ITW Jean-Eric Valli (Indés Radios) & Bertrand Spinelli (Skyrock Public)
Suite de nos éditions speciales des Ondes Vocast avec nos interviews réalisées depuis le Paris Radio Show par Olivier Oddou et Rémy Bertholon. Dans cet épisode, nous retrouvons Jean-Éric Valli, président des Indés Radios et Bertrand Spinelli de la régie Skyrock Public pour un focus dédié aux régies publicitaires radio et à leurs challenges actuels : dilution des audiences, concurrence du digital, marché publicitaire local, diversification, offres groupées etc.
Animation / réalisation : Olivier Oddou, Rémy Bertholon
Invités : Jean-Eric Valli (Indés Radios), Bertrand Spinelli (Skyrock Public)
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]
Contact
Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
X : @DesOndesVocast [https://x.com/DesOndesVocast]
Animation / réalisation : Olivier Oddou, Rémy Bertholon
Invités : Jean-Eric Valli (Indés Radios), Bertrand Spinelli (Skyrock Public)
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
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Speaker 2: Des ondes
Speaker 3: vocastes?
Speaker 2: L'univers de la radio
Speaker 3: En podcast
Speaker 4: Des ondes vocastes, c'est le podcast qui parle de radio.
Salut à tous, c'est Olivier Audou. Suite de nos éditions
spéciales avec nos interviews réalisées avec Rémi Bertollon sur le
Paris Radio Show. Dans cet épisode, nous retrouvons avec Rémi Bertollon,
Jean-Éric Valli, président des Indés Radio, et Bertrand Spinelli, patron
de la régie Skyrock Public, pour un focus dédié aux
régies publicitaires radio et à leur challenge actuel.
Speaker 2: Des ondes vocastes, l'acte du débat.
Speaker 4: Et on commence tout de suite avec le Zoom Actu.
Un mot sur les Radio Days Europe pour commencer. Elles
reviennent dans quelques jours à Riga, en Lettonie. Ce sera
du 22 au 24 mars. Désondez vos castes et partenaires presse et
suivra l'événement pour vous. Vous pouvez aussi toujours assister à
l'événement sur place. Vous disposez d'une réduction de 50 euros sur
le ticket d'entrée grâce à notre code partenaire DOV26RIG. L'actu,
c'est aussi la nomination d'Emmanuel Rials à la tête de
RCF Notre-Dame. La fusion des deux radios chrétiennes annoncées il
y a deux ans est, on le sait, compliquée. Emmanuel
partagera sa grande expérience sur de nombreuses radios nationales depuis 30
ans et plus récemment de la fusion réussie de Radio-J
et Judaïque FM à Paris. Souhaitons-lui bonne chance. Et on
vous l'a déjà dit la dernière fois, Désons le Vocast
a désormais un répondeur audio. Laissez-nous vos infos exclusives depuis
votre téléphone sur vocast. fr slash répondeur ou bien partagez vos
messages ou votre coup de gueule pour nos auditeurs, nous
ferons la joie de les diffuser. vocast. fr slash répondeur
Speaker 2: Des ans de Vocast, l'invité
Speaker 4: Et nous voici donc de retour au Paris Radio Show
avec Rémi Bertollon et les Indes Radio et Skyrock Public.
Speaker 5: Le Paris Radio Show. Audio, musique, podcast
Speaker 6: Messieurs, bonjour. Bonjour. Bertrand Spinelli, directeur général de Skyrock Public.
C'est la régie de Skyrock. Nous sommes aussi avec Jean-Éric Vallée,
président du GE, les Indes Radio. Bonjour, merci. On voulait
parler des challenges, un peu de la publicité. Et commencer
sur une présentation assez simple pour nos auditeurs qui ne
sont peut-être pas dans le business radio. et faire un
peu du business pour niveau CM2. Est-ce que pour le
même nombre de spots radio qu'on passe actuellement, on gagne
moins d'argent qu'il y a quelques années?
