Interview Guillaume Meurice
À numéro exceptionnel, invité exceptionnel : nous recevons ce mois-ci Guillaume Meurice. L’ex-trublion de France Inter, renvoyé de France Inter il y a deux ans, anime depuis une émission hebdomadaire, en public, sur Radio Nova, chaque dimanche de 18 h à 20 h. L’émission s’appelle La Dernière et, tout comme Nova dans son ensemble, elle cartonne en audience. Elle est même première radio de France sur son créneau, ce qui est incroyable pour une radio qui ne compte que 20 émetteurs FM. En ce début d’été, La Dernière effectue une tournée dans une dizaine de villes en France. Rémi Bertholon est allé rencontrer Guillaume Meurice lors d’une de ces étapes, à Martigues. Au programme : un entretien amical, posé, varié et sans détour. Nous reviendrons sur son départ forcé de France Inter, son arrivée sur Nova, la liberté dont il dispose aujourd’hui sur ce média, mais aussi sur les perspectives de la prochaine campagne présidentielle.
Animation / réalisation : Olivier Oddou
Intervenants : Rémy Bertholon
Invité : Guillaume Meurice
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]
Contact
Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
X : @DesOndesVocast [https://x.com/DesOndesVocast]
Animation / réalisation : Olivier Oddou
Intervenants : Rémy Bertholon
Invité : Guillaume Meurice
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]
Contact
Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
X : @DesOndesVocast [https://x.com/DesOndesVocast]
Read the transcript
Speaker 3: Pour
Speaker 2: notre centième épisode, invité exceptionnel, Guillaume Meurisse, le chroniqueur humoriste
évincé de France Inter qui a rebondi sur Nova et
qui a fait exploser les audiences de la station
Speaker 4: Salut Olivier, salut tout le monde. Oui, le centième épisode,
on est très content.
Speaker 2: Guillaume Meurice. Un choix évident,
Speaker 5: Rémi? Oui, Olivier, parce que ce qui nous passionne, c'est
l'actualité radio, son évolution, les nouvelles façons de faire et
tout ce qui sera le média de demain. C'est ça
l'ADN des ondes vocaces. Et du coup, au fil de
nos discussions, le nom de Guillaume Meurice s'est imposé assez naturellement.
Quand on regarde l'histoire de la radio, on pense par
exemple à l'arrivée d'Arthur sur Feu dans Radio dans les années 90.
Avec une proposition totalement nouvelle, il va faire exploser les audiences.
Bien sûr, les contextes sont différents, mais il y a
quelque chose de cet ordre-là autour de Guillaume Meurice. Une
émission qui cartonne, un podcast très suivi, une station qui
bénéficie clairement de cette dynamique. Au départ, je ne sais
pas si tu t'en souviens, Olivier, on voulait faire venir
une grande personnalité de la radio, quelqu'un qui a marqué
l'histoire du média. Mais finalement, on s'est dit qu'il faudrait
rester au plus proche de notre ADN.
Speaker 2: On se doutait qu'il avait des choses intéressantes à raconter.
Un parcours dans le service public à France Inter, un
vrai travail d'artisan de la radio, mais aussi d'humoriste. C'était
l'invité idéal pour ce centième épisode. Est-ce que ça a
été compliqué de l'avoir, Rémi?
Speaker 5: Pour être honnête, ce n'était pas facile du tout. Habituellement,
des invocastes sont bien identifiés dans le milieu de la radio. Donc,
on arrive assez facilement à contacter les invités qu'on souhaite recevoir.
Certains ne veulent pas communiquer. On respecte. Mais pour Nova,
c'était un peu différent parce que la station a explosé
d'un coup. Beaucoup de sollicitations. Donc là, il a fallu
être patient. Et du coup, on a profité d'une tournée
qui était organisée avec l'émission de Guillaume, la dernière. qui
a sillonné la France pour clôturer la saison. Il s'était
annoncé à Martigues dans les bouches du Rhône et j'en
ai profité étant à proximité. D'ailleurs, je voulais remercier au
passage le service communication de la ville de Martigues. Il
y a les équipes culturelles et l'office de tourisme qui
était super sympa, un accueil très chaleureux. Vous allez l'entendre,
Guillaume Maurice, il évoque l'esprit d'équipe qui règne dans son
émission et c'est exactement ce que j'ai ressenti en arrivant
sur place. dans l'un des salons de l'hôtel Ibis de Martigues.
Il m'a présenté toute l'équipe. Personne n'était ni mis en avant,
ni mis de côté. C'est vraiment très sympa. Et puis,
lui qui prône la liberté d'expression, je peux vous dire
que j'ai bénéficié d'une totale liberté pour cet échange
Speaker 2: Avant de retrouver cette interview exclusive, si vous n'aviez pas
écouté Guillaume Meurice sur Nova, c'est ça!
