ACTU RADIO, PARIS RADIO SHOW
Dans ce numéro de janvier 2026, Des Ondes Vocast, LE podcast qui parle de RADIO, fait le tour de l’actu radio. Olivier Oddou évoquera notamment les salons radio à venir, les sondages, le report de l’arrêt de la FM en suisse, et les dernières actus qui concernent les programmes des radios.
Et puisque le les prochains mois seront chargés en événement radio, Rémy Bertholon recevra dans cet épisode Philippe Chapot, le directeur du Paris Radio Show, pour nous parler en détail du salon qui se tiendra début février à Paris. Avec le thème AUDIO ACTION, cette édition du salon veut provoquer un électrochoc auprès de la profession pour se réinventer et s'adapter aux codes de l'audio numérique< tant pour mesurer le succès des programmes que de simplifier l'achat d'espaces publicitaires en radio.
Animation / réalisation : Olivier Oddou
Intervenants : Rémy Bertholon
Invité : Philippe Chapot
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]
Contact
Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
X : @DesOndesVocast [https://x.com/DesOndesVocast]
Et puisque le les prochains mois seront chargés en événement radio, Rémy Bertholon recevra dans cet épisode Philippe Chapot, le directeur du Paris Radio Show, pour nous parler en détail du salon qui se tiendra début février à Paris. Avec le thème AUDIO ACTION, cette édition du salon veut provoquer un électrochoc auprès de la profession pour se réinventer et s'adapter aux codes de l'audio numérique< tant pour mesurer le succès des programmes que de simplifier l'achat d'espaces publicitaires en radio.
Animation / réalisation : Olivier Oddou
Intervenants : Rémy Bertholon
Invité : Philippe Chapot
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]
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Speaker 3: Des ondes
Speaker 4: vocastes, c'est le podcast qui parle de radio. Salut à tous,
c'est Olivier Audou dans ce numéro de janvier 2026. Nous allons
faire le tour de l'actu radio. On évoquera notamment... des
salons à venir, les sondages, le report de l'arrêt de
l'AFM en Suisse et les dernières actus qui concernent les
programmes des radios. Et puisque les prochains mois seront chargés
en événements radio, Rémi Bertollon recevra dans cet épisode Philippe
Chapeau pour nous parler en détail du programme du Paris
Radio Show qui se tiendra début février à Paris. Nous
serons sur place. Des ondes vocastes. Et puisqu'on parle de salon,
on commence avec les Radio Days Europe. C'est le plus
grand événement radio professionnel européen. Il se tiendra cette année
à Riga en Lettonie. Ce sera du 22 au 24 mars. Comme toujours,
les plus grands pros de la radio européenne seront sur
scène et dans le public. Ça vaut vraiment le coup
d'y aller au moins une fois. Des ondes vocastes et
partenaires presse et on couvrira l'événement pendant les trois jours.
Avec notre code de réduction DOV26RIG, vous obtiendrez 50 euros de
réduction sur le prix du billet. DOV26RIG, R-I-G. Et l'actu
de ce mois-ci, c'est d'abord les sondages radio qui sont
parus pour la période novembre-décembre 2025 et des radios qui font
pas mal de yo-yo d'une vague à l'autre. On a
lu d'ailleurs dans la presse que la profession s'interrogeait de
plus en plus sur la méthodologie de IRNational, toujours basée
sur des enquêtes téléphoniques. Quoi qu'il en soit, Inter reste
toujours en tête, RTL fléchit et surtout NRJ et FUN
atteignent leur code d'alerte. Tandis que Skyrock reprend de l'aplomb
et Nova ne cesse de stopper son ascension fulgurante. Fun
à la peine et c'est notamment le cas sur la
tranche de Cyril Hanouna qui a d'ailleurs réduit depuis janvier
son drive d'une heure pour commencer désormais à 16h. Sur
France Inter, l'absence de Nicolas Demorand pour raison de santé
se prolonge. On parle désormais de plusieurs semaines d'absence supplémentaire.
