Interview Romain Laleix (Arcom) - Paris Radio Show
Olivier Oddou et Rémy Bertholon reviennent tout juste du Paris Radio Show où ils ont interviewé des grands noms de la radio en France. Ils ont reçu entre autres Romain Laleix de l'Arcom, Jean-Éric Valli des Indés Radios, Bertrand Spinelli de Skyrock Public, Kevin Moignoux du SIRTI, Sylvain Delfau du SNRL et de l'association Les Locales, Régis Verbiguié de Radio Player France, Charles-Emmanuel Bon d'Ensemble pour le DAB+, et enfin Tristan Jurgenssen et Mourad Moqaddem de Fun Radio et RTL2.Ces prochaines semaines, vous allez retrouver ces interviews une à une au rythme d’un épisode toutes les dizaines de jours, et on commence dans l’épisode d’aujourd’hui avec Romain Laleix de l'Arcom.
Livre blanc, diversité du paysage radio, difficultés de financement, déploiement du DAB+, équipement des voitures, règles de concentration, quotas de chansons françaises, élections : tous les sujets ont été élaborés avec Romain Laleix, Président du groupe Radio et Audio numérique à l'Arcom.
Et avant cela, on fera comme à chaque épisode un tour de l'actu radio.
....
Animation / réalisation : Olivier Oddou
Intervenant : Rémy Bertholon
Invité : Romain Laleix - Membre de l'Arcom et Président du groupe Radio et Audio numérique
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]
Contact
Par mail : [email protected] [https://www.vocast.fr/contact.html]
X : @DesOndesVocast [https://x.com/DesOndesVocast]
Livre blanc, diversité du paysage radio, difficultés de financement, déploiement du DAB+, équipement des voitures, règles de concentration, quotas de chansons françaises, élections : tous les sujets ont été élaborés avec Romain Laleix, Président du groupe Radio et Audio numérique à l'Arcom.
Et avant cela, on fera comme à chaque épisode un tour de l'actu radio.
....
Animation / réalisation : Olivier Oddou
Intervenant : Rémy Bertholon
Invité : Romain Laleix - Membre de l'Arcom et Président du groupe Radio et Audio numérique
Crédits musicaux : Rob - It's a blast (BO du film 'Radiostars'), jingles produits par Pure Jingles [https://purejingles.com/]
Voix off : Estelle Hubert [https://estellehubert.com]
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Speaker 2: Des
Speaker 3: ondes vocastes.
Speaker 2: L'univers de la radio
Speaker 3: En podcast
Speaker 4: Salut à tous, c'est Olivier Audou des Ons de Vocas,
c'est le podcast qui parle de radio et on rentre
tout juste avec Rémi Bertollon du Paris Radio Show où
on a interviewé les grands noms de la radio en France.
Nous avons reçu entre autres Romain Lalex de l'Arcom, Kevin
Moignou du Sirti, Sylvain Delfo du SNRL et de l'association
Les Locales, Jean-Éric Valli des Indés Radio, Bertrand Spinelli de
Skyrock Public, Régis Verbiguier de Radio Player France et Charles-Emmanuel
Bon d'Ensemble pour le DAB +, et enfin Tristan Jurgensen
et Mourad Mokadem de Fun Radio et RTL2. Ces prochaines semaines,
vous allez retrouver ces interviews une à une au rythme
d'un épisode toutes les dizaines de jours. Et on commence
dans l'épisode d'aujourd'hui avec Romain Lalex de L'Arcom. Livre blanc,
diversité du paysage radio, difficulté de financement? Déploiement du DAB +,
équipement des voitures, changement de la régulation, quota de chansons françaises, élections,
tous les sujets ont été élaborés avec Romain Lalex, président
du groupe radio et audio numérique à
Speaker 2: l'ARCOM.
Speaker 4: Mais on commence tout de suite avec un petit Zoom Actu.
Le départ d'Adèle Vendrette à la direction de France Inter
a été annoncé par surprise il y a quelques jours.
Si cette dernière annonce vouloir retourner faire de l'antenne, certaines
rumeurs de presse citent quant à elle qu'elle aurait été
poussée vers la sortie, alors qu'Inter aurait été fragilisée par
le départ, lui aussi inattendu, de Philippe Corbet, de la
tête de la rédaction, et ce, pour rejoindre France Télévisions.
Et ce, malgré que France Inter reste toujours, et de loin,
la première radio de France. Un autre départ, celui de
Sonia Mabrouk d'Europe 1, alors qu'elle contestait publiquement le maintien de
Jean-Marc Morandini sur CNews. Selon les rumeurs, à nouveau, elle
pourrait retrouver une place assez rapidement à la concurrence après
son congé maternité à venir. Enfin, le choc pour les
amateurs et partisans du DAB +, l'arrêt soudain de Skyrock
Classics il y a quelques jours sur le DAB +, métropolitain.
Skyrock se plaint de frais de diffusion trop élevés et
de trop peu de retombées publicitaires alors que Skyrock Classique
cartonne sur son appli mobile. En tout cas, pas un
bon signe alors que Skyrock est loin d'être l'acteur le
plus fragile de ses multiplexes
Et direction à présent le Paris Radio Show, Rémi Bertollon
et moi-même accueillons l'Arcom.