Speaker 4: Frédéric Beigbeder, l'influenceur sucre glace, qui
Speaker 2: a osé
Speaker 4: prendre courageusement la parole et ne croyait pas que ça
a été facile pour lui. Il a été obligé de
faire le service après-vente sur RMC
Speaker 3: Vous savez, j'ai commis un manifeste dans le Figaro Magazine
ce week-end intitulé« Vive les hommes». Depuis, je reçois des
émojis de caca.
Speaker 4: Bravo les femmes! Bravo les femmes! Moi, je reçois des
menaces de viol, des émojis de caca?
Speaker 2: Sérieusement?
Speaker 4: Mais oui, c'est pas toi, Juliette. Mais je me demande
si t'es pas un peu la chef de la bande,
quand même, quelque part. Il est en chiffre, Eddo, c'est
le cas de le dire. Pourtant, il est en mission
Speaker 3: C'est compliqué, aujourd'hui, de simplement dire je suis fier d'être
un homme et qu'est-ce que... C'est une mission impossible. J'ai
lu dans
Speaker 4: le Figaro ce que vous écrivez. En gros, vous dites, oui,
les hommes, on est parfois des connards, mais vive les hommes.
Parce que nous, on reconnaît. On viole, on tue, on pille,
on massacre en groupe, on fait la guerre, d'accord. Mais
sans toutes ces guerres, il n'y aurait pas eu la
grande vadrouille.
Speaker 3: Hein?
Speaker 2: Alors, installez-vous confortablement, nous entrons dans ce salon cosy pour
une conversation entre Guillaume Meurisse et Rémi Berthollon pour Des
Ondes Vocastes. Et n'hésitez pas à réagir sur notre centième épisode,
à commenter un peu partout, les réseaux, par e-mail ou
par message privé.
Speaker 5: Et là, ça marche. Guillaume avec nous. À nous deux.
J'ai l'impression que tu aimes bien la technique. En tout cas,
petit zoom, tu m'as dit effectivement de se poser sur
la table pour enregistrer cet échange.
Speaker 6: Disons que j'ai l'habitude. Au début, je faisais quelques petites boulettes.
Par exemple, j'oubliais d'enregistrer. Après, j'étais obligé d'aller voir les
gens pour leur dire« Est-ce que vous pouvez redire exactement
ce que vous m'avez dit?» C'était gênant. Donc maintenant, je
fais gaffe à ce que ça enregistre, même quand c'est
moi qui suis interviewé.
Speaker 5: Oui, parce que tu faisais des micro-trottoirs, et t'en fais toujours.
Et effectivement, pour retrouver le côté spontané, suivant où t'es
et suivant la personne
Speaker 6: Oui, c'est compliqué de revenir. Ça m'est arrivé une fois,
je ne sais pas si vous vous souvenez, Frigide Barjot,
c'était une des meneuses de la Manif pour tous. Et
elle avait fait une chanson dans sa jeunesse qui s'appelait«
Fais-moi l'amour avec deux doigts, avec trois ça ne rentre pas».
Et j'avais été la voir quand elle organisait les Manif
pour tous, avec tous les cathos tradis là. et je
lui avais dit c'est vous qui avez chanté ça et
elle m'avait chanté la chanson et quand je regarde mon
enregistreur putain j'avais oublié d'appuyer sur le bouton et là
elle a pas voulu me la rechanter évidemment donc voilà
tu as fait une petite imitation pour que ça passe
non même pas j'ai ravalé mon seum et je me
suis dit ça va me servir de leçon j'oublierai plus
jamais
Speaker 5: on est dans le 13 dans les bouches du Rhône est-ce
que t'as fait ton micro-trottoir est-ce que les gens sont
bavards parce que c'est pas facile les micro-trottoirs quand les
gens ils veulent pas parler
Speaker 6: oui oui les gens sont les gens sont bavards les
gens sont bavards en règle générale faut savoir trouver les
bonnes personnes Et savoir amener la chose, pas être trop forceur,
aimer écouter plutôt que parler. Moi, j'aime bien ça. C'est
vrai que ça m'amuse beaucoup. De quoi j'ai trouvé.
Speaker 5: Donc, il faut sélectionner un petit peu le profil des
gens qui sont un peu ouverts. Comment tu fais
Speaker 6: Non, il faut faire au pif. Et dès que tu
vois qu'il y a quelqu'un qui a un peu la tchatche...
Il y a pas mal de gens qui ont envie
de parler et qui voient un micro et qui se disent,
oh là là, moi j'ai des choses à dire. Voilà
un média, j'ai des choses à dire. Et puis maintenant,
ça s'est quand même pas mal démocratisé. Il y a
des podcasts comme le tien, qui est super. Et j'ai
l'impression que les gens ont un peu plus l'habitude d'être
sollicités dans la rue ou dans leur vie quotidienne. Mais
c'est peut-être une impression.
Speaker 5: Est-ce que tu as toujours une idée précise des questions
que tu vas poser pour le ressort un peu mécanique
de la chose? Ou c'est s'enfiler en impro?