Speaker 5: Alors, c'est vrai qu'il y a eu une grosse pression
sur les prix pendant quelques temps, et ça a créé
d'ailleurs un compromis publicitaire, puisqu'en fait, pour générer un même
niveau de volume monétaire, il fallait mettre plus de spots,
mais depuis... 3-4 ans maintenant, on voit une tendance inverse
où les radios ont réussi collectivement à augmenter les prix.
Donc non, on ne peut pas dire qu'aujourd'hui, pour un
même niveau de spot, ça coûte moins cher.
Speaker 6: Et localement, la difficulté, c'est de convaincre les annonceurs?
Speaker 7: À l'échelle locale, ce n'est pas du tout la même
dimension que l'échelle nationale. On est plus dans les maths
à l'échelle nationale. À l'échelle locale, c'est vraiment une relation
entre le client et le commercial. C'est une relation presque
personnelle On est moins dans les études, même si on
peut l'être quand il y a de la compétition avec
un confrère qui sort des études. Mais c'est vraiment plus
une relation. Et je pense que la vraie problématique locale,
c'est qu'on voit beaucoup de magasins fermés, tout simplement. Et
l'économie française qui a du mal à se réformer pour
de vrai, à s'adapter à l'univers d'aujourd'hui, elle fait couler
beaucoup d'entreprises, au-delà de tous les discours merveilleux. Et ça,
on le voit, et on le voit à l'œil nu
parce qu'on voit des rues entières avec des magasins fermés.
Donc ça, c'est un impact concret sur tout le territoire.
Speaker 8: Ça veut dire que potentiellement, des annonceurs nationaux comme Amazon
sont un peu les fautifs de la disparition de la
publicité locale par la cause de la fermeture
Speaker 7: des magasins? Non, parce que je ne suis pas un
méga fan des GAFA en général, pas du tout. Je
pense que ce sont des systèmes assez totalitaires. noyé dans
de la bien-pensance, mais en vrai, c'est totalitaire. Mais non,
je pense que c'est plus qu'un pays qui est absolument
incapable de se réformer sur des règles de fonctionnement finit
par faire écrouler tous les plus petits entrepreneurs. Un commerce,
c'est un petit entrepreneur parce qu'il passe plus de temps
à faire de la bureaucratie grotesque. Il a du mal
à rémunérer correctement des gens parce que pour un euro
dans la poche du collaborateur, il en faut deux, il
faut en dépenser deux. Et c'est ça la vraie raison,
la vraie vraie raison, c'est d'avoir des systèmes complètement obsolètes
Speaker 8: Alors donc des territoires locaux qui ont plus de difficultés,
donc moins de clients, on entend aussi beaucoup sur la
publicité locale la concurrence du numérique, que c'est plus facile
d'acheter une publicité en un clic sur Facebook que d'acheter
de la publicité... local-radio? Est-ce qu'il n'y a pas aussi
cet aspect qui affecte en ce moment les radios
Speaker 7: locales? Oui, je pense que ça affecte toutes les radios,
soit locales ou nationales. On a du chemin à faire
parce que le paradoxe, c'est qu'on a un média qui
fonctionne bien globalement. C'est à la fois sur le terrain
de l'audience et sur le terrain économique, même si on
a des sujets à gérer comme une certaine érosion, mais
ça dépend des formats. comme des difficultés tarifaires, mais ça
ce sont des choses tout à fait normales finalement de
la vie d'une entreprise. Donc dans cette ambiance très opérationnelle,
sur le plan du résultat, on n'a peut-être pas assez
travaillé sur certains sujets. Et c'est vrai que ça peut
être facile d'acheter sa petite pub sur Instagram, le paradoxe
c'est que le client qui fait ça au local, il
ne mesure pas l'impact en fait. Il a un impact
psychologique parce que ses clients habituels lui disent« Ah ben tiens,
je t'ai vu, tu as fait une nouvelle publication sur Insta,
j'ai vu tel vêtement, montre-moi, etc.» C'est ultra motivant pour
un entrepreneur local qui souvent est un peu seul avec
lui-même et du coup, s'il a cette relation avec sa clientèle,
c'est très puissant, mais ce n'est pas des stats. Et
l'impact des stations de radio, c'est sans commune mesure en fait.