Chez les généralistes, RMC a commencé la nouvelle année avec
un relifting de son logo qui était resté inchangé depuis
la reprise par Alain Veil. Chez nos amis suisses, l'énorme
nouvelle a été l'annonce du report de l'arrêt de l'AFM
à 2031 au lieu de 2026 pour les radios privées. Ces dernières
ont été échaudées par la baisse d'un tiers de l'audience
des radios publiques après leur retrait de l'AFM fin 2024. Du coup,
les radios publiques envisagent même de revenir sur l'AFM, justifiant
que leur arrêt de 2024 était conditionné à celui, peu après,
de celui des radios privées. Ce qui n'est donc plus d'actualité.
Un vrai micmac. Ce sujet sera sans doute discuté en long,
en large et en travers durant le prochain atelier radiophonique roman.
Il se tiendra le 6 février à Neuchâtel, comme chaque année.
Et il est ouvert à tous les pros de la
radio en Suisse romande. Chez les musicales, l'animateur JB a
annoncé formellement son départ définitif de Fun Radio. Il était
plus à l'antenne depuis avril dernier, sans aucune explication. Un
long message sur Instagram explique un départ en catimini et
pas forcément souhaité, tout en se remémorant 15 ans sur la
station au Sondensflor, depuis son arrivée sur l'antenne locale de Toulouse,
jusqu'à la tête de réseau et la couverture de grands
événements et l'interview des plus grands DJs. On le salue!
Et l'actu du début d'année, c'est toujours les salons radio.
Et ça commence par le Paris Radio Show. Ce sera
les 2 et 3 février à la Belle-Villoise. Des ondes vocastes y
seront présentes. Avec Rémi Bertollon, nous enregistrerons notre épisode de
février avec des invités exceptionnels que vous découvrirez dans quelques jours.
Venez nous rencontrer et assister à l'enregistrement de ce podcast.
Ce sera le mardi 3 février à 15h. Et d'ailleurs, j'accueille
Rémi Berthollon. Rémi, tu animes le programme en duo Rémi
et Jam pour de nombreuses radios en France. Et tu
reçois le directeur du Paris Radio
Speaker 6: Show, Philippe Chapeau. Philippe Chapeau pour le Paris Radio Show
avec nous. Salut Philippe, ça va?
Speaker 7: Oui, salut, très bien, merci et toi?
Speaker 6: Super, merci d'être avec nous. Ce sera les 3 et 4 février
sur le thème qui se veut dynamique, audio-action. Alors, dans
quel sens vous avez travaillé cette approche de l'audio-action, Philippe?
Speaker 7: Écoute, il est quand même en train de se passer
un certain nombre de choses dans l'univers de la radio.
Je ne veux pas être désagréable ni … ni négatif,
mais on a quand même de gros enjeux. Et moi,
si tu veux, je vois ça d'un prisme qui est
un prisme plutôt global. Quand je dis global, c'est au
niveau des différents pays aujourd'hui dans le monde, puisque j'ai
bien sûr Édition HF avec la lettre de la radio
et le salon de la radio, mais je m'occupe aussi
de Red Tech. Red Tech qui fait la même chose
que la lettre de la radio et qui a aussi
un événement, un summit tous les ans en juin qui
réunit les grands patrons de radio. Et dans tous les
marchés mesurés à la mode française, ils ont tous des
mesures différentes et des calculs différents, mais tous les marchés mesurés,
on a le même constat. Un constat qui est un
déni par la majorité des acteurs Pour différentes raisons et
on en a déjà parlé au Paris Radio Show et
donc on a décidé cette année de se dire c'est
le moment d'essayer de faire une sorte d'électrochoc et d'actionner
les choses et de faire en sorte que les radios
ne disent pas il faut, il faut, il faut, mais
qu'elles actionnent. Donc la thématique, ce n'est pas qu'une thématique
cette année. On a vraiment tout orienté au niveau du
Paris Radio Show pour faire en sorte que les radios,
celles qui viendront, et j'ai tendance à dire que c'est
celles qui souvent ne disent pas qu'elles sont numéro un,
les radios qui viendront, elles auront de quoi actionner en
rentrant du Paris Radio Show. Et c'est vraiment l'objectif de
cette année, c'est d'être le plus efficace possible, le plus
concret possible pour celles qui... aujourd'hui encore, ne prennent pas
de risques, n'osent pas trop, n'osent pas faire de vagues.
