Des Ondes Vocast
← All episodes

ITW Jean-Eric Valli (Indés Radios) & Bertrand Spinelli (Skyrock Public)

26:50

Suite de nos éditions speciales des Ondes Vocast avec nos interviews réalisées depuis le Paris Radio Show par Olivier Oddou et Rémy Bertholon. Dans cet épisode, nous retrouvons Jean-Éric Valli, président des Indés Radios et Bertrand Spinelli de la régie Skyrock Public pour un focus dédié aux régies publicitaires radio et à leurs challenges actuels : dilution des audiences, concurrence du digital, marché publicitaire local, diversification, offres groupées etc.

Animation / réalisation : Olivier Oddou, Rémy Bertholon

Invités : Jean-Eric Valli (Indés Radios), Bertrand Spinelli (Skyrock Public)

Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]

Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]

Contact
Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
X : @DesOndesVocast [https://x.com/DesOndesVocast]
Read the transcript
Speaker 2: Des ondes Speaker 3: vocastes? Speaker 2: L'univers de la radio Speaker 3: En podcast Speaker 4: Des ondes vocastes, c'est le podcast qui parle de radio. Salut à tous, c'est Olivier Audou. Suite de nos éditions spéciales avec nos interviews réalisées avec Rémi Bertollon sur le Paris Radio Show. Dans cet épisode, nous retrouvons avec Rémi Bertollon, Jean-Éric Valli, président des Indés Radio, et Bertrand Spinelli, patron de la régie Skyrock Public, pour un focus dédié aux régies publicitaires radio et à leur challenge actuel. Speaker 2: Des ondes vocastes, l'acte du débat. Speaker 4: Et on commence tout de suite avec le Zoom Actu. Un mot sur les Radio Days Europe pour commencer. Elles reviennent dans quelques jours à Riga, en Lettonie. Ce sera du 22 au 24 mars. Désondez vos castes et partenaires presse et suivra l'événement pour vous. Vous pouvez aussi toujours assister à l'événement sur place. Vous disposez d'une réduction de 50 euros sur le ticket d'entrée grâce à notre code partenaire DOV26RIG. L'actu, c'est aussi la nomination d'Emmanuel Rials à la tête de RCF Notre-Dame. La fusion des deux radios chrétiennes annoncées il y a deux ans est, on le sait, compliquée. Emmanuel partagera sa grande expérience sur de nombreuses radios nationales depuis 30 ans et plus récemment de la fusion réussie de Radio-J et Judaïque FM à Paris. Souhaitons-lui bonne chance. Et on vous l'a déjà dit la dernière fois, Désons le Vocast a désormais un répondeur audio. Laissez-nous vos infos exclusives depuis votre téléphone sur vocast. fr slash répondeur ou bien partagez vos messages ou votre coup de gueule pour nos auditeurs, nous ferons la joie de les diffuser. vocast. fr slash répondeur Speaker 2: Des ans de Vocast, l'invité Speaker 4: Et nous voici donc de retour au Paris Radio Show avec Rémi Bertollon et les Indes Radio et Skyrock Public. Speaker 5: Le Paris Radio Show. Audio, musique, podcast Speaker 6: Messieurs, bonjour. Bonjour. Bertrand Spinelli, directeur général de Skyrock Public. C'est la régie de Skyrock. Nous sommes aussi avec Jean-Éric Vallée, président du GE, les Indes Radio. Bonjour, merci. On voulait parler des challenges, un peu de la publicité. Et commencer sur une présentation assez simple pour nos auditeurs qui ne sont peut-être pas dans le business radio. et faire un peu du business pour niveau CM2. Est-ce que pour le même nombre de spots radio qu'on passe actuellement, on gagne moins d'argent qu'il y a quelques années? Speaker 5: Alors, c'est vrai qu'il y a eu une grosse pression sur les prix pendant quelques temps, et ça a créé d'ailleurs un compromis publicitaire, puisqu'en fait, pour générer un même niveau de volume monétaire, il fallait mettre plus de spots, mais depuis... 