quand on regarde les chiffres
Speaker 8: L'état global de la publicité, au niveau national, ça se
maintient malgré les baisses des audiences et au niveau local,
par contre, il y a des baisses qui ont l'air
d'être constatées un peu
Speaker 7: partout. Nationalement, on a repris le chiffre d'affaires ces dernières années,
sauf l'année 2025, qui s'est terminée par une baisse générale. Et
à l'échelle locale... On était plutôt dans une sorte de
régularité et je pense qu'on a plus accusé le coup en 2025.
Mais c'est la conjonction pour moi à la fois d'une
évolution du marché autour du digital et à la fois
d'une problématique de l'économie avec beaucoup de fermetures
Speaker 8: locales. Bertrand, même constat chez Skyrock?
Speaker 5: Oui, c'est partagé. En fait, la radio se maintient très bien.
On voit les chiffres IREP qui montrent que d'une année
à l'autre, la radio reste un socle important pour les annonceurs.
J'aimerais qu'un raison, que ce soit le national ou le local,
on est en concurrence avec les plateformes et forcément ça
a complexifié l'économie, en tout cas la manière dont on
générait de l'argent. Donc ça oblige les radios à se
réinventer ou en tout cas à épouser un nouveau mode
de fonctionnement. Kevin, qui était le podcast juste avant, l'a
très bien expliqué aussi, c'est que quelque part aujourd'hui la radio...
On a tendance, en fait, dans le narratif, à expliquer
que la radio baisse. Au final, l'écoute linéaire baisse un peu,
il est vrai. En revanche, tous les autres formats augmentent.
Et on voit que les radios, quelles qu'elles soient, en fait,
avec ce qu'elles apportent au quotidien et depuis de nombreuses
années aux auditeurs, aux français, aux consommateurs, en fait, elles
arrivent à proposer autre chose aux annonceurs.
Speaker 6: Par exemple, le Skyrock, on peut prendre l'exemple de Planet
Rap parce que c'est intéressant. On peut être partenaire en
tant qu'annonceur de l'émission de radio. Et après, il y
a toute une multitude de formats sur les réseaux sociaux
où on peut là aussi être accompagné, être partenaire et
ça augmente notre visibilité
Speaker 5: C'est un très bon exemple, Planet Rap, mais l'ensemble des
émissions sont travaillées de la même manière. C'est-à-dire qu'il y
a effectivement les audiences radio qui sont dans l'air national.
Et puis ensuite, derrière, on va vendre tout ce qui
se passe autour de l'émission. donc via les réseaux sociaux,
qui sont effectivement des concurrents, mais on essaye aussi de
les utiliser pour rayonner un peu plus. Donc c'est assez paradoxal,
puisque les marques radio n'ont certainement jamais été aussi puissantes,
puisqu'elles sont capables aujourd'hui d'être à la fois en radio,
à la fois sur les réseaux, sur le digital, sur
les plateformes. Donc elles n'ont jamais été aussi puissantes, elles
ont touché autant de gens. Donc effectivement, on peut travailler
la radio avec des spots, on peut travailler des formats.
Le prolongement de l'émission, ça peut être des backstage de
Planet Rap, on peut trouver des partenaires qui font des
contenus natifs, spéciaux, en s'appuyant sur la marque Skyrock, sur
l'expertise Planet Rap, qui va avoir 30 ans cette année. Donc effectivement,
on est vraiment sur l'ensemble des fronts.
Speaker 8: Jean-Éric, pour un groupement comme les Indés Radio, vous avez
aussi des initiatives sur tout ce qui est la partie digitale.
On n'est pas que sur du spot linéaire. Comment ça
fonctionne avec autant de radios dans un groupement
Speaker 7: C'est un peu tout le challenge, c'est d'avoir des choses
qu'on partage en commun. Donc en fait, ça passe plus
par la définition des normes que par des formats différents.
