Des Ondes Vocast
← All episodes

Interview Romain Laleix (Arcom) - Paris Radio Show

35:28

Olivier Oddou et Rémy Bertholon reviennent tout juste du Paris Radio Show où ils ont interviewé des grands noms de la radio en France. Ils ont reçu entre autres Romain Laleix de l'Arcom, Jean-Éric Valli des Indés Radios, Bertrand Spinelli de Skyrock Public, Kevin Moignoux du SIRTI, Sylvain Delfau du SNRL et de l'association Les Locales, Régis Verbiguié de Radio Player France, Charles-Emmanuel Bon d'Ensemble pour le DAB+, et enfin Tristan Jurgenssen et Mourad Moqaddem de Fun Radio et RTL2.Ces prochaines semaines, vous allez retrouver ces interviews une à une au rythme d’un épisode toutes les dizaines de jours, et on commence dans l’épisode d’aujourd’hui avec Romain Laleix de l'Arcom.
Livre blanc, diversité du paysage radio, difficultés de financement, déploiement du DAB+, équipement des voitures, règles de concentration, quotas de chansons françaises, élections : tous les sujets ont été élaborés avec Romain Laleix, Président du groupe Radio et Audio numérique à l'Arcom.
Et avant cela, on fera comme à chaque épisode un tour de l'actu radio.

....

Animation / réalisation : Olivier Oddou

Intervenant : Rémy Bertholon

Invité : Romain Laleix - Membre de l'Arcom et Président du groupe Radio et Audio numérique

Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]

Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]