3-4 ans maintenant, on voit une tendance inverse où les radios ont réussi collectivement à augmenter les prix. Donc non, on ne peut pas dire qu'aujourd'hui, pour un même niveau de spot, ça coûte moins cher. Speaker 6: Et localement, la difficulté, c'est de convaincre les annonceurs? Speaker 7: À l'échelle locale, ce n'est pas du tout la même dimension que l'échelle nationale. On est plus dans les maths à l'échelle nationale. À l'échelle locale, c'est vraiment une relation entre le client et le commercial. C'est une relation presque personnelle On est moins dans les études, même si on peut l'être quand il y a de la compétition avec un confrère qui sort des études. Mais c'est vraiment plus une relation. Et je pense que la vraie problématique locale, c'est qu'on voit beaucoup de magasins fermés, tout simplement. Et l'économie française qui a du mal à se réformer pour de vrai, à s'adapter à l'univers d'aujourd'hui, elle fait couler beaucoup d'entreprises, au-delà de tous les discours merveilleux. Et ça, on le voit, et on le voit à l'œil nu parce qu'on voit des rues entières avec des magasins fermés. Donc ça, c'est un impact concret sur tout le territoire. Speaker 8: Ça veut dire que potentiellement, des annonceurs nationaux comme Amazon sont un peu les fautifs de la disparition de la publicité locale par la cause de la fermeture Speaker 7: des magasins? Non, parce que je ne suis pas un méga fan des GAFA en général, pas du tout. Je pense que ce sont des systèmes assez totalitaires. noyé dans de la bien-pensance, mais en vrai, c'est totalitaire. Mais non, je pense que c'est plus qu'un pays qui est absolument incapable de se réformer sur des règles de fonctionnement finit par faire écrouler tous les plus petits entrepreneurs. Un commerce, c'est un petit entrepreneur parce qu'il passe plus de temps à faire de la bureaucratie grotesque. Il a du mal à rémunérer correctement des gens parce que pour un euro dans la poche du collaborateur, il en faut deux, il faut en dépenser deux. Et c'est ça la vraie raison, la vraie vraie raison, c'est d'avoir des systèmes complètement obsolètes Speaker 8: Alors donc des territoires locaux qui ont plus de difficultés, donc moins de clients, on entend aussi beaucoup sur la publicité locale la concurrence du numérique, que c'est plus facile d'acheter une publicité en un clic sur Facebook que d'acheter de la publicité... local-radio? Est-ce qu'il n'y a pas aussi cet aspect qui affecte en ce moment les radios Speaker 7: locales? Oui, je pense que ça affecte toutes les radios, soit locales ou nationales. On a du chemin à faire parce que le paradoxe, c'est qu'on a un média qui fonctionne bien globalement. C'est à la fois sur le terrain de l'audience et sur le terrain économique, même si on a des sujets à gérer comme une certaine érosion, mais ça dépend des formats. comme des difficultés tarifaires, mais ça ce sont des choses tout à fait normales finalement de la vie d'une entreprise. Donc dans cette ambiance très opérationnelle, sur le plan du résultat, on n'a peut-être pas assez travaillé sur certains sujets. Et c'est vrai que ça peut être facile d'acheter sa petite pub sur Instagram, le paradoxe c'est que le client qui fait ça au local, il ne mesure pas l'impact en fait. Il a un impact psychologique parce que ses clients habituels lui disent« Ah ben tiens, je t'ai vu, tu as fait une nouvelle publication sur Insta, j'ai vu tel vêtement, montre-moi, etc.» C'est ultra motivant pour un entrepreneur local qui souvent est un peu seul avec lui-même et du coup, s'il a cette relation avec sa clientèle, c'est très puissant, mais ce n'est pas des stats. Et l'impact des stations de radio, c'est sans commune mesure en fait. quand on regarde les chiffres Speaker 8: L'état global de la publicité, au niveau national, ça se maintient malgré les baisses des audiences et au niveau local, par contre, il y a des baisses qui ont l'air d'être constatées un peu Speaker 7: partout. Nationalement, on a repris le chiffre d'affaires ces dernières années, sauf l'année 2025, qui s'est terminée par une baisse générale. Et à l'échelle locale... On était plutôt dans une sorte de régularité et je pense qu'on a plus accusé le coup en 2025. Mais c'est la conjonction pour moi à la fois d'une évolution du marché autour du digital et à la fois d'une problématique de l'économie avec beaucoup de fermetures Speaker 8: locales. Bertrand, même constat chez Skyrock? Speaker 5: Oui, c'est partagé. En fait, la radio se maintient très bien. On voit les chiffres IREP qui montrent que d'une année à l'autre, la radio reste un socle important pour les annonceurs. J'aimerais qu'un raison, que ce soit le national ou le local, on est en concurrence avec les plateformes et forcément ça a complexifié l'économie, en