Parce que le marché audio aujourd'hui... Il est beaucoup porté
par des spots publicitaires, des formats 20 secondes, 30 secondes. Sur nos
web radios, on a développé depuis longtemps des pré-rolls et
on ouvre cette année, on a ouvert des... Merci
Speaker 6: pour les applaudissements
Speaker 7: C'est gratuit. On a ouvert des mid-rolls en faisant attention
à leur positionnement dans le programme, en faisant attention à
la quantité de spots, c'est un maximum de spots Donc,
ce sont des produits qui sont collectifs à toutes les
radios des Indées. Il y a 130 radios. Tout à l'heure,
vous disiez, on doit parler à des auditeurs qui ne
connaissent pas trop la fonction de la radio. Un truc
qu'on oublie, c'est qu'on est financé à 99% par la publicité.
Ça peut forcément paraître évident pour tout le monde, mais
c'est ça. Et du coup, d'où la dose de publicité
à l'antenne, la pression des clients sur les tarifs qui
nous imposent de jouer plus de spots pour le même
argent même si ça s'est redressé ces dernières années.
Speaker 3: On veut
Speaker 7: faire plaisir à notre public, mais on a une équation
pas simple à résoudre. Pardon, je me suis un peu
éloigné de la question de Roger. Oui, c'est plus la
question
Speaker 8: Quels sont les revenus numériques pour un groupement comme les
Indes Radio
Speaker 7: C'est vraiment principalement les web radios et très peu les
podcasts sur nos radios parce que ce sont des radios musicales.
On ne fait pas du quantitatif sur les podcasts. Et...
carrément très modestement les sites
Speaker 6: web en termes de confort d'écoute pour l'auditeur c'est d'avoir
un petit peu moins de pub il y a une
démarche qui est faite pour Skyrock notamment sur le Prime
le morning de default d'avoir moins de publicité que ses
concurrents directs c'est toujours le cas
Speaker 5: oui c'est toujours le cas en fait je suis arrivé
en 2016 chez Skyrock Et en fait, on a décidé effectivement
de mettre un peu moins de pubs que les autres
au niveau national. Lequel également. Mais de mettre moins de pubs.
Parce que l'idée, en fait, c'est d'avoir... Il y a
un contrat d'écoute, en fait. Ça, c'est évident. Et je
crois que c'est Energy aussi qui en parlait beaucoup en
disant que ça fait partie... En fait, c'est des formats gratuits.
La radio, c'est gratuit. Donc voilà, il faut financer. Donc
ça peut être accepté. Par contre, c'est vrai qu'il peut
y avoir une certaine dérive. Et voilà, nous, on a
joué franc jeu sur la table avec agences et annonceurs.
Ils ont dit, voilà, écoutez, nous, on pense qu'il faut,
en tout cas, avoir une certaine... Il faut faire attention.
On peut faire n'importe quoi. Donc, on a défini très
en amont, en fait, les temps de pub et on
les respecte. Alors, on est toujours parfois très tentés d'augmenter
un petit peu la taille des écrans. Et parfois, il
faudra certainement le faire dans des... Ça peut arriver, mais globalement,
on essaie d'avoir cette ligne de conduite. Et globalement, ça,
c'est partagé quand j'entends les autres acteurs... parler de ce
sujet-là
Speaker 6: Du coup, moins de pubs que les concurrents sur la matinale,
vendus un peu plus cher
Speaker 5: C'est l'idée. C'est l'idée, en fait, c'est d'arriver à avoir...
