosse équipe. C'était
difficile d'entrer justement dans une équipe avec les personnalités qui
étaient déjà à l'antenne ou ça s'est bien
Speaker 14: passé? Mais pas du tout. Les gens m'ont accueilli bras ouverts.
On était au tout début de Love & Fun. Je
suis arrivé pile au bon moment à Fun. C'est la
radio où il fallait être. À partir de 1993, j'ai
eu cette chance incroyable d'arriver au bon endroit, au bon moment.
Tout le monde a été adorable. J'ai tout de suite
fait partie de la famille Fun Radio. C'était extraordinaire. façon
de faire de la radio qui t'a plu? Ah oui,
j'ai adoré. Et tu sais quoi? C'est vraiment ce que
je retrouve là, en revenant en quotidienne en plus vraiment
il y a une époque qui m'a beaucoup marqué c'est
quand j'ai fait deux saisons de drive sur Fun qui
s'appelait la Fun Force et j'ai adoré faire cette émission
et là c'est comme si je retrouvais 30 ans plus
tard ce même plaisir de me retrouver à la console
sur un drive sur Nosta de vivre avec mon temps
avec mon âge maintenant ça y est j'ai plus de
50 balais Et je retrouve le plaisir des titres, des
maxis de la New Wave que j'écoutais quand j'étais ado, avant.
Il y a une espèce de boucle là, de cercle
vertueux qui te booste
Speaker 13: La radio, c'était quand même la même façon de la penser.
J'imagine qu'en 96, Front Force, c'était plus sorti du collège, etc.
La réflexion autour des adultes qui sont dans leur voiture
après le boulot, c'est toujours comme ça dans
Speaker 14: l'esprit? Franchement, tu sais, il faut vivre avec son temps. Moi,
j'ai zéro, alors c'est drôle, mais j'ai zéro nostalgie de
la radio d'avant. Je trouve qu'en 2026, il y a
encore plein de choses à faire avec la même énergie,
la même envie, la même passion, et de continuer à
donner envie aux gens d'écouter la radio. C'est pour ça
qu'on veut faire de l'humain. Tu sais, on ne doit
pas être des robots à l'antenne, on doit être nous-mêmes.
Et c'est parce qu'on va apporter de l'humain, du direct,
de l'imprévu, de la surprise, qu'on va continuer à faire
vivre la radio. Je pense sincèrement. Et c'est ça qui
va faire que les gens... tu vois, qui aiment la
musique des années 80, plutôt que d'écouter leur playlist dans
leur coin, sur leur plateforme, ils vont avoir envie de
retrouver le direct, l'humain, une proximité, un échange, du contact,
les vraies
Speaker 13: choses. À l'époque, tu recevais des fax, après il y
a eu les SMS, maintenant c'est les réseaux sociaux, mais
finalement les gens, ils ont quand même envie de discuter,
de dialoguer avec les gens de la radio? Mais bien
sûr
Speaker 14: là, on amorce vraiment le truc. Mais ça y est,
je commence à recevoir des messages. Et comme il faut
vivre avec son temps, je reçois des messages sur mon
compte Insta. Les gens m'écrivent en message en me disant« Ah, machin, moi,
j'adore Simple Minds. J'aurais envie de passer un message là-dessus.
Ça me rappelle tel souvenir.» Je les rappelle et voilà.
Ça se fait très simplement. avec les moyens de 2026.
Il faut être moderne. Ce n'est pas parce qu'on est
sur nos stars qu'on doit rester... On s'envoie des cartes postales.
Mais non, mais voilà. Sincèrement, il ne faut pas penser
que les gens qui ont plus de 50 balais sont largués.
Pas du tout. Dis-moi, tu as été l'un des premiers
animateurs d'RTL2 aussi? Oui, alors j'ai fait un petit écart
à Fun, je suis allé sur RTL2, franchement c'est un
excellent souvenir, mais à l'époque j'étais trop jeune, c'était pas
pour moi, c'était un format adulte, j'étais pas assez sérieux moi,
j'avais envie de rigoler, j'avais envie de déconner, et j'ai
fait un aller-retour et je suis revenu à Fun vite
fait pour continuer à... à être en phase avec mon
état d'esprit de l'époque.