Et donc, on a cette thématique qui n'est pas qu'une thématique,
qui est vraiment un mot d'or. Donc, on va avoir
des intervenants divers et variés qui ne sont peut-être pas
ceux qu'on entend dans tous les événements parisiens ou tous
les gros événements qu'on peut avoir un peu partout, mais
qui sont des gens qui disent des choses qui sont concrètes,
qui sont vraies et Donc on a tendance un peu
à ne pas mettre en avant ou ne pas écouter.
Ils disent des choses souvent sur les réseaux sociaux, sur LinkedIn.
Et ça passe un peu en dehors des algorithmes. Donc
on a réuni un certain nombre de professionnels. qui vont
faire ce qu'on appelle des animactions et qui vont donner
des idées concrètes à toutes les radios qui auront envie
de découvrir des choses et surtout de se remettre en question,
ce qui n'est pas forcément le cas de... de 90%
des patrons de radio aujourd'hui.
Speaker 6: On pourrait croire que c'est culturel. C'est vrai qu'en France,
on aime discuter, débattre, peut-être passer à l'action après. Selon toi,
quand tu vois les différents marchés européens, par exemple, on
est toujours sur cette position, c'est-à-dire beaucoup réfléchir et finalement,
on est très timide à l'antenne.
Speaker 7: Alors, ce n'est pas l'antenne, en fait. Je pense que
c'est l'exécutif qui pose un problème aujourd'hui. Et on le
voit bien, toutes les Toutes les personnalités, tous les professionnels
qui sont partis des radios pour créer leur propre univers,
leurs propres médias et qui, pour certains, aujourd'hui, réussissent plutôt
pas mal. Je prends l'exemple de Guillaume Pley, qui est
l'exemple même de celui qui est en train de réussir
la radio vers... vers un média, comme il m'a dit
quand je l'ai interviewé pour Podcast Magazine. Il me disait, moi,
je fais la même chose que je faisais quand j'ai
démarré dans les radios locales ou quand j'étais sur Énergie,
sauf que je ne suis pas sur la même route,
je suis sur une autoroute. Donc, il a pris l'autoroute
de YouTube. Et ça, je pense qu'on a un gros
problème en France et dans beaucoup de pays sur la
transfo digitale. Il y a une personne, alors malheureusement, il
ne pourra pas être au salon cette année, mais on
le fait venir, nous, au Red Tech Summit en juin.
C'est Alexis Hu qui s'est spécialisé avec sa boîte audiotique
dans la transformation digitale et qui partage des choses sur
LinkedIn et sur son site. Je vous invite à aller voir.
Il a écrit un bouquin aussi qui est très intéressant sur...
En fait, les radios n'ont pas le réflexe du digital
et quand elles l'ont, elles le font mal. C'est-à-dire qu'elles
ne font pas de testing, elles ne savent pas ce
que c'est, elles n'ont pas forcément de connaissances d'un funnel.
C'est quoi un funnel? En fait, elles n'ont pas le
réflexe qu'ont toutes les startups quand elles démarrent. Comment on
gère des clients? Comment on les adresse après quand ils
sont engagés avec nous? Et c'est pareil avec les auditeurs.
