Des Ondes Vocast
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ITW Régis Verbiguié (Radioplayer) & Charles-Emmanuel Bon (DAB+)

23:55

Suite de notre série d’épisodes spéciaux avec les interviews réalisées en février dernier lors du Paris Radio Show, avec Rémy Bertholon et Olivier Oddou. Dans cette édition, nous recevons Régis Verbiguié, Directeur Général de Radioplayer France, et Charles-Emmanuel Bon, Président d’Ensemble pour le DAB+. Au programme : quels sont les nouveaux modes d’écoute de la radio, entre replay et podcasts ? Le linéaire a-t-il encore sa place ? La diffusion numérique hertzienne peut-elle rivaliser avec l’IP ? Faut-il — ou peut-on réellement — envisager l’arrêt de la FM ? Enfin, les plateformes d’écoute développées par l’industrie radio peuvent-elles concurrencer les portails tiers, notamment ceux des géants du numérique ?

Animation / réalisation : Olivier Oddou, Rémy Bertholon

Invités : Régis Verbiguié, Directeur Général de Radioplayer France - Charles-Emmanuel Bon, Président d’Ensemble pour le DAB+.

Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]

Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]

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Speaker 2: Des ondes vocastes? L'univers de la radio En podcast Speaker 4: Salut à tous, c'est Olivier Audou, des ondes vocaces, c'est le podcast qui parle de radio. On continue nos épisodes spéciaux avec nos interviews réalisées en février dernier avec Rémi Bertollon sur le Paris Radio Show. Dans cette édition, nous recevons Régis Verbiguier, directeur général de Radio Player France, et Charles-Emmanuel Bon, président d'Ensemble pour le DAB +. Quel nouveau mode d'écoute de la radio? Des replays et des podcasts? Y a-t-il encore de la place pour le linéaire? L'écoute numérique hertzienne peut-elle encore se faire une place face à l'IP? Peut-on et doit-on vraiment arrêter la FM? Les plateformes d'écoute en ligne de l'industrie radio peuvent-elles lutter à armes égales avec les portails tiers, notamment ceux des GAFAM? Rémi Bertollon est avec moi et des OnvoCasts. Depuis Paris, c'est parti! Des OnvoCasts, Speaker 2: l'invité! Speaker 3: Paris Radio Show. Audio, musique, podcast Speaker 5: Et la suite de nos entretiens pour des ondes vocastes au sein du salon de la radio du Paris Radio Show et nous avons nos deux invités suivants, Charles-Emmanuel Bon, président de l'association Ensemble pour le DAB +, et Régis Verbiguier, directeur général de Radio Player France pour un volet qui est tourné vraiment sur l'avenir de l'écoute de la radio sur les canaux numériques. Alors Charles-Emmanuel, est-ce que vous pouvez nous parler un petit peu de l'association Ensemble pour le DAB +, et déjà, qu'est-ce qu'elle fait? Speaker 3: Alors l'association Ensemble pour le DAB +, c'est une association qui a vocation à principalement rassembler tous les éditeurs de radio et tous ceux qui ont un intérêt à la promotion du DAB +. Donc l'objectif de l'association, c'est de faire du DAB +, une réalité et un succès. et donc ça réunit à la fois des radios nationales, des radios locales, des radios de services publics comme Radio France, mais aussi des radios associatives, et également des diffuseurs comme TDF et comme Towercast, donc tous ceux qui ont intérêt à ce que le DAB +, devienne réalité. Speaker 5: Radio Player France? Une application, plus que ça, des interfaces un peu dans tous les univers, l'automobile, le smartphone, etc. Et puis, présent dans une vingtaine de pays. 27. pays. Alors, Radio Player en France, ça couvre aussi à peu près tous les acteurs? Speaker 6: Alors, Radio Player en France, c'est 380 radios aujourd'hui. Des radios publiques, au Radio France, des radios commerciales, et aussi des radios associatives. Et donc, Radio Player en France, c'est une... plateforme qui distribue ces radios-là, bien sûr sur