Speaker 13: Donc on a parlé de la radio, de la télé,
on peut parler de la voix-off, parce que ta voix
est très connue, avec un dîner presque parfait. D'ailleurs, les inédits,
c'est terminé, je crois, c'est les rediffusions maintenant sur Gullit? Non, non,
pas du tout, ça
Speaker 14: continue. Figure-toi que je continue et j'entame ma 19e saison avec,
par saison, entre 12 et 15 semaines inédites qui sont
diffusées en alternance avec des redifs. C'est beaucoup, effectivement. Oui,
donc je continue à enregistrer. Je commence mes sessions d'enregistrement
à partir du mois de novembre jusqu'au mois de mai
pour la saison suivante. Donc, ça continue. C'est un programme
qui a évolué avec le temps, mais qui maintenant est
sur Gulli, donc qui est devenu plus familial, moins télé-réalité
que quand c'était sur W9. Moins cuisine que quand c'était
sur un M6. Là, on est sur un truc familial
avec chaque semaine des thématiques, des trucs rigolos, légers. Une
semaine au camping, une semaine avec que des vegans contre
des viandards. C'est très ludique, très sympa. J'adore faire ça.
Speaker 13: Et comment ça marche? Tu vois les images ou tu
enregistres d'une traite le texte qu'on te donne
Speaker 14: C'est très simple. Je n'écris pas un mot, pas une virgule.
C'est fait par un chef d'édition ou une chef d'édition
qui a réceptionné les images du tournage, qui a construit
l'histoire de la semaine. Et l'émission, elle est ce qu'on
appelle PAD, prête à diffuser. J'ai juste à poser ma
voix dessus. Elle est finie, l'émission. Il reste juste la
voix à poser avec un texte qui est écrit, des
blagues qui sont écrites et que je dois défendre. Et
je ne dois pas changer une virgule parce que les
textes sont validés par la production et par le diffuseur,
donc Studio 89. et le groupe M6, auquel appartient Gulli,
par un service juridique. Tout est bordé, vérifié. Et moi,
je pose la voix, je suis en cabine, je regarde
le programme. un time code, comme une bande rythmo pour
les gens qui font du doublage, sauf que là, c'est
au timing, et sur mes feuilles, j'ai les timings exacts
où je dois parler, et voilà. Et on déroule le programme,
je regarde l'émission, et je pose ma voix dessus
Speaker 13: C'est très incarné, c'est super bien fait. Ça va me
plaisir de t'écouter, même si on ne suit pas forcément
la recette. Oui, c'est gentil. Je me disais, est-ce que
tu n'as pas eu un jour peur, par exemple, que justement,
ta voix allait un peu coller à un dîner presque parfait?
Ça peut te jouer des tours à la
Speaker 14: radio? Non, pas à la radio. Ça ne m'a jamais
empêché de travailler. Et tu vois, sur n'importe quelle radio,
j'étais sur RTL cet été, t'imagines bien si ça bloquait
une radio comme RTL ou comme Nostalgie. Je veux dire, voilà,
ça ne m'a jamais bloqué. En revanche, au niveau radio,
en revanche, ça m'a bloqué sur d'autres émissions pour faire
d'autres voix ou même d'autres programmes parce qu'effectivement, elle est très,
très marquée. Donc, pour tout ce qui est programme télé,
c'est le dîner. Voilà, ma voix, elle est identifiée là-dessus.