Mais nous, on n'a jamais eu le réflexe de faire
ça en radio. Les radios, elles ont toujours communiqué en
disant« Allez sur Twitter, allez sur Facebook». D'ailleurs, le CSA
avait interdit à un moment de parler des réseaux sociaux
sur les radios, mais tout le monde s'est remis à
parler des réseaux sociaux sur les radios. Et il arrive
ce qui est arrivé, c'est-à-dire que tous les auditeurs sont
devenus des internautes, et on ne connaît pas, on n'a
pas leurs coordonnées. Donc le service public, eux, ils ont
pris le... La bonne direction, c'est-à-dire qu'ils ont un, maintenant,
pour écouter une radio du service public, la plupart du temps,
il faut s'inscrire, il faut laisser ses coordonnées. Pourquoi? Parce
que justement, ça te permet après de pouvoir recibler les acteurs. Donc,
il y a quelques radios qui ont fait le pas.
Celles qui ont la vision, mais celles qui ont aussi
un peu d'argent. Le service public a quand même un
peu d'argent. Mais ils l'ont quand même fait. Et c'est
pareil dans beaucoup de pays. C'est-à-dire que la majorité des
radios publiques aujourd'hui, pour écouter leur flux en Belgique ou
en d'autres pays, il faut s'inscrire. Il faut rentrer sur
une plateforme, d'ailleurs, qui a été dédiée à l'audio. On
parle de Ovio. C'est pareil au Québec pour Radio-Canada. C'est
pareil en France maintenant. Et en plus, avec... des podcasts
qui ne sont pas forcément disponibles sur toutes les plateformes,
qui sont maintenant disponibles uniquement si on s'inscrit sur leur site.
Donc tout ça, c'est pour rentrer dans ces fameux funnels.
Encore faut-il pouvoir savoir comment ils fonctionnent. Et ça, c'est
un des gros problèmes de la majorité des radios dans
le monde. C'est qu'elles n'ont pas su prendre le virage
de la transfo digitale. Et celles qui le font, elles
le font mal. C'est-à-dire qu'elles testent un truc, enfin, elles
font un truc, Mais elles n'ont pas de data derrière
pour se dire si c'est réussi ou pas réussi. Le
A-B testing, il y en a très peu qui savent
ce que c'est.
Speaker 6: Donc là, c'est la communication, les réseaux, tout le digital.
C'est le travail en priorité avant l'antenne, selon toi
Speaker 7: En fait, c'est deux choses qu'il faut arriver à faire.
Je prends l'exemple de Radio Mirchi en Inde. Je prends
souvent cet exemple parce que c'est vraiment marquant. Radio Mirchi
en Inde a fait une des plus grosses radios. C'est 45
millions d'auditeurs, je pense. Ils ont 55 animateurs qui ont plus
de 2 millions de followers chacun. Donc, ce n'est pas une
petite radio. En même temps, c'est l'Inde. Il y a
quand même beaucoup de monde là-bas. Ils avaient une méthode
traditionnelle pour mesurer la radio qu'ils suivaient, un peu comme partout,
avec des appels téléphoniques, des déclarations, souvent sur des papiers
où les gens cochaient des cases pour savoir si... Quelle
radio ils écoutaient, puisque c'est quand même plus traditionnel que
ce qu'on a en France ou dans d'autres pays avec
les montres et tout ça. Et en fait, il y
a un annonceur qui est venu les voir et qui
leur a dit, un annonceur d'huile, d'huile pour la salade,
des trucs comme ça. Il leur a dit, voilà, je
veux passer pendant une demi-heure une publicité. Pendant une demi-heure,
ça va être le nom de mon huile, mais chuchotée.
Et aucune radio a accepté cet appel d'offre, sauf Radio Merti.
Et Radio Mirchi a passé pendant, je pense que c'était
pendant trois semaines ou un mois, cette publicité de manière
récurrente sur son antenne. Et elle a regardé ce que
ça avait fait comme impact au niveau de ses audiences.
Aucun impact. Et donc, elle s'est dit, l'audience, ce n'est
pas ça que je vais suivre. Je vais suivre simplement
ce que, un, mes annonceurs veulent et deux, mes auditeurs veulent.
Par contre, ils avaient eu des réactions au niveau des auditeurs.