Contact
Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
X : @DesOndesVocast [https://x.com/DesOndesVocast]
Read the transcript
Speaker 2: Des Speaker 3: ondes vocastes. Speaker 2: L'univers de la radio Speaker 3: En podcast Speaker 4: Salut à tous, c'est Olivier Audou des Ons de Vocas, c'est le podcast qui parle de radio et on rentre tout juste avec Rémi Bertollon du Paris Radio Show où on a interviewé les grands noms de la radio en France. Nous avons reçu entre autres Romain Lalex de l'Arcom, Kevin Moignou du Sirti, Sylvain Delfo du SNRL et de l'association Les Locales, Jean-Éric Valli des Indés Radio, Bertrand Spinelli de Skyrock Public, Régis Verbiguier de Radio Player France et Charles-Emmanuel Bon d'Ensemble pour le DAB +, et enfin Tristan Jurgensen et Mourad Mokadem de Fun Radio et RTL2. Ces prochaines semaines, vous allez retrouver ces interviews une à une au rythme d'un épisode toutes les dizaines de jours. Et on commence dans l'épisode d'aujourd'hui avec Romain Lalex de L'Arcom. Livre blanc, diversité du paysage radio, difficulté de financement? Déploiement du DAB +, équipement des voitures, changement de la régulation, quota de chansons françaises, élections, tous les sujets ont été élaborés avec Romain Lalex, président du groupe radio et audio numérique à Speaker 2: l'ARCOM. Speaker 4: Mais on commence tout de suite avec un petit Zoom Actu. Le départ d'Adèle Vendrette à la direction de France Inter a été annoncé par surprise il y a quelques jours. Si cette dernière annonce vouloir retourner faire de l'antenne, certaines rumeurs de presse citent quant à elle qu'elle aurait été poussée vers la sortie, alors qu'Inter aurait été fragilisée par le départ, lui aussi inattendu, de Philippe Corbet, de la tête de la rédaction, et ce, pour rejoindre France Télévisions. Et ce, malgré que France Inter reste toujours, et de loin, la première radio de France. Un autre départ, celui de Sonia Mabrouk d'Europe 1, alors qu'elle contestait publiquement le maintien de Jean-Marc Morandini sur CNews. Selon les rumeurs, à nouveau, elle pourrait retrouver une place assez rapidement à la concurrence après son congé maternité à venir. Enfin, le choc pour les amateurs et partisans du DAB +, l'arrêt soudain de Skyrock Classics il y a quelques jours sur le DAB +, métropolitain. Skyrock se plaint de frais de diffusion trop élevés et de trop peu de retombées publicitaires alors que Skyrock Classique cartonne sur son appli mobile. En tout cas, pas un bon signe alors que Skyrock est loin d'être l'acteur le plus fragile de ses multiplexes Et direction à présent le Paris Radio Show, Rémi Bertollon et moi-même accueillons l'Arcom. Speaker 5: Romain Lalex, bonjour. Bonjour. Vous êtes membre de l'ARCOM et vous êtes aussi le président du groupe de travail radio et audio numérique. On vous avait déjà reçu il y a quelques mois à votre prise de fonction. On avait parlé entre autres du livre blanc de la radio qui planifie un petit peu ce que va devenir le média radio. Quelles sont les grandes lignes du livre blanc? Speaker 6: Alors, il y a plusieurs gros enjeux dans ce livre blanc de la radio, qui est un livre blanc général sur les mesures, les orientations que le secteur doit prendre pour pouvoir continuer à se développer et maintenir un lien fort avec le public. Il y a un enjeu qui est dans l'esprit de beaucoup de professionnels, qui est le déploiement du DAB +, qui est un nouveau format numérique de diffusion de la radio. Mais il y a également des enjeux peut-être un peu plus techniques autour de la régulation de ce secteur et notamment de la protection de sa diffusion. dans la sphère numérique. Et puis, il y a un dernier volet qui est également fondamental, qui est la question économique. Faire en sorte que ce média, qui est soumis à la concurrence des plateformes numériques, comme tous les médias responsables et régulés, bien que ce média puisse gagner des marges de manœuvre, se déployer, avoir probablement moins de contraintes et en tout cas des obligations mieux adaptées à sa réalité. Speaker 5: Alors, on va peut-être commencer avec ce volet financement. Le livre a été publié déjà en 2024. Il y a 18 mois. Et on a l'impression un petit peu, ces derniers temps, c'est ce qu'on entend sur les salons, mais de manière générale aussi, en parlant avec les acteurs, qu'il y a des difficultés pour tous les types d'acteurs. Alors, sur les radios associatives, pour conserver le fonds de soutien à l'expression radiophonique, mais pour les opérateurs privés aussi, au niveau du marché de la publicité, notamment la publicité locale, qui est un petit peu difficile. Et aussi, bien sûr, le secteur public, pour maintenir leur financement. Est-ce que dans ce contexte de compétition, notamment numérique, et ces financements qui sont de plus en plus difficiles à obtenir, est-ce que l'organisation actuelle, qui est encore finalement très héritée des années 80-90, avec les catégories, etc., est-ce que c'est toujours le bon modèle ou est-ce qu'on doit, par exemple, autoriser plus d'opérateurs à se concentrer ou à changer de catégorie, etc.? Speaker 6: Vous avez évoqué plein de sujets différents qui sont tous aussi importants les uns que les autres. Il y a un premier élément de contexte que vous avez donné qui est une réalité, qu'il faut qu'on regarde en