tout cas la manière dont on générait de l'argent. Donc ça oblige les radios à se réinventer ou en tout cas à épouser un nouveau mode de fonctionnement. Kevin, qui était le podcast juste avant, l'a très bien expliqué aussi, c'est que quelque part aujourd'hui la radio... On a tendance, en fait, dans le narratif, à expliquer que la radio baisse. Au final, l'écoute linéaire baisse un peu, il est vrai. En revanche, tous les autres formats augmentent. Et on voit que les radios, quelles qu'elles soient, en fait, avec ce qu'elles apportent au quotidien et depuis de nombreuses années aux auditeurs, aux français, aux consommateurs, en fait, elles arrivent à proposer autre chose aux annonceurs. Speaker 6: Par exemple, le Skyrock, on peut prendre l'exemple de Planet Rap parce que c'est intéressant. On peut être partenaire en tant qu'annonceur de l'émission de radio. Et après, il y a toute une multitude de formats sur les réseaux sociaux où on peut là aussi être accompagné, être partenaire et ça augmente notre visibilité Speaker 5: C'est un très bon exemple, Planet Rap, mais l'ensemble des émissions sont travaillées de la même manière. C'est-à-dire qu'il y a effectivement les audiences radio qui sont dans l'air national. Et puis ensuite, derrière, on va vendre tout ce qui se passe autour de l'émission. donc via les réseaux sociaux, qui sont effectivement des concurrents, mais on essaye aussi de les utiliser pour rayonner un peu plus. Donc c'est assez paradoxal, puisque les marques radio n'ont certainement jamais été aussi puissantes, puisqu'elles sont capables aujourd'hui d'être à la fois en radio, à la fois sur les réseaux, sur le digital, sur les plateformes. Donc elles n'ont jamais été aussi puissantes, elles ont touché autant de gens. Donc effectivement, on peut travailler la radio avec des spots, on peut travailler des formats. Le prolongement de l'émission, ça peut être des backstage de Planet Rap, on peut trouver des partenaires qui font des contenus natifs, spéciaux, en s'appuyant sur la marque Skyrock, sur l'expertise Planet Rap, qui va avoir 30 ans cette année. Donc effectivement, on est vraiment sur l'ensemble des fronts. Speaker 8: Jean-Éric, pour un groupement comme les Indés Radio, vous avez aussi des initiatives sur tout ce qui est la partie digitale. On n'est pas que sur du spot linéaire. Comment ça fonctionne avec autant de radios dans un groupement Speaker 7: C'est un peu tout le challenge, c'est d'avoir des choses qu'on partage en commun. Donc en fait, ça passe plus par la définition des normes que par des formats différents. Parce que le marché audio aujourd'hui... Il est beaucoup porté par des spots publicitaires, des formats 20 secondes, 30 secondes. Sur nos web radios, on a développé depuis longtemps des pré-rolls et on ouvre cette année, on a ouvert des... Merci Speaker 6: pour les applaudissements Speaker 7: C'est gratuit. On a ouvert des mid-rolls en faisant attention à leur positionnement dans le programme, en faisant attention à la quantité de spots, c'est un maximum de spots Donc, ce sont des produits qui sont collectifs à toutes les radios des Indées. Il y a 130 radios. Tout à l'heure, vous disiez, on doit parler à des auditeurs qui ne connaissent pas trop la fonction de la radio. Un truc qu'on oublie, c'est qu'on est financé à 99% par la publicité. Ça peut forcément paraître évident pour tout le monde, mais c'est ça. Et du coup, d'où la dose de publicité à l'antenne, la pression des clients sur les tarifs qui nous imposent de jouer plus de spots pour le même argent même si ça s'est redressé ces dernières années. Speaker 3: On veut Speaker 7: faire plaisir à notre public, mais on a une équation pas simple à résoudre. Pardon, je me suis un peu éloigné de la question de Roger. Oui, c'est plus la question Speaker 8: Quels sont les revenus numériques pour un groupement comme les Indes Radio Speaker 7: C'est vraiment principalement les web radios et très peu les podcasts sur nos radios parce que ce sont des radios musicales. On ne fait pas du quantitatif sur les podcasts. Et... carrément très modestement les sites Speaker 6: web en termes de confort d'écoute pour l'auditeur c'est d'avoir un petit peu moins de pub il y a une démarche