à faire payer plus cher un espace plus rare, l'offre
et la demande. Est-ce
Speaker 8: que c'est un discours qui est audible dans un contexte
où
Speaker 5: forcément la
Speaker 8: radio est noyée dans un nouvel univers numérique, où on
entend quand même beaucoup
Speaker 5: dans la presse
Speaker 8: que les audiences baissent, etc., même si effectivement il y
a d'autres types d'écoutes? Est-ce que c'est facile à dire
Speaker 5: ça? Alors, c'est une très bonne question. En fait, vous savez,
moi j'ai d'abord travaillé en agence média pendant très longtemps,
pendant plus de dix ans. Et en fait, j'entendais le
discours de dire« Il y a quand même vachement de
pubs en radio, c'est quand même super embêtant, il faudrait
qu'on ait un petit peu moins.» Je peux comprendre. Donc effectivement,
moi j'arrive en régie, je dis« Ce qu'on va faire,
c'est qu'on va mettre moins de pubs.» Et bien en fait,
je ne pensais pas que ce discours allait être aussi
compliqué à mettre en place et aussi compliqué à faire
accepter aux annonceurs et aux agences médias qui en fait
sont très tentés de mettre la pression pour avoir autant
de spots qu'elles souhaitent. Et ça sous-entend aussi que quelque part,
on vend autre chose que du GRP. On vend aussi
un contexte d'écoute, on vend une marque, on vend …
on vend tout un narratif autour des marques radio que
l'on commercialise. Donc effectivement, il faut que ce discours soit entendu,
soit compris, et il faut arriver à le valoriser. J'ai
quand même le sentiment aujourd'hui que c'est plus le cas. Globalement,
les acheteurs radio en agence média aiment le média et
nous accompagnent dans cette démarche. C'est la raison pour laquelle
on est parvenu à réaugmenter un peu les prix depuis
quelques années. Il faudrait que ça soit encore fait de
manière plus conséquente. Mais globalement, il y a cet accompagnement.
Et moi, je vois ce signe-là, c'est de dire tout
le monde joue le jeu. Nous, on fait attention à
bien gérer nos écrans. On respecte toujours nos engagements avec
les avanceurs. Et en contrepartie, effectivement, il faut qu'il y
ait une revalorisation des espaces.
Speaker 8: Et est-ce qu'il y a beaucoup aussi chez vous, tous
ces mécanismes? On l'a pas mal entendu chez NRJ, notamment
tout ce qui est la premiumisation aussi, les écrins, etc.,
de façon … Peut-être des mécanismes d'enchères? Est-ce que ça fonctionne?
Je n'ai pas regardé en détail vos conditions générales de vente.
Je crois que Rémi, tu l'as fait avant
Speaker 6: l'enregistrement. Oui, il y a quelques écrins, effectivement, sur des
campagnes ciblées. Des
Speaker 8: entrées de spots ou des spots de manière conditionnelle, non?
S'il y a de l'espace?
Speaker 5: Est-ce qu'il faut
Speaker 8: plus d'ingénierie aussi en termes de planification, de fournir
Speaker 5: des
Speaker 8: nouvelles façons de vendre?
Speaker 6: Déjà un écrin, dire peut-être que c'est une pub isolée.
Speaker 5: Oui, en fait, c'est l'idée de dire qu'on va avoir
moins de pubs entourées de programmes pour que ça soit
plus adapté pour l'annonceur. En fait, j'aime beaucoup le fait
de dire qu'effectivement, le Natio, c'est des maths. C'est vrai,
ce sont des maths. Mais ce n'est pas que des maths.
En fait, on essaie de mettre un peu plus dedans.
Et je pense que pendant très longtemps, en fait, les
régies radio se sont enfermées dans un système en disant
les agences veulent du GRP, donc du GRP. Donc plein
de GRP, plein de GRP, plein de GRP. Et puis
tout s'est un petit peu mélangé. Donc ça nous a
parfois un peu servi, nous, Skyrock, parce que pendant très longtemps,
on n'était pas dans tous les plans parce qu'en fait,
on avait une image, on avait une aspérité. On n'était
pas forcément pris dans les plans parce qu'on était différents.