des produits grand public, l'application Radio Player sur votre smartphone, mais aussi qui noue des partenariats avec les acteurs, les GAFAM par exemple, technologiques, pour être présents sur les assistants vocaux. Nous avons un partenariat avec Google pour Google Assistant, avec Amazon pour Alexa, et surtout, vraiment le point le plus stratégique pour nous, ce sont les partenariats avec les constructeurs automobiles. Nous avons des accords particuliers avec le groupe Volkswagen, avec le groupe Renault, avec Stellantis, Notre objectif, c'est de nous assurer de fournir aux constructeurs tout ce qu'il leur faut pour faire une radio qui, bien sûr, va réceptionner du FM, du DAB, mais qui va être aussi enrichie par tous les contenus digitales de chaque radio, les web radios, les podcasts, et qui soit aussi affichée avec l'ensemble des métadonnées disponibles pour rendre ces radios vivantes sur un écran, sur une interface graphique. Bien sûr, des logos, des grilles de programmes, des données dynamiques sur les chansons, sur les programmes en cours. Tout ça, c'est ce que permet de faire Radio Player pour aider les consulteurs à garder la radio en première place dans les voitures connectées Speaker 5: La particularité de Radio Player, c'est que c'est un portail d'écoute global, mais qui est propriété de l'industrie radio. Pourquoi est-ce important que les radios aient leur propre portail de diffusion? Speaker 6: C'est très important. Dès le lancement de Radio Player, il y a 16 ans maintenant en Angleterre, ça a été lancé par BBC, Global et Bauer ensemble. Et ça s'est ensuite développé et étendu dans d'autres pays avec des structures locales détenues par les radios elles-mêmes. En France, il y a 6 actionnaires de Radio Player, le groupe Radio France, mais aussi les Indés, RTL, Lagardère, Energy, RMC. Donc finalement avec ces 6 acteurs, ces 6 actionnaires, on couvre 92% de l'audience et surtout on s'assure d'avoir une plateforme dont le développement est au service de la radio. On n'est pas là pour vendre de la pub, on n'est pas là pour venir générer des revenus particuliers. On est là pour assurer la distribution des radios et pour renforcer le modèle économique des radios. C'est très important. Les gens qui nous payent, ce sont les radios. Ce ne sont pas des annonceurs, ce ne sont pas des GAFA. Speaker 5: Il y a à peu près combien de personnes qui utilisent RadioPlayer en Speaker 6: France? Alors, on n'a pas de chiffre exact. On a un chiffre qu'on arrive à mesurer sur nos propres plateformes, c'est 850 000 auditeurs mensuels. Mais la réalité, c'est que, prenez le« Group of the Game», ils font toute leur technologie de radio en allant sur l'API de RadioPlayer pour aller chercher toutes les métadonnées dont ils ont besoin. Et pour des questions de négociation, c'est très difficile de négocier avec un constructeur automobile, jusque-là, Volkswagen ne nous donne pas les données d'écoute et ne nous permet pas de faire des statistiques consolidées. Ça fait partie des axes sur lesquels on travaille avec eux, mais par exemple, tous les gens qui écoutent la radio avec RadioPlayer dans une voiture du groupe Volkswagen, Volkswagen, Audi, il y a du monde, Skoda, Seat, tout ça, voilà, on ne peut pas les comptabiliser contractuellement Speaker 7: Mais l'écoute se fait essentiellement sur les smartphones pour Radio Player ou justement de plus en plus dans les voitures Speaker 6: C'est difficile de le savoir. On pense que c'est majoritaire aujourd'hui en voitures vu l'étendue des partenariats. On travaille avec 17 marques. Il y a 55% des véhicules vendus chaque année en France qui sont équipés d'une manière ou d'une autre avec Radio Player. Donc, c'est difficile de faire une estimation et on ne veut pas jouer avec des chiffres. En revanche, ce qui est sûr, c'est qu'avec les applications marque Radio