En revanche, comme elle est, Ma voix, je suis presque
une tessiture au-dessus de la mienne, c'est-à-dire qu'au moins deux
octaves dans l'interprétation. Elle est très incarnée, mais très interprétée,
très forcée, très jouée. Donc, je peux changer ma voix
et je fais beaucoup de pubs où ma voix est
complètement différente du dîner et où personne ne me reconnaît. Hier,
j'ai enregistré des voix pour le Vaud, les pubs pour
le Vaud, le Vaud français, le Vaud durable. Tu ne
me reconnais pas. Je fais les voix dans les magasins Franprix.
On ne me reconnaît pas forcément. Parce que là, je
te parle avec mon voix normale, mon timbre normal, pardon.
Mais quand je fais le dîner, c'est bonsoir et bienvenue
dans un dîner presque parfait. Tu vois, je prends, on
est une octave au moins au-dessus de mon timbre, de
mon vrai timbre. C'est pour avoir un côté comédie, non,
c'est ça? Alors, à la fois parce que c'est très
joué et parce qu'effectivement, c'est très ludique, donc il faut
forcer le trait, vraiment. Et puis parce qu'aussi, comme ça
fait 19 ans que je fais la voix, j'ai commencé
en 2008, mon timbre a évolué et la voix que
j'avais au début correspondait plus à cette voix-là. Tu vois,
ma voix a vieilli. Elle est un peu descendue dans
les graves. Donc, on garde le même timbre. Je garde
la même musique, la même musicalité dans l'interprétation. Est-ce que
ce
Speaker 13: travail-là t'a apporté justement du direct à l'antenne, à la radio? Non,
Speaker 14: ça n'a aucun rapport. Ce n'est pas du tout le
même métier. Franchement, ça n'a rien à voir. C'est deux
métiers différents. Même dans
Speaker 13: l'interprétation, je ne sais pas, dans la façon d'être à l'antenne?
Speaker 14: Non, parce qu'à l'antenne, en radio, j'ai une priorité à
être soi-même, être moi-même, être naturel. Quand je fais le dîner, j'interprète, vraiment.
Quand je fais de la pub, j'interprète. Quand je suis
à l'antenne, en radio, en direct, je considère que c'est moi.
Si ce n'est pas moi, si on ne me reconnaît
pas dans le sens, si on se dit qu'il n'est
pas naturel, c'est que je n'ai pas fait mon job
comme il faut. On ne peut pas tricher dans ce métier.
en direct
Speaker 13: Alors, on t'écoutera évidemment sur Nostalgie. Avant de se laisser,
je crois que l'un de tes premiers souvenirs radio, c'est
avec ton grand-père espagnol, c'est ça
Speaker 14: C'est comme ça que je suis tombé dedans. En fait,
quand j'étais tout petit, mon grand-père espagnol écoutait en France,
depuis la France, depuis Rennes, les radios espagnoles. Alors, je
ne sais plus si c'était en grandes ondes ou en
ondes moyennes, mais ça me fascinait de tourner le bouton
et d'entendre des radios où ça parlait une autre langue.
Et je crois que c'est comme ça que j'ai eu
le virus, en fait. Je me suis dit, mais ça,
c'est génial. Il y a des gens qui nous parlent
alors qu'ils sont à l'autre bout du monde. Mais moi,
je veux faire ça.
Speaker 13: Voilà. Et tu le fais encore et tu le fais
très bien. C'est gentil. C'est tous les jours sur Nostalgie,
entre 17h et 20h. Merci, c'était super d'être avec toi.
À bientôt. Merci beaucoup, Rémi. À bientôt.
Speaker 4: Et toujours cette passion radio qui nous anime tous et
qu'on retrouve chez Miguel Deren. Merci à lui et merci
à Julien Vigier et à Rémi Bertollon pour la confection
de cet épisode. qui touche à sa fin. C'était Olivier
Audou au micro. Des ondes vocastes revient le mois prochain.
Si vous aimez, parlez-en autour de vous. Et si vous
voulez contribuer, écrivez-nous via notre site web ou nos réseaux sociaux.
Pour vos messages vocaux, vocaste. fr slash répondeur.
Speaker 6: Salut!



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