C'est-à-dire que les auditeurs, ils ont dit, mais comment vous
pouvez passer une pub de 30 minutes avec de l'huile? Mais nous,
on n'écoute plus. Et donc, c'était surtout ça qu'ils ont
eu comme réaction. Et ils ont décidé de faire deux choses. Un,
de mettre à l'antenne, parce qu'ils avaient eu en parallèle
une animatrice qu'ils avaient arrêtée, parce que l'animatrice, elle parlait mal.
Elle n'avait pas une voix de radio et elle faisait
des fautes d'orthographe quand elle parlait. On sentait que c'était
pas clair. Sauf que quand ils l'ont virée, il y
a eu un tel délire au niveau des auditeurs. Ils
ont fait des... ils sont allés dans la rue, ils
ont envoyé des messages, mais c'était un truc de malade.
Et puis c'était des millions et des millions de personnes
qu'ils l'ont remis à l'antenne alors qu'elle n'a pas une
voix de radio. Et que, pourquoi? Parce que tous les matins,
elle racontait une histoire sur les réseaux sociaux et ensuite
elle invitait tout le monde à venir sur la radio.
Et ensuite elle invitait tout le monde à venir dans
un supermarché parce qu'elle allait acheter un truc. Et c'était
de la folie en fait. Et donc, elles racontaient une
histoire tout au long de la journée. Et c'est ce
qu'ils ont fait avec leurs 55 animateurs. Ils ont simplement raconté,
ils font en sorte que leurs animateurs, qu'ils rémunèrent, écoute bien,
ils rémunèrent leurs auditeurs pour poster sur leurs réseaux sociaux
et pour raconter une histoire tous les jours. Et ça,
c'est un exemple même. Et ils ont arrêté d'écouter les
mesures d'audience. Alors, je ne dis pas qu'il faut arrêter
de prendre en compte la mesure de l'audience parce qu'aujourd'hui,
dans tous les marchés qui sont mesurés, c'est le seul
moyen pour avoir un modèle économique viable. Mais on est
dans une situation, dans beaucoup de pays aujourd'hui, où on
est face à des acteurs qui sont capables de réunir
des KPIs immédiatement. Les KPIs, c'est les datas, les données
dont les annonceurs ont besoin. Pour savoir si vraiment il
y a une rétention, est-ce qu'on écoute longtemps le contenu,
est-ce que vraiment c'est écouté, est-ce qu'il y a un
clic derrière, est-ce qu'il y a des actions qui se mettent,
tout ça. avec savoir est-ce que c'est un CSP +,
est-ce que ça, c'est ce que Médiamétrie ou les autres
Nielsen et compagnie peuvent apporter avec leur panel. Mais la
manière dont c'est mesuré, elle ne peut pas être comparée
à ce que le digital peut apporter. Et donc, ce
que font les acteurs du digital aujourd'hui, ceux qui sont
des pure players, ce qu'on appelle? ils sont en train
de faire du qualitatif plutôt que du quantitatif. Et ils
se rendent compte qu'avec le qualitatif, on arrive à cibler
beaucoup plus et avoir un retour sur investissement qui satisfait
beaucoup plus les annonceurs. Et ça, il faut qu'on arrive
à passer sur un système. Et je pense que ce
n'est pas que la France. On n'a pas aujourd'hui de
système coordonné en Europe, par exemple, pour acheter simplement pour
une marque comme McDo, une marque comme, je ne sais
pas moi, Auchan, de la publicité en Europe, simplement comme
on achèterait du Google Ads ou du Meta. Moi, je
dois pouvoir prendre ma pub, si j'ai envie, dans toutes
les radios européennes, en un clic. Donc, ça se fait
maintenant sur les streams. Regarde ce qui se fait sur
les streams. Les streams, ce que proposent ce qu'on appelle
les ad tech qui sont aujourd'hui sur le marché, c'est
de la pub, ce qu'on appelle programmatique sur les streams
des radios ou c'est des enchères. Des enchères qui sont
calculées au mieux-disant, à la seconde près, qui viennent en
intrusive dans ton flux et qui, en plus, sont vendues
au rabais pas cher. Donc, moi, je pense qu'il y
a vraiment une réflexion. Et ça, c'est ce dont on
a parlé l'année dernière au Red Tech Summit et on
est sortis avec cette réflexion. cette idée-là de se dire,
il faut qu'il y ait une vraie réunion de l'ensemble
des acteurs de la publicité au niveau européen pour que
ça soit simple d'acheter de la radio. Aujourd'hui, c'est très
compliqué de lâcher de la radio pour aller sur la FM.