face, qui est que la concurrence est acharnée. La concurrence pour l'attention du public, elle est acharnée. Elle l'était déjà entre médias traditionnels. Elle est devenue extrêmement difficile avec, bien sûr, les plateformes numériques qui sont dotées d'outils algorithmiques et qui sont, j'allais dire, entrées dans les usages du public. Donc, cette concurrence, bien sûr, a des répercussions sur la dynamique économique du secteur, sur le chiffre d'affaires publicitaire, sur les audiences. Il faut l'affronter. Pour l'affronter, je ne suis pas sûr qu'il faille renier nos fondamentaux, qu'il faille revenir sur ce modèle très français, très particulier de la diversité culturelle, de l'exception culturelle. qui fait qu'on a aujourd'hui le paysage le plus riche au monde, rapporté à notre population, plus de 1200 radios, avec des radios associatives, avec des groupes nationaux, avec un service public fort. Donc moi, je ne crois pas qu'il faille revenir sur nos fondamentaux. Je pense qu'il faut savoir où nous allons, et s'agissant du financement public, il faut donner un cadre prévisible actuel, aux services publics pour qu'ils puissent se moderniser, pour qu'ils puissent investir et donc les coupes budgétaires successives ont eu malheureusement pour effet de fragiliser cette perspective. Il faut défendre les radios associatives et je sais que le ministère de la Culture est pleinement engagé pour défendre ce financement qui, parfois, est menacé par Bercy ou d'autres ministères. Mais ces radios associatives jouent un rôle fondamental dans la vie de nos concitoyens, dans la vie citoyenne. Elles contribuent très largement à l'exposition de la diversité culturelle. Et donc, il faut les défendre. Donc, moi, je... ne pensent pas qu'il faille revenir sur nos fondamentaux. En revanche, il faut pouvoir actualiser notre système. Et je pense notamment à la problématique très spécifique des mentions légales dans les messages publicitaires que diffusent les radios commerciales, qui sont aujourd'hui des mentions... dont tous les rapports disent qu'elles ne sont pas utiles, c'est-à-dire que l'auditeur ne les retient pas et qu'elles n'atteignent pas leur objectif, et qui en revanche plombent l'attractivité des radios commerciales en obérant une partie du temps consacré à la publicité. Donc là, il faut qu'on puisse avancer sur ce dossier. Et puis, et on pourrait y revenir, je pense qu'il faut qu'on modernise, je le disais, la protection du média. Il ne faut pas que la diffusion numérique du média soit une sorte de jungle dans laquelle certains prendraient la valeur du travail des radios sans les rémunérer. Donc là, on peut y revenir si vous souhaitez, mais il y a beaucoup de sujets sur la table, notamment à l'échelle européenne. Speaker 5: D'accord. Alors, sur cette partie, je dirais, organisation des opérateurs privés, est-ce que cette organisation, je dirais... En catégorie, on voit par exemple Skyrock qui veut passer en local sur Toulon, par exemple, des changements de catégorie, etc. On a l'impression que tous les acteurs essayent un petit peu plus récemment de pousser les murs pour avoir un petit peu plus de flexibilité. Est-ce que, et aussi par exemple le seuil anti-concentration qui a très peu bougé depuis 30 ans, On voit qu'en comparaison, par exemple, TF1 a essayé de racheter M6, le premier groupe télé, le deuxième groupe télé. Là, on est encore à quatre gros groupes nationaux et dont certains ont des radios en difficulté à cause de la baisse des audiences et de ces revenus publicitaires aussi. Est-ce qu'il y a aussi des questionnements pour des réaménagements, peut-être pour plus de concentration, tout en gardant cette spécificité française et conserver la diversité Speaker 6: Vous avez parfaitement raison quand vous évoquez le fait qu'on peut imaginer une dynamique de consolidation. au sein du secteur qui puissent renforcer nos acteurs français et dans le même temps continuer à défendre un modèle de diversité et donc je pense notamment aux radios associatives mais c'est aussi les radios locales et c'est bien sûr en grande partie le service public, qui conserve cet ADN et cette spécificité très française de diversité et de pluralisme. Je pense que les deux ne sont pas radicalement à opposer. Est-ce que pour autant, est-ce qu'aujourd'hui, le cadre juridique est un frein? à ces mouvements de consolidation? Je ne sais pas. En tout cas, ils méritent d'être actualisés. Ça, c'est certain. Et c'était d'ailleurs une des conclusions des états généraux de l'information. Les règles anti-concentration, elles datent un peu de Matthew Zalem, en tout cas de 1986. Et donc, elles méritent d'être actualisées, d'être modernisées pour rendre possible... effectivement certains rapprochements, mais aussi pour mettre plus de transparence et de garantie pour l'ensemble du secteur. Donc, il faut bouger ce cadre réglementaire. Est-ce que ça doit nous amener... je le disais, à renier ou à réviser les notions de catégorie, je ne sais pas, ou les règles spécifiques de la publicité au bénéfice des programmes locaux. Moi, je suis très attaché aux programmes locaux. J'étais, il y a deux semaines, à Lyon, où je suis allé à la rencontre d'un certain nombre de radios locales, notamment, sans faire de publicité, Radio Scoop. Quand on voit qu'une radio de cet ordre-là