Speaker 5: Romain Lalex, bonjour. Bonjour. Vous êtes membre de l'ARCOM et
vous êtes aussi le président du groupe de travail radio
et audio numérique. On vous avait déjà reçu il y
a quelques mois à votre prise de fonction. On avait
parlé entre autres du livre blanc de la radio qui
planifie un petit peu ce que va devenir le média radio.
Quelles sont les grandes lignes du livre blanc?
Speaker 6: Alors, il y a plusieurs gros enjeux dans ce livre
blanc de la radio, qui est un livre blanc général
sur les mesures, les orientations que le secteur doit prendre
pour pouvoir continuer à se développer et maintenir un lien
fort avec le public. Il y a un enjeu qui
est dans l'esprit de beaucoup de professionnels, qui est le
déploiement du DAB +, qui est un nouveau format numérique
de diffusion de la radio. Mais il y a également
des enjeux peut-être un peu plus techniques autour de la
régulation de ce secteur et notamment de la protection de
sa diffusion. dans la sphère numérique. Et puis, il y
a un dernier volet qui est également fondamental, qui est
la question économique. Faire en sorte que ce média, qui
est soumis à la concurrence des plateformes numériques, comme tous
les médias responsables et régulés, bien que ce média puisse
gagner des marges de manœuvre, se déployer, avoir probablement moins
de contraintes et en tout cas des obligations mieux adaptées
à sa réalité.
Speaker 5: Alors, on va peut-être commencer avec ce volet financement. Le
livre a été publié déjà en 2024. Il y a 18 mois.
Et on a l'impression un petit peu, ces derniers temps,
c'est ce qu'on entend sur les salons, mais de manière
générale aussi, en parlant avec les acteurs, qu'il y a
des difficultés pour tous les types d'acteurs. Alors, sur les
radios associatives, pour conserver le fonds de soutien à l'expression radiophonique,
mais pour les opérateurs privés aussi, au niveau du marché
de la publicité, notamment la publicité locale, qui est un
petit peu difficile. Et aussi, bien sûr, le secteur public,
pour maintenir leur financement. Est-ce que dans ce contexte de compétition,
notamment numérique, et ces financements qui sont de plus en
plus difficiles à obtenir, est-ce que l'organisation actuelle, qui est
encore finalement très héritée des années 80-90, avec les catégories, etc.,
est-ce que c'est toujours le bon modèle ou est-ce qu'on doit,
par exemple, autoriser plus d'opérateurs à se concentrer ou à
changer de catégorie, etc.?
Speaker 6: Vous avez évoqué plein de sujets différents qui sont tous
aussi importants les uns que les autres. Il y a
un premier élément de contexte que vous avez donné qui
est une réalité, qu'il faut qu'on regarde en face, qui
est que la concurrence est acharnée. La concurrence pour l'attention
du public, elle est acharnée. Elle l'était déjà entre médias traditionnels.
Elle est devenue extrêmement difficile avec, bien sûr, les plateformes
numériques qui sont dotées d'outils algorithmiques et qui sont, j'allais dire,
entrées dans les usages du public. Donc, cette concurrence, bien sûr,
a des répercussions sur la dynamique économique du secteur, sur
le chiffre d'affaires publicitaire, sur les audiences. Il faut l'affronter.
Pour l'affronter, je ne suis pas sûr qu'il faille renier
nos fondamentaux, qu'il faille revenir sur ce modèle très français,
très particulier de la diversité culturelle, de l'exception culturelle. qui
fait qu'on a aujourd'hui le paysage le plus riche au monde,
rapporté à notre population, plus de 1200 radios, avec des radios associatives,
avec des groupes nationaux, avec un service public fort. Donc moi,
je ne crois pas qu'il faille revenir sur nos fondamentaux.
Je pense qu'il faut savoir où nous allons, et s'agissant
du financement public, il faut donner un cadre prévisible actuel,
aux services publics pour qu'ils puissent se moderniser, pour qu'ils
puissent investir et donc les coupes budgétaires successives ont eu
malheureusement pour effet de fragiliser cette perspective. Il faut défendre
les radios associatives et je sais que le ministère de
la Culture est pleinement engagé pour défendre ce financement qui, parfois,
est menacé par Bercy ou d'autres ministères. Mais ces radios
associatives jouent un rôle fondamental dans la vie de nos concitoyens,
dans la vie citoyenne. Elles contribuent très largement à l'exposition
de la diversité culturelle. Et donc, il faut les défendre. Donc, moi, je...
ne pensent pas qu'il faille revenir sur nos fondamentaux. En revanche,
il faut pouvoir actualiser notre système. Et je pense notamment
à la problématique très spécifique des mentions légales dans les
messages publicitaires que diffusent les radios commerciales, qui sont aujourd'hui
des mentions... dont tous les rapports disent qu'elles ne sont
pas utiles, c'est-à-dire que l'auditeur ne les retient pas et
qu'elles n'atteignent pas leur objectif, et qui en revanche plombent
l'attractivité des radios commerciales en obérant une partie du temps
consacré à la publicité. Donc là, il faut qu'on puisse
avancer sur ce dossier. Et puis, et on pourrait y revenir,
je pense qu'il faut qu'on modernise, je le disais, la
protection du média. Il ne faut pas que la diffusion
numérique du média soit une sorte de jungle dans laquelle
certains prendraient la valeur du travail des radios sans les rémunérer.