Player, où là, les gens font le choix de Radio Player pour aller chercher un service d'agrégation, là, on a 850 000 auditeurs mensuels. C'est modeste, mais c'est en augmentation de 30% en 2025. Et on cherche vraiment à le développer aussi pour assurer les industriels, pour leur dire Radio Player est un service qui a été choisi par les auditeurs, par vos usagers pour écouter la radio. Donc, c'est pour ça que c'est important de faire des partenaires avec nous. Speaker 5: Et Radio Player, c'est un portail global pour toutes les radios, de groupes parfois concurrents, mais il y a aussi des passerelles avec les applications de chaque radio. Bien sûr Speaker 6: C'est quelque chose qu'on commence à travailler, notamment dans le domaine de l'automobile, parce que nous avons des radios qui souhaitent également entrer dans ces nouvelles interfaces graphiques que développent les constructeurs automobiles avec leurs propres applications. Et donc, la difficulté pour les constructeurs, c'est de parler à des centaines, voire des milliers de radios. Ils choisissent quelques acteurs référents, le service public, bien entendu, dans tous les pays. Mais c'est difficile pour toutes les autres radios d'être présentes. Donc nous, ce qu'on propose, ce sont des applications en marque blanche pour les radios, pour qu'elles puissent être présentes dans les environnements Android Automotive ou Linux. Et derrière, avec le produit radio hybride que nous développons, nous offrons la possibilité pour le constructeur de pouvoir faire un lien entre une radio qui est écoutée en DAB, sur laquelle il y a toutes les métadonnées RadioPlayer, et un lien vers sa propre application au sein de la voiture. Encore une fois, on n'est pas là pour aller capter des audiences et les garder dans quelque chose de clos, on est là pour renforcer le modèle économique de l'industrie, des radios, donc bien sûr pour diffuser leur contenu le plus simplement possible, mais aussi pour leur envoyer des relais de croissance vers leur propre plateforme. Speaker 5: Alors il y a aussi des passerelles, il me semble, avec de l'écoute radio broadcast, c'est-à-dire ce qu'on appelle la radio hybride, assez de l'IP, et notamment le DAB +, la FM aussi j'imagine? Speaker 6: Tout à fait, et c'est ce que nous exposons en démo sur notre stand au salon, pour ceux qui sont là, venez au premier étage. On croit vraiment dans la complémentarité des sources d'écoute. Ce n'est pas IP contre broadcast. L'objectif, c'est d'offrir aux auditeurs la meilleure expérience possible. Bien sûr, le meilleur signe aujourd'hui pour écouter la radio, c'est le DAB. C'est ce qu'il y a de plus léger, c'est la meilleure qualité. Ça a énormément de qualités. En revanche, avec l'IP et nos métadonnées, on peut amener tout l'enrichissement nécessaire pour une interface graphique qui est quand même nécessaire pour venir sélectionner ses programmes et interagir comme auditeur, et pour faire en sorte qu'on amène la radio dans le meilleur écran possible. Et l'IP, c'est aussi un magnifique réseau de diffusion télécom, 3G, 4G, 5G. Quand il n'y a plus de couverture, en FM ou en DAB, souvent... la 3G ou la 5G est là. Et à ce moment-là, on peut continuer à diffuser la radio. C'est ce switch entre FM, DAB et IP qui est intéressant parce que ça permet de garantir la meilleure couverture possible. Speaker 5: Parlons un peu du DAB +. On a un gros plan de déploiement, de diffusion. Ensemble pour le DAB +, on s'occupe principalement de la partie promotion et aussi tout ce qui est distribution. Est-ce que les premiers résultats d'écoute du DAB, est-ce qu'on a déjà... des résultats qui sont un petit peu probants en termes d'écoute. Speaker 3: Il faut dire qu'aujourd'hui, on avait une diffusion qui n'était pas encore très développée. Elle se développe de plus en plus. Elle va atteindre 80% des Français à la