comporte une rédaction de 15 journalistes, défend l'emploi, qui propose toutes les demi-heures des flashs d'informations locales extrêmement bien faits, on voit bien que ça a une plus-value. Ça a une plus-value économique, ça a une plus-value de service pour le concitoyen et puis ça a une plus-value économique. On l'a vu, toutes les études le montrent, dans les pays où les médias locaux ont été affaiblis, ont progressivement disparu, se sont propagés, notamment via les réseaux sociaux, des fausses informations, des préjugés, et ces situations sont dangereuses. Donc on souhaite l'éviter, on souhaite défendre les médias locaux Speaker 5: Le régulateur joue aussi le rôle de protecteur? Mais sur d'autres sujets, je ne sais pas si on parle, alors c'est plus le législateur, mais je dirais par exemple au niveau des quotas de chansons françaises, les radios vont dire, oui, mais nous protéger, c'est aussi quelque part nous laisser plus de liberté parce qu'on a des plateformes musicales qui n'ont pas besoin de passer de quotas. Est-ce qu'il y a des régimes dérogatoires, etc.? Est-ce que l'ARCOM, sans le législateur, peut aller plus loin en offrant plus de liberté par rapport à comment appliquer ces quotas? Speaker 6: Alors vous avez raison, nous on s'inscrit dans un cadre qui est défini par le législateur. On a ensuite dans ce cadre souvent une marge bien sûr d'appréciation, une marge réglementaire. Donc dans le cas des quotas radio par exemple, c'est la définition de ce qu'on entend par nouveau talent, ça va être la définition des heures significatives d'écoute. Dans la mise en œuvre de la loi, on a une marge de manœuvre pour pouvoir bien sûr préciser les choses. Mais, j'allais dire, au-delà de cette répartition des compétences entre le législateur et le régulateur, ce qui compte, c'est que le système soit adapté à l'objectif visé. Aujourd'hui, s'agissant de la musique, nous avons, avec le Centre National de la Musique, le sentiment qu'on a besoin d'y voir plus clair, de faire un état des lieux de ce qu'est la réalité de l'exposition de la diversité musicale, sur tous les supports de diffusion. Donc, aussi bien les télés, les radios que les plateformes de streaming. On a une politique publique, on a une tradition et on a des résultats. très concret, en matière de production locale, en matière de francophonie. Et donc, toute cette politique publique qui s'est construite dans le temps, elle a porté ses fruits. Mais elle a peu bougé, alors que le secteur a été totalement révolutionné par l'émergence des plateformes de streaming, l'émergence des offres numériques. Donc, il faut qu'on regarde très concrètement ce qu'est cette situation. Et ensuite, on verra. Est-ce que le cadre doit bouger? Est-ce que des règles nouvelles doivent être inventées? Est-ce que les règles actuelles doivent être aménagées? Je dirais que l'avenir le dira. On a lancé cette concertation. On a une première réunion de concertation cet après-midi même. Et le travail va s'échelonner dans les semaines et les mois qui viennent avec l'objectif de terminer avant le 21 juin Fête de la Musique. Et donc, on verra ce que nous recommanderons avec le Centre National de la Musique. Et ce qui était pour nous important, c'était de sortir des postures, de sortir des silos. L'ARCOM en défense des radios, le Centre National de la Musique en défense de la musique. Nous sommes l'un comme l'autre en défense de la diversité musicale et du pluralisme. Speaker 5: Alors, le numérique, c'est aussi la diffusion numérique. Effectivement Speaker 7: vous voulez parler aussi du DAB. Alors, au Paris Radio Show, vous avez salué le travail réalisé par Ensemble pour le DAB +, et l'ARCOM pour faire un peu évoluer les mentalités. Est-ce que les opérateurs, ça y est, ils sont partis dans un état d'esprit pour développer à fond le DAB +, et où est-ce qu'on en est finalement dans ce déploiement? Speaker 6: Alors, c'est un sujet, le DAB +, qui est fondamental, parce qu'au fond, ce dont on parle, c'est l'avenir de notre réseau souverain de diffusion. Le DAB a vocation, un jour, et ce jour n'est pas demain, je vous le dis, mais le DAB a vocation à devenir l'unique mode de diffusion hertzien de la radio. Et pourquoi c'est important? Parce que c'est le seul mode de diffusion souverain. Aujourd'hui, la FM est un mode souverain, le DAB l'est, et demain, le DAB a vocation à se substituer à la FM, et ce sera notre seul mode de diffusion souverain. Et je pense que chacune et chacun, depuis des mois maintenant, redécouvre les risques auxquels nous pouvons être exposés et redécouvre à quel point il est indispensable de conserver la souveraineté sur les modes de communication publique, pour des questions de sécurité publique, pour des questions de diversité, d'indépendance culturelle, éditoriale. Voilà, donc c'est un sujet majeur pour notre pays. Mais c'est aussi un sujet complexe, le déploiement du DAB, parce que contrairement à ce qui s'est passé dans la TNT, où on a basculé du jour au lendemain, on est passé du hertzien analogique au hertzien numérique, Les conditions n'étaient pas réunies pour le faire en radio, pour de très bonnes raisons. Et notamment parce que nous avons un paysage beaucoup plus riche, je le disais, 1200 radios, il ne s'agit pas d'une petite dizaine de chaînes télé, 1200 radios, et