Donc là, on peut y revenir si vous souhaitez, mais
il y a beaucoup de sujets sur la table, notamment
à l'échelle européenne.
Speaker 5: D'accord. Alors, sur cette partie, je dirais, organisation des opérateurs privés,
est-ce que cette organisation, je dirais... En catégorie, on voit
par exemple Skyrock qui veut passer en local sur Toulon,
par exemple, des changements de catégorie, etc. On a l'impression
que tous les acteurs essayent un petit peu plus récemment
de pousser les murs pour avoir un petit peu plus
de flexibilité. Est-ce que, et aussi par exemple le seuil
anti-concentration qui a très peu bougé depuis 30 ans, On voit
qu'en comparaison, par exemple, TF1 a essayé de racheter M6,
le premier groupe télé, le deuxième groupe télé. Là, on
est encore à quatre gros groupes nationaux et dont certains
ont des radios en difficulté à cause de la baisse
des audiences et de ces revenus publicitaires aussi. Est-ce qu'il
y a aussi des questionnements pour des réaménagements, peut-être pour
plus de concentration, tout en gardant cette spécificité française et
conserver la diversité
Speaker 6: Vous avez parfaitement raison quand vous évoquez le fait qu'on
peut imaginer une dynamique de consolidation. au sein du secteur
qui puissent renforcer nos acteurs français et dans le même
temps continuer à défendre un modèle de diversité et donc
je pense notamment aux radios associatives mais c'est aussi les
radios locales et c'est bien sûr en grande partie le
service public, qui conserve cet ADN et cette spécificité très
française de diversité et de pluralisme. Je pense que les
deux ne sont pas radicalement à opposer. Est-ce que pour autant,
est-ce qu'aujourd'hui, le cadre juridique est un frein? à ces
mouvements de consolidation? Je ne sais pas. En tout cas,
ils méritent d'être actualisés. Ça, c'est certain. Et c'était d'ailleurs
une des conclusions des états généraux de l'information. Les règles anti-concentration,
elles datent un peu de Matthew Zalem, en tout cas de 1986.
Et donc, elles méritent d'être actualisées, d'être modernisées pour rendre possible...
effectivement certains rapprochements, mais aussi pour mettre plus de transparence
et de garantie pour l'ensemble du secteur. Donc, il faut
bouger ce cadre réglementaire. Est-ce que ça doit nous amener...
je le disais, à renier ou à réviser les notions
de catégorie, je ne sais pas, ou les règles spécifiques
de la publicité au bénéfice des programmes locaux. Moi, je
suis très attaché aux programmes locaux. J'étais, il y a
deux semaines, à Lyon, où je suis allé à la
rencontre d'un certain nombre de radios locales, notamment, sans faire
de publicité, Radio Scoop. Quand on voit qu'une radio de
cet ordre-là comporte une rédaction de 15 journalistes, défend l'emploi, qui
propose toutes les demi-heures des flashs d'informations locales extrêmement bien faits,
on voit bien que ça a une plus-value. Ça a
une plus-value économique, ça a une plus-value de service pour
le concitoyen et puis ça a une plus-value économique. On
l'a vu, toutes les études le montrent, dans les pays
où les médias locaux ont été affaiblis, ont progressivement disparu,
se sont propagés, notamment via les réseaux sociaux, des fausses informations,
des préjugés, et ces situations sont dangereuses. Donc on souhaite l'éviter,
on souhaite défendre les médias locaux
Speaker 5: Le régulateur joue aussi le rôle de protecteur? Mais sur
d'autres sujets, je ne sais pas si on parle, alors
c'est plus le législateur, mais je dirais par exemple au
niveau des quotas de chansons françaises, les radios vont dire, oui,
mais nous protéger, c'est aussi quelque part nous laisser plus
de liberté parce qu'on a des plateformes musicales qui n'ont
pas besoin de passer de quotas. Est-ce qu'il y a
des régimes dérogatoires, etc.? Est-ce que l'ARCOM, sans le législateur,
peut aller plus loin en offrant plus de liberté par
rapport à comment appliquer ces quotas?
Speaker 6: Alors vous avez raison, nous on s'inscrit dans un cadre
qui est défini par le législateur. On a ensuite dans
ce cadre souvent une marge bien sûr d'appréciation, une marge réglementaire.