fin de l'année. Il ne faut pas oublier que par rapport à l'IP, par exemple, l'IP est là depuis très longtemps. Il y a un taux d'initialisation de 100%. Tous les Français ont un smartphone. quasiment 98% des français ont un accès internet chez eux l'IP est présent partout ce qui n'est pas encore le cas du DAB +, mais d'ores et déjà j'ai pas nécessairement de chiffres que je peux révéler sur l'ensemble du média mais je peux parler pour les stations du groupe Radio France le DAB +, fait à peu près un tiers du volume de l'IP donc c'est à dire que Pour les radios du groupe Radio France, qui sont relativement bien diffusées en FM, ça représente quelque chose de l'ordre de 6% à peu près. Et ça veut dire qu'en volume d'écoute, déjà le DAB, alors que c'est une technologie, même si elle est ancienne, puisque ça fait dans certains pays quasiment plus de 10 ans que ça a été développé, en France, le vrai lancement du DAB +, qui est le lancement des multiplexes métropolitains, date d'il y a moins de 5 ans et on voit que d'ores et déjà ça contribue significativement à l'audience des radios donc c'est un début, c'est une technologie qui va en devenir et je voulais souligner sa complémentarité, c'est du herzien. Donc effectivement, à certains endroits, il n'y a pas de herzien, mais il y a beaucoup d'endroits où il y a du herzien, et le herzien, c'est résilient. C'est-à-dire que le herzien, comparé à l'IP, il est beaucoup moins sensible au risque de cybersécurité, il est beaucoup moins sensible aux variations potentielles d'électricité, etc. On l'a bien vu récemment en Espagne, où quand il y a un blackout, il n'y a plus de téléphone. Donc je pense qu'il y a vraiment une vraie complémentarité entre le mode broadcast, qui est là pour diffuser du direct, et le mode IP qui peut diffuser du direct aussi, mais aussi qui donne accès à une multitude de choix qui sont du replay, qui sont des podcasts natifs, qui sont plein de choses qui permettent de renforcer l'attractivité de l'offre d'une radio. Donc il y a une vraie complémentarité entre le DAB +, et l'IP, à la fois parce qu'il y a deux modes de diffusion qui sont différents, et il y en a un qui est plus résilient que l'autre, et aussi... Parce qu'il y en a un qui est vraiment destiné au direct, alors que l'autre, il a cette capacité à offrir du on-demand Speaker 5: Alors, vous avez fait des campagnes récemment. Est-ce que vous avez vu des frémissements sur, par exemple, le nombre d'achats de postes? Vous avez pu mesurer ça, je ne sais pas, au dernier Noël, par exemple? Speaker 3: Alors, c'est difficile à mesurer parce qu'en fait, la radio, elle est dans plein d'objets. Et donc... entre les bars de son... En tout cas, nous, ce qu'on voit, et il y a des fabricants qui sont là aussi au salon aujourd'hui, c'est qu'ils ont eu un très bon Noël. On a eu notamment Robert, ce qui nous a dit que C'était la meilleure année pour la France. Je parle pour la France, pas la prétention de parler pour mes collègues européens. C'est ce qui nous intéresse. En tout cas, il y a un vrai développement du marché français. Et je pense que ça montre que les campagnes, notamment celles qui sont faites par l'association, ont un effet. A la fois la notoriété du Daplus progresse. Elle a progressé de plus de 40% cette année. Et en plus, il y a maintenant, qu'est-ce que je vais offrir pour Noël? Un poste d'A+. On a encore beaucoup de progrès à faire parce que dans les linéaires, il y a quelques fabricants, type Robert, ce que j'ai cité, qui offrent des beaux produits. Il y a encore beaucoup de confusion entre des produits FM, des produits d'A+. Donc il faut qu'on améliore, nous, la lisibilité de l'offre d'A+, mais on est vraiment sur une très bonne dynamique Speaker 5: Les produits purement FM peuvent encore être vendus? Speaker 3: Alors, c'est tout un sujet, effectivement, de discussion