puis une granularité avec la FM extrêmement fine. un réseau, un émetteur, une radio, là où effectivement dans le DAB on est sur des logiques de multiplex, et donc avec une fréquence on va pouvoir diffuser 13 radios. Donc ça prend du temps. Ça prend du temps de déployer ce réseau, d'élargir la couverture. Ça prend du temps d'encourager, de promouvoir la notoriété du réseau et d'encourager, bien sûr, à l'équipement. Et ce temps, malheureusement, c'est de l'argent. Et ça impose à beaucoup de diffuseurs d'assumer la charge d'une double diffusion, en FM et en DAB. Speaker 7: On voit des opérateurs des radios qui rendent des fréquences DAB +. Qu'est-ce que ça vous dit? Est-ce que ça vous inquiète? Speaker 6: Ça, c'est un échec. Le fait que certains opérateurs qui ont fait le choix d'investir, de se développer sur cette nouvelle technologie, qui est la technologie d'avenir, que ces opérateurs... soient obligés de restituer des fréquences DAB, c'est un échec. C'est un échec collectif. Ça veut dire qu'à un moment donné, on a peut-être un peu tardé. À un moment donné, on n'a pas donné les impulsions nécessaires. Et donc, il faut tout faire pour que ce genre de situation ne se développe pas. À ma connaissance, elles sont beaucoup le fait d'organisations, notamment parfois associatives, dont les financements étaient fragilisés et qui sont donc en situation d'urgence. Ça renvoie à ce dont on parlait tout à l'heure. Mais l'enjeu, c'est que tout le monde monte sur le DAB, et pas que certains quittent le train au moment où il commence à prendre son allure. Mais c'est une complexité, cette double diffusion, et c'est pour ça qu'il faut moderniser la régulation du secteur, c'est pour ça qu'il faut simplifier ce qui peut l'être, et c'est pour ça qu'il faut défendre le financement public des radios associatives et du service public Speaker 7: Sur le DAB +, évidemment, il y a un exemple suisse qui est intéressant à... à Speaker 5: analyser? L'exemple suisse est un peu compliqué ces derniers temps, mais avant de parler de la Suisse, il y a aussi toute cette histoire, notamment des radios locales, qui étaient le maillage. Déjà, vous avez parlé de l'extinction de l'AFM, que c'était l'objectif. Est-ce qu'on est plus, et c'est peut-être où l'exemple suisse va intervenir, est-ce qu'on est plus dans un mode qui est un petit peu comme avec les grandes ondes, où on va avoir la double diffusion pendant 40 ans, ou est-ce qu'on va être plus dans une situation vraiment de remplacement un petit peu comme la TNT? en disant« on va passer tout de suite en numérique». Moi, je ne Speaker 6: crois pas à une bascule qui serait aussi arbitraire qu'irresponsable, dans la mesure où l'objectif du DAB, c'est de renforcer le média. C'est de renforcer, bien sûr, l'audience du média, c'est de renforcer son efficacité, y compris économique, parce qu'à terme, c'est un mode de diffusion moins coûteux que la FM. Mais on ne va pas chercher à renforcer le média en l'affaiblissant. Et donc, aujourd'hui, l'essentiel de l'audience reste une audience FM, arrêter ou annoncer une date d'arrêt du DAB n'aurait aucun sens, si ce n'est ajouter de la fébrilité et de la difficulté pour les éditeurs. Ce qui compte, ce n'est pas tellement d'annoncer des dates, c'est quotidiennement de faire en sorte que le DAB se déploie. Et donc nous le faisons en termes de couverture, je le disais ce matin, on vise à la fin de l'année 2026 80% de couverture du territoire en mobilité via les deux multiplexes métropolitains. Ce qu'il faut, c'est développer la notoriété du DAB. C'est ce que fait l'association Ensemble pour le DAB avec beaucoup de talent et avec l'ensemble du secteur. Et ce qu'il faut, c'est aussi, et ça c'est un point central, développer l'équipement. Et là, on a deux enjeux qui sont européens. C'est comment faire en sorte de garantir l'accès à la radio dans les voitures Et aujourd'hui, ça n'est pas le cas. On pourrait y revenir. Et deuxièmement, comment faire en sorte que, dans le champ du numérique, les radios ne soient pas piratées, en quelque sorte, et que leur diffusion soit protégée. Ça, c'est vraiment des chantiers fondamentaux pour l'ARCOM. Speaker 7: Justement, vous avez assisté là-dessus au Paris Radio Show sur l'action au niveau européen. C'est vrai qu'on n'en parle pas tellement. On est très franco-français sur un marché qu'on maîtrise. C'était un lobbying? C'était un travail à faire au niveau européen? Speaker 6: Exactement. Alors en fait, on n'en parle plus parce que la radio... n'avaient pas l'habitude d'être sous le feu des projecteurs de la réglementation européenne. Il n'y a que deux textes aujourd'hui qui citent la radio. Le premier, c'est le code de communication électronique qui, s'agissant des voitures, impose aux constructeurs d'équiper d'un tuner DAB les automobiles équipés d'un tuner FM. Et c'est là où je dis qu'il n'y a pas d'obligation, parce qu'en fait, pas de tuner FM, pas d'obligation. Donc quand on construit l'avenir avec le DAB... Cette situation n'est pas acceptable et donc il faut modifier cette réglementation. Le deuxième texte évoque la radio en termes très génériques, c'est le règlement sur la liberté des médias. Donc là, c'est une reconnaissance du rôle de la radio, notamment en matière d'information. Mais la directive sur les services de médias