Pour le streaming et l'achat programmatique, c'est simple parce qu'il
y a des plateformes qui existent, mais maintenant, il faut
passer le pas et arriver à faire aussi simple que
Google Ads et que Meta. Et ça, c'est le nerf
de la guerre parce que les radios privées, elles sont
financées par la publicité. Les radios associatives aussi, on peut
dire ce qu'on veut, mais on a fini avec l'idée
de dire qu'une radio associative, ce n'est pas une entreprise.
Une radio associative, c'est une entreprise. Elle n'a peut-être que
20% si elle touche le fonds de soutien à l'expression téléphonique.
de publicité possible au niveau de son chiffre d'affaires, mais
c'est quand même 20% de son chiffre d'affaires. Donc, ce
n'est pas négligeable. Et tout ça, il faut que ce
soit simple à pouvoir acheter et pas uniquement dans un pays.
Il faut qu'il y ait une approche globale et bien sûr, après,
ça servira en national, en régional et en local parce
qu'il faut aussi proposer cette géolocalisation. qui est quand même
assez simple sur le digital. Donc, il y a vraiment
des gros enjeux. Je sais qu'il y a des choses
qui sont en train de se mettre en place, mais
c'est long et en face de ça, on a des
acteurs du digital qui vont à 200 à l'heure et maintenant à 300, voire 400, voire 500,
voire 1000 à l'heure avec l'intelligence artificielle. Donc, il faut vraiment
qu'on se bouge les fesses. Et si on ne se
bouge pas les fesses, si on n'actionne pas maintenant et
si on ne prend pas des risques maintenant pour Pour
avoir une singularité, la radio a besoin de retrouver sa
singularité et de faire en sorte qu'on passe de 10%
de radio, allez, je suis gentil à 10%, on va
dire 5-6% des radios en France, dans les 1200 radios qui existent,
qui ont cette singularité et qui essayent de la développer,
il faut qu'on passe à 50% de cette singularité. Il
faut que les radios arrêtent de se ressembler, il faut
que les radios arrêtent de faire les mêmes mornings, il
faut que les radios arrêtent de diffuser la même musique.
Alors oui, c'est facile, oui, c'est simple. Mais c'est ce
qui fait que maintenant, de plus en plus, les radios,
leur chiffre d'affaires baisse. Je ne parle pas qu'en France,
je parle au niveau global et sont en train d'aller
dans le mur, de se faire racheter par d'autres groupes.
Et donc, on va terminer dans 4-5 ans. avec 100 radios.
Il y aura une radio par thématique, une Nostalgie, une Skyrock,
et les autres, elles seront rachetées ou elles disparaîtront, parce
qu'en face, ce sera la bataille. Et ça, ce n'est
pas ce qu'on a envie, nous. On a envie de
garder une diversité, un pluralisme. Et puis, on a aussi
des enjeux au niveau des radios associatives, avec quand même
le fonds de soutien qui, depuis 2-3 ans, est remis
en question. Et un jour ou l'autre, Il va certainement tomber. Donc,
il faut qu'on arrive à trouver pour les radios associatives
des modèles économiques parallèles. Je sais que les syndicats et
les confédérations travaillent énormément dessus et nous, on fait tout
pour les mettre en avant. Mais c'est vrai qu'il y
a du boulot.