Et puis tout ça s'est gommé. Et il y a
eu un grand tout de GRP où on mettait un
petit peu tout. Donc, en fait, revenir effectivement sur le dire, voilà,
on vend une vraie marque, on vend des valeurs, on
vend plein de choses. Et c'est ça, en fait, qu'aujourd'hui,
on essaie de mettre en place. Mais c'est vrai que
ce n'est pas évident, puisque les annonceurs ont aussi des
grands tableaux Excel avec des audits financiers derrière. Et donc,
il y a cette volonté de faire très attention sur
les coûts.
Speaker 8: Aux Indes Radio, il y a quelques années, on entendait
chez certains adhérents, je ne donnerai pas les noms, qu'ils
étaient un petit peu inquiets par rapport à la durée
des spots, que ça pouvait nuire à leur performance en
termes d'audience. Est-ce que vous avez réussi aussi à juguler
le volume publicitaire sur les radios?
Speaker 7: Pour les noms, c'est facile, c'est tous. Pour citer des chiffres,
mais je pense que ça ne parle pas aux auditeurs, en 2025,
on a dû baisser à peu près 4% l'espace. et
7% sur la fin de l'année mais c'est pas tellement
perceptible en vrai pour les auditeurs ça laisse des écrans
longs et en plus on a la publicité locale en
plus donc ça fait vraiment des écrans assez longs mais
bon on a quand même essayé de faire ça on
gère bien sûr des positions dans l'écran premier, deuxième, dernier
on a un écran un instant VIP qui est isolé
qui permet à un annonceur plusieurs fois par jour d'apparaître
tout seul on utilise vraiment les périodes de l'année enfin
il y a tous les toutes les combinaisons possibles pour
bien valoriser la publicité, essayer vraiment de ne pas brader
des espaces. Je pense que la radio, c'est un média
ultra précieux. Il est tellement dans notre vie depuis 100 ans
qu'on a l'impression que ça n'a pas de valeur. C'est
la phrase qui disait« J'ai connu mon bonheur au bruit
qu'il a fait en s'en allant». La radio, c'est ça.
On est tellement habitué qu'on pense que c'est immuable, mais
ça dépend des auditeurs, ça dépend des annonceurs. De notre
façon de faire la radio... Je pense qu'il y a...
Je partage totalement ce que disait Bertrand sur l'aspect GRP. GRP,
c'est un indice de mesure pour connaître la pression d'une
campagne sur le public. Donc voilà, combien de fois nous, auditeurs,
on reçoit la répétition d'un message, etc. Donc c'est l'indice
un peu aveugle, finalement, qui est le point de référence.
Donc on a des clients qui sont à la fois
en tant qu'auditeurs Et pour ceux qui aiment bien ce média,
qui sont inquiets et attentifs à ce qu'on pourrait faire
d'intéressant dans les messages, on peut faire de très beaux
messages aussi, dans les messages d'impression publicitaire. Et après, quand
ils changent de casquette et qu'ils mettent une casquette pure
business et surtout la relation avec leurs concurrents, ils veulent
être sûrs qu'ils ont les mêmes parts de voix que
les autres ou plus de parts de voix que les
Speaker 3: autres.
Speaker 7: Et c'est ça qui nous emmène dans une spirale complètement
… insupportable après pour le client parce que quand on
entend 15 fois le même annonceur par jour on n'a plus
trop envie d'acheter cette marque là à force
Speaker 6: d'ailleurs
Speaker 7: je dis ça c'est même pas vrai mais bon c'est
la perception en tout cas est désagréable
Speaker 6: est-ce que les annonceurs sont toujours friands de la créativité
qu'on a avec la radio ou ils partent sur des
campagnes assez sommaires parce que c'est plus simple?
Speaker 5: Alors en fait, il y a eu par exemple dans
les périodes de fortes incertitudes, on s'est recentré sur des
campagnes très simples avec des spots parce que la radio marche,
fonctionne très bien. Ça, c'est un fait. D'ailleurs, tous les
annonceurs qui ont des modèles économétriques utilisent beaucoup la radio.