audiovisuels, qui est vraiment le texte qui régule la télévision, les plateformes, les services de médias à la demande, les plateformes de partage de vidéos, cette directive aujourd'hui n'évoque même pas la radio. Et donc, nous, ce que nous proposons à l'ARCOM, c'est que demain, l'audio, qu'il soit d'ailleurs linéaire ou délinéarisé, puisse être intégré dans cette directive, qu'on reconnaisse la contribution de la radio à la diversité culturelle et qu'on puisse en protéger la distribution. Donc, pour répondre à votre question, effectivement, ça n'est pas dans la culture du secteur, mais il faut que Le secteur prenne vite cette habitude et il faut engager un lobbying très fort pour que les autorités publiques en France, que la position du gouvernement français soit dans le sens de ce que j'évoquais, à la fois sur l'équipement automobile et sur la protection de la distribution numérique de la radio. Et il faut aussi aller parler au Parlement européen. Et j'ai noté que lors du dernier événement organisé par Ensemble pour le DAB +, Emma Rafovitch, qui est une députée européenne, était présente. et que petit à petit, au sein du Parlement, un intérêt se développe pour l'objet radio, donc moi je m'en félicite, mais ça suppose un activisme quasi quotidien. Speaker 7: Nos voisins européens, par exemple, ont cette démarche aussi Speaker 6: pour Speaker 7: élargir la parole? Speaker 6: Alors oui, il y a une organisation qui rassemble l'ensemble des diffuseurs publics européens, qui est une organisation qui a, j'allais dire, l'habitude d'échanger avec les instituts européens, du Sur l'UER, exactement, qui a l'habitude notamment d'échanger sur des enjeux de sécurité civile, de protection des publics. Donc l'UER est très active. Les médias privés le sont L'AER. L'AER, exactement, le sont, merci pour les acronymes, le sont également de plus en plus. Mais là, il faut faire masse de tout ça. Ce n'est pas service public, radio commerciale. de chacune de leurs côtés. Là, c'est le secteur de la radio, en France et en Europe, qui doit faire front commun pour défendre l'évolution de ces réglementations Speaker 5: L'ARCOM intervient à quel niveau dans ces débats avec l'Europe? Vous êtes conseiller de l'industrie radio, vous parlez aux législateurs ou vous intervenez carrément directement au niveau de l'Europe Speaker 6: Nous, on n'est pas conseiller d'un secteur qu'on régule. On est une autorité indépendante. On a notamment pour mission de faire des choix difficiles, l'attribution de fréquences et ensuite... de faire respecter les conventions et les engagements qui sont pris par les éditeurs. Donc il n'y a pas de mélange des genres, on n'est pas conseiller du secteur de la radio, mais en revanche on a pour mission de l'accompagner et de le soutenir, notamment parce qu'il joue un rôle, je le disais, essentiel dans l'information et la diversité culturelle. Et donc pour l'accompagner, on a cette capacité... également parce qu'on est un important centre d'études et d'observations, on a cette capacité de faire des recommandations. Des recommandations au gouvernement français, bien évidemment, nous le faisons régulièrement, mais également des recommandations aux institutions européennes. soit directement, nous l'ARCOM, soit au sein de ce qu'on appelle le Mediaboard, qui est en fait une organisation qui réunit les ARCOM des pays membres de l'Union Européenne. Donc on a plusieurs niveaux d'intervention et on compte bien les utiliser pour défendre les idées que j'évoquais tout à l'heure. Speaker 5: Alors vous parliez de l'aspect régulation, de vérifier que les radios respectent leurs conventions. On va arriver en période électorale, alors d'abord les élections locales et puis l'année prochaine les élections présidentielles. On voit que les débats en général sur les médias, tant en radio qu'en télé, ont tendance à un petit peu s'électriser, à une polarisation des débats. Qu'est-ce que l'ARCOM va mettre en place dans cette période qui va forcément être très intense? Speaker 6: Il y a deux éléments dans votre question. Je vais commencer par celui qui me paraît le plus important, qui est le fait qu'effectivement, malheureusement, on constate, et plutôt moins sur les médias traditionnels que sur les réseaux sociaux, on constate une polarisation et malheureusement parfois même une brutalisation du débat public. Ma conviction, c'est que la radio... C'est tout l'inverse. Et que la radio est probablement le média le plus à même... de pacifier et de rendre possible à nouveau la conversation entre les auditeurs, entre les décideurs et les auditeurs. La radio, on a organisé pour les assises de la radio une étude avec l'IFOP sur la relation des Français à la radio et j'ai été très frappé par la conviction, en tout cas par l'idée très claire dans l'esprit des auditeurs du rôle que la radio joue pour leur donner la parole, pour leur permettre de découvrir d'autres idées que les leurs, pour leur permettre d'interpeller des responsables politiques, d'entreprises, syndicaux. Voilà. La radio, c'est un vrai, pour prendre une expression qui n'est pas très française, mais c'est une vraie safe place du débat public. Et donc, ça me paraît être une des raisons pour laquelle il faut défendre ce média et ne pas le laisser tomber. Ça, c'est un premier point. Le deuxième