aujourd'hui. La loi prévoit que tous les appareils avec un écran soient d'App+. Or, aujourd'hui, on voit qu'il y a un peu de confusion et c'est un des sujets qu'on voudrait vraiment régler avec l'association cette année. En tout cas, l'idée, c'est de dire qu'en entrée de gamme des postes, très simples, ils peuvent être que FM mais dès qu'on monte en gamme et notamment qu'un poste a un écran, il faut qu'il soit également compatible d'A+. Notre objectif bien sûr c'est qu'il y ait une très grande majorité des postes qui soient vendus aujourd'hui, qui soient future proof, qui soient compatibles avec le d'A+ Speaker 7: On a quand même l'impression que les auditeurs autant quand l'autoradio est installé avec le DAB, ils se régalent, ils sont contents, autant ils ne sont pas forcément prêts à faire l'acquisition d'un poste pour l'écouter à la maison Speaker 3: C'est vrai qu'on est aussi nous-mêmes un peu à être... On promeut sur nos antennes plein de façons de diffuser de la radio en mode numérique. On fait la promotion de nos plateformes. Radio France, par exemple, pour le groupe dont je m'occupe. Radio Player. On fait des AV +. Et donc, je pense qu'il y a une confusion dans l'esprit des auditeurs. On se dit, au final, qu'est-ce qui est mieux? Est-ce que c'est d'aller sur Alexa? Nous, c'est vrai qu'on n'oppose pas les moyens de diffusion entre eux. On aurait peut-être, et je pense que ça va être un des objectifs pour nous en 2026, avantage à mieux distinguer les avantages de l'écoute en date plus. Mais encore une fois, nous, ce qui est important, c'est qu'on passe d'une écoute analogique vers une écoute numérique. Qu'on puisse conserver un vecteur de diffusion herzien, parce qu'en termes de souveraineté, c'est indispensable, mais on n'oppose pas herzien et IP. Si... dans une maison, au fin fond d'une campagne, ça marche mieux avec une Alexa, autant utiliser une Alexa. Si dans une ville moyenne, ça marche mieux avec un poste d'A+, autant utiliser un poste d'A+. Mais c'est vrai que dans l'esprit des auditeurs, comme il n'y a pas ce côté on va éteindre l'analogique, etc., ce qui n'est pas notre objectif parce qu'on n'a pas envie de créer du stress dans le marché, du coup il peut y avoir une forme de confusion. Ils me disent d'écouter un numérique, mais c'est quoi le numérique? En fait, le numérique, c'est plein de choses différentes. Et je pense qu'il ne faut pas opposer les moyens d'écoute les uns aux autres. Speaker 5: Il n'y a pas un risque d'avoir un mix infini, c'est-à-dire un tiers de FM, un tiers de DAB et un tiers de IP pour toujours. Il n'y a pas ce risque-là quand on voit, je ne sais pas, la Grande-Bretagne qui a commencé le DAB à la fin des années 90 et la Suisse qui a décalé de 5 ans, les radios privées, l'extinction de la FM de 2026 à 2031. Est-ce qu'il n'y a pas cette... Ce modèle qui est un peu, oui, effectivement, on crée des mix, par contre, potentiellement au détriment des aspects budgétaires, notamment pour des acteurs qui seraient un peu plus faibles, qui devront faire de la double diffusion ad vitam aeternam. Speaker 3: Alors, effectivement, c'est un sujet. Nous, ça fait quand même peu de temps qu'on l'a démarré en France, donc c'est un peu tôt pour dire qu'il y aura un mix aeternam. Après, je pense que c'est notre responsabilité d'offrir plus de services à travers l'IP, plus de services à travers le DAB +, pour apporter, faire la démonstration de la valeur du DAB +. Après, ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'aujourd'hui, même si on va arriver à 80% de la population couverte en France, ça reste 80%, ça veut dire qu'il y a 20% des gens qui ne peuvent pas recevoir en A +. Certes, ils peuvent recevoir probablement en IP. Est-ce qu'ils ont cette appétence pour utiliser les moyens IP? Je pense qu'il faut faire attention, il ne faut pas brusquer les choses. Ce