Donc ça veut dire que ça marche. Après, on est
un peu à l'aveugle parce qu'on n'a pas les mêmes
modèles qu'eux. Mais voilà, tout ça pour dire qu'effectivement, on
s'est recentré vraiment sur des choses simples, sur des spots.
Mais on voit quand même que tous les annonceurs aujourd'hui
cherchent en fait à avoir des dispositifs innovants. Alors ça
peut être aussi dans la créativité des spots radio. Ça
c'est très important aussi de valoriser la création qui fait
beaucoup d'efforts. Et on voit que les campagnes qui sont
les plus créatives fonctionnent mieux. Mais il y a effectivement
le fait d'avoir une façon un peu différente de faire
des campagnes radio. Donc tu disais tous les assets, les animateurs.
Par exemple sur les podcasts maintenant il y a le...
le host reading sur le fait qu'un animateur va faire
le message en amont d'un podcast il peut y avoir
énormément de choses où on recherche l'activité on recherche aussi
la créativité la différence par rapport aux autres l'émergence en
fait en vrai
Speaker 6: D'accord. Quand on écoute les Indés Radio, avec des radios
notamment voisines, on a l'impression que les écrans sont quasiment
les mêmes. Est-ce que les grandes marques nationales utilisent vraiment
toujours ce grand découpage qu'on peut avoir avec les Indés
sur des grandes régions, par exemple, ou ils restent massivement
sur des campagnes nationales?
Speaker 7: On va dire le marché qu'on appelle multilocal, donc des
annonceurs nationaux
Speaker 6: qui
Speaker 7: annoncent dans telle ou telle ville, etc., mais pas de
façon nationale, c'est 10% du marché
Speaker 5: total.
Speaker 7: donc c'est présent mais c'est pas majoritaire et par contre
on a toutes les grandes marques parce que les indés
sont quand vous faites un plan radio c'est incontournable si
vous retirez les indés vous vous ramez parce qu'il faut
compléter avec toutes les autres finalement pratiquement donc on a
du coup toutes les grandes marques et on a une
particularité par rapport à nos concurrents parce qu'on a des
concurrents qui font soit que de la pub nationale soit
locale et nationale mais dans des écrans publicitaires séparés et
nous on mélange tout parce qu'on veut vraiment que nos
radios gardent le maximum de liberté éditoriale donc on leur
donne les contraintes minimum pour répondre aux attentes des clients
et ensuite ils agencent tout ça dans leur programme à
leur façon et ça fait des écrans mixtes et quand
on fait des études là-dessus on a un meilleur retour
que nos confrères nationaux parce que la mixité de la
publicité fait qu'elle est un peu moins perçue comme de
la pub parce que quand vous avez un message local
qui donne une adresse locale c'est plus une info que
de la pub Et donc, ça se mélange bien avec
la Coupe
Speaker 8: Nationale.
Speaker 7: Et quand on a tous subi le Covid à un
moment donné, nous, on ne s'est retrouvés avec que des
annonceurs nationaux parce que c'était les seuls qui annonçaient. En gros,
c'était 20% des annonceurs. Mais on avait cette coloration-là. Ça
faisait des antennes un peu bizarres. On était devenus nationaux,
entre guillemets. C'est très étrange. Donc on a ce souci aujourd'hui,
fort de cette expérience, de vraiment bien mixer les choses
Speaker 8: Aux Indées aussi, vous avez lancé un appel d'offres, je crois,
pour votre contrat de régie, qui est acheté, fait un
pub depuis pas mal d'années. C'en
Speaker 7: est à
Speaker 8: où, ce process
Speaker 7: L'appel d'offres est en cours. On a reçu toutes les
régies candidates il y a à peu près une semaine,
de mémoire, pour... un peu des réunions d'initialisation. C'est-à-dire que
c'est un moment où on est plus là, nous, pour
répondre à des questions qui peuvent se poser pour façonner
leur offre. Et l'objectif, c'est vraiment d'avoir des propositions différentes,
de différentes régies, avec notamment la case digitale bien travaillée,
parce que le développement du marché aujourd'hui se fait sur
le digital. Donc le paradoxe, c'est une situation compliquée pour
nous tous. Il faut qu'on gère le linéaire, la radio classique,
qui rapporte entre 90 et 95% du chiffre d'affaires, mais qu'en
même temps, on gère ce petit 5% qui doit devenir
plus pour préparer le futur.