point, ce sont les règles que vous évoquiez. Alors, il y a une forme de confusion. Puisqu'il y a des règles qui ont toujours existé, enfin en tout cas qui existent depuis des décennies, qui sont les règles de comptabilisation du temps de parole des personnalités politiques à la fois en période électorale et hors période électorale, ces règles n'ont pas évolué. Et il n'y a pas de raison de les faire évoluer, elles sont extrêmement claires et elles permettent de réguler le débat. Et il y a une quinzaine de jours, on a présenté, elles sont en ligne sur notre site internet, nos dernières recommandations en la matière. Et puis il y a un deuxième sujet qui est plus récent, qui est ce qu'on appelle le pluralisme renforcé. Jusqu'à présent, jusqu'à il y a quelques mois, l'ARCOM se contentait d'observer le temps de parole des personnalités politiques. Et puis, dans le cadre d'un contentieux, le Conseil d'État a jugé qu'au fond, il fallait qu'on étende cette logique du pluralisme, qu'on étende cette logique à l'ensemble des intervenants de l'antenne, pendant l'ensemble des périodes et sur l'ensemble des sujets. Et donc, ça nous a conduit en juillet 2024 à prendre une délibération qui fixe le cadre de ce pluralisme renforcé et qui prévoit que l'autorité puisse rentrer dans une logique de sanction si elle constate un déséquilibre manifeste et durable, soit dans le choix des thématiques, soit dans les opinions qui sont exprimées, soit dans le choix des intervenants qui s'expriment. Donc ça, c'est une nouvelle réglementation qui est en train d'être déployée. Nous intervenons sur saisine, dans ce domaine comme dans tous les autres, et nous avons récemment été saisis par Reporters sans frontières. C'est la première saisine structurée sur le fondement de cette nouvelle réglementation que nous avons reçue. Nous allons l'instruire et nous allons bien sûr y donner suite. Speaker 5: Et comme pour les politiques, vous devrez mesurer l'ensemble du temps de parole, disons, des éditorialistes qui sont intervenus sur ces médias? Speaker 6: Alors, on doit documenter et on doit objectiver la situation. On le fait sur la base de saisines. Donc, au fond, ce sont les personnes ou les organisations qui nous saisissent qui font ce travail de documentation. Mais comme on mesure bien la difficulté, on n'est pas resté les bras ballants en se disant, on attend que les gens nous saisissent, etc. On ne sait pas ce que nous faisons. Donc, nous avons travaillé à développer un outil qui, pour l'instant, est en phase extrêmement expérimentale. Donc, j'en parle avec beaucoup, beaucoup de prudence. Un outil d'intelligence artificielle qui peut permettre d'identifier à la fois des thématiques et... des invités. Donc c'est très expérimental. Notre objectif est d'aller à la rencontre des éditeurs qui eux-mêmes se sont dotés d'outils comparables pour comparer nos résultats et voir si on arrive à faire émerger des solutions de référence qui puissent être partagées par les uns et par les autres. Il y a un sujet qui est très sensible qui est la question des opinions. Là pour le coup, cartographier des opinions... c'est extrêmement compliqué. D'ailleurs, le Conseil d'État nous dit clairement dans sa décision, l'ARCOM doit s'assurer qu'il n'y a pas de déséquilibre, mais ne peut pas ficher, et vraiment, on n'a aucune intention de le faire, ne peut pas ficher les gens en fonction de leurs opinions. Donc ça, c'est une difficulté technique, et on est en train de la regarder, à la fois sur le fondement des saisines, j'évoquais la saisine de RSF, et à la fois sur les travaux que nous menons à l'interne. Donc c'est un travail qui avance, mais encore une fois, pour moi, le vrai sujet, c'est comment faire en sorte que nos concitoyens, notamment les plus jeunes, aient accès à un débat public structuré, pacifié, qui garantisse la liberté d'expression, qui est le fondement de notre action, et qui permette à chacun de s'exprimer. C'est ça le sujet, et pour moi la radio n'a pas pris une ride, et même est très en avance d'autres médias dans ce domaine. Speaker 5: Très bien. Alors je vais revenir rapidement sur le DAB +. Alors on parle bien sûr de son déploiement, de la couverture de plus en plus grande, alors aussi bien sur des multiplexes locaux, régionaux et puis le métropolitain. On a aussi beaucoup entendu une revendication des opérateurs, des petits opérateurs aussi pour revisiter le découpage de ces multiplex pour avoir un maillage équivalent à celui de la FM. Est-ce qu'il y a des travaux qui sont vraiment en cours là-dessus pour potentiellement re-autoriser, parfois sur des zones qui ont déjà été autorisées avec un découpage différent, pour pour satisfaire les besoins, au final, de maillage du territoire et, au passage, satisfaire ce besoin de proximité qui est propre à ce radio, à ce média, pardon Speaker 6: C'est un sujet qui est fondamental, c'est une des difficultés du DAB. Donc, je le disais tout à l'heure, une fréquence DAB, c'est un multiplex, c'est 13 radios, là où, en FM, on avait une fréquence, une radio. Et donc, par définition, le déploiement du DAB... s'effectue sur la base de plaques de diffusion qui sont plus macro que ne le sont, bien sûr, que ne l'est le plan de service, si je puis dire, FM des radios. On a fait un premier travail extrêmement compliqué et