qui est faite pour Skyrock notamment sur le Prime le morning de default d'avoir moins de publicité que ses concurrents directs c'est toujours le cas Speaker 5: oui c'est toujours le cas en fait je suis arrivé en 2016 chez Skyrock Et en fait, on a décidé effectivement de mettre un peu moins de pubs que les autres au niveau national. Lequel également. Mais de mettre moins de pubs. Parce que l'idée, en fait, c'est d'avoir... Il y a un contrat d'écoute, en fait. Ça, c'est évident. Et je crois que c'est Energy aussi qui en parlait beaucoup en disant que ça fait partie... En fait, c'est des formats gratuits. La radio, c'est gratuit. Donc voilà, il faut financer. Donc ça peut être accepté. Par contre, c'est vrai qu'il peut y avoir une certaine dérive. Et voilà, nous, on a joué franc jeu sur la table avec agences et annonceurs. Ils ont dit, voilà, écoutez, nous, on pense qu'il faut, en tout cas, avoir une certaine... Il faut faire attention. On peut faire n'importe quoi. Donc, on a défini très en amont, en fait, les temps de pub et on les respecte. Alors, on est toujours parfois très tentés d'augmenter un petit peu la taille des écrans. Et parfois, il faudra certainement le faire dans des... Ça peut arriver, mais globalement, on essaie d'avoir cette ligne de conduite. Et globalement, ça, c'est partagé quand j'entends les autres acteurs... parler de ce sujet-là Speaker 6: Du coup, moins de pubs que les concurrents sur la matinale, vendus un peu plus cher Speaker 5: C'est l'idée. C'est l'idée, en fait, c'est d'arriver à avoir... à faire payer plus cher un espace plus rare, l'offre et la demande. Est-ce Speaker 8: que c'est un discours qui est audible dans un contexte où Speaker 5: forcément la Speaker 8: radio est noyée dans un nouvel univers numérique, où on entend quand même beaucoup Speaker 5: dans la presse Speaker 8: que les audiences baissent, etc., même si effectivement il y a d'autres types d'écoutes? Est-ce que c'est facile à dire Speaker 5: ça? Alors, c'est une très bonne question. En fait, vous savez, moi j'ai d'abord travaillé en agence média pendant très longtemps, pendant plus de dix ans. Et en fait, j'entendais le discours de dire« Il y a quand même vachement de pubs en radio, c'est quand même super embêtant, il faudrait qu'on ait un petit peu moins.» Je peux comprendre. Donc effectivement, moi j'arrive en régie, je dis« Ce qu'on va faire, c'est qu'on va mettre moins de pubs.» Et bien en fait, je ne pensais pas que ce discours allait être aussi compliqué à mettre en place et aussi compliqué à faire accepter aux annonceurs et aux agences médias qui en fait sont très tentés de mettre la pression pour avoir autant de spots qu'elles souhaitent. Et ça sous-entend aussi que quelque part, on vend autre chose que du GRP. On vend aussi un contexte d'écoute, on vend une marque, on vend … on vend tout un narratif autour des marques radio que l'on commercialise. Donc effectivement, il faut que ce discours soit entendu, soit compris, et il faut arriver à le valoriser. J'ai quand même le sentiment aujourd'hui que c'est plus le cas. Globalement, les acheteurs radio en agence média aiment le média et nous accompagnent dans cette démarche. C'est la raison pour laquelle on est parvenu à réaugmenter un peu les prix depuis quelques années. Il faudrait que ça soit encore fait de manière plus conséquente. Mais globalement, il y a cet accompagnement. Et moi, je vois ce signe-là, c'est de dire tout le monde joue le jeu. Nous, on fait attention à bien gérer nos écrans. On respecte toujours nos engagements avec les avanceurs. Et en contrepartie, effectivement, il faut qu'il y ait une revalorisation des espaces. Speaker 8: Et est-ce qu'il y a beaucoup aussi chez vous, tous ces mécanismes? On l'a pas mal entendu chez NRJ, notamment tout ce qui est la premiumisation aussi, les écrins, etc., de façon … Peut-être des mécanismes d'enchères? Est-ce que ça fonctionne? Je n'ai pas regardé en détail vos conditions générales de vente. Je crois que Rémi, tu l'as fait avant Speaker 6: l'enregistrement. Oui, il y a quelques écrins, effectivement, sur des campagnes ciblées. Des Speaker 8: entrées de spots ou des spots de manière conditionnelle, non? S'il y a de l'espace? Speaker 5: Est-ce qu'il faut Speaker 8: plus d'ingénierie aussi en termes de planification, de fournir Speaker 5: des Speaker 8: nouvelles façons de vendre? Speaker 6: Déjà un écrin, dire peut-être que c'est une pub isolée. Speaker 5: Oui, en fait, c'est l'idée de dire qu'on va avoir moins de pubs entourées de programmes pour que ça soit plus adapté pour l'annonceur. En fait, j'aime beaucoup le fait de dire qu'effectivement, le Natio, c'est des maths. C'est vrai, ce sont des maths. Mais ce n'est pas que des maths. En fait, on essaie de mettre un peu plus dedans. Et je pense que pendant très longtemps, en fait, les régies radio se sont enfermées dans un système en disant les agences veulent du GRP, donc du GRP. Donc plein de GRP, plein de GRP, plein de GRP. Et puis tout s'est un petit peu mélangé. Donc ça nous a parfois un peu servi, nous, Skyrock, parce que pendant très longtemps, on n'était pas dans tous les plans parce qu'en fait, on avait une image, on avait une aspérité. On n'était pas forcément pris dans les plans parce qu'on était différents. Et puis tout ça s'est gommé. Et il y a eu un grand tout de GRP où on mettait un petit peu tout. Donc, en fait, revenir effectivement sur le dire, voilà, on vend une vraie marque, on vend des valeurs, on vend plein de choses. Et c'est ça, en fait, qu'aujourd'hui, on essaie de mettre en place. Mais c'est vrai que ce n'est pas évident, puisque les annonceurs ont aussi des grands tableaux Excel avec des audits financiers derrière. Et donc, il y a cette volonté de faire très attention sur les coûts. Speaker 8: Aux Indes Radio, il y a quelques années, on entendait chez certains adhérents, je ne donnerai pas les noms, qu'ils étaient un petit peu inquiets par rapport à la durée des spots, que ça pouvait nuire à leur performance en termes d'audience. Est-ce que vous avez réussi aussi à juguler le volume publicitaire sur les radios? Speaker 7: Pour les noms, c'est facile, c'est tous. Pour citer des chiffres, mais je pense que ça ne parle pas aux auditeurs, en 2025, on a dû baisser à peu près 4% l'espace. et 7% sur la fin de l'année mais c'est pas tellement perceptible en vrai pour les auditeurs ça laisse des écrans longs et en plus on a la publicité locale en plus donc ça fait vraiment des écrans assez longs mais bon on a quand même essayé de faire ça on gère bien sûr des positions dans l'écran premier, deuxième, dernier on a un écran un instant VIP qui est isolé qui permet à un annonceur plusieurs fois par jour d'apparaître tout seul on utilise vraiment les périodes de l'année enfin il y a tous les toutes les combinaisons possibles pour bien valoriser la publicité, essayer vraiment de ne pas brader des espaces. Je pense que la radio, c'est un média ultra précieux. Il est tellement dans notre vie depuis 100 ans qu'on a l'impression que ça n'a pas de valeur. C'est la phrase qui disait« J'ai connu mon bonheur au bruit qu'il a fait en s'en allant». La radio, c'est ça. On est tellement habitué qu'on pense que c'est immuable, mais ça dépend des auditeurs, ça dépend des annonceurs. De notre façon de faire la radio... Je pense qu'il y a... Je partage totalement ce que disait Bertrand sur l'aspect GRP. GRP, c'est un indice de mesure pour connaître la pression d'une campagne sur le public. Donc voilà, combien de fois nous, auditeurs, on reçoit la répétition d'un message, etc. Donc c'est l'indice un peu aveugle, finalement, qui est le point de référence. Donc on a des clients qui sont à la fois en tant qu'auditeurs Et pour ceux qui aiment bien ce média, qui sont inquiets et attentifs à ce qu'on pourrait faire d'intéressant dans les messages, on peut faire de très beaux messages aussi, dans les messages d'impression publicitaire. Et après, quand ils changent de casquette et qu'ils mettent une casquette pure business et surtout la relation avec leurs concurrents, ils veulent être sûrs qu'ils ont les mêmes parts de voix que les autres ou plus de parts de voix que les Speaker 3: autres. Speaker 7: Et c'est ça qui nous emmène dans une spirale complètement … insupportable après pour le client parce que quand on entend 15 fois le même annonceur par jour on n'a plus trop envie d'acheter cette marque là à force Speaker 6: d'ailleurs Speaker 7: je