Speaker 8: D'accord. Vis-à-vis de vos relations avec TF1 Pub, ça s'est
bien passé, cet appel
Speaker 7: d'offres? Oui. On en a parlé avec eux il y
a longtemps. Vraiment, facilement, deux, trois ans. Ce n'est pas inamical.
En fait, ça ne cherche pas à pallier un manque.
On travaille très bien avec eux. Simplement, je pense que
tous les acteurs économiques vivent ça. Il y a une
vérité qui sort du marché. Et cette vérité, on la
fait sortir du marché quand on s'adresse au marché. Donc,
en l'occurrence, s'adresser à des candidats potentiels de régie, c'est
faire ressortir une nouvelle réalité. qui va, je pense, faire
sortir des propositions intéressantes. Et on fonctionne tous dans l'émulation,
tout simplement. Si on s'enferme avec un partenaire indéfiniment, ça
pose problème. Donc c'est intéressant de mettre des stops à
des moments, peut-être de changer de régie, peut-être de continuer,
mais dans des conditions nouvelles. Vraiment, tout est totalement ouvert.
c'est la liberté, je dirais même le devoir des radios
indépendantes de faire des appels d'offres de temps en temps.
On vit à travers la pub, donc on ne peut
pas être gentil, faire l'impasse sur une réflexion, et une réflexion,
elle se passe extrêmement puissamment quand il y a de l'adversité,
quand on est challengé, comme aujourd'hui on est challengé par
nos auditeurs, et je pense qu'on travaille dans les radios
d'une manière bien plus géniale qu'il y a quelques années,
et plus motivante.
Speaker 8: Une dernière question parce qu'on doit terminer. NRJ et Skyrock
qui sont vendus ensemble en Ile-de-France,
Speaker 5: est-ce que
Speaker 8: la radio doit avancer maintenant, grouper entre concurrents pour vendre
de la pub ou c'est un effet juste d'aubaine sur
cette région en particulier?
Speaker 5: Moi, je ne me sens pas vraiment concurrence avec NRJ
et avec le GIEU des indépendants, vraiment, puisque aujourd'hui, la
vraie concurrence est ailleurs. Moi, je considère que plus le
gâteau sera gros, c'est-à-dire que plus on arrivera en fait
à à faire revenir certains annonceurs qui sont partis, à
avoir un front commun sur plein de sujets qui dépassent
la pub et qui sont corrélés, eh bien, tout ira
pour le mieux. Donc, effectivement, collaborons autant que possible. On
est concurrent quand il le faut et on collabore quand
c'est nécessaire.
Speaker 8: D'accord. Mais c'est désormais nécessaire, donc, d'avancer parfois entre concurrents.
Speaker 5: Oui, sur beaucoup de sujets, oui, effectivement.
Speaker 8: Ok,
Speaker 3: très
Speaker 2: bien.
Speaker 3: Merci.
Speaker 2: Merci beaucoup
Speaker 3: Merci beaucoup.
Speaker 2: Au revoir
Speaker 4: Et des ondes vocastes, c'est terminé pour cet épisode. C'était
Olivier Audou et Rémi Bertollon. Merci à nos invités. Dans
quelques jours, nouvel épisode où nous retrouverons une nouvelle interview
réalisée depuis le Paris Radio Show. Ce sera cette fois-ci
avec Régis Verbiguier, directeur général de Radio Player France. et
Charles-Emmanuel Bon, président d'Ensemble pour le DAB +. Ce sera
une session dédiée aux nouveaux usages et aux nouveaux modes
d'écoute de la radio via le numérique.
Speaker 2: Salut!



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