qu'on voit, c'est que même en Grande-Bretagne, il y a quand même une progression du parc d'A+. Et donc, Les mix ne sont pas figés. Il y a quand même une progression. Évidemment, on n'est pas du tout dans la perspective qu'on a pu avoir en télévision avec un switch très rapide entre l'analogique et le numérique. Là, on est vraiment sur une superposition de types de réceptions et de récepteurs. Forcément, la situation est un peu différente et on ne peut vraiment pas comparer ça avec ce qui s'est passé en télévision. Speaker 5: Est-ce qu'on peut parler un peu de vos feuilles de route à tous les deux? Alors pour Ensemble, pour le DAB +, et pour Radio Player France, pour l'année à venir et pour les années à venir. Qu'est-ce que c'est? C'est des nouvelles campagnes pour Ensemble, pour le DAB +, il y a d'autres initiatives? Speaker 3: Alors pour Ensemble, pour le DAB +, il y a plusieurs initiatives. Évidemment, la première, c'est de continuer à travailler sur la notoriété, de continuer les campagnes, parce que même si la notoriété progresse, elle n'est pas encore complète, il y a ce problème de compréhension de ce que c'est que le DAB +, par rapport à d'autres formes. Donc il faut qu'on continue à travailler sur la notoriété et sur... la compréhension qu'ont les auditeurs de ce que c'est que ce mode de diffusion. Il y a un autre chantier important qui est de travailler mieux avec les distributeurs. Aujourd'hui, même après plusieurs années de campagne d'AB+, de sensibilisation, je salue le délégué général de l'ensemble d'AB+, Maëllo Serré, qui fait un travail remarquable, d'aller voir tous les distributeurs pour leur parler. Moi-même, qui ai acheté des postes d'AB+, pour mon beau-père et mon père à Noël. le mec de la FNAC voulait me vendre absolument un poste FM en me disant qu'il était DAB +. Donc on a encore du travail à faire pour dire ça c'est DAB +, ça c'est FM, c'est quoi la différence? Donc on a un gros travail à faire sur la distribution. Et le dernier point qu'on veut travailler avec l'association c'est sur la simplicité du récepteur. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le DAB +, permet à la fois une écoute numérique avec une bonne qualité, mais il permet aussi l'affichage de métadonnées à travers un écran. Il y a une capacité à montrer un récepteur qui est différent du vieux poste FM qu'on pouvait connaître et qui nous aiderait, nous, dans l'inert du supermarché, de se dire, le poste DAB +, il est peut-être un peu plus cher, mais il a l'air vachement plus cool. Donc, on a ce travail à faire de... travail, non pas de réinventer une nouvelle norme, parce qu'en fait, le DV +, c'est déjà beaucoup de choses, mais de s'assurer que côté éditeur, quand on transmet une pochette de disques, on le fait au bon format, etc., et côté fabricant de récepteurs, c'est bien le même format qu'on peut afficher. Ça a l'air simple, en fait, c'est assez complexe, parce qu'il y a des chaînes de valeur qui sont répandues dans toute la planète, et ça, c'est un des objectifs aussi, de conserver à la radio cette simplicité qui a toujours fait son succès, en voiture... Vous appuyez sur le bouton, vous montez le volume, ça marche. Il faut que ça soit aussi simple que ça pour le DAB +, à la maison comme en voiture Speaker 5: Je reviens un petit peu sur le... Je pense que Rémi en a parlé tout à l'heure. Est-ce qu'en 2026, ce n'est pas difficile de vendre des nouveaux postes de radio? J'imagine quelqu'un qui a un budget de 100 ou 200 euros, par exemple. Est-ce qu'il ne va pas mettre ça d'abord soit sur une enceinte Bluetooth ou soit sur son prochain smartphone? et pas sur un poste d'AB+, qui ne peut faire que de la Speaker 3: radio? Je pense qu'il y a beaucoup de postes qui peuvent faire plusieurs choses. Notamment, la plupart des postes d'AB+, sont aussi compatibles Bluetooth. Beaucoup d'entre