dis ça c'est même pas vrai mais bon c'est la perception en tout cas est désagréable Speaker 6: est-ce que les annonceurs sont toujours friands de la créativité qu'on a avec la radio ou ils partent sur des campagnes assez sommaires parce que c'est plus simple? Speaker 5: Alors en fait, il y a eu par exemple dans les périodes de fortes incertitudes, on s'est recentré sur des campagnes très simples avec des spots parce que la radio marche, fonctionne très bien. Ça, c'est un fait. D'ailleurs, tous les annonceurs qui ont des modèles économétriques utilisent beaucoup la radio. Donc ça veut dire que ça marche. Après, on est un peu à l'aveugle parce qu'on n'a pas les mêmes modèles qu'eux. Mais voilà, tout ça pour dire qu'effectivement, on s'est recentré vraiment sur des choses simples, sur des spots. Mais on voit quand même que tous les annonceurs aujourd'hui cherchent en fait à avoir des dispositifs innovants. Alors ça peut être aussi dans la créativité des spots radio. Ça c'est très important aussi de valoriser la création qui fait beaucoup d'efforts. Et on voit que les campagnes qui sont les plus créatives fonctionnent mieux. Mais il y a effectivement le fait d'avoir une façon un peu différente de faire des campagnes radio. Donc tu disais tous les assets, les animateurs. Par exemple sur les podcasts maintenant il y a le... le host reading sur le fait qu'un animateur va faire le message en amont d'un podcast il peut y avoir énormément de choses où on recherche l'activité on recherche aussi la créativité la différence par rapport aux autres l'émergence en fait en vrai Speaker 6: D'accord. Quand on écoute les Indés Radio, avec des radios notamment voisines, on a l'impression que les écrans sont quasiment les mêmes. Est-ce que les grandes marques nationales utilisent vraiment toujours ce grand découpage qu'on peut avoir avec les Indés sur des grandes régions, par exemple, ou ils restent massivement sur des campagnes nationales? Speaker 7: On va dire le marché qu'on appelle multilocal, donc des annonceurs nationaux Speaker 6: qui Speaker 7: annoncent dans telle ou telle ville, etc., mais pas de façon nationale, c'est 10% du marché Speaker 5: total. Speaker 7: donc c'est présent mais c'est pas majoritaire et par contre on a toutes les grandes marques parce que les indés sont quand vous faites un plan radio c'est incontournable si vous retirez les indés vous vous ramez parce qu'il faut compléter avec toutes les autres finalement pratiquement donc on a du coup toutes les grandes marques et on a une particularité par rapport à nos concurrents parce qu'on a des concurrents qui font soit que de la pub nationale soit locale et nationale mais dans des écrans publicitaires séparés et nous on mélange tout parce qu'on veut vraiment que nos radios gardent le maximum de liberté éditoriale donc on leur donne les contraintes minimum pour répondre aux attentes des clients et ensuite ils agencent tout ça dans leur programme à leur façon et ça fait des écrans mixtes et quand on fait des études là-dessus on a un meilleur retour que nos confrères nationaux parce que la mixité de la publicité fait qu'elle est un peu moins perçue comme de la pub parce que quand vous avez un message local qui donne une adresse locale c'est plus une info que de la pub Et donc, ça se mélange bien avec la Coupe Speaker 8: Nationale. Speaker 7: Et quand on a tous subi le Covid à un moment donné, nous, on ne s'est retrouvés avec que des annonceurs nationaux parce que c'était les seuls qui annonçaient. En gros, c'était 20% des annonceurs. Mais on avait cette coloration-là. Ça faisait des antennes un peu bizarres. On était devenus nationaux, entre guillemets. C'est très étrange. Donc on a ce souci aujourd'hui, fort de cette expérience, de vraiment bien mixer les choses Speaker 8: Aux Indées aussi, vous avez lancé un appel d'offres, je crois, pour votre contrat de régie, qui est acheté, fait un pub depuis pas mal d'années. C'en Speaker 7: est à Speaker 8: où, ce process Speaker 7: L'appel d'offres est en cours. On a reçu toutes les régies candidates il y a à peu près une semaine, de mémoire, pour... un peu des réunions d'initialisation. C'est-à-dire que c'est un moment où on est plus là, nous, pour répondre à