extrêmement approfondi à la demande des éditeurs pour essayer de découper ces plaques. Donc là, pour rentrer un petit peu dans la mécanique, on a deux multiplexes métropolitains On a ce qu'on appelle des multiplexes intermédiaires qui sont, on va dire, à l'échelle d'un département. Et puis, on a des multiplexes à l'échelle de métropole, des multiplexes de ville et des multiplexes locaux. Et donc, c'est dans l'articulation de ces différents niveaux, de ces différentes couches locales qu'il faut que nous progressions. On l'a déjà fait, on a découpé parfois... en deux, en trois, voire en quatre, certains multiplexes locaux. Ça n'est pas sain pour une raison que vous comprendrez facilement, qui est qu'il faut qu'on les remplisse, ces multiplexes. Et aujourd'hui, compte tenu des contraintes économiques que j'évoquais, parfois c'est difficile de le faire sur des périmètres très restreints. Mais nous y travaillons. On a lancé un appel à contribution en prévision du prochain appel aux candidatures locales Dans notre jargon, on appelle l'appel aux candidatures 12 DAB. On a reçu énormément de contributions qu'on est en train de dépouiller. On a organisé quatre réunions publiques avec les acteurs dans les différentes régions concernées et on a beaucoup, beaucoup avancé dans l'affinement de ce réseau. Il y a encore du boulot, mais on est sur la bonne voie. Speaker 5: Une dernière question pour ma part, et toujours sur le DAB. Rémi en a un petit peu parlé tout à l'heure, on voit beaucoup de pure players qui essayent d'émerger sur le DAB +. Ils n'avaient pas de fréquence FM, il y en a certains qui disparaissent, il y en a qui sont revendus, etc. On a parlé de l'ensemble pour le DAB +, mais qui est plus tourné sur la promotion. Est-ce qu'il y a des perspectives aussi d'avoir des aides pour les petits opérateurs, notamment sur la diffusion comme on le voit, une aide à la diffusion comme on le voit dans certains autres pays? qui ont déployé le Speaker 6: DAB +. C'est un sujet majeur, puisqu'on s'en souvient, mais l'une des promesses du DAB, c'était une offre plus riche. Et donc, c'était l'idée que certains entrepreneurs puissent porter de nouveaux projets, puissent proposer de nouvelles offres. Donc, au fond, quand on prend connaissance des difficultés de certains de ces pure players, là aussi, je le disais, en quelque sorte, c'est un échec collectif. On avait promis un enrichissement de l'offre et puis, de fait, il est difficile. Et il est difficile pour les raisons que j'évoquais, c'est-à-dire que la montée en puissance du DAB +, est progressive. Donc, les audiences vont décoller, mais progressivement. Et donc, si les audiences restent confidentielles, les revenus publicitaires associés ne sont pas au rendez-vous. Et le deuxième sujet, c'est que tout ceci se fait avec, en plus, j'allais dire, un contexte économique qui est défavorable. Donc, ça rend l'équation très complexe. Nous, à l'ARCOM... On n'est pas le ministère de la Culture, on n'est pas une administration, on ne dispense pas d'aide. On est néanmoins en première ligne dans l'échange avec ces opérateurs en difficulté. Et moi, je crois qu'il faut qu'on trouve des solutions. Et donc, il faut qu'on puisse discuter avec le ministère de la Culture. Vous savez que, bien sûr, la situation des finances publiques est ce qu'elle est, qu'elle est extrêmement contrainte, que ça a conduit le gouvernement à envisager de tailler sévèrement dans le budget du fonds de soutien à l'expression radiophonique. Donc, on est quand même dans cette contrainte-là. Mais c'est vrai qu'à un moment donné, il faut qu'on se dise les choses sur ce qu'est l'ambition du DAB et qu'on puisse tenir compte de la situation de ces pure players. Je ne peux malheureusement pas en dire beaucoup plus à ce stade. Et tout ça dans un mouvement que vous évoquiez de consolidation. Donc tout ça est assez complexe, mais il faut qu'on puisse soutenir ces projets. Speaker 5: Très bien. Romain et Alex, merci beaucoup. Avec Speaker 6: plaisir. Merci messieurs. Speaker 2: Des ondes Speaker 3: vocastes, Speaker 2: l'univers de la radio Speaker 3: en Speaker 2: podcast Speaker 4: Et des ondes vocastes, c'est terminé. Dans une dizaine de jours, nouvel épisode, avec cette fois-ci un focus sur les syndicats de radio indépendante. On accueillera Sylvain Delfaux, du SNRL et de l'association Les Locales, et Kevin Moignou, secrétaire général du CIRTI. On discutera financement des acteurs publics, privés et associatifs, de la baisse des audiences, de comment attirer de nouveaux auditeurs, du financement de la proximité, les nouvelles habitudes d'écoute, la concurrence sur la publicité par les acteurs du numérique et la régulation. C'était Olivier Audou avec Rémi Bertollon. Speaker 2: Salut!

Keep listening

More from the show

25:53

Interview Laurent Marsick - Journaliste RTL

Au micro de Rémy Bertholon, Laurent Marsick revient sur la grande fête qui a réuni sur plusieurs jours les équipes anciennes et actuelles de RTL, ainsi que des auditeurs de toutes les générations. Laurent rappelle aussi...

02:16

Les actus radio - octobre 2026

Pour commencer, un point sur les actus du secteur de la radio. Animation / réalisation : Rémy Bertholon Intervenants : Laurent Marsick Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par...

Image
Title