Speaker 6: Non, j'ai toujours un thème et puis j'ai toujours un axe.
Et après, je me laisse porter par les réponses. Par exemple,
mon thème à Martigues, c'était le communisme parce que le
maire est communiste, donc je voulais voir ce qu'il restait
de communiste chez les habitants de Martigues, et ça m'a
amené à parler d'immigration, et de remigration, et de grands remplacements, etc.
Mais je n'avais pas prévu de faire un thème là-dessus,
mais après, il faut laisser filer la discussion et voir
ce que ça nous amène, c'est ça qui est rigolo.
Speaker 5: Justement, je voulais parler de Martigues, puisque nous sommes à Martigues.
Ta lancée, tu as tourné le 16 juin en Bretagne, tu
vas finir dans l'Est. Et donc là, on est à Martigues.
Je voulais savoir comment ont été sélectionnées les villes étapes
ou les villages étapes, ça dépend. Parce que Martigues, justement,
marquait très à gauche. Est-ce que c'est un hasard ou
pas
Speaker 6: On a fait un appel à la candidature, il y
a quelques mois maintenant, dans l'émission sur l'antenne de Radio Nova.
On a dit qu'on voudrait faire une tournée. Les critères,
c'est villes de moins de 50 000 habitants. en plein air et
gratos pour les gens. Donc, c'était nos trois critères. Aymeric
a rajouté une tireuse à bière. Pierre-Emmanuel a rentré glisse.
Et Juliette a dit, fermez-la. Mais voilà, ça s'est passé
comme ça. On a lancé ça. Et puis après, il
y a Théo et Loris, qui sont nos deux chargés
de com de choc, qui ont récupéré les candidatures, voir
ce qui était faisable ou pas, parce que tu avais
des candidatures un peu farfelues dans des lieux où il
n'y avait pas l'électricité, par exemple. Il nous faut un
minimum de technique, donc il nous faut l'électricité, le Wi-Fi. Après,
on est un peu mobile, on peut s'adapter, mais il
faut quand même un minimum aussi un peu de sécurité.
Parce que là, on fait des dates. Par exemple, on
a fait une mission à Mazer sur Salat. C'est dans
la Haute-Garonne. C'est un village de 600 habitants. Il y avait 2000 personnes. Donc,
ils n'ont pas forcément l'habitude d'accueillir autant de gens d'un coup.
Donc voilà, il y avait quelques petits critères à respecter
du côté des villes. Et puis après, il fallait aussi
que ça s'enchaîne. pas qu'on fasse une date à côté
de Lille et puis le lendemain être à Biarritz. Donc
il y avait quand même beaucoup de taf et Théo
et Loris, ils ont géré ça magistralement. Donc là, nous,
on a juste à se laisser porter. On est vraiment
des assistés
Speaker 5: On pensait limite que c'était l'inverse, que Nova venait voir l'équipe,
disait« Bon, on va faire une OP antenne, ça va
être sympa», alors que c'est parti de l'équipe.
Speaker 6: C'est parti de Juliette Arnaud qui a eu l'idée de
faire cette tournée. Ce qui nous a étonnés, parce que Juliette,
elle est plutôt solitaire. On l'imagine moins en vie, en collectivité.
Et en fait, ça... Elle nous a chauffé. Elle nous
a dit, allez, vous ne voulez pas qu'on parte un
mois comme ça, avec des bus, on va de ville
en ville et on fait l'émission? Et moi, j'ai dit
oui tout de suite. Et après, Émeric et Pierre ont suivi.
Et voilà comment on s'est retrouvés là. Mais non, ça
ne vient pas de Nova, ça vient de Juliette. Alors
Speaker 5: c'est un succès parce qu'il y a du monde, tu
viens de le dire, effectivement. C'est le bouche à oreille,
c'est la puissance aussi de Nova qui est de plus
en plus écoutée depuis que tu es présent. Est-ce que
c'est le même public qui vient te voir assister à
l'émission à Paris ou tu sens une différence?
Speaker 6: Aucune idée, je ne sais pas, je ne saurais pas
te dire. J'imagine qu'à Paris, il y a plus de parisiens,
encore que, il y a quand même des gens qui
viennent un peu de partout
Speaker 5: En fait, on dit qu'à Paris, le public qui vient
est très jeune, ce qui est bien pour le média
radio qui est en perte de vitesse
Speaker 6: Je ne sais pas, honnêtement, je ne sais pas. Non,
je ne saurais pas te dire. Je n'ai pas fait
de sociologie de notre public, non, vraiment. Mais oui, il
y a pas mal de jeunes, mais non, il y
a un peu de tout, j'ai l'impression.