des questions qui peuvent se poser pour façonner leur offre. Et l'objectif, c'est vraiment d'avoir des propositions différentes, de différentes régies, avec notamment la case digitale bien travaillée, parce que le développement du marché aujourd'hui se fait sur le digital. Donc le paradoxe, c'est une situation compliquée pour nous tous. Il faut qu'on gère le linéaire, la radio classique, qui rapporte entre 90 et 95% du chiffre d'affaires, mais qu'en même temps, on gère ce petit 5% qui doit devenir plus pour préparer le futur. Speaker 8: D'accord. Vis-à-vis de vos relations avec TF1 Pub, ça s'est bien passé, cet appel Speaker 7: d'offres? Oui. On en a parlé avec eux il y a longtemps. Vraiment, facilement, deux, trois ans. Ce n'est pas inamical. En fait, ça ne cherche pas à pallier un manque. On travaille très bien avec eux. Simplement, je pense que tous les acteurs économiques vivent ça. Il y a une vérité qui sort du marché. Et cette vérité, on la fait sortir du marché quand on s'adresse au marché. Donc, en l'occurrence, s'adresser à des candidats potentiels de régie, c'est faire ressortir une nouvelle réalité. qui va, je pense, faire sortir des propositions intéressantes. Et on fonctionne tous dans l'émulation, tout simplement. Si on s'enferme avec un partenaire indéfiniment, ça pose problème. Donc c'est intéressant de mettre des stops à des moments, peut-être de changer de régie, peut-être de continuer, mais dans des conditions nouvelles. Vraiment, tout est totalement ouvert. c'est la liberté, je dirais même le devoir des radios indépendantes de faire des appels d'offres de temps en temps. On vit à travers la pub, donc on ne peut pas être gentil, faire l'impasse sur une réflexion, et une réflexion, elle se passe extrêmement puissamment quand il y a de l'adversité, quand on est challengé, comme aujourd'hui on est challengé par nos auditeurs, et je pense qu'on travaille dans les radios d'une manière bien plus géniale qu'il y a quelques années, et plus motivante. Speaker 8: Une dernière question parce qu'on doit terminer. NRJ et Skyrock qui sont vendus ensemble en Ile-de-France, Speaker 5: est-ce que Speaker 8: la radio doit avancer maintenant, grouper entre concurrents pour vendre de la pub ou c'est un effet juste d'aubaine sur cette région en particulier? Speaker 5: Moi, je ne me sens pas vraiment concurrence avec NRJ et avec le GIEU des indépendants, vraiment, puisque aujourd'hui, la vraie concurrence est ailleurs. Moi, je considère que plus le gâteau sera gros, c'est-à-dire que plus on arrivera en fait à à faire revenir certains annonceurs qui sont partis, à avoir un front commun sur plein de sujets qui dépassent la pub et qui sont corrélés, eh bien, tout ira pour le mieux. Donc, effectivement, collaborons autant que possible. On est concurrent quand il le faut et on collabore quand c'est nécessaire. Speaker 8: D'accord. Mais c'est désormais nécessaire, donc, d'avancer parfois entre concurrents. Speaker 5: Oui, sur beaucoup de sujets, oui, effectivement. Speaker 8: Ok, Speaker 3: très Speaker 2: bien. Speaker 3: Merci. Speaker 2: Merci beaucoup Speaker 3: Merci beaucoup. Speaker 2: Au revoir Speaker 4: Et des ondes vocastes, c'est terminé pour cet épisode. C'était Olivier Audou et Rémi Bertollon. Merci à nos invités. Dans quelques jours, nouvel épisode où nous retrouverons une nouvelle interview réalisée depuis le Paris Radio Show. Ce sera cette fois-ci avec Régis Verbiguier, directeur général de Radio Player France. et Charles-Emmanuel Bon, président d'Ensemble pour le DAB +. Ce sera une session dédiée aux nouveaux usages et aux nouveaux modes d'écoute de la radio via le numérique. Speaker 2: Salut!

Keep listening

More from the show

25:53

Interview Laurent Marsick - Journaliste RTL

Au micro de Rémy Bertholon, Laurent Marsick revient sur la grande fête qui a réuni sur plusieurs jours les équipes anciennes et actuelles de RTL, ainsi que des auditeurs de toutes les générations. Laurent rappelle aussi...

02:16

Les actus radio - octobre 2026

Pour commencer, un point sur les actus du secteur de la radio. Animation / réalisation : Rémy Bertholon Intervenants : Laurent Marsick Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par...

Image
Title