eux le sont, en tout cas. Donc, il y a ces possibilités-là. Après, avec un smartphone, la concurrence est là. Le smartphone, de toute façon, il est dans la poche de tout le monde. Le taux d'équipement est déjà de 100%. Donc, oui, c'est un concurrent, mais c'est la même chose qu'il y a d'autres concurrents. Je pense que pour nous, l'objectif, c'est d'abord d'essayer de remplacer des postes FM qui servent à ça, postes de cuisine, l'autoradio. Et après, il y a de l'hybridation de toute façon. Speaker 5: Régis, la feuille de route de Radio Player France Speaker 6: Aujourd'hui, nous avons 380 radios françaises sur la plateforme. L'objectif de 2026, comme en 2025, c'est de continuer à faire grandir ce chiffre. le plus de radios nous rejoignent, le plus fort nous sommes face à nos partenaires sur le marché. Donc ça, c'est un premier point qui est très important Speaker 7: On a d'ailleurs des purs players sur le digital qui n'ont pas de fréquence et qui font du bon travail et qui ne comprennent pas pourquoi ils ne sont justement pas référencés. Ils n'ont pas accès à un radio player tout simplement parce qu'ils ne sont pas broadcast. Speaker 6: Tout à fait. C'est une excellente question. Aujourd'hui, nos efforts sont vraiment dirigés vers le fait de fédérer et de ramener sur Radio Pearl l'ensemble des radios qui sont diffusées. Quand on aura fini ce travail-là, on pourra se poser la question de Speaker 3: passer à Speaker 6: d'autres types de radios. L'avantage de travailler avec les radios qui sont diffusées, c'est que ce sont toutes des radios qui ont une convention avec l'ARCOM, qui sont bien identifiées. Ça réduit aussi, nous, nos risques juridiques en tant qu'agrégateurs et diffuseurs de ces radios. Donc, c'est vraiment une question de simplification et une question de séquencement. On verra le jour où ça se posera, la question se posera. Donc ça c'est un premier sujet, continuer à fédérer pour nous c'est très important, on a toutes les familles de radio, publiques, commerciales, associatives et il faut qu'on continue ce travail là. La deuxième chose c'est de continuer à nouer des partenariats et donc ça c'est un travail qu'on fait avec les équipes de Radio Player Worldwide qui travaillent avec l'ensemble des constructeurs de la planète, essentiellement ceux qui vendent en Europe. donc des constructeurs français bien sûr, mais aussi allemands, anglais, mais asiatiques, américains. L'objectif, c'est de vraiment réussir à positionner Radio Player comme la solution de référence pour les constructeurs automobiles pour diffuser la radio, pour équiper, justement pour enrichir leur poste de radio. La radio hybride que nous proposons et que nous présentons déjà depuis un an a cet objectif-là de répondre aux besoins des constructeurs en termes d'interface radio dans leur voiture. Et finalement, le dernier point, c'est de continuer justement à nouer des partenariats avec les GAFAM qui sont en train de développer à une vitesse folle les assistants vocaux. On sent qu'une prochaine révolution IA arrive dans ces assistants vocaux. Et nous souhaitons vraiment que Radio Player soit le référent pour les GAFAM pour diffuser la radio sur ces assistants. Speaker 5: Très bien. Merci. Merci beaucoup, messieurs. Merci Speaker 6: Merci à vous. Speaker 2: A bientôt. Des ondes vocastes. Des ondes vocastes. L'univers de la radio. L'univers de la radio. En podcast. En podcast. Speaker 4: Et les ondes vocastes, c'est terminé pour cet épisode. C'était Olivier Audou avec Rémi Bertolland. On vous rappelle que vous pouvez désormais nous laisser vos messages audios sur vocaste. fr slash répondeur. Dans quelques jours, dernier épisode spécial avec les interviews du Paris Radio Show. Nous accueillerons Tristan Jorgensen et Mourad Mokadem de Fun Radio et RTL2. Salut!

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