Speaker 6: Alors, quelques nouveautés quand même pour cette saison et notamment
sur les têtes de réseau. Est-ce que pour toi, Philippe,
c'est une volonté d'action ou on est juste dans le
jeu des chaises musicales
Speaker 7: Je pense que les radios, elles se rendent compte des
choses qu'il faut mettre en place. Et en effet, le
digital est aujourd'hui, on est obligé de le conquérir. Donc oui,
il y a des choses qui ont évolué en cette
rentrée et il y a des initiatives intéressantes avec des
des radios qui essayent d'occuper le terrain qu'occupent aujourd'hui un
certain nombre de ce que j'appelle moi les néomédias, c'est-à-dire
ce qu'on appelait les influenceurs avant et qui sont maintenant
des marques plus puissantes que les plus grands médias, télévision
ou presse écrite ou radio réunis. Donc ils sont en
train d'essayer de s'assister. Il y en a qui copient
aussi beaucoup, tu vois. Moi, je vois énormément de podcasts
qui sont copiés de podcasts natifs parce qu'ils se sont
dit bah tiens on va faire la même chose et
on va le mettre sur notre antenne c'est pas ça
la singularité la singularité c'est être capable c'est ce que
disait Franck Lanoue quand je l'ai interviewé dans mon portrait
de Alors la chapeau c'est être capable de faire les
choses quand on sait que les autres sont pas capables
de les faire tu vois c'est mettre
Speaker 4: en
Speaker 7: place des émissions des concepts quand tu sais que tu
es le seul capable de le réaliser c'est ça la
singularité et ça c'est compliqué mais je pense que si
les radios actionnent et passent dans une singularité prennent des
risques comme le font un certain nombre de radios on
voit là Nova elle a pris quand même un certain
nombre de risques alors ils sont rappelés à l'ordre à
certains moments, mais en même temps, c'est normal en fait.
Et ça se voit sur les médias métriques, ce qui
est bien, ce qui n'est pas forcément toujours le cas.
Il y a des radios qui font des choses très
bien et qui bougent très bien sur le digital et
ça ne se voit pas forcément sur le média métrique.
Par contre, on le voit vite au niveau des retours.
Si on a mis en place des mécanismes sur le
digital qui nous permettent de pouvoir mesurer ça et d'ajuster,
on peut tellement ajuster vite en radio, on a tellement
de dynamisme Le digital, c'est bien, mais il faut aussi
penser à l'antenne. Moi, si tu fais un truc sur
le digital, mais que ton antenne est toujours pareille et
que tu as toujours le même genre de pub avec
les mêmes accroches, on a un problème là-dessus aussi. C'est-à-dire
qu'il n'y a pas de créativité publicitaire. Et il y
a des choses qui peuvent être efficaces, mais il y
a peut-être des nouveaux modèles à explorer au niveau de
la publicité, qui aujourd'hui est utilisé dans le podcast notamment
ou dans le digital, et qu'on n'ose pas mettre en
place en radio. Donc je pense que cette singularité-là, elle
doit être sur l'antenne, elle doit être sur le digital,
et il faut vraiment la mettre en place très vite,
parce que je pense que ça va être très compliqué
si rien ne bouge.
Speaker 6: Les 3 et 4 février, pour passer à l'action, ça sera au
Paris Radio Show Audio Action. Merci Philippe Chapeau, on se
voit à Paris.
Speaker 7: Merci
Speaker 2: Rémi
à
Speaker 3: bientôt.
Speaker 4: Et c'est la fin de cet épisode. Merci à Philippe Chapeau.
Le Paris Radio Show, c'est les 3 et 4 février. Nous y
serons le mardi 3 février avec Rémi Bertollon pour enregistrer en
public notre épisode de février. Pour nous rencontrer, n'hésitez pas
à nous envoyer un message sur contact arrobas vocaste. fr. D'ici là,
portez-vous bien. C'était Olivier Oudou au micro. Salut!
Speaker 2: Des ans de vocaste.



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