Donc dans le cas des quotas radio par exemple, c'est
la définition de ce qu'on entend par nouveau talent, ça
va être la définition des heures significatives d'écoute. Dans la
mise en œuvre de la loi, on a une marge
de manœuvre pour pouvoir bien sûr préciser les choses. Mais,
j'allais dire, au-delà de cette répartition des compétences entre le
législateur et le régulateur, ce qui compte, c'est que le
système soit adapté à l'objectif visé. Aujourd'hui, s'agissant de la musique,
nous avons, avec le Centre National de la Musique, le
sentiment qu'on a besoin d'y voir plus clair, de faire
un état des lieux de ce qu'est la réalité de
l'exposition de la diversité musicale, sur tous les supports de diffusion. Donc,
aussi bien les télés, les radios que les plateformes de streaming.
On a une politique publique, on a une tradition et
on a des résultats. très concret, en matière de production locale,
en matière de francophonie. Et donc, toute cette politique publique
qui s'est construite dans le temps, elle a porté ses fruits.
Mais elle a peu bougé, alors que le secteur a
été totalement révolutionné par l'émergence des plateformes de streaming, l'émergence
des offres numériques. Donc, il faut qu'on regarde très concrètement
ce qu'est cette situation. Et ensuite, on verra. Est-ce que
le cadre doit bouger? Est-ce que des règles nouvelles doivent
être inventées? Est-ce que les règles actuelles doivent être aménagées?
Je dirais que l'avenir le dira. On a lancé cette concertation.
On a une première réunion de concertation cet après-midi même.
Et le travail va s'échelonner dans les semaines et les
mois qui viennent avec l'objectif de terminer avant le 21 juin
Fête de la Musique. Et donc, on verra ce que
nous recommanderons avec le Centre National de la Musique. Et
ce qui était pour nous important, c'était de sortir des postures,
de sortir des silos. L'ARCOM en défense des radios, le
Centre National de la Musique en défense de la musique.
Nous sommes l'un comme l'autre en défense de la diversité
musicale et du pluralisme.
Speaker 5: Alors, le numérique, c'est aussi la diffusion numérique. Effectivement
Speaker 7: vous voulez parler aussi du DAB. Alors, au Paris Radio Show,
vous avez salué le travail réalisé par Ensemble pour le
DAB +, et l'ARCOM pour faire un peu évoluer les mentalités.
Est-ce que les opérateurs, ça y est, ils sont partis
dans un état d'esprit pour développer à fond le DAB +,
et où est-ce qu'on en est finalement dans ce déploiement?
Speaker 6: Alors, c'est un sujet, le DAB +, qui est fondamental,
parce qu'au fond, ce dont on parle, c'est l'avenir de
notre réseau souverain de diffusion. Le DAB a vocation, un jour,
et ce jour n'est pas demain, je vous le dis,
mais le DAB a vocation à devenir l'unique mode de
diffusion hertzien de la radio. Et pourquoi c'est important? Parce
que c'est le seul mode de diffusion souverain. Aujourd'hui, la
FM est un mode souverain, le DAB l'est, et demain,
le DAB a vocation à se substituer à la FM,
et ce sera notre seul mode de diffusion souverain. Et
je pense que chacune et chacun, depuis des mois maintenant,
redécouvre les risques auxquels nous pouvons être exposés et redécouvre
à quel point il est indispensable de conserver la souveraineté
sur les modes de communication publique, pour des questions de
sécurité publique, pour des questions de diversité, d'indépendance culturelle, éditoriale. Voilà,
donc c'est un sujet majeur pour notre pays. Mais c'est
aussi un sujet complexe, le déploiement du DAB, parce que
contrairement à ce qui s'est passé dans la TNT, où
on a basculé du jour au lendemain, on est passé
du hertzien analogique au hertzien numérique, Les conditions n'étaient pas
réunies pour le faire en radio, pour de très bonnes raisons.
Et notamment parce que nous avons un paysage beaucoup plus riche,
je le disais, 1200 radios, il ne s'agit pas d'une petite
dizaine de chaînes télé, 1200 radios, et puis une granularité avec
la FM extrêmement fine. un réseau, un émetteur, une radio,
là où effectivement dans le DAB on est sur des
logiques de multiplex, et donc avec une fréquence on va
pouvoir diffuser 13 radios. Donc ça prend du temps. Ça prend
du temps de déployer ce réseau, d'élargir la couverture. Ça
prend du temps d'encourager, de promouvoir la notoriété du réseau
et d'encourager, bien sûr, à l'équipement. Et ce temps, malheureusement,
c'est de l'argent. Et ça impose à beaucoup de diffuseurs
d'assumer la charge d'une double diffusion, en FM et en DAB.
Speaker 7: On voit des opérateurs des radios qui rendent des fréquences
DAB +. Qu'est-ce que ça vous dit? Est-ce que ça
vous inquiète?
Speaker 6: Ça, c'est un échec. Le fait que certains opérateurs qui
ont fait le choix d'investir, de se développer sur cette
nouvelle technologie, qui est la technologie d'avenir, que ces opérateurs...
soient obligés de restituer des fréquences DAB, c'est un échec.
C'est un échec collectif. Ça veut dire qu'à un moment donné,
on a peut-être un peu tardé. À un moment donné,
on n'a pas donné les impulsions nécessaires. Et donc, il
faut tout faire pour que ce genre de situation ne
se développe pas. À ma connaissance, elles sont beaucoup le
fait d'organisations, notamment parfois associatives, dont les financements étaient fragilisés
et qui sont donc en situation d'urgence. Ça renvoie à
ce dont on parlait tout à l'heure. Mais l'enjeu, c'est
que tout le monde monte sur le DAB, et pas
que certains quittent le train au moment où il commence
à prendre son allure. Mais c'est une complexité, cette double diffusion,
et c'est pour ça qu'il faut moderniser la régulation du secteur,
c'est pour ça qu'il faut simplifier ce qui peut l'être,
et c'est pour ça qu'il faut défendre le financement public
des radios associatives et du service public
Speaker 7: Sur le DAB +, évidemment, il y a un exemple
suisse qui est intéressant à... à
Speaker 5: analyser? L'exemple suisse est un peu compliqué ces derniers temps,
mais avant de parler de la Suisse, il y a
aussi toute cette histoire, notamment des radios locales, qui étaient
le maillage. Déjà, vous avez parlé de l'extinction de l'AFM,
que c'était l'objectif. Est-ce qu'on est plus, et c'est peut-être
où l'exemple suisse va intervenir, est-ce qu'on est plus dans
un mode qui est un petit peu comme avec les
grandes ondes, où on va avoir la double diffusion pendant 40 ans,
ou est-ce qu'on va être plus dans une situation vraiment
de remplacement un petit peu comme la TNT? en disant«
on va passer tout de suite en numérique». Moi, je
ne
Speaker 6: crois pas à une bascule qui serait aussi arbitraire qu'irresponsable,
dans la mesure où l'objectif du DAB, c'est de renforcer
le média. C'est de renforcer, bien sûr, l'audience du média,
c'est de renforcer son efficacité, y compris économique, parce qu'à terme,
c'est un mode de diffusion moins coûteux que la FM.
Mais on ne va pas chercher à renforcer le média
en l'affaiblissant. Et donc, aujourd'hui, l'essentiel de l'audience reste une
audience FM, arrêter ou annoncer une date d'arrêt du DAB
n'aurait aucun sens, si ce n'est ajouter de la fébrilité
et de la difficulté pour les éditeurs. Ce qui compte,
ce n'est pas tellement d'annoncer des dates, c'est quotidiennement de
faire en sorte que le DAB se déploie. Et donc
nous le faisons en termes de couverture, je le disais
ce matin, on vise à la fin de l'année 2026 80%
de couverture du territoire en mobilité via les deux multiplexes métropolitains.
Ce qu'il faut, c'est développer la notoriété du DAB. C'est
ce que fait l'association Ensemble pour le DAB avec beaucoup
de talent et avec l'ensemble du secteur. Et ce qu'il faut,
c'est aussi, et ça c'est un point central, développer l'équipement.
Et là, on a deux enjeux qui sont européens. C'est
comment faire en sorte de garantir l'accès à la radio
dans les voitures Et aujourd'hui, ça n'est pas le cas.
On pourrait y revenir. Et deuxièmement, comment faire en sorte que,
dans le champ du numérique, les radios ne soient pas piratées,
en quelque sorte, et que leur diffusion soit protégée. Ça,
c'est vraiment des chantiers fondamentaux pour l'ARCOM.
Speaker 7: Justement, vous avez assisté là-dessus au Paris Radio Show sur
l'action au niveau européen. C'est vrai qu'on n'en parle pas tellement.
On est très franco-français sur un marché qu'on maîtrise. C'était
un lobbying? C'était un travail à faire au niveau européen?
Speaker 6: Exactement. Alors en fait, on n'en parle plus parce que
la radio... n'avaient pas l'habitude d'être sous le feu des
projecteurs de la réglementation européenne. Il n'y a que deux
textes aujourd'hui qui citent la radio. Le premier, c'est le
code de communication électronique qui, s'agissant des voitures, impose aux
constructeurs d'équiper d'un tuner DAB les automobiles équipés d'un tuner FM.
Et c'est là où je dis qu'il n'y a pas d'obligation,
parce qu'en fait, pas de tuner FM, pas d'obligation. Donc
quand on construit l'avenir avec le DAB... Cette situation n'est
pas acceptable et donc il faut modifier cette réglementation. Le
deuxième texte évoque la radio en termes très génériques, c'est
le règlement sur la liberté des médias. Donc là, c'est
une reconnaissance du rôle de la radio, notamment en matière d'information.
Mais la directive sur les services de médias audiovisuels, qui
est vraiment le texte qui régule la télévision, les plateformes,
les services de médias à la demande, les plateformes de
partage de vidéos, cette directive aujourd'hui n'évoque même pas la radio.
Et donc, nous, ce que nous proposons à l'ARCOM, c'est
que demain, l'audio, qu'il soit d'ailleurs linéaire ou délinéarisé, puisse
être intégré dans cette directive, qu'on reconnaisse la contribution de
la radio à la diversité culturelle et qu'on puisse en
protéger la distribution. Donc, pour répondre à votre question, effectivement,
ça n'est pas dans la culture du secteur, mais il
faut que Le secteur prenne vite cette habitude et il
faut engager un lobbying très fort pour que les autorités
publiques en France, que la position du gouvernement français soit
dans le sens de ce que j'évoquais, à la fois
sur l'équipement automobile et sur la protection de la distribution
numérique de la radio. Et il faut aussi aller parler
au Parlement européen. Et j'ai noté que lors du dernier
événement organisé par Ensemble pour le DAB +, Emma Rafovitch,
qui est une députée européenne, était présente. et que petit
à petit, au sein du Parlement, un intérêt se développe
pour l'objet radio, donc moi je m'en félicite, mais ça
suppose un activisme quasi quotidien.
Speaker 7: Nos voisins européens, par exemple, ont cette démarche aussi
Speaker 6: pour
Speaker 7: élargir la parole?
Speaker 6: Alors oui, il y a une organisation qui rassemble l'ensemble
des diffuseurs publics européens, qui est une organisation qui a,
j'allais dire, l'habitude d'échanger avec les instituts européens, du Sur l'UER, exactement,
qui a l'habitude notamment d'échanger sur des enjeux de sécurité civile,
de protection des publics. Donc l'UER est très active. Les
médias privés le sont
L'AER. L'AER, exactement, le sont, merci pour les acronymes, le
sont également de plus en plus. Mais là, il faut
faire masse de tout ça. Ce n'est pas service public,
radio commerciale. de chacune de leurs côtés. Là, c'est le
secteur de la radio, en France et en Europe, qui
doit faire front commun pour défendre l'évolution de ces réglementations
Speaker 5: L'ARCOM intervient à quel niveau dans ces débats avec l'Europe?
Vous êtes conseiller de l'industrie radio, vous parlez aux législateurs
ou vous intervenez carrément directement au niveau de l'Europe
Speaker 6: Nous, on n'est pas conseiller d'un secteur qu'on régule. On
est une autorité indépendante. On a notamment pour mission de
faire des choix difficiles, l'attribution de fréquences et ensuite... de
faire respecter les conventions et les engagements qui sont pris
par les éditeurs. Donc il n'y a pas de mélange
des genres, on n'est pas conseiller du secteur de la radio,
mais en revanche on a pour mission de l'accompagner et
de le soutenir, notamment parce qu'il joue un rôle, je
le disais, essentiel dans l'information et la diversité culturelle. Et
donc pour l'accompagner, on a cette capacité... également parce qu'on
est un important centre d'études et d'observations, on a cette
capacité de faire des recommandations. Des recommandations au gouvernement français,
bien évidemment, nous le faisons régulièrement, mais également des recommandations
aux institutions européennes. soit directement, nous l'ARCOM, soit au sein
de ce qu'on appelle le Mediaboard, qui est en fait
une organisation qui réunit les ARCOM des pays membres de
l'Union Européenne. Donc on a plusieurs niveaux d'intervention et on
compte bien les utiliser pour défendre les idées que j'évoquais
tout à l'heure.
Speaker 5: Alors vous parliez de l'aspect régulation, de vérifier que les
radios respectent leurs conventions. On va arriver en période électorale,
alors d'abord les élections locales et puis l'année prochaine les
élections présidentielles. On voit que les débats en général sur
les médias, tant en radio qu'en télé, ont tendance à
un petit peu s'électriser, à une polarisation des débats. Qu'est-ce
que l'ARCOM va mettre en place dans cette période qui
va forcément être très intense?
Speaker 6: Il y a deux éléments dans votre question. Je vais
commencer par celui qui me paraît le plus important, qui
est le fait qu'effectivement, malheureusement, on constate, et plutôt moins
sur les médias traditionnels que sur les réseaux sociaux, on
constate une polarisation et malheureusement parfois même une brutalisation du
débat public. Ma conviction, c'est que la radio... C'est tout l'inverse.
Et que la radio est probablement le média le plus
à même... de pacifier et de rendre possible à nouveau
la conversation entre les auditeurs, entre les décideurs et les auditeurs.
La radio, on a organisé pour les assises de la
radio une étude avec l'IFOP sur la relation des Français
à la radio et j'ai été très frappé par la conviction,
en tout cas par l'idée très claire dans l'esprit des
auditeurs du rôle que la radio joue pour leur donner
la parole, pour leur permettre de découvrir d'autres idées que
les leurs, pour leur permettre d'interpeller des responsables politiques, d'entreprises, syndicaux. Voilà.
La radio, c'est un vrai, pour prendre une expression qui
n'est pas très française, mais c'est une vraie safe place
du débat public. Et donc, ça me paraît être une
des raisons pour laquelle il faut défendre ce média et
ne pas le laisser tomber. Ça, c'est un premier point.
Le deuxième point, ce sont les règles que vous évoquiez. Alors,
il y a une forme de confusion. Puisqu'il y a
des règles qui ont toujours existé, enfin en tout cas
qui existent depuis des décennies, qui sont les règles de
comptabilisation du temps de parole des personnalités politiques à la
fois en période électorale et hors période électorale, ces règles
n'ont pas évolué. Et il n'y a pas de raison
de les faire évoluer, elles sont extrêmement claires et elles
permettent de réguler le débat. Et il y a une
quinzaine de jours, on a présenté, elles sont en ligne
sur notre site internet, nos dernières recommandations en la matière.
Et puis il y a un deuxième sujet qui est
plus récent, qui est ce qu'on appelle le pluralisme renforcé.
Jusqu'à présent, jusqu'à il y a quelques mois, l'ARCOM se
contentait d'observer le temps de parole des personnalités politiques. Et puis,
dans le cadre d'un contentieux, le Conseil d'État a jugé
qu'au fond, il fallait qu'on étende cette logique du pluralisme,
qu'on étende cette logique à l'ensemble des intervenants de l'antenne,
pendant l'ensemble des périodes et sur l'ensemble des sujets. Et donc,
ça nous a conduit en juillet 2024 à prendre une délibération
qui fixe le cadre de ce pluralisme renforcé et qui
prévoit que l'autorité puisse rentrer dans une logique de sanction
si elle constate un déséquilibre manifeste et durable, soit dans
le choix des thématiques, soit dans les opinions qui sont exprimées,
soit dans le choix des intervenants qui s'expriment. Donc ça,
c'est une nouvelle réglementation qui est en train d'être déployée.
Nous intervenons sur saisine, dans ce domaine comme dans tous
les autres, et nous avons récemment été saisis par Reporters
sans frontières. C'est la première saisine structurée sur le fondement
de cette nouvelle réglementation que nous avons reçue. Nous allons
l'instruire et nous allons bien sûr y donner suite.
Speaker 5: Et comme pour les politiques, vous devrez mesurer l'ensemble du
temps de parole, disons, des éditorialistes qui sont intervenus sur
ces médias?
Speaker 6: Alors, on doit documenter et on doit objectiver la situation.
On le fait sur la base de saisines. Donc, au fond,
ce sont les personnes ou les organisations qui nous saisissent
qui font ce travail de documentation. Mais comme on mesure
bien la difficulté, on n'est pas resté les bras ballants
en se disant, on attend que les gens nous saisissent, etc.
On ne sait pas ce que nous faisons. Donc, nous
avons travaillé à développer un outil qui, pour l'instant, est
en phase extrêmement expérimentale. Donc, j'en parle avec beaucoup, beaucoup
de prudence. Un outil d'intelligence artificielle qui peut permettre d'identifier
à la fois des thématiques et... des invités. Donc c'est
très expérimental. Notre objectif est d'aller à la rencontre des
éditeurs qui eux-mêmes se sont dotés d'outils comparables pour comparer
nos résultats et voir si on arrive à faire émerger
des solutions de référence qui puissent être partagées par les
uns et par les autres. Il y a un sujet
qui est très sensible qui est la question des opinions.
Là pour le coup, cartographier des opinions... c'est extrêmement compliqué. D'ailleurs,
le Conseil d'État nous dit clairement dans sa décision, l'ARCOM
doit s'assurer qu'il n'y a pas de déséquilibre, mais ne
peut pas ficher, et vraiment, on n'a aucune intention de
le faire, ne peut pas ficher les gens en fonction
de leurs opinions. Donc ça, c'est une difficulté technique, et
on est en train de la regarder, à la fois
sur le fondement des saisines, j'évoquais la saisine de RSF,
et à la fois sur les travaux que nous menons
à l'interne. Donc c'est un travail qui avance, mais encore
une fois, pour moi, le vrai sujet, c'est comment faire
en sorte que nos concitoyens, notamment les plus jeunes, aient
accès à un débat public structuré, pacifié, qui garantisse la
liberté d'expression, qui est le fondement de notre action, et
qui permette à chacun de s'exprimer. C'est ça le sujet,
et pour moi la radio n'a pas pris une ride,
et même est très en avance d'autres médias dans ce domaine.
Speaker 5: Très bien. Alors je vais revenir rapidement sur le DAB +.
Alors on parle bien sûr de son déploiement, de la
couverture de plus en plus grande, alors aussi bien sur
des multiplexes locaux, régionaux et puis le métropolitain. On a
aussi beaucoup entendu une revendication des opérateurs, des petits opérateurs
aussi pour revisiter le découpage de ces multiplex pour avoir
un maillage équivalent à celui de la FM. Est-ce qu'il
y a des travaux qui sont vraiment en cours là-dessus
pour potentiellement re-autoriser, parfois sur des zones qui ont déjà
été autorisées avec un découpage différent, pour pour satisfaire les besoins,
au final, de maillage du territoire et, au passage, satisfaire
ce besoin de proximité qui est propre à ce radio,
à ce média, pardon
Speaker 6: C'est un sujet qui est fondamental, c'est une des difficultés
du DAB. Donc, je le disais tout à l'heure, une
fréquence DAB, c'est un multiplex, c'est 13 radios, là où, en FM,
on avait une fréquence, une radio. Et donc, par définition,
le déploiement du DAB... s'effectue sur la base de plaques
de diffusion qui sont plus macro que ne le sont,
bien sûr, que ne l'est le plan de service, si
je puis dire, FM des radios. On a fait un
premier travail extrêmement compliqué et extrêmement approfondi à la demande
des éditeurs pour essayer de découper ces plaques. Donc là,
pour rentrer un petit peu dans la mécanique, on a
deux multiplexes métropolitains On a ce qu'on appelle des multiplexes
intermédiaires qui sont, on va dire, à l'échelle d'un département.
Et puis, on a des multiplexes à l'échelle de métropole,
des multiplexes de ville et des multiplexes locaux. Et donc,
c'est dans l'articulation de ces différents niveaux, de ces différentes
couches locales qu'il faut que nous progressions. On l'a déjà fait,
on a découpé parfois... en deux, en trois, voire en quatre,
certains multiplexes locaux. Ça n'est pas sain pour une raison
que vous comprendrez facilement, qui est qu'il faut qu'on les remplisse,
ces multiplexes. Et aujourd'hui, compte tenu des contraintes économiques que j'évoquais,
parfois c'est difficile de le faire sur des périmètres très restreints.
Mais nous y travaillons. On a lancé un appel à
contribution en prévision du prochain appel aux candidatures locales Dans
notre jargon, on appelle l'appel aux candidatures 12 DAB. On a
reçu énormément de contributions qu'on est en train de dépouiller.
On a organisé quatre réunions publiques avec les acteurs dans
les différentes régions concernées et on a beaucoup, beaucoup avancé
dans l'affinement de ce réseau. Il y a encore du boulot,
mais on est sur la bonne voie.
Speaker 5: Une dernière question pour ma part, et toujours sur le DAB.
Rémi en a un petit peu parlé tout à l'heure,
on voit beaucoup de pure players qui essayent d'émerger sur
le DAB +. Ils n'avaient pas de fréquence FM, il
y en a certains qui disparaissent, il y en a
qui sont revendus, etc. On a parlé de l'ensemble pour
le DAB +, mais qui est plus tourné sur la promotion.
Est-ce qu'il y a des perspectives aussi d'avoir des aides
pour les petits opérateurs, notamment sur la diffusion comme on
le voit, une aide à la diffusion comme on le
voit dans certains autres pays? qui ont déployé le
Speaker 6: DAB +. C'est un sujet majeur, puisqu'on s'en souvient, mais
l'une des promesses du DAB, c'était une offre plus riche.
Et donc, c'était l'idée que certains entrepreneurs puissent porter de
nouveaux projets, puissent proposer de nouvelles offres. Donc, au fond,
quand on prend connaissance des difficultés de certains de ces
pure players, là aussi, je le disais, en quelque sorte,
c'est un échec collectif. On avait promis un enrichissement de
l'offre et puis, de fait, il est difficile. Et il
est difficile pour les raisons que j'évoquais, c'est-à-dire que la
montée en puissance du DAB +, est progressive. Donc, les
audiences vont décoller, mais progressivement. Et donc, si les audiences
restent confidentielles, les revenus publicitaires associés ne sont pas au rendez-vous.
Et le deuxième sujet, c'est que tout ceci se fait avec,
en plus, j'allais dire, un contexte économique qui est défavorable. Donc,
ça rend l'équation très complexe. Nous, à l'ARCOM... On n'est
pas le ministère de la Culture, on n'est pas une administration,
on ne dispense pas d'aide. On est néanmoins en première
ligne dans l'échange avec ces opérateurs en difficulté. Et moi,
je crois qu'il faut qu'on trouve des solutions. Et donc,
il faut qu'on puisse discuter avec le ministère de la Culture.
Vous savez que, bien sûr, la situation des finances publiques
est ce qu'elle est, qu'elle est extrêmement contrainte, que ça
a conduit le gouvernement à envisager de tailler sévèrement dans
le budget du fonds de soutien à l'expression radiophonique. Donc,
on est quand même dans cette contrainte-là. Mais c'est vrai
qu'à un moment donné, il faut qu'on se dise les
choses sur ce qu'est l'ambition du DAB et qu'on puisse
tenir compte de la situation de ces pure players. Je
ne peux malheureusement pas en dire beaucoup plus à ce stade.
Et tout ça dans un mouvement que vous évoquiez de consolidation.
Donc tout ça est assez complexe, mais il faut qu'on
puisse soutenir ces projets.
Speaker 5: Très bien. Romain et Alex, merci beaucoup. Avec
Speaker 6: plaisir. Merci messieurs.
Speaker 2: Des ondes
Speaker 3: vocastes,
Speaker 2: l'univers de la radio
Speaker 3: en
Speaker 2: podcast
Speaker 4: Et des ondes vocastes, c'est terminé. Dans une dizaine de jours,
nouvel épisode, avec cette fois-ci un focus sur les syndicats
de radio indépendante. On accueillera Sylvain Delfaux, du SNRL et
de l'association Les Locales, et Kevin Moignou, secrétaire général du CIRTI.
On discutera financement des acteurs publics, privés et associatifs, de
la baisse des audiences, de comment attirer de nouveaux auditeurs,
du financement de la proximité, les nouvelles habitudes d'écoute, la
concurrence sur la publicité par les acteurs du numérique et
la régulation. C'était Olivier Audou avec Rémi Bertollon.
Speaker 2: Salut!



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