Speaker 5: Alors, on vient de le dire, c'est vrai que le
fait que les gens viennent voir l'équipe, l'émission, assister au programme,
ça veut dire que ça plaît. Et que ce n'est
pas une bulle, puisque certains professionnels disaient, tiens, les audiences
sont cartonnées d'un coup. Est-ce que ça va se tasser? Non,
ça ne se tasse pas. Les gens se déplacent. Donc,
comment tu expliques ce phénomène dans un média radio qui pleure?
Les gens, les directeurs d'antenne, tout ça, ne sont pas contents.
Je
Speaker 6: ne sais pas, le média, comme dirait Mbappé, le football,
il a changé. Le média radio, il a changé. Maintenant,
les gens, ils écoutent beaucoup en podcast. Nous, on est beaucoup,
beaucoup écoutés en podcast. Donc ça ne veut plus tellement
rien dire. Les audiences linéaires, comme on appelle ça, c'est-à-dire
les gens qui écoutent à 18h le dimanche, qui se
branchent sur Radio Nova. Voilà, donc c'est une nouvelle manière
de consommer, même si je n'aime pas le mot, c'est
comme ça qu'on dit, ce média-là. Donc j'imagine que nous,
on a suivi cette évolution aussi. Et en plus, Nova,
il n'y a pas beaucoup d'émetteurs à travers la France.
Il y a une trentaine d'émetteurs. Pour faire le comparatif
avec France Inter, France Inter en a plus de 600 émetteurs.
Donc oui, forcément, les gens nous écoutent plus, soit via Internet,
soit via les podcasts. Après, comment expliquer le succès? Je
ne sais pas, je pense qu'il y a un espace
de liberté qui n'existait plus, qu'on a recréé. C'était l'espace
de liberté qu'on avait sur France Inter, qu'on a recréé ailleurs,
parce qu'on nous a virés, tout simplement. Est-ce qu'il y
a des gens qui nous ont suivis? Sans doute. Est-ce
qu'il y a des nouveaux qui sont arrivés? Sans doute aussi.
Et puis voilà, quoi. Mais ça reste... Moi, ça m'a
surpris au départ, mais après, il ne faut pas non
plus s'enflammer. On n'a pas 40 millions d'auditeurs et d'auditrices. Tu
parlais de bulles, ça reste quand même une bulle. Ça
reste quand même des gens qui sont assez fidèles, qui
nous suivent d'épisode en épisode, d'émission en émission.
Speaker 5: Oui, mais ça ruisselle aussi sur toute la grille, parce
que les gens restent sur Nova. Ils pourraient venir consommer
ou écouter ta radio. C'est vrai que nous aussi, on
aime bien dire écouter. Ils viennent écouter soit ton podcast,
soit ton émission. Et puis voilà, sauf que là, ça
bénéficiait à toute la grille
Speaker 6: Oui, parce que je crois que c'est l'esprit de Nova
qui a changé. Moi, je dis toujours que c'était l'esprit
canal avant. Moi, quand j'étais gamin, c'était l'esprit canal. Il
y avait les guignols de l'info, Groland, tout ça. nulle
part ailleurs et puis après ça s'est perdu Bolloré est
arrivé on connait l'histoire ça s'est déplacé sur France Inter
on a pu un peu l'incarner nous avec l'émission de
Charline Vanhoenacker et puis quand on s'est fait lourder voilà
c'est des espaces qui se déplacent là on a trouvé
cet esprit là à trouver refuge chez Radio Nova on
ne sait pas si ça va durer on espère que
oui mais on verra bien puis après ça sera ailleurs
sans doute peut-être sur internet je ne sais pas mais
je pense que c'est plus ça que les gens viennent
chercher mais moi je dis les gens parce que moi
en tant qu'auditeur c'est ça que j'irais chercher
Speaker 5: C'est vrai, c'est légende, tu te fais sortir de France
Inter et c'est Mathieu Pigasse qui t'envoie un SMS pour
dire« viens chez nous
Speaker 6: Exactement. Le jour où j'ai annoncé que je me suis
fait virer, j'ai reçu un message dans la journée ou
deux jours après, dans la foulée
Speaker 5: Je ne vais pas mourir, c'est bon. Une mort en direct!
Petite dédicace au diabétique. Effectivement, il t'a contacté. Tout de suite,
tu t'es dit, c'est intéressant, on va creuser
Speaker 6: Oui, je me suis dit, pourquoi pas. C'était une option
que j'avais envisagée quand même. J'ai eu le temps de
me préparer à mon licenciement parce que j'ai d'abord été
mis à pied pendant plus d'un mois. Je me suis dit,
qu'est-ce que je vais faire après? Est-ce que je me
prends une année sabbatique? Ça faisait aussi partie des alternatives.
Je me suis dit, Nova, c'est pas mal. Ou alors
monter un truc en indé sur YouTube? Donc voilà, j'avais
quelques options. Et puis Copigas m'a contacté. Je dis pas ouais, ouais,
je l'ai rencontré. On s'est bien entendu. J'ai appelé les
copains et copines et puis c'est parti quoi.
Speaker 5: T'as eu d'autres propositions, d'autres radios, d'autres médias
Speaker 6: Non, il y a YouTube qui m'avait proposé, qui m'avait
dit si t'as besoin, on peut t'aider à monter ton
truc sur YouTube. Parce que c'est vrai que moi, j'y
connais pas grand chose. C'est pas trop ma génération, j'ai 45 ans.
Mais sinon, non, d'autres médias tradis? Non, non, rien du tout. Non, non.
Speaker 5: À France Inter, tu étais chroniqueur. Tu as eu une
période où tu as géré une émission en été, je crois.
Mais tu n'avais pas cette carte de leader, en tout cas,
d'avoir ton émission, d'animer. Est-ce que c'est ce que tu souhaitais?
Tu aurais aimé qu'on te le propose à l'époque à
France Inter ou tu n'y avais pas pensé?
Speaker 6: Non, je n'y avais pas pensé. Je ne me sens
pas du tout leader. vraiment pas du tout je considère
pas que c'est mon émission non plus c'est notre émission
on est 4 à gérer ça puis 5 avec le rédacteur en
chef Ramzi Hassadi qui a un rôle hyper important dans
l'équipe et voilà on prend toutes les décisions en collectif
y compris les invités le fait de faire cette tournée
les choix éditoriaux tout ça on prend toutes les décisions
en gros donc non non on a l'impression que je
suis leader parce que c'est moi qui présente en gros
et qui pose les questions mais c'est un rôle parmi
d'autres dans l'émission
Speaker 5: On n'a pas parlé de l'année prochaine, j'imagine que c'est renouvelé.
On parle un peu mercato, tu sais. C'est renouvelé, comment
ça marche?
Speaker 6: On n'a pas signé encore matériellement le contrat. C'est bien parti,
on va dire. On va dire que c'est bien parti.
Speaker 5: Il n'y a pas un immense suspense, non?
Speaker 6: Il y a toujours du suspense dans les médias. On
ne peut pas savoir. Ça va dépendre aussi peut-être un
peu de ce que fait notre actionnaire. Le propriétaire de
la chaîne, il a quelques petites velléités politiques. On va
suivre ça de près. D'accord
Speaker 5: c'est-à-dire
Speaker 6: en fait? Il est question qu'il se présente à la présidentielle.
Il y a quelques rumeurs qui traînent, donc on attend
de voir si ça se concrétise ou pas
Speaker 5: C'est une décision importante qui ferait pencher si c'est renouvelé
ou pas
Speaker 6: Sans doute, tu aurais des discussions dans l'équipe, on verra bien.
Je te fais un peu de langue de bois, mais
c'est la vérité, je te dis vraiment la vérité.
Speaker 5: si tu repars sur Nova pour la rentrée t'aurais envie
de faire d'autres choses ou tu restes sur cet hebdo
est-ce que t'as vous avez des idées dans l'équipe
Speaker 6: non non on resterait sur le même format dimanche soir
qui marche bien si on va changer de lieu si
on reprend l'année prochaine donc la saison prochaine on sera
dans un nouveau lieu parce qu'on avait enfin on était
un peu à l'étroit à l'européen qui a une super
salle à Paris mais là on irait à l'Alhambra qui
est place de la République et qui a un lieu
un peu plus grand qui peut accueillir plus de 500 personnes
avec un plateau aussi un peu plus grand on serait
un peu plus à l'aise quoi
Speaker 5: Petite précision pour ceux qui ne sont pas allés voir
un petit peu comment ça se passe pour assister à
ton émission. Déjà, il faut se battre pour avoir des
places pour assister à l'émission en direct. Et on paye
son billet aussi. Ce qui est aussi assez rare dans
le milieu de la radio, parce que souvent, on fait
des showcases gratuits, tout ça, etc. Donc, les gens sont
très motivés. Ils sentent quelque chose de différent de vous
voir sur scène plutôt que simplement l'écouter en direct à
la radio ou en podcast.
Speaker 6: c'est vrai que ça doit être sympa d'être sur place
c'est pas la même énergie et puis il y a
pas mal de coupures pub malheureusement et de disques donc
on raconte des conneries pendant ce temps là c'est assez
c'est assez bon enfant quoi et ouais ouais on fait
payer la place parce que ça nous sert à rembourser
la salle et à payer les gens la technique les
régisseurs de plateau etc et c'est rigolo c'est un truc
on nous a pas mal parlé quand on a commencé
à faire l'émission sur Nova on nous a pas mal
parlé de ça Mais c'est oublié qu'à France Inter, ils
payaient aussi les gens, sauf que c'était l'argent public. Donc oui,
c'était gratuit, mais c'est jamais gratuit. Donc oui, il y
avait toujours un coût, il y avait des gens à payer,
des salariés, des gens qui s'occupaient d'accueillir le public. Donc
rien n'est jamais gratuit dans ce bas monde
Speaker 5: Puisque tu parles de France Inter, on ne va pas
revenir sur le dossier Prud'homme qui traîne un peu. Qu'est-ce
qui reste de cette tempête médiatique? Tu es passé à
autre chose. Est-ce que même dans ta famille proche, ça
vous a impacté? Quel recul tu as?
Speaker 6: Qu'est-ce qui reste? Cette émission-là aujourd'hui qui est quand même
née de ça. Si je n'avais pas été viré, je
ne sais pas où on serait aujourd'hui. Probablement, on ne
serait pas resté parce que de toute façon, la tendance
n'était vraiment pas bonne. Ils avaient parlé de nous supprimer
un tiers du budget, je crois. On savait qu'on n'était
plus trop les bienvenus à France Inter. Et après, est-ce
que ça m'a impacté? Oui, mais pas tellement négativement. Ça
m'a plutôt intéressé comme période, ça permet de voir qui
se positionne, comment, quel choix chacun fait. Moi, j'aime bien
les périodes de tension, parce que justement, ça révèle pas
mal les gens. Quand tout va bien, tout le monde
est content, tout le monde te fait des sourires, mais
quand il y a vraiment un enjeu, là, tu commences
à avoir les vraies personnalités, ce qui se cache derrière,
et ça, ça m'intéresse beaucoup, ouais.
Speaker 5: On sentait que tu prenais, même en plein cœur de l'événement,
tu prenais quand même un petit peu de recul par
rapport à tout ça. C'est un masque ou c'est ta
personnalité qui est
Speaker 6: comme ça? Non, c'est ma personnalité. Mais c'est parce que...
C'est pas que je prenais du recul, c'est que du recul,
il y en a. C'est vraiment juste des médias. Attention,
il y a Juliette Arnaud qui passe derrière nous. Juliette!
Speaker 4: Juliette
Speaker 6: Tu vas
Speaker 3: là-bas? À
Speaker 6: ton avis?
Speaker 3: Je
Speaker 6: n'ai pas
Speaker 3: l'impression. Pourquoi il est horrible ce maillot? Pourquoi tu mets
ce maillot?
Speaker 6: pour faire plaisir aux gens.
Speaker 5: C'est le maillot de Marty que je précise. Non, mais
c'est ça qui est un peu les couleurs un peu
criardes
Speaker 6: C'est les couleurs de... Non, vas-y, vas-y. En plus, il
faut que je passe à la librairie et tout. À toute.
Au revoir, monsieur. Au revoir. Les couleurs de la Provence, ça, non?
Rouge et jaune. Mais oui, il y a du sponsor.
Il y a du sponsor. On me l'a offert hier.
J'ai dit, je vais le mettre.
Speaker 5: Ça fait partie de l'accueil
Speaker 6: Oui, c'est ça. Et je ne sais plus quel était
ta question
Speaker 5: Oui, tu disais que tu prenais du recul par rapport...
Speaker 6: Oui, c'est des tempêtes médiatiques, donc en fait, ce n'est
pas très important. C'est du bruit, quoi. Donc ça m'a
amusé plutôt qu'autre chose. Et surtout, plus les gens prenaient ça,
genre les gens dits importants ou les décideurs, les patrons
de ça, plus ils prenaient ça sérieusement, plus ça me
faisait rigoler, quoi.
Speaker 5: Tu es toujours en contact avec l'ancienne équipe de France Inter,
ceux qui étaient avec toi?
Speaker 6: Ça dépend qui. Alex, oui. Charline, non. Et puis, on
a un peu perdu en route. Il y en a
pas mal qui travaillent avec nous aujourd'hui. Donc, ça dépend.
Comme je te dis, ça fait du tri, ce genre
d'épisode dans la vie
Speaker 5: Charline, tu avais soutenu quand même pendant cette période?
Speaker 6: Oui, oui. Mais pas de nouvelles depuis qu'on a commencé
l'émission sur Nova. Elle ne répond plus à nos messages. Donc, bon, écoute,
on verra. On verra par la suite. Moi, je ne
suis pas... Je ne suis pas là-dedans. Je ne suis
pas dans la revanche ou la rancune. Je n'en sais rien.
Je ne sais pas ce qui l'habite. Quels sont ses
sentiments vis-à-vis de ça? Je n'en sais rien. Puisqu'elle ne
nous parle plus. Je ne sais pas
Speaker 5: Ton émission, est-ce que tu pourrais la faire sur France Inter?
Speaker 6: Oui, oui. Moi, je pense que c'est une émission de
service public, ce qu'on fait. On invite des gens qui
parlent de leur sujet d'expertise. On fait des blagues. Oui,
je considère vraiment que c'est une émission qui aurait sa
place sur France Inter.
Speaker 5: Avec la même liberté
Speaker 6: Il faudrait que France Inter redevienne ce qu'elle a été.
Mais bon, c'est toujours pareil. Dans un média, tu as
des phases comme ça. Tu as des coups de pression politique.
Tu as des gens qui se positionnent. Tout est... Tout
est très vertical en France. C'est directement le président de
la République, le ministère de la Culture, et puis Radio Public,
ou en tout cas Audiovisuel Public. Tout ça, c'est des
postes qui sont soumis à beaucoup de pression. Ce ne
sont pas les miens de postes, donc chacun se démerde.
Mais pour l'instant, on est bien où on est.
Speaker 5: En fin de saison de quotidien, Yann Barthez qui compare Nova,
vos émissions, aux CNews d'extrême gauche, toi ça te fait
marrer parce que tu prends justement ce recul-là ou ça
t'énerve un
Speaker 6: peu? Complètement, je trouve ça un peu absurde parce que,
je ne sais pas, il a comparé Nova en général
ou notre émission? Je n'ai pas suivi. CNews, c'est une
chaîne qui se veut comme une chaîne d'information, je ne
crois pas du tout que ce soit le cas de Nova. Donc,
c'est quand même plus dangereux une chaîne qui te dit
je vais vous dire la vérité et voilà la réalité
du terrain et qui raconte de la merde H24 plutôt
qu'une chaîne musicale, humoristique un peu maintenant, mais surtout un
terrain de liberté et de culture. Enfin, je veux dire,
c'est vraiment pas du tout la même déa, comme disent
les jeunes.
Speaker 5: En plus, on s'approche d'une période où on va parler
énormément de politique avec les présidentielles. Toi, tu vas bosser
comment par rapport à ça? Tu vas renforcer tes équipes,
essayer d'avoir des chroniqueurs différents?
Speaker 6: Non, on continue. Les équipes sont déjà fortes, il n'y
a pas besoin de les renforcer. L'équipe est super. De
temps en temps, on tombe sur un humoriste ou une
humoriste qu'on aime bien et à qui on propose soit
une carte blanche, soit de nous rejoindre. C'est ce qu'on
fait pendant la tournée. On prend des humoristes de la
région à chaque fois. On fait des super rencontres, des
belles découvertes. Donc ça peut arriver aussi, il n'y a
aucune porte qui est fermée, mais je veux dire, on
ne va pas tout changer parce que c'est les présidentielles.
Ça aussi, il y a un peu la mythologie républicaine
qui est que tous les cinq ans, il faut se réunir,
le peuple se réunit pour élire le grand chef. Ça,
ça a tendance un peu à nous gonfler, donc on
ne va pas trop participer à ça.
Speaker 5: Donc tu ne vas pas dire pour qui tu vas voter,
ce genre de choses?
Speaker 6: Pour l'instant, je ne sais même pas. Pour l'instant, il
y a 250 candidats. Donc, même si je savais, je ne
suis pas sûr que la personne que j'ai choisie ait
continué la campagne. Donc, non, on verra bien
Speaker 5: En tant qu'humoriste, c'est une période intéressante avec toutes ces personnalités, justement,
qui émergent ou pas, d'ailleurs
Speaker 6: Si, oui, c'est assez intéressant parce qu'il y a de l'actualité.
Et puis, nous, on fait du commentaire d'actualité. Donc, oui,
c'est plus facile, ce genre de période pour nous. Parce
qu'en plus, ils vont tous faire la course des petits chevaux, là. Donc,
ils vont tous sortir des dingueries. Donc, pour rebondir, il
va y avoir plus de matière. Oui, c'est sûr. En
tant que citoyen, c'est toujours un peu désastreux. Mais en
tant qu'humoriste, oui, c'est chouette
Speaker 5: J'ai remarqué que toutes tes émissions étaient en direct. C'est
un choix personnel
Speaker 6: Oui, c'est un choix pas personnel, c'est un choix collectif. Oui,
encore pas
Speaker 5: Est-ce que c'est un choix collectif de l'équipe?
Speaker 6: Oui, c'est un choix de l'équipe parce que ce n'est
pas la même chose le direct que le fait que
tu puisses couper ou retoucher des choses après. Le direct,
c'est sans filet et c'est ça qui est rigolo. C'est
comme si tu allais voir un numéro de Trapéziste et
que tu le voyais en différé sur ta télé. Non, là,
tu as envie d'avoir le petit frisson de« il peut
se passer n'importe quoi et il faudra faire avec». Moi,
j'aime bien ça. Et ça nous garantit aussi de ne
pas avoir de censure. Ça nous garantit de la liberté
aussi
Speaker 5: Tu as aussi des invités, en plus des différentes chroniques,
des improvisations. Comment tu gères ça, notamment quand c'est des politiques?
Speaker 6: Il n'y en a jamais. Donc, c'est notre règle. On
n'invite pas les politiques. Elle est directrice générale d'Oxfam, elle
n'est plus politique. Non, non, on n'invite pas les politiques.
Donc voilà, c'est réglé. Fin de la question. Des universitaires,
des scientifiques, des ONG, des gens en lutte, des syndicalistes.
Et on les interroge sur leur domaine de compétence. Encore
une fois, ça paraît révolutionnaire dans les médias. Mais c'est
ce qu'on fait, ouais.
Speaker 5: première chronique 2012 France Inter parce que t'es un petit air
petit garçon sympa je voulais savoir si la radio c'est
de la passion ou si en tant qu'humoriste c'est un
moyen de s'exprimer
Speaker 6: ouais non c'est pas une passion mais pourtant j'avais pas
la télé quand j'étais gosse donc ça écoutait beaucoup la
radio chez moi donc j'ai baigné là-dedans mais j'ai jamais
été vraiment passionné ça a jamais été un objectif de
faire de la radio mais c'est un super outil ouais
c'est quand même un très bon outil plus facile à
manier que la télévision, où il faut être maquillé, arriver avant,
faire des répétitions, rester bien dans le cadre. Là, moi,
ça m'aurait gonflé. Là, moi, j'ai ce besoin de pouvoir
arriver justement, là, on ne me voit pas, mais avec
un t-shirt du FC Martigues et de prendre un micro
et de passer deux heures avec les gens. C'est quand
même plus confortable, je trouve. Donc, vive la radio!
Speaker 5: Et toi, tu écoutais, est-ce que tu avais des humoristes
que tu aimais particulièrement quand tu étais jeune ou est-ce
que tu avais des émissions que tu aimais quand tu
étais ado
Speaker 6: Oui, j'écoutais pas mal. C'était le Ruquier à l'époque sur
France Inter. Ça devait être rien à cirer. Je me
demande s'il n'a pas eu une émission un dimanche matin.
J'ai des souvenirs comme ça de moi qui écoute des
émissions de Ruquier, notamment Jean-Jacques Vannier, qui est un mec
qui a fait des spectacles après, qui me faisait pisser
de rire. Un humour très, très absurde, un peu à
la Chris Esquerre, un peu à la Pierre-Emmanuel quand il
fait Saint-Roustan aussi, quand il imagine des choses. et qui
ne fait pas juste du commentaire d'actu comme on disait.
J'ai des bons souvenirs de ça, de pleurer et de rire.
Pour le coup, derrière le poste, c'est un petit poste
de radio.
Speaker 5: Est-ce qu'en parallèle à ton émission, de temps en temps,
tu écoutes ce que font les autres en termes d'humour,
même à l'opposé de ce que tu peux faire, des
imitateurs sur RTL ou RMC?
Speaker 6: Ça m'arrive, je ne vais pas forcément chercher, mais maintenant
avec les algorithmes, ça arrive tout seul! Donc, sur Instagram,
je tombe sur des chroniques de copains. Oui, ça m'arrive d'écouter.
Je ne suis pas un énorme geek de ça, donc
je ne vais pas écouter tout ce qui se fait
pour essayer de comparer. Ça ne m'intéresse pas beaucoup, mais
j'écoute avec plaisir, mais comme un auditeur lambda. Moi, je
suis un auditeur lambda, en fait.
Speaker 5: Et enfin, pour terminer, est-ce qu'il y a une passerelle
naturelle qui se fait avec tes spectacles? Est-ce qu'il y
a plus de monde avec le succès Nova
Speaker 6: Non, le monde est venu avec la quotidienne de France
Inter de 2014. Il y avait vraiment une différence. Quand tu
es à la radio tous les jours à la même
heure et que tu es vraiment très identifié, ça change
la donne au niveau des salles de spectacle et du
remplissage surtout. Ça, c'est sûr et certain. Et avec Nova,
ça continue. Après, moi, je n'aime pas jouer dans les
trop grandes salles. Je préfère jouer quatre fois dans une
salle de mille que dans un Zenith. Donc, ça ne
change pas tellement... je joue plus de fois dans des
salles de mille par exemple mais je fais pas des
zéniths et j'ai pas de rêve de Bercy ou ce
genre de choses je trouve ça un peu bizarre d'ailleurs
de faire des spectacles d'humour dans des grandes salles comme
ça c'est l'humour t'as quand même besoin de la proximité
je trouve, c'est mon avis personnel
Speaker 5: En tout cas, Guillaume, on était content de te recevoir
pour ce centième épisode. Beaucoup d'émotions, j'imagine?
Speaker 6: Beaucoup d'émotions
Speaker 5: pour toi. Oui, exactement. J'en profite pour saluer Anthony, Julien
et Olivier, justement, qui sont dans ce projet-là
Speaker 6: Bravo, les gars. C'est chouette. Et comme on le disait
tout à l'heure, vive le podcast aussi. Merci, Guillaume.
Speaker 3: Ciao. Merci beaucoup. Des ondes vocastes.



Rss
Player.fm
Radio Public
Apple Podcasts
Castbox
Overcast
Pocket Casts
Google Podcasts
Spotify
TuneIn