Des Ondes Vocast
← All episodes

Interview Max Lafontaine - animateur sur de nombreuses généralistes et sur Radio Émotion

10:50

Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]

Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]

Contact
Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
X : @DesOndesVocast [https://x.com/DesOndesVocast]
Read the transcript
Speaker 2: que des gens comme Pierre Alberti ont véritablement marqué notre histoire radiophonique, disons-nous. Speaker 3: C'est un plaisir, merci Caroline. Speaker 2: C'est moi qui vous remercie. Speaker 4: On arrive maintenant sur la Côte d'Azur, où Pierre Alberti signe son ultime aventure radiophonique. Radio Émotion, lancée à Nice en 2008, est devenue depuis Mélodie d'Azur. Parmi toutes les voix de l'antenne au format adulte, une figure bien connue des auditeurs, Max Lafontaine, un animateur au parcours impressionnant. Speaker 3: Max Lafontaine est avec nous. Bonjour Max! Bonjour Rémi, bonjour à tous. Merci d'être avec nous. Alors vous allez me dire si je me trompe parce que vous avez fait tellement de belles radios. Radio Andorre, RMC, RTL, ça fait effectivement de belles stations. Et puis Radio Émotion, alors là on est à Nice en 2008, c'est Pierre Alberti qui lance ce nouveau programme. Comment ça s'est passé l'intégration dans ce projet Max? Speaker 2: C'est-à-dire que Pierre Alberti était le créateur de Nostalgie, de Radio Nostalgie, quelques années auparavant, et il avait très envie de repartir pour l'aventure, en quelque sorte, sauf qu'effectivement l'époque avait changé? Et donc, c'était moins facile de pouvoir faire un réseau, un vrai réseau. Donc, il a commencé par créer Radio Émotion à Nice. Voilà. Donc, j'ai eu le plaisir et le bonheur de travailler avec lui quelques jours, parce que ça n'a pas duré, pour moi en tout cas, ça n'a pas duré très très longtemps, puisque à l'ouverture, il y avait toute une équipe. On était 6, 7 ou 8, je ne me rappelle plus très bien. Enfin, on était nombreux en tout cas. Et au bout de quelques jours, il a découvert que le voice track existait maintenant. Et voilà. Donc, il nous a dit, écoutez, on va réduire les équipes. Et finalement, il n'y a plus qu'une ou deux personnes qui sont restées vraiment à l'antenne pour les matinales. Voilà, quoi. Donc, mon aventure à Emotion est tournée un peu court. Mais c'était un personnage haut en couleurs, comme on dit, puisque c'était un natif de la Côte d'Azur, donc avec un accent assez fort, avec des grosses mains Et des gros muscles, donc quand il vous tapait dans le dos, vous le sentiez. Et puis c'est le genre de monsieur qui, à émotion, il y avait un tout petit studio, mais lui, il avait un très très grand bureau. Ça résume un peu aussi le personnage, pour ceux qui l'ont connu en tout cas. Et comment Speaker 3: il parlait justement de ce nouveau projet Radio Émotion, de ce format, de cette radio? Speaker 2: C'est un passionné, lui, un passionné de radio. Donc, depuis très longtemps, il avait envie de refaire, en gros, Nostalgie. Et c'est ce qu'il a essayé de faire. Sauf qu'effectivement, à Nice, Nostalgie existait déjà. Donc, c'était un petit peu un concurrent, finalement, qui se créait à ce moment-là, puisque Nostalgie était passée dans les mains de je ne sais plus qui à cette époque-là, d'ailleurs, puisque Nostalgie était vendue un certain nombre de fois. Speaker 3: Le Média Radio, à l'époque, en 2008, ça marchait encore très très fort. Comment ont été les premières réactions des auditeurs à l'arrivée de Radio Émotion? Speaker 2: Oui, tout le monde était enthousiaste, évidemment. Nous, à l'antenne, et les auditeurs aussi. Après, il fallait tout commencer, puisque c'était tout à fait nouveau. Les nouvelles aventures, c'est toujours très intéressant, effectivement. Mais c'était quand même une radio... Très musical, comme le voulait Pierre Alberti. Puisque moi, en ce qui me concerne, il m'a toujours dit que je parlais beaucoup trop. Pour lui, en tout cas. Maintenant, quand on vient de radio périphérique, c'est un petit peu compliqué de se glisser dans la façon d'animer des FM. Des musicales, en tout cas. Speaker 3: Comme vous le disiez, Max, c'était un éternel passionné. Toujours des idées autour de ce média qu'il chérissait. Speaker 2: Absolument, oui, absolument. Speaker 3: Et vous aussi, passionné, parce que vous ne lâchez pas le micro. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance, parce qu'ils sont très jeunes et qu'ils écoutent le podcast, de vous écouter notamment dans les matines alertelles des années 90, vous avez fait les tournées d'été, les jeux sur RMC dans les années 70-80. Qu'est-ce qui vous a le plus plu dans tous ces exercices, franchement, dans toutes ces... dans tout ce que vous avez fait en tant qu'animation Speaker 2: Moi, je suis un passionné, comme vous l'avez dit. Ça a commencé très, très jeune. Moi, je suis natif de Marseille et donc, j'avais très envie de faire de la radio. Sauf que là, on remonte le temps et bien avant 1981, il n'y avait pas beaucoup de radio en France. Il y en avait seulement six. Donc, pour débuter, ce n'était pas très facile parce que pour aborder RTL Europe 1, voire même RMC, c'était compliqué. Donc, la plupart des jeunes animateurs dont je faisais partie... comme Michel Côté et quelques autres, on a tous débuté par Radio Andorre, effectivement, parce que c'était encore une assez petite station à l'époque, sauf qu'il fallait partir en principauté d'Andorre, donc là c'était vraiment la grande aventure pour quelqu'un qui découvrait en gros la radio, puis c'est une radio qui n'avait pas de gros moyens, donc il fallait absolument tout faire, vous faisiez la matinale avec l'animation, les jeux, les infos, la météo, etc., On apprend le métier comme ça. Moi, je suis resté presque deux ans là-bas. Et puis après, j'ai eu la chance de partir à RMC dans une grande belle période, puisque c'était la fin des années 70 et le début des années 80. La radio marchait très, très bien à l'époque. Et puis, on faisait un programme … ma foi, très sympathique à faire, avec plein de jeux, etc., Jean-Pierre Foucault et quelques autres, animateurs de cette époque-là, donc pour moi c'est un très très bon souvenir, parce que quand on parle de radio libre, moi ça me fait un peu sourire, parce qu'on semble avoir découvert la radio libre en 81, Mais croyez bien qu'elle était très libre avant aussi. Moi, personnellement, je n'ai jamais connu un directeur quelconque, qui que ce soit d'ailleurs, qui me dise« ça, il ne faut pas le dire, ça, il ne faut pas le faire». La seule chose qu'on nous demandait à Monaco, c'est effectivement de ne pas parler de la fermière princière, ce qu'a fait Coluche, et ça lui a valu de partir très vite de la principauté d'ailleurs. Voilà. C'est tout. Autrement, les belles expériences, effectivement, j'en ai eu beaucoup. J'ai eu le bonheur de faire beaucoup de radio. Et dans chaque radio, c'est une aventure un peu différente. Alors, la réception, l'accueil est toujours ma foi. Moi, je l'ai toujours eu comme ça, en tout cas, très sympathique de la part de mes collègues de travail, ce qui m'a permis de croiser quelques grands noms comme Fabrice et bien d'autres. Et croyez-moi, tous ces gens-là sont hyper sympathiques dans la vie. Voilà. Comme Jean-Pierre Foucault, d'ailleurs, que je salue. Speaker 3: Et dites-moi, dans le style de l'animation, est-ce que vous pensez que ça a changé dans la façon de faire, de s'exprimer envers les auditeurs ou on est resté dans cette simplicité du média radio? Speaker 2: Très franchement, si je peux vous donner mon avis personnel, ça a vraiment beaucoup changé. Et à mon avis personnel encore, pas trop en bien. Parce que moi, cette liberté que j'avais, je ne la retrouve plus nulle part ou presque plus. Il faut réfléchir à ce qu'on dit. Il y a des choses qu'on ne peut plus dire lorsqu'on pouvait le dire avant. Il y a souvent aussi maintenant des radios où tout est prévu, tout est chronométré, tout est presque écrit à l'avance. Parfois, moi, ça me gêne un petit peu. Et puis surtout, pour ce qui est des radios périphériques, les journalistes ont pris la part des choses, donc c'est eux qui animent la plupart des émissions. Ce qui fait que le rôle de l'animateur est devenu minimal, il n'existe plus pratiquement sur ces radios-là en tout cas. Speaker 3: Et quand vous faisiez la matinale par exemple sur RTL, vous avez plus de place que l'encore man, comme on dit maintenant, des matinales de généralistes? Speaker 2: C'est nous, avec le réalisateur, nous gérions effectivement les deux heures de petit matin qu'on faisait. Il ne fallait pas parler à trois plombs, évidemment. Ce n'était pas mon rôle non plus. On était là pour distraire les gens, pour faire des jeux. ce qui fait que c'était basé à cette époque-là, et je peux prétendre que je suis le dernier animateur sur RTL, en tout cas, d'avoir fait Les Petits Matins, puisque en 1996 ou 1997, j'ai lu, Philippe Labon m'a dit« on va changer le format, à partir de la saison prochaine, on fait du tout info», ce qui fait que la partie animation proprement dite a été perdue. Donc voilà, c'est autre chose! Speaker 3: Et vous avez toujours cherché à avoir ce côté à la fois sympathique, mais chaleureux aussi pour les auditeurs. C'est un peu votre marque de fabrique? Speaker 2: C'est ce qu'on nous demandait aussi à cette époque-là, dans le sud de la France en tout cas. Il fallait avoir une voix ensoleillée, une voix qui amuse, qui distrait. Et je pense que la base de la radio, ça peut être ça aussi. On peut retrouver encore ça un petit peu sur les matinales, des musicals comme Energy, comme Fun Radio, et d'autres sûrement, où on retrouve encore un petit peu d'animation avec des gens sympathiques. Mais là, ils ne sont plus tout seuls, les animateurs. Ils sont toute une équipe, 3, 4, 5, souvent. Alors Speaker 3: justement, vous parlez du Sud. J'ai entendu dire que vous aviez monté la première radio pirate à Marseille avec Jean-Pierre Foucault. C'est vrai ou c'est une légende? Speaker 2: Alors, ce n'était pas avec Jean-Pierre Foucault. Ah d'accord. Non, non, c'était avec des copains. C'est avant de pouvoir vraiment faire de la radio dite professionnelle, professionnellement parlant en tout cas. Moi, j'étais passionné, donc j'ai un peu ennuyé mes copains et on faisait des journées radio et on avait une espèce de petit émetteur plus ou moins pirate. Et on faisait des émissions, c'était donc donner des postes à chacun. Et on faisait une journée de radio, à notre façon, pour se faire plaisir, quoi. Voilà. C'était sympa. Mais là, Jean-Pierre Foucault n'était pas dans le coup. Il est marseillais, lui aussi. Lui aussi, il est passionné aussi, parce qu'il m'a raconté que lui aussi, il a commencé un petit peu comme ça avec son copain, à faire des émissions un petit peu pour rien, pour s'amuser, quoi. Voilà. Speaker 3: Oui, comme vous, il a toujours été très fidèle aux médias radio, même s'il a été emporté aussi par la télévision. Il a toujours gardé un pied dans ce média et vous gardez aussi cette passion. Et ça fait plaisir. Merci en tout cas d'avoir été avec nous pour évoquer, entre autres, Pierre Alberti. Merci Max. Merci Speaker 2: Rémi. À très vite et à très bientôt. Pourquoi pas dans une radio. Oui, au plaisir. À bientôt. Merci.

Keep listening

More from the show

25:53

Interview Laurent Marsick - Journaliste RTL

Au micro de Rémy Bertholon, Laurent Marsick revient sur la grande fête qui a réuni sur plusieurs jours les équipes anciennes et actuelles de RTL, ainsi que des auditeurs de toutes les générations. Laurent rappelle aussi...

02:16

Les actus radio - octobre 2026

Pour commencer, un point sur les actus du secteur de la radio. Animation / réalisation : Rémy Bertholon